Vocabulaire français
de métaphysique moderne
Jean Alphonse
Conventions:
retour
à la table des index
Cf. renvoi au contexte d'une
définition
[x] vers note (et retour au texte depuis le
numéro de note)
Si certains symboles ne s'affichent pas correctement, se reporter au fichier cahier6.pdf
![]()
TABLE DES INDEX
A a contrario, a fortiori , abaillées (choses), abaléité, abduction, absolu/relatif, absolu-infini-immanent, abstraire versus concrétiser, acausalité, accident (fortuité), acédie, acmé, acorporalité, acousmates, acroamatique/tangible & ésotérique/exotérique, actio in personam, activilogie, adaction, adductivité, adéictique, adessessaire, adéterminité, adhocité, adiaphorie, adiaphoron, adjuteur, adjuvant, adjuvat, adstrat, adventice (idée), adynamie, affects, afférence, affin, agalméité, agent, agnosticisme, agrégation, aléthique, aliquote, allégorie, alter ego, altérité, amboperfection, ambosémantique, ambothétie, âme, amissible, amorphie, amorphique, anachorèse, anaction, analogique, analogon, analyser, anamorphose, anexistence, angélologie, animique, anomique, antactant, antécédent, antéperfection, antériorité/postériorité, antésistence, antéthèse, anthropie, anthropocentrisme, antinomie, antithétie, antitypie, antonymie, aperception, aperfection, aphanisémie, aphénoménie, apodictique, apodose, apophantique, apophasie, apriorité /apostériorité, apsychoblepsie, archétypéité, archétypologie, archétypons, architectonique, aséité, asémantique, asorité, assertion, asserter, assertorique, axiologique, assurectif, ataraxie, ataxie, athéopsie, âtman, attribut, authentification, autoesthésie, axiologique & axiogénie, axiomatico-déductivité, axiome, azaléité.
C caractère, catachorèse, cataphase, catégorie, causalité, cause des causes (causa causarum), cause efficiente (causa efficiens), cause finale, causes qui causent (causa causam), cénesthésie, centro-complexité, Choses versus êtres, choses, classe, cognoscibilité, cognotopsie, cogrédience, colligation, commensurable, communication, complétude, compossible, concrescence, concrétiser, condition, confluer, congruence, congruité, connotation, conscience, conséquent, continu versus discret, continuum, contractualité, contradistinction, contratfactualité, contre-entropie, contuition, corrélationnisme, cosmogonie, Cosmos.
D dahréité, de facto, de jure, déictique & deixis, déiesthésie, déitique, déliquescence, dénotation, déplétion, déplétif, déréliction, determinum, dichotomie, dictamen, diénectique, Dieu, différance, différence, différends, dilemmique, dimyonie, discursif, dissémination, dissimilarité, distributivité, divino-humanité (ou théandrie), divisibilité, doute, doxa versus épistème, dualisme, dyade et dualisme, dyarchique, dynamogénie, dysphorie.
E eccéité, éclectisme, ectosémantique, ectypal, éduction, effects, efférent/afférent, égomisme, eidétique, élément, elenchus (ignoratio elenchi), émergence, empirie, empsychose, empyrée, énantiomorphe, encratique, endocosme, endo-exocosmique, endogène, endosémantique, énergétique, ennéades, énoncement, ensemblement, entéléchie, entendement, enthymie, entité, entropie, éons, éphémérité, épigenèse, épigone, épiholité, épiphanie, épiphénomène, épistème, épistémique, épithymêtikon, époque, équilibre, équivoque, eschatologie, espèce, esprit, essence, esthésie, esthésistique, esthétique, étant & être, Étantité, étendue (comme champ indéfini du délimité), éthique, euthénie, exertion, exocosme, expression, ex-sistentialité, extemporanéité, extensivité, extéroception, extraception, extranéité, extratensif.
F factice (idée), factitivité, faculté, finalisme, fluence, fortuité.
G genre, géocentrisme épistémique, gestalt, gignose, gnose, gnoséologie.
H haeccéité, harmonie, hénades, hénologie, héraclitéisme, herméneutique, hétérogénie, hiléité, holistique, holomorphisme, hominisé, homologie, hylé, hylémorphique, hylotropie, hylozoïque, hypostase, hystérésis.
I iddité, idéisme & idéalisme, idéogone, immanence, immarcescible, imperfectibilité, impermanence, in extenso, in novo, in specie, inaction, inamissible, incausation & incausé-causateur, inchoatif, individuation, ingression, inscient-scient, insémanticité, intégration, intensément, intention libérale, intention, interface, intéroception & introception, intuition, intussusception, ipséité, irréduction, irremplaçabilité, isomorphie, isostrat, ithos.
K kénose.
M macroprosope, maïeutique, manence, materia matrix, matière, matrisémie, médiastrat, mêmeté, méréologie, mésoception, mésocosme, mésosémantique, métamorphie, métaphysique, métaphyte, métaxie, métempirique, méthexie, microprosope, modèles et concepts (dans la motilité humaine), monade, monde, monde objectif, monimon, morphème, motifène, motion, motivité, multi-ordinalité.
N nature, néanticité, négativistes (théologie négative), néguentropie, noématique, nolonté, noosphère, nouménalité.
O objectivité, objet, omégon & omicron, omniel, ontologie, organotype, Ouranos, outre-mots, oxymore.
P panesthésie, pantophile, parabole, paradigme, parathétie, Parénèse, parontologie, parousie, partiellité, patence, pathos, percepts, percipient, perdominance, performation, péritemporalité, perséité, personnalité, perspectivisme, phanicité, phanisémique, phénoménie, philarque, philodoxe, phoronomie, phylum, physicalisme, plénipotentialité, plérôme, polyesthésie, polymorphique, postériorité, postulat, potentiel, praxiologie, précellence, prédicament, pré-énergétique, prépotence, prérequis, préternaturel, prévarication, principe d'analogie, principe de complémentation, principe d'échelonnage, principe d'exclusion, proaction, proactivités, procès exécutoire, prodition, prohairétique, proholisme, Projet, proleptique, propriatif, proprioqualivalorité, prosister, prosopope & prosopon, prospective, protase, psychodynamique, psychons, psychopannychie.
Q qualificationnel, quiddité, quid-proprium.
R race, réattribution, référent, réflexion & réflectivité, réfuter, réliction, réminiscence, représentation, re-présenté, rétroactivité.
S safar, sarmad, sarmadéité, science, scissiparité, scolastique, sème, sémiosis, sémiotique, sempiternité, singleton, solipsité, sophia, species, sporosémie, stochastique, stockions, subjection, subjectivisme, subjects, subsidiarité, subsistence, subsomptif (aussi subsumption), substance, substrat & superstrat, subsumer, suggests, sujets, super & supra, supraconscience, surérogation, surnature, sursumer, syllogique, symbole & symbolique, sympathie, symphysaire, synaitie, syncratisme, syndérèse, synecdoque, synéchisme, synérèse, synergie, synesthésalité, synopsie, synthétiser, syntonie, systémique récursive, systémique.
T taxèmes, tectologie, téléologie, téléonomie, temps, ternalité, théisme, théorème, théorétie, théorie, thymique, tiers inclus & tiers exclu (logique), topique, topologique, transactivité, transfini, transient, transnaturel, transtemporel, trophicité, tropicité, tychisme, types.
U V Z ultimaton, ultrasistence, unaire, unicitaire, Univers, universaux, univoque, vacuité, variété, véricité, vérité, viduité, virtualité, zaman, zamanéité, zététique.
![]()
a contrario
(raisonnement) :
idée argumentée produite comme solution justement contraire, ou non
envisagée dans un texte ou bien le dit
adverse. C'est aussi conclure d'une contradhypothético-déductive
contestable l'opposé dans les conséquences.
![]()
a fortiori :
locution latine signifiant «à plus forte raison…».
![]()
abaillées (choses). La nature ressort, au regard du
présent âge encore faiblement participatif de l'humanité, comme étant sans
propriétaire légitime. Tout du cosmos est alors légitimement regardé ainsi
que des choses à conquérir pour servir des ambitions humainement
égocentriques. Chaque peuple tenait tacitement il n'y a pas si longtemps
encore ainsi les contrées lointaines. Or ce qui
fut légiféré à propos du colonialisme
l'est resté au sujet de l'Univers :
un bien non défendu par les armes, ou des conventions comme le droit des
affaires et le droit à la propriété, appartient à celui qui s'en empare le
premier. Dans cette idée, l'entièreté de l'Univers est chose abaillée
(sans bailleur). Le contenu de l'Univers n'étant pas attribué nominalement
par force de loi, est légalement tenu pour n'avoir pas de propriétaires. Il
est important de remarquer qu'une grande partie de l'humanité se trouve
encore animée par cette convention tenant collectivement lieu de
pseudomorale cosmique, simplement pour ne pas reconnaître le droit à
l'existence d'un tiers allant avec le paradigme scientifique d'un monde
causalement livré à lui-même sans effet attendu (en tant que chose excluant
les raisons de devenir en direction d'une finalité spécifique des êtres).
D'où l'actuelle non prise en compte dans
les affaires humaines d'une citoyenneté plus élargie ne se réduisant
pas aux gouvernements humains.
![]()
abaléité :
caractère d'être ou de devenir à cause d'un autre (être ab alio). Son
opposition de complémentation représente l'aséité (a se), en
tant que fait d'être hors toute instance performative, et donc sans cause
première, ni effet attendu. C'est dans cette disposition que l'être humain
apparaît mixte, tout à la fois conditionné et inconditionné depuis
l'expression de son libre-arbitre déterminateur. Il dispose dès lors de la
potentialité d'assumer un devenir prenant sa source en essence dans
l'inconditionnelle capacité aséitique d'être surdéterminant les moyens
d'acquisition en substance des conditions abaléitiques substratives.
Disposition en sorte que l'on conçoit que ce devenir inconditionnel se
déterminant dès à présent en conséquence d'un libre-arbitre, ne saurait
trouver sa réalisation dans le cadre des conditionnements du monde :
il apparaît post-finalitaire. Dans le présent continuum performatif, la
volonté personnelle ne peut être vis-à-vis du monde devenant et acquérant,
sans doute que participative. Cf. ontologie.
![]()
abduction. On sait que depuis le syllogisme dont la
majeure est certaine et la mineure possible, la conclusion n’est au mieux
que probable. Peirce, 1867,
fait à ce propos référence à l'instance prédictive de la pensée depuis
l'examen des universaux. L'induction va du cas observé et du
résultat d'expérience, à la règle, depuis la suite :
cas particuliers ® généralisation
par le moyen de règles (les généralisations étant globalisantes) ;
quand l'abduction part d'axiomes et de principes formulés
spéculativement comme étant évidents, pour aboutir aux contenus
actualisables depuis la suite :
universaux ® singularités
® le potentiellement actualisable
selon des occasions. Si le rapport de l'induction à la déduction
se prête à vérification expérimentale, ou à réfutation du déduit a
posteriori à propos de la reconduction du connu, le résultat d'une
abduction est quant à elle conforté par son inévitable réalisation par suite
de l'épuisement progressif des potentialités de réalisation au monde. Les
choses qu'on examine ainsi par les modes apriorique et
apostériorique ne représentent que les
deux faces du même parcours
réalisateur. Mais il apparaîtra au lecteur qu'une connaissance
complémentaire formulée a priori, ne peut aussi ressortir de
l'examen des cas particuliers, ou être corroborée par l'observation et
l'expérimentation se justifiant en science. Cf. proleptique.
![]()
absolu / relatif. La particularité du relatif est
d'être, d'avoir et faire en rapport à des
conditions dépendantes d'une altérité. Ce qui entraîne justement qu'une
chose relative se prête à la mesure quantitative
des propriétés, comme sa mensuration en étendue, seulement
par comparaison entre individuations
apparentables. D'où l'implication d'un continuum spatio-temporel
limitatif par lequel la multiplicité quasi indéfinie des choses et des êtres
sont en interrelation conditionnant leurs limites réciproques. On aperçoit
que l'antithèse représente un absolu réel. Il présuppose la nécessaire
indépendance existentielle surdéterminante de possibles repères à rendre
compte du relatif depuis la mesure et la comparaison. Conséquemment à cette
disposition, quand on déclare ce qui est susceptible d'absoluité, c'est à en
considérer l'existence comme inconditionnellement en soi, sans mesure ni
comparaison, ce qui répond bien au
critère de non-relativité et de non-limitation. L'absolu correspond
par suite à la modalité aléthique de nécessité qui est de “ne pas pouvoir ne
pas être”. Le concept de non-relativité distingue cependant deux statuts :
1) ce qui existe en soi sans relation aucune ;
2) mais la non-causation de l'existence en soi sans relation entraîne comme
résultat multi-ordinal appliqué au non-causé d'être cause de l'ex-sisté
(cela qui pour être n'a également besoin d'aucun autre, tout en pouvant
avoir des relations à d'autres). Le continuum de
l'ex-sisté est alors dit
subabsolu, comme interface intégrant activement les caractères octroyés à
l'existence unicitairement absolue et ceux qui le sont aux
multiplicités quasi indéfinies des relativités d'être, d'avoir et de faire.
On peut comprendre que le continuum d'éternité de l'Absolu requiert aussi
l'illimitation, mais c'est dans le sens d'une privation de l'attribut de
spatialité relative allant avec la notion d'étendue qu'il faut l'entendre,
et non pas d'infinité. L'attribution d'infinité est détenue comme
inconditionnalité par l'Infini (dans son opposition contractuelle à
l'absoluité de l'Absolu), en sorte que, réciproquement, l'infinitude de
l'Infinité est à considérer par absolu, mais dans le sens d'invariabilité
faisant que, par privation attributive du temps, quelque soit ce qu'on en
retire ou qu'on y ajoute, son contenu reste invariablement in extenso
sans attribution.
![]()
absolu-infini-immanent :
aspect unicitaire faisant référence au continuum d'une continuité in
extenso d'existence, par opposition au continuum des discontinuités
indéfinies d'être, d'avoir et de faire particulier à l'Univers, qui est
d'espèce tout à la fois relative, finie et variable.
![]()
abstraire versus concrétiser, et
séparer versus réunir. À distinguer entre abstraire
et séparer, il suffit de remarquer qu'on sépare en pensée deux choses
quand l'une est donnée pour être sans l'autre et conserver son individuation
propre, alors qu'on abstrait ce qui n'a pas de réalité sans son complément
(par exemple le néant qui, étant sans existence en soi, n'est posé que
depuis une procédure d'ensemblement à l'in extenso). Depuis le
jugement, on compose et divise, on sépare ou l'on réunit, tout en conservant
le caractère d'individuation sous-jacent, mais l'on abstrait la forme
géométrique en faisant abstraction de l'objet matériel auquel elle est
associée, comme on abstrait le sens d'un
signifié, ou encore l'être ontologique de ce qui est. La masse,
l'étendue, la forme, sont ainsi abstraites à ne pouvoir se trouver
considérées seules, tout comme le beau sans l'artiste à s'en trouver
l'agent, ou la science sans l'agent d'une qualification épistémique. Depuis
cette disposition, on oppose la concrétisation à l'abstraction,
mais ce sont les deux mouvements opposés du même, comme le sont, avec
l'analyse et la synthèse, les activités mentales consistant à séparer
et à réunir. Notons que s'il est intellectuellement aisé de séparer
et d'abstraire le préalablement senti, puis aussi le conçu, y ajouter et
intégrer le nouveau passant par l'imaginaire l'est considérablement moins
(le nouveau avant son émergence effective en tant que nouvelles réalités
ressortant d'occasions allant avec le processus de complexification).
L'imaginaire est en cela :
on peut considérer un corps matériel sans étendue.
Masse et substance sont alors réduites à
l'adimensionnalité du point. Il est évident que cette réalité
subjective ne peut faire partie de la réalité objective. Étant autre par
nature, mais, ainsi abstraite de la réalité objective, elle n'en est pas
moins concrétisable comme nécessaire au
concept de non-relativisation du continuum de l'Absolu. De même nous
pouvons abstraire la circonférence de l'aire d'un cercle, comme le périmètre
de la surface d'un carré. Mais c'est l'imaginaire à les porter dans la
condition d'infinité qui nous donne à concevoir que le carré est
indistinguable du cercle les deux étant
transposés à l'infini (en considération de l'Infini réel sans attribution).
Le moteur de la sémiotique va par là avec une puissance d'abstraire
l'attribution des individuations concrètes,
quand ce sont les opérations
multi-ordinales appliquées aux abstractions attributives qui visent
l'unicité de l'Un par-delà le concept des universaux. Pour postulat,
l'attribution n'est pas ce qui fait la condition d'individuation, mais ce
que l'individué a en partage avec d'autres en tant que moyen relationnel
spécifique du continuum des relativités d'être, d'avoir et de faire.
Raisonner dans l'abstrait (in abstracto) relève de
spéculations subsumant la nature considérée comme un tout d'espèce finie et
relative, et en tant que cette disposition comporte une complémentaire
ensembliste. Étant entendu que le caractère de relativité et de finitude des
parties se reporte sur la possibilité d'indéfinitude du tout que l'on
considère comme sous-ensemble possédant inévitablement une complémentaire
dans la théorie des ensembles. Abstraire est en dernier ressort une
opération mentale consistant à isoler un élément qui n'est en réalité pas
donné séparément d'un ensemble.
![]()
acausalité :
privé de cause ou de causation.
![]()
acmé :
le plus haut degré d'intensité, l'apogée d'un développement avant sa
régression, point culminant de ce qui varie et moment du maximum en
référence de ce à quoi se rapporte l'idée ou le terme dans la phrase
considérée.
![]()
acorporalité :
privation du principe de corporéité, alors que l'incorporel
représente ce qui s'oppose au corporel, comme la
corporéisation
à l'incorporéisation. Reste qu'incorporer, altération
d'encorporer, est faire qu'une chose fasse corps avec une autre.
![]()
acousmates :
préceptes qui indiquent les conditions de la sagesse, en tant que
connaissance des meilleures conduites de soi. Du grec akousma, la
chose entendue, et akousmaticos, la disposition à entendre.
Il faut comprendre la sagesse comme n'ayant pas de réalité en soi :
elle est le produit du sage. C'est cette production qui est alors tout aussi
tangible, depuis des effets spécifiques, que le sont, par exemple, les
propriétés de tel corps matériel. Les traces de
sagesse mémorisées au travers des
cultures trouvent leur utilité avec la réduction du doute relatif à
la détermination des conduites de soi dans le libre-arbitre, d'une manière
semblable à ce que représentent les
logiques dans l'économie du savoir, mais avec un rôle sensément
réduit dans la détermination de la personne. Car si les choix personnels ont
des conséquences soumises à des lois naturelles, ces lois ne s'imposent pas
d'autorité à leur expression dans le parcours
réalisateur de l'instance performative
du monde, en raison de ce que le libre-arbitre personnel reste
souverain, bien qu'il se surimpose à l'apprentissage par le biais des
qualifications depuis le caractère rétroactif essai
® erreur ou réussite. Au sommet des
critères qui sont susceptibles de circonscrire les principes de la sophia,
il y a certainement la loyauté de soi dans un face-à-face à son altérité. La
loyauté est aux relations spirituelles entre personnes, ce que
l'authenticité est au rapport propriatif qu'on a aux choses, et la véracité
vis-à-vis de la communication informante d'une interface psychique. Notons
que la loyauté faisant que la personne conserve son intégrité reste
étrangère au concept d'obédience par laquelle on abandonne au profit d'un
autre le pouvoir le soi. Elle se distingue encore du concept de délégation
d'un pouvoir de soi par lequel un autre se substitue comme moyen
d'effectuation, mais dans la conservation des finalités personnelles (Cf.
actio in personam).
![]()
acroamatique /tangible,
ésotérique /exotérique.
L'histoire rapporte que Aristote
traitait le matin des questions métaphysiques entendues des seuls
proches, disciples initiés, et le soir de choses physiquement concrètes
accessibles à un public averti. Aujourd'hui l'enseignement scientifique
occupé des seules réalités exotériques est donné en complète rupture d'avec
une connaissance métaphysique fondée sur un domaine ésotérique d'existence.
Est du domaine du tangible le réalisé au monde qui tombe de soi sous
le sens, ou dont on peut prouver la réalité depuis l'expérience sensible.
Est du domaine de l'acroamatique ce qui est donné pour exister sans
besoin de la preuve des sens, mais dans
une soumission aux preuves de la spéculation passant par le principe
ordonné des catégories et l'entendement
advenant d'aperceptions. La preuve acroamatique
s'appuie sur le travail cognitif dans les disciplines de la raison pure.
Ce qui reporte sur le domaine scientifique l'objectivation de la
seule réalité exotérique, et
l'opposé ne relevant pas des phénomènes, la subjectivation
rationnelle du domaine de l'existence ésotérique.
![]()
actio in personam.
Locution latine par laquelle on évoque que l'acte est strictement attaché à
la personne et qu'à ce titre, étant intransmissible, sa conséquence l'est
également. C'est une considération différente de la délégation du pouvoir de
soi qui, étant factitive en tant qu'acte indirect consistant à faire en
sorte qu'un autre se substitue comme moyen d'effectuation, mais non comme
fin, sanctionne une perte de jouissance, pas de propriété.
![]()
activilogie :
science des activités. Á l'encontre de la statique et la permanence
désignant le caractère d'inactivité de ce qui demeure le même malgré
l'écoulement du temps, la dynamique implique la variation du contenu donné à
l'action dans ses deux aspects transformateurs oppositifs :
réalisation et déréalisation. Agir, c'est donc la possibilité de convertir
des énergies physiques, psychiques, spirituelles en des réalisations
assortissant tout surcroît d'être, d'avoir et de faire. Et tout autant celle
de restituer de nouveau en puissance
depuis des activités concomitantes déréalisatrices. Actantiel :
référence à la nature de l'activité, en tant que produit de l'actant
et comme investissement contratfactuel entre au moins un agent spirituel (proactif
® vertu dans l'acte), un agent
psychique (actif ® qualification
dans l'acte), et un agent physique (réactif
® propriété dans l'acte).
Procès qui ordonne respectivement les rôles contractuels dans les
compétences modales de vouloir-faire, de savoir-faire et de pouvoir-faire.
C'est dans cette disposition que l'activité, au contraire de la réactivité,
représente un travail subordonné à un but coïncidant au préalablement
proactivé. L'actant est l'agent accomplissant l'acte, l'acté
recevant, ou subissant l'effet du causé par l'acte. Mais ce dispositif est
encore incomplet à concevoir la contractualité entre ces agents cosmiquement
complémentaires entre eux, comme se trouvant livrée à elle-même. Il faut
encore ce qui se tient hors instance de transformation performative à être
la cause première ou absolue, qui est en soi sans nécessité de causer, pour
rendre compte du généré dans le transformé. Le rôle actoriel de la
personne sur le théâtre de l'Univers représente au mieux l'interface entre
le transformé (la pièce se jouant dans la présente instance) et le généré
(la pièce préalablement écrite). L'investissement modal dans les coordonnées
du plus beau, du meilleur et du plus vraisemblable, surdétermine ici la
synergie des trois aspects autonomes
individués sur la même deixis, d'un vouloir-faire en raison de
vertus, un savoir-faire en raison de qualifications, et un pouvoir-faire
depuis les propriétés actales (les investissement de faire être et avoir ou
faire ceci de particulier), en référence aux
libres dispositions interprétatives
depuis le libre-arbitre de la
personne. Le statut actantiel définit l'actant et l'acté dans une
disposition actuée de cause à effet, donc par rapport à un parcours
antérieur et compte tenu d'un parcours ultérieur, instaurés dans la capacité
de varier sur l'axe du temporalisé, quand le caractère complémentaire
représente la faculté d'immanence existentielle sous-jacente. En actuant,
on considère uniquement le passage de la puissance à l'acte. Mais pour ce
qui est spécifique de l'actorialité, on distingue de plus entre autres
effets ce qui relève de la philarchie (le fait d'être attiré par le
pouvoir de commander, ou par la première place ;
ou le plus haut degré) ; la
prépotence (abus de pouvoir auprès des semblables) ;
la prévarication comme trahison des engagements personnels, des
devoirs et des intérêts visés (prévariquer, prévaricateur), la prodition
(comme acte de trahir ; le
proditoire désignant ce qui à caractère de trahison) ;
la probité (droiture dans l'action). La rétroactivité
représente le produit actant d'organisations mixtes, physique et psychique.
Ce mixte se situant entre la réactivité physique et l'activité psychique est
le résultat psychosomatique du rapport entre un agent qualificateur et un
agent propriatif. L'anactif désigne ce qui est privé de potentialité
actantielle, qu'on discrimine de l'inactif, ce qui est susceptible
d'activité, c'est-à-dire jouissant d'un potentiel de possibilité
actantielle, tout en s'opposant à ce qui est en activité par son
fait d'être sans activité. L'antactant :
ce qui est antérieur à la première action. Adaction :
action de contraindre. Dans une opposition également mixte et au sens de Teilhard
De Chardin,
l'activation se réfère à la capacité de l'esprit d'animer
spirituellement les facultés qualificatives des mentalités. Cf.
passion (le pathos) ce qui subit l'action, et
son contraire l'ithos.
![]()
adductivité. Latin adductus :
qui conduit à… Est le plus souvent adductif le raisonnement émis sous
l'emprise d'idées reçues, depuis la procédure consistant dans l'exclusion de
l'aspect alternatif, ou antithétique, pour cause de ne pas s'accorder avec
ce que l'on considère dans la procédure actualisée du raisonnement. Depuis
une pensée adductive (elle va dans la méthodologie des sciences avec
la clôture du raisonnement sur les preuves d'expérience), il est essentiel
d'apercevoir que le procédé d'abduction, situé à la racine du
raisonnement depuis la logique du tiers exclu, n'a pour application
que la prédiction phénoménologique limitée aux suites réactives
chaînées de cause à effet. L'acception
s'y limite et, par cette limitation du champ conscientiel, on
considère comme étant irréel ce qui se trouve hors sa clôture
institutionnelle, ou étranger aux restrictions paradigmatiques du
raisonnement. En sorte que, sans le processus d'induction que
complète le raisonnement spéculatif prenant en compte le domaine des
réalités à venir — le potentialisé en
réalisation —, la chaîne de tels
événements réactifs s'instaure indéfiniment et en référence au seul domaine
des reconductions apostérioriques.
![]()
adessessaire :
du latin adesse, “être présent”, désigne la présence dans un substrat
ne dépendant pas, pour être, du substrat lui-même.
![]()
adéterminité :
la négation du déterminisme, ou plus précisément le caractère
néantaire du principe de détermination. Car au déterminisme s'oppose l'indéterminisme
en tant que possibilité de libre détermination, quand l'indéterminé
est bien sûr ce qui n'est pas, ou pas encore déterminé.
![]()
adhocité :
venant du terme ad hoc, en rapport à ce qui est fait pour répondre à
cela auquel on destine une chose ou son moyen, l'adhocité se dit du
caractère de ce qui est considéré comme adéquat dans son effet et idoine
dans son choix.
![]()
adiaphorie (adiajoria) :
terme pris dans le sens restreint de l'état d'esprit marqué par
l'indifférence, ou tenant pour peu important et accessoire le jugement de
valeur résultant des événements vécus afin de répondre adéquatement aux
choses et aux êtres. Au premier abord, la chose est aisément saisie ainsi
qu'une tare stigmatisant les imperfections humaines. Mais la lecture de Pyrrhon
nous révèle tout le bénéfice à ne pas se suffire de considérer cette
attitude dans le sens négatif d'insuffisance de l'un des caractères
anthropologiques, puisque ce choix peut aussi conduire au souverain bien du
sage entraînant l'ataraxie (ataraxia) :
le fait de n'être plus troublé ou affecté dans ses sentiments (apaqoV),
ce qui diffère du souhait de n'être pas
dérangé pour cause d'indifférence. La possibilité d'agir au monde, et
pas seulement de réagir, en dépend, puisqu'il faut, pour l'obtention de ce
résultat, que les événements environnementaux ne soient plus à nous
commander. Résultat pour le sage, rien n'est à jeter avec l'eau du bain de
bébé : ni l'erreur et le mal, ni le
péché et pas même, peut-être, l'iniquité. Puisque ces choses négatives
contrastent les positives dans la dynamique du devenir humain, c'est que,
dans notre méconnaissance des fins par rapport aux moyens, elles ont
certainement leur raison d'être :
quelque fonction cosmique auprès des êtres en devenir, dont les effets
concernent la phénoménie spirituelle qu'il importe de vivre en
laissant en suspens le jugement,
c'est-à-dire en maintenant ouverte la possibilité des procès
ultérieurs de la raison, depuis une inamissible confiance en ce qui nous
transcende. La nature, vue comme instrument, n'est que la matrice de ce qui
se réalise à l'Univers. Elle comprend conséquemment dans son moyen ce qui
conduit le travail d'enfantement visant la maturité des êtres. Ce qui fait
de tout vécu durant l'instance performative passant par le devenir, un
moyen, non une fin. Il importe alors de prendre conscience que ce ne sont
pas les imperfections et ses maux accompagnant une telle croissance qui
amoindrissent la personne humaine. Que l'un puisse choisir de monter quand
l'autre descend, aller là plutôt que rester ici, chercher la lumière de
préférence à l'ombre, comme aussi toute autre possibilité, paraît naturel,
puisqu'il s'agit du libre mouvement humain. Aussi, semblablement, refuser
l'autre face de chaque vertu ne peut que
nous enfermer dans l'artifice faisant que le jour pourrait exister
sans la nuit, la droite sans la gauche, ce qui est en haut sans aussi ce qui
est en bas. Tenir des critères valoriels allant avec nos actes, oui, s'ils
concernent le choix imminent, circonstanciel, sans en faire une règle
générale. Ne pas juger des personnes, n'est pas prôner le mal, c'est
garantir leur souverain droit de devenir elles-mêmes depuis l'expérience de
leur libre-arbitre. L'histoire montre que
dans la sphère des libres mouvements individuels, les inclinations varient
dans le temps selon des besoins propres au développement personnel,
comme à celui des communautés. C'est à ne pas tenir compte de cette
relativité des valeurs, les considérant comme absolues, qu'on peut être à
l'occasion épinglé nuisible ou bienfaisant par le moraliste, autrement dit
socialement bon ou mauvais, à l'image du classement des animaux entre utiles
et nuisibles. Ces choses étant dites à comprendre la philosophie
néostoïcienne émancipatrice du pathos. La vivre est autre, puisqu'elle
implique le courage d'affronter avec sérénité les difficultés et les coups
du sort qui sont inévitables dans un environnement imparfait et perfectible.
![]()
adiaphoron :
désigne dans les relations valorielles, ce qui a valeur
de neutralité, donc qui diffère en
espèce tout en n'étant pas réductible à rien. En sorte que n'ayant
aucune incidence valorielle, cela que
l'on considère d'adiaphorétique n'a pas non plus de possibilité
vertualisatrice.
![]()
adjuteur :
terme général pour désigner celui qui aide, ou son auxiliaire dans
une fonction, Cf. adjuvant.
![]()
adjuvant : à
pour sens général d'aider, de seconder. L'agent adjuvant, pris au
sens des doctrines religieuses ainsi qu'en celui de certaines gnoses,
représente l'entité qui, étant reliée à une réalité superstrative, agit en
vue de faciliter la progression des êtres passant par le processus
d'ascension, dont est l'humain perfectible posé en tant que potentiellement
spiritualisable. Considérons ici deux sortes :
les adjuvats — adjuvants ou
adjuteurs — qui sont des agents
subsidiaires aidant, secondant ou dirigeant de l'extérieur, celui qui, par
manque ou déficience interne, ne possède pas encore les moyens (facultés ou
capacités) nécessaires pour mener à bonne fin une auto-progression
spirituelle. Et l'Ajusteur, divine présence existante au noyau de la
personne incarnée, qui est indwelling (celui qui habite l'intérieur),
et qui forme l'être personnalisé encore malléable depuis des suggestions de
valeurs d'action, visant le résultat vertuel progressif, planifié (patterns
archétypaux), de la psyché, en vue d'une centration de son devenir
progressant vers l'endocosme. C'est par exemple dans un sens apparentable à
cette disposition qu'au niveau mental on agit, non pas à vertualiser, mais
qualificativement sur des objets, notre propre extériorité concernant
l'obtention de résultats propriatifs — obtenir
des objets les propriétés qualificativement attendues de nous —,
quand ceux de notre intériorité concernent proactivement des valeurs
d'action. Sous-jacent à cette disposition, le concept de syntonie
entre la personne et cette présence suprapersonnelle qui, au noyau de son
être d'expérience progressive, s'effuse à soutenir dans ce qui varie
(en tant qu'être d'existence
invariative), une fin d'être par épuisement des potentialités de
devenir. Dans le régime d'animation du monde opposant de cause à effet la
réactivité d'un contenu impersonnel à la causation finalisatrice depuis
l'activité du personnalisé, il s'agit
conséquemment d'aborder, avec le divin Ajusteur, le procès proactif
concernant l'axe des intensifications (processus de centration-unité,
intégrative du diversement personnalisé), devant surdéterminer et compléter
le rapport aux extensivités, la transformation métamorphique des
choses, espèces impersonnelles du processus d'excentration
complémentaire visant la diversification réalisatrice au monde objectif.
Dans la doctrine hindouiste, ce guide intérieur, constant, présent la vie
durant et dont sont sujets la personnalité, l'esprit, le corps, comme toutes
entités des niveaux de l'ego, est nommé sadgourou. Tout guide est
temporaire, pas lui. Le sadgourou ne cherche pas la voie, il est la voie.
Dans le Bardo Thödol tibétain, on l'évoque parlant au défunt de sa
divine tâche consistant à détacher au bon moment au cours de la vie les
masques de l'ego (ils sont au vivant incarné les cocons successifs de son
âme chrysalide), afin de le préparer à l'éveil éternel. Voir également à ce
sujet La cosmogonie d'Urantia.
![]()
adynamie :
caractère d'un milieu intégré ou unicitaire, en ce qu'un tel milieu est
privé de tout rapport entre forces, efforts et luttes, soit par constitution
originelle de l'existé dans le subabsolu (pour raison d'unité comme mixte
entre l'unicité dans l'absolu et le divisé dans le monde), soit comme terme
finalitaire de ce qui succède à la dynamique réalisatrice résultant de
l'intégration du séparé.
![]()
affects : ce
qui est conscientialisé de l'environnement et duquel résultent des réactions
internes pouvant aboutir à des effects. Dans cette disposition, les
effects dépendent de réactions psychologiques (conditionnements). Par
extension, on considère non seulement les mentalités liées au somatique par
l'exocosme, mais encore, leur susceptibilité d'être à l'esprit par
l'endocosme. Depuis cette définition générale, pour cause du manque de
termes discriminatifs entre affects endocosmiques et exocosmiques,
les affects sont reconnus depuis des effets tels que plaisir, douleur,
émotion, tristesse, qu'exercent les rapports environnementaux de
l'extraception et de l'introception. Les affects ne sont vraisemblablement
possibles qu'en rapport à l'état d'esthésie (aptitude à percevoir des
sensations résultant de contacts phénoméniques aux environnements exo et
endocosmiques). Ils diffèrent du sens de
perturbation en ce qu'une perturbation représente ce qui est
psychologiquement dévastateur, alors qu'à l'encontre, le produit
esthésique, motive. Cf. pathos.
![]()
afférence :
caractère de ce qui contribue au sujet pensé, ou ce qui convient d'être
également donné pour compléter ce qu'on examine par la pensée. Par suite,
les sémanticités qui contribuent ou qui éclairent ce qu'on examine par la
pensée.
![]()
affin :
deux choses sont affines depuis leurs ressemblances. Par exemple, de mêmes
limites, des caractères analogues.
![]()
agalméité. L'agalma (ornement) désigna
d'abord avec Homère ce qui
est don gratuit et précieux de l'au-delà et apportant l'exultation dans les
mondes d'ici-bas. Ensuite, Platon
usa dans Timée de l'agalméité pour rendre, dans le monde visible et
matériellement tangible pour nous, l'idée de la vie dans l'invisible, qui
n'est qu'ésotériquement entendable. Mais le terme désigna, à partir d'Hérodote,
aussi une figure de rhétorique complétant le premier sens, sous la forme
symbolique de la statue humaine offerte aux divinités :
en tant que celle-ci est à rendre compte de la nature humaine auprès des
dieux, comme ce qui émane du monde divin est à rendre compte auprès des
créatures de la nature du divin. Sous-jacent à la notion d'ornement, reste
donc le sens de transcommunation entre les êtres de ce monde et ceux d'une
surnature. Cf. Ouranos ®
Univers.
![]()
agent : terme
général pour désigner le producteur de l'action, qu'il soit individué dans
le règne de l'animé ou dans celui de l'inanimé. Ainsi parle-t-on d'agents
pathogènes, chimiques, du domaine des individuations physiques, et
pareillement d'agents spécifiques des domaines individuant des réalités tant
psychiques que spirituelles.
![]()
agnosticisme. Doctrine par laquelle ce qui n'est
pas physiquement expérimentable, par exemple une surnature, reste
inconnaissable et à classer dans le domaine des fictions. C'est le déni de
toute possibilité de recherche métaphysique et, conséquemment, l'infirmation
d'une connaissance spéculative visant une surnature complémentaire de la
nature du monde. L'aveu d'ignorance à propos des questions sur le monde
n'est donc pas une démarche agnostique. Il faut, pour qu'un appréhendement
gnostique advienne, considérer de plus que, étant donnée une
stratification complexificatrice de la réalité métamorphique dans l'Univers,
la place intermédiaire occupée par la nature humaine implique un superstrat
dont nous participons, certes, mais sans
pouvoir rendre compte de cette surnature propre depuis le senti. Pour
exemple, en référence à ce qui substrate l'individuation de la personne
humaine, les cellules de l'encéphale, dont les activités sont sous-jacentes
aux fonctions mnémoniques du produit mental, agissent dans l'ignorance de ce
produit dont elles participent. De manière tout à fait objective, c'est dans
un sens semblable que le ver qui est dans le bois de la charpente peut
acquérir une représentation du bois fondée sur une expérience sensible et
rendre compte jusqu'à la forme de la charpente, sans pouvoir de plus prendre
conscience de l'événement qualificateur ayant trait à la charpente, en
l'absence de tout travail spéculatif (à supposer que cette faculté lui
échoit comme moyen).
![]()
agrégation :
accumulation locale de l'individué depuis des gravités spécifiques.
L'assemblage agrégé diffère de l'arrangement organisé fondé sur la
complexité substrative, bien que des agrégats puissent être également
hétérogènes (coagrégat :
agrégat formé de parties ou de choses hétérogènes). Pour présupposé de cette
disposition, des
complexifications organisatrices arrivent depuis des causes qui
différent des inerties produisant l'agrégation. En fait, il y a
complémentarité antithétique, ou opposition du même, dans le sens où ce qui
s'agrège arrive passivement de cause à effet et répond aux lois
statistiques du hasard, quand à
l'encontre, structures et organisations se fondent sur des fonctions.
Par différence aux formes issues de résultats réactifs, l'organisé arrive
activement, encore depuis des causes, certes, mais avec effet attendu.
Cf. intégration.
![]()
aléthique :
on entend avec ce terme la structure logique posant le principe
d'existentialité dans les cas particuliers de soumission à l'un des quatre
cas modaux que sont :
possibilité, impossibilité, nécessité, contingence.
![]()
aliquote.
Parties mesurées étant identiques ou égales entre elles et contenues un
certain nombre de fois dans un tout.
![]()
altérité.
De façon générale, ce qui est autre. En psychologie, référence à l'alter
ego : cet autre moi-même qui n'est
pourtant pas moi. L'altérité représente la condition indispensable du
principe de relation. Elle marque en pratique le constat ontologique de ne
pas exister seul, alors même qu'on est unique depuis un vécu et une
composition attributive à nul autre semblable. Avant la séparation
spatio-temporelle, c'est la composition inidentique en attributions formant
l'individuation sur un substrat pouvant être commun, qui constitue en effet
le constat d'altérité. Ainsi postulé, le sens d'être soi au côté de tout
autre, peut ne pas impliquer
l'incomplétude de l'individuation, tout en étant la condition
indispensable du relationnel. L'altérité advient d'évidence comme la
complémentaire ensembliste finie à indéfiniment transfinie, dès lors qu'on
forme un ensemble d'éléments discrets. Dans le concept d'altérité à
soi-même, nous tenons implicitement l'équation :
le tout est égal à soi-même uni à tout autre que soi, en sorte que cette
holicité disjointe de soi représente l'altérité existentielle. Autrement dit
“soi” est égal au Tout, moins l'altérité (ce qui est autre que soi). Le
contenu de la complémentaire ensembliste finie à indéfiniment transfinie
existe de fait lorsqu'on forme un ensemble discret d'éléments. Pour disposition
conséquente, c'est la séparation qui se constate, pas forcément
l'inidentité (être autre) au contenu de
l'altérité. Mais depuis l'équation posant l'unicité existentielle
dans un rapport à l'individuation séparée de la totalité du multiple,
l'altérité est disjointe en sorte qu'il
s'agit, entre l'Un et le multiple, de considérer les deux facettes du
même. D'où l'alter ego — un
autre moi-même — à représenter cette
altérité-là, non pas comme ce qui est d'une autre nature, mais comme ce qui
est autre que soi-même pour cause de séparation individuée. En sorte qu'avec
l'alter ego, on considère ce qui est séparé de soi à être également
insécable, quand avec l'altérité depuis des spécies, on considère ce qui est
distribué et sécable : cela dont on
partage la nature avec d'autres individuations.
![]()
amboperfection :
terme désignant le statut de complétude surdéterminant les deux sens de la
dynamique du perfectible (centripète /centrifuge, entre exocosme et
endocosme) opérant entre perfectionnements et imperfectionnements.
![]()
ambothétie :
en sémiotique, désigne un sens ressortant de la réunion de la thèse à
son antithèse. Avec le latin ambi, on a l'idée de double nature dans
la même qualité, ou le sens réunissant les deux formes opposées du même qui
antécède ou surdétermine la séparation antagoniste. Exemple :
ambisexué, désignant le fait de posséder à la fois l'un et l'autre sexe. La
préfixation ambo- rend compte de la notion surdéterminatrice d'une
double nature finalement fusionnée. De manière générale, le signifié dans l'ambothèse
surajoute aux significations tenues séparément depuis l'opposition de la
thèse et son antithèse. Ce qui distingue, bien évidemment, ce sens mixte, de
l'ambiguïté consistant à réunir la thèse et l'antithèse dans un même
énoncé.
![]()
âme. Est animique le rapport à l'âme. Au
sens classique restreint, l'animique est ce qui fait que
l'organisation somatique possède la vie, étant seulement depuis cette
disposition distincte de la matière dite inanimée. On peut penser que c'est
un embryon d'âme qui anime tout organisme biologique. La raison en est qu'en
fonction du niveau d'organisation du vivant, cette animation
progresse dans une concernation à l'environnement. Ce sera par exemple, la
nutrition pour le végétatif, l'apprentissage de l'environnement pour
l'animalité (origine des mentalités déductives), et le début d'une réflexion
introspective allant avec des aperceptions du domaine des
valeurs d'action chez le penseur humain.
D'où est qu'on admet qu'elle
entre chez l'humain en fonction à l'âge par lequel il devient possible
de prendre des décisions morales.
Cependant, tout comme le muscle s'atrophie en absence d'exercice
physique, ou que la fonction intellectuelle est débilitée sans travail
d'intellection, de même l'âme humaine s'anémie par manque de déterminations
morales. Une définition de l'âme plus récente apparaît en établir la réalité
comme élément dans une chaîne expérientielle-existentielle, susceptible
d'opérer entre la nature naturée et la nature naturante. D'ordre ni
matérielle, ni spirituelle, cette réalité mixte participant des deux sortes
est susceptible d'assurer la survie individuée sur un plan de réalité
intermédiaire entre le matériel et le spirituel. On retrouve dans les
doctrines chrétiennes la constitution néoplatonicienne évoquant une
métamorphose par-delà les transits passant par un corps psychosomatique, une
âme psychospirituelle, puis un esprit spirituel, ainsi que la distinction de
l'animus — l'âme collective des
bêtes (dont l'expérientiel n'apparaît pas perdu, sans pour autant se
poursuivre en tant qu'entité individuée) —,
d'avec l'anima : ce qui est
susceptible de survie individuée avec l'âme. Remarquons que les métaphores
du terme avec “âme du canon”, “âme d'une association, d'un complot…” rendent
compte on ne peut mieux comme d'une connaissance implicite, non dite, de ce
qu'il est essentiel de retenir au sujet de la vie. C'est depuis cette
disposition que l'empsychose représente la soumission du somatique à
l'animique. Ni a-t-il pas paradoxe de déclarer la vie tangible en raison des
seuls affects physiques, alors qu'on ne peut scientifiquement que constater
qu'entre un organisme vivant et le même déclaré mort, il n'y a pas la
moindre différence quantitative de matière, ni la plus petite détérioration
qualitative en organisation, du moins dans les heures qui suivent la
séparation de l'animique? Donc, jusqu'à preuve contredisant la
rationalité de ce jugement, convenons de ce que, de par sa composition
médiane, l'âme est substance hyperphysique et hypospirituelle
perdurant à la mort biologique.[1]
On peut encore voir dans l'âme une hypostase des individuations multiples
d'être en ce qui en transcende la nature jusqu'à l'Unifié finalitaire, quand
leurs facultés individuées ont pour source les suites théophaniques
de la Trinité déifiée depuis l'Un originel (Plotin).
Notons à ce propos que l'âtman représente, dans la philosophie
hindoue, l'âme individuée, reliée à l'âme universelle (celle de l'Être
Suprême). L'archée (Paracelse)
désigne le principe vital, comme puissance formative du vivant, qui diffère
de l'âme en ce que cette puissance arrive avec le mixte formé du somatique
et du psychologique, en permettant à la psyché d'agir sur la matière. On
peut dire que depuis l'anima, c'est très naturellement que tout
vivant répond dans la biosphère planétaire à l'injonction «croissez et
multipliez», ainsi qu'à la détermination individuelle tenant à l'injonction
implicite complémentaire de progresser. Le perfectionnement soutenu par le
processus de complexification
progressive en organisation concerne la transformation performative
du perfectible visant le complémentairement
parfait par constitution originelle. C'est traditionnellement dans ce
processus que l'âme est le réceptacle des
éléments d'une survie individuelle pouvant commencer dans la noosphère
terrestre. Psychognosie :
connaissance de l'âme ;
psychopannychie :
sommeil des âmes jusqu'à résurrection ;
psychostasie :
pesée de l'âme avant résurrection (symbolique égyptienne à
l'origine).
![]()
amorphique :
statut de ce qui est étant privé du principe de forme, ou cela dont le
principe de forme n'est pas indispensable au fait d'être. Terme qu'on
distinguera de l'isomorphique — étymologiquement :
résultat de la mesure d'une même forme entre au moins deux choses, bien que
le terme désigne par l'usage tout contenu privé de forme —
et de l'anamorphique : nouvelle
conformation, changement de forme. Cf. métamorphie.
![]()
anexistence. À chaque continuum correspond une
intersection privative propre. L'anexistence (privation en existence) et l'inexistence
(l'existence-non-existante, ou l'existence privée d'être qui s'oppose
au tout être de l'existence-existante) sont analogiquement distinguées par
l'orthodoxe Serge Boulgakov
qui en conçoit les sens à l'aide des négations du grec classique. À savoir,
le néant mèonal distinguant, depuis la négation relative “mh”,
ce qui n'est pas encore ici ou là (pas encore actualisable), de la négation
inconditionnelle “ou” :
le néant oukonal qui représente, non seulement la privation d'être
depuis toujours, mais encore une privation
pour toujours. Il s'agit là du statut
privatif s'opposant à l'existence in extenso,
inconditionnellement partout et pour toujours. On conçoit plus
aisément ce sens inconditionnellement privatif d'anexistence par
rapport à celui, conditionnel, d'inexistence, donné en tant qu'existence-non-existante,
depuis l'exemple que voici. Ce qui fait la différence peut en effet mieux
être aperçu par analogie entre l'état de conscience vigile, qu'on pose en
tant que conscience-consciente, et
l'inconscience du dormeur, en tant qu'état de
conscience-non-consciente. Cela montre qu'une chose ne cesse pas
d'exister quel que soit son pouvoir
d'advenir allant avec sa variation d'état performatif d'être
actualisée (cette variation est en rapport direct aux états manifestatifs
d'être), et par voie conséquence allant avec le prolongement du même, aussi
quel qu'il puisse advenir de son statut finalitaire comme être, ou comme
non-être, par épuisement de ses potentialités de devenir.
![]()
angélologie :
branche de la théologie traitant de la médiation des anges. Ne pas confondre
— mea
culpa, cela m'est personnellement
arrivé —,
l'angélologue étudiant cette médiation, avec l'angiologue qui
étudie en physiologie la circulation (cœur, artères, veines…) et dont la
discipline représente l'angiologie.
![]()
animique :
qui a rapport à l'âme, l'anima, ou l'animus,
® âme.
![]()
anomique. L'anomie, du grec anomos
(irrégulier), caractérise le produit de l'activité réactive entreprise à
entropie non nulle et non infinie. C'est-à-dire faite des seules réactions,
en l'absence de lois actantielles réglées par des valeurs actorielles,
contractuelles entre les parties individuées d'un même milieu, et en ce que
ces absences dans l'action privent les dites parties individuées d'une
résultante commune. Sans vecteur d'ensemble, le produit incoordonné de tels
actants anomiques s'effectue sans
réalisation conséquente, la potentialité de devenir et d'acquérir
ensemble restant inchangée.
![]()
antactant :
ce qui est antérieur à la première action du premier actant et sa suite.
® activilogie
![]()
antériorité /postériorité :
opposition qui différencie, dans une considération chronologique
concrètement réalisée ou réalisable, ce qui est avant de ce qui est après ;
qu'on distingue du couple antécédent /conséquent
visant plus particulièrement l'inférence logique.
![]()
antésistence :
continuum intemporel et non spatial, source et fin de l'union ensembliste de
l'existence-existante et de l'existence-non-existante, vu en tant que couple
de constitution antérieure et postérieure au continuum spatio-temporalisé de
l'expérience de l'existence. On discriminera le statut d'antésistence en le
fondant sur la rencontre in extenso, infinie et absolue, de sa
contrepartie privative, l'anexistence, dans un rapport analogique à
la conscience-inconsciente du dormeur, par rapport à la
conscience-consciente de l'état de veille.
![]()
antéthèse :
état antérieur à la discrimination sémantique, c'est-à-dire ni la thèse
et ni son antithèse, en tant qu'état significativement
présémantique dans le processus établissant la phanicité des sens.
![]()
anthropocentrisme. L'anthropocentricité peut
se définir comme la projection de la nature humaine sise au centre des
choses et comme fin de la réalité la plus complexe. À l'encontre, une
investigation désanthropocentrée du cosmos part de l'hypothèse que
l'événement humain n'est pas l'épicentre des réalités, bien que sa propre
nature, partielle en tant que partie incluse dans l'Univers, participe de la
nature du cosmos. Dès lors que l'anthropocentrisme préjuge d'une perception
du monde en cours de développement, nous
supposons que l'épistémologie contemporaine, en reportant ses
critères véridictifs sur les seuls moyens que sont l'observation et
l'expérimentation, mais tout en faisant que la nature humaine soit abstraite
du monde pour l'observateur du monde, est encore immature et conséquemment
assortie à l'âge scientifique d'insuffisances.
Cela dit en ce que l'âge suivant permettra certainement d'inclure la
nature humaine comme faisant intégralement partie du processus de
fonctionnement de la nature, et donc à n'être plus abstraite des
concepts rendant compte de la réalité
cosmique. D'où le présupposé d'un fonctionnement du monde basé sur
l'interconnexion entre trois aspects fondamentaux irréductibles entre eux,
que représentent les domaines physique (propriétés), psychique
(qualifications) et spirituel (valeurs). Pareil appréhendement apparaît un
juste milieu entre l'anthropomorphisme par lequel on projette
conceptuellement le morphisme humain sur le monde, et l'extrémisme opposé
consistant en l'abstraction de la phénoménie humaine dans la représentation
de l'ensemble, depuis des oeillères à faire comme si la genèse de l'anthropos
relevait d'une nature étrangère à celle de l'Univers lui-même. Cependant,
les étapes de la progression épistémique contemporaine apparaissant
inévitables (si l'on conjecture qu'elles
apparaissent historiquement pour l'humanité à l'image de ce qu'elles
sont dans le développement psychique
individuel allant de la naissance à l'âge d'une maturité
psychologique), ce sont là des évolutions normales de nos systèmes
paradigmatiques de représentation, chaque
étape semblant nécessaire en réalisation, comme occasion de pouvoir
poursuivre plus avant. Cela étant du “savoir l'état du monde” allant avec le
“savoir faire au monde”, c'est spirituellement dans un même sens que
l'égocentricité socialement anthropocentrique du “pour nous”, dans une
gestion à l'environnement opérant en vue de la seule humanité (pendante à la
phase enfantine d'un “pour moi”), devrait vraisemblablement se poursuivre au
cours des âges en direction d'une maturité participative de l'humanité
adulte, chacun pouvant devenir bienveillant à son altérité jusqu'à embrasser
tout l'Univers en dépassant les frontières communautaires.
![]()
antithétie. L'antithèse et son contraire, la
thèse, reposent sur le processus analytique de la fonction dualisatrice
de représentation mentale. Le sémioticien déclare le principe de variabilité
sémiotique du constat de ce que les prédicaments, spécifiques des
attributions aux choses interfaçant le statut d'être au statut de non-être,
répondent aux modalités du devenir qui
est, en référence à l'instance performative de réalisation de
l'Univers, “paraître être” et “non paraître être”. Dès lors, il devient
possible de fonder l'existence des variations sémantiques constituant
l'univers des attributions indéfiniment diversifiables, sur la disposition
complémentaire d'un “signifiant” unicitaire existant par absolu pour être
autre que relativable. Disposition possible depuis le principe et la
progression des significations multi-ordinales (®
multi-ordinalité). Le thétique et l'antithétique,
sortes qui relèvent des règles de la sémanalyse, représentent ensemble le
cursus mentalement précurseur duquel peuvent surgir les significations
sémasynthétiques. L'antithétie, en
référence de l'opposition terminologique des signifiés, se discrimine
de l'antinomie qui représente, de façon particulière, le moment du
discours dans lequel on avance une proposition et simultanément son
contraire, ou de façon générale, deux conceptions s'opposant. À
distinguer de l'antonymie. En sémiotique, sont antonymiques
deux signifiés dont l'un étant présent,
l'autre qui est absent représente sa négation. Cependant qu'il est
essentiel d'apercevoir que la déclaration de négation ne se pose pas dans le
sens privatif, mais dans celui de
complémentarité scalaire, polarisante, contradictoire, contraire,
réciproque, dès lors que la relation n'est pas neutre. Pour exemple de la
sorte scalaire {droite gauche, haut bas, froid chaud}; polaire {mâle
femelle, positif négatif, yin yang}; contradictoire {marié célibataire};
contraire {monter descendre}; réciproque {acheter et vendre, bon et
méchant}. En tant que face et pile du
même, ces paires représentent en effet des complémentarités
réciproques indissociables, dans le sens où un aspect ne saurait avoir une
existence séparée.
![]()
antitypie :
loi de l'impénétrabilité des choses qui, tout en étant singulièrement
manifestées, sont substratées par ce qui est de même nature. D'où
l'impossibilité d'avoir une deixis commune pour au moins deux organisations
individuées depuis des substrats identiques. À l'encontre, l'individuation
basée sur des organismes formés depuis des substrats qui différent en nature
peuvent occuper un même site, c'est-à-dire être ici et maintenant, dans au
moins un rapport à ce qui est ailleurs ou à des moments différents d'une
même localisation dans l'espace. Deux galaxies fusionnant perdent leurs
propres individualités. Par contre, un corps matériel (domaine des réalités
physiques), une organisation mentale (domaine des réalités psychiques) et un
esprit (domaine des réalités spirituelles) peuvent avoir une même deixis
sans cesser d'être individuellement, que de telles entités soient
fonctionnellement interconnectées, ou qu'elles soient dissociées.
![]()
aperception. Quoique désignant toujours une
connaissance plus intériorisée, ou plus élevée que celle qui résulte de la
perception sensible, le terme a reçu des sens différents provenant pour
l'essentiel de l'évolution des paradigmes. Cela va du sens de la
surimposition de la réflexion et du mémorisé au perçu (Kant,
Herbart), jusqu'au sens en
référence au moi se reconnaissant dans l'effort (Maine
de Biran).
Rendant compte en métaphysique scientifiée de réalités endo et exocosmiques,
on y utilise le terme de la façon logique que voici :
si le champs conscientiel dépend des perceptions pour l'expérience
exocosmique — la physique du monde —,
alors il dépend semblablement d'aperceptions pour la conscience de réalités
endocosmiques. Sous-jacent à cette disposition, il ne s'agit pas d'un
rapport à soi-même (affects mésocosmiques), mais de la conscience affectée
par des réalités endocosmiques. En pratique, les représentations
aperceptives se fondent sur la puissance d'un imaginaire appliqué à rendre
signifiante toute communication échappant au phénoménologiquement
perceptible, mais pouvant être intuitivement aperçues et saisies par le
travail mental depuis des modes d'évocation, dont sont les relations
analogisantes et paraboliques. L'aperception dans le travail de la pensée
peut être encore donnée à pallier l'insuffisance d'expérience directe par le
moyen d'une clairvoyance intérieure. Notons que le terme d'aperception
consacré par l'usage est inapproprié depuis l'évocation du préfixe privatif,
puisque pour être sémantiquement rigoureux, il s'agit en réalité d'imperceptions,
en ce que le signifiant s'oppose aux perceptions exocosmiquement corporelles
dans un appréhendement de réalités endocosmiques, dont on ne saurait avoir
l'expérience par le même moyen :
l'organisation somatique. Pour résultat le plus immédiat de toute activité
aperceptive, la représentation d'une unicitaire source du diversifié à
l'exocosme qui arrive par l'endocosme diffère de l'activité intellective
synthétisatrice et peut conséquemment interférer dans ce nouvel
appréhendement endocosmique. N'oublions pas, en considération de cette
disposition, que notre intellection ne
peut s'affranchir du principe des catégories qui se posent comme des
règles empiriques ordonnant selon la raison l'entendement humain. C'est
parce qu'il nous est donné une conscience exocosmique des possibilités
d'être, d'avoir et de faire diversement,
qu'une surconscience endocosmique identifie complémentairement l'existence
de l'Un s'en trouvant être nécessairement la source, quand c'est le lien en
interface qui constitue l'entendement du statut régnant
nécessairement en amont de la sécabilité de l'Un au multiple.
![]()
aperfection :
statut privatif de perfection, tel qu'en une interface active de ces
terminaisons extrêmes, des potentialités de perfectionnement allant
avec le prédicat d'imperfection de l'imparfait, conjointent le
perfectible et le non-perfectible. L'aperfection se
pose complémentairement au parfait par constitution propre en raison
d'une inconditionnelle perfection (une perfection existentiellement en soi,
et non pas acquise), c'est-à-dire que l'aperfection se trouve posée
seulement parce que l'absolument parfait existe de façon aséitique. Ce qui
est réputé imparfait est susceptible, depuis des potentialités, de
perfectibilité et d'imperfectibilité selon le vecteur considéré.
Est aperfectif, non seulement ce qui ne relève pas du genre — le
perfectible —, mais encore de
celui du parfait par constitution originelle et du perfectionné
par épuisement des potentialités de perfectionnement. Toute progression est
censée diminuer d'autant la distance qui sépare l'imperfectionné des deux
domaines invariables que sont le parfait et l'aperfection privative, sans
que cette distance puisse cependant devenir nulle, puisque le perfectionné
représente une catégorie différente du parfait par constitution propre ne
passant pas par une instance performative de réalisation. Ceci étant des
catégories fondamentales dans le genre, on établit sept classes déprimées
depuis le caractère de perfectudité in extenso du parfait.
Elles sont à permettre l'indéfinité des mixages intermédiaires. Ces sept
classes, irréductibles dans la théorie des ensembles, peuvent être données
ainsi : 1) l'amboperfection de
ce qui se situe comme constitution in extenso au-delà le critère de
séparation entre perfection et aperfection ;
2) l'antéperfection, de constitution mixte formée de la réunion de
l'amboperfection à l'aperfection, que l'on considère dans un domaine
susceptible de trouver sa signification hors temporalités ;
3) le parfait par constitution originelle ex-sistée, pouvant
s'unir au perfectionné ; 4) le
perfectionné assortissant en une unité indépassable les significations
résultant de la réunion des trois fondamentales, comme expérience pleinement
accomplie de l'existence ; 5) le
perfectible, ou l'imperfection perfectible, constituant le champ de
variation depuis des vecteurs entre progression et régression ;
6) le non-perfectionné substratant l'encours du perfectible ;
7) l'aperfectible, en tant qu'état inactif, neutre, vide ou étranger
au propos.
![]()
aphanisémie :
La phanicité définit le fait d'apparaître, n'étant pas présent
auparavant en référence au circonstanciel actualisé, sans pour autant que
cette situation implique de ne pouvoir exister n'étant pas manifesté à
l'environnement. Un sème désigne en sémiotique le trait pertinent, ou
l'unité minimale susceptible de signification. L'aphanisémique
désigne dès lors ce qui, bien qu'existant, ne peut pas devenir signifiant en
référence à telle actualisation. En référence au processus mental
d'apparition du sens, on considère un état de phanicité à l'origine de
chaque instance processuelle générant de nouvelles significations, et un
terme au-delà duquel n'est plus généré le moindre surcroît de sens. Pour
concrétiser cette disposition, les références définies ci-dessous
représentent, à titre de structure générale, une tentative pour mettre en
relation des classes catégorisant la métamorphie des sujets de la
progression du domaine des mentalités :
1) le domaine ambosémantique caractérisant le lieu d'une isotopie
typologique des sémanticités marquant le moment par lequel rien n'est
mentalement discriminé et, par conséquent, où rien n'est associable en
raison d'un statut unaire (les deux à la fois, le thétique et l'antithétique
inséparés). Ce qui pose, par hypothèse, le puits des références mentales
susceptible de potentialiser la discrimination sémiotique. 2) à l'opposé, le
domaine endosémantique qui est à représenter l'ensemblement
finalitairement plénier de l'articulation des significations, en tant que
suite clairvoyante des surdéterminants sémantiques depuis la sémasynthèse.
Il est possible que le formalisme de ce domaine puisse être abordé par le
moyen des multi-ordinalités. 3) le domaine de l'interface
mésosémantique, posé en tant que présentation à la conscience du conçu
depuis l'expérience de combiner, lier, réunir, amalgamer des significations,
ou bien encore depuis l'expérience de faire coopérer entre elles des notions
advenant du travail intellectuel, c'est-à-dire la formation signifiante de
l'eidos spécifique du re-présenté. 4) le domaine
ectosémantique, en tant que représentation conscientielle du senti,
tenant à l'expérience de nommer ce qui ressort de l'information sur un
contenu environnemental — l'assortiment
des perceptions —, c'est-à-dire
l'eidos spécifique de la représentation différenciant des contenus
environnementaux. 5) enfin, un domaine asémantique allant avec le
concept de la classe vide de sémanticité, sans toutefois l'être, aussi,
d'existats présumables hors le principe de sémantisation. Par ailleurs il
semble possible de distinguer séquentiellement la
production des significations depuis les
phases d'évolution phénoménique du travail mental. En première
approche de telles paliers du processus de sémiotisation, sont à distinguer :
1) une phase phanisémique caractérisant le moment de l'apparition
d'un sens nouveau avec, pour contrepartie, une disparition, posée en tant
que ce qui apparaît du sens nouveau
remplace un contenu paradigmatique et mythique, vraisemblablement non
nul ; 2) une phase de laquelle résulte
la “fécondité” du significativement déjà concrétisé, qu'on caractérisera
comme sporosémie, et son temps d'incubation, relativement au
sémiotiquement sporulé évoqué comme matrisémie. Phase caractérisée en
ce que le nouveau advient d'abord depuis le “levier” analogique, avant qu'il
soit possible de le substrater concrètement depuis des constructions
idéelles appropriées à la représentation. Ce sont ces constructions
idéelles qui sont produites en
conformité aux paradigmes de chaque époque ;
3) enfin une phase d'obsolescence des formes précédemment construites et
diffusées entre interlocuteurs ainsi que des idées reçues. Phase à permettre
l'évolution des idées en vue de meilleures formalisations, comme
déconstruction critique, jusqu'à réduction à l'état de matériaux idéel.
C'est avec eux la possibilité retrouvée de traiter différemment ce qui se
prête à sémiotisation.
![]()
aphénoménie :
est de nature aphénoménique ce qui est privé des moyens de relation
impliquant des phénomènes. Par extension,
aussi ce qui est dépourvu des potentialités d'apparaître selon des
phénomènes.
![]()
apophasie.
L'apophatique représente la méthode d'intellection consistant à
approcher l'inconnu en lui appliquant la négation attributive des
significations convenant au connu :
alors que par la cataphase, au contraire, on affirme les éléments
attributifs susceptibles de caractériser ce qu'on cherche à connaître.
![]()
apriorité /apostériorité :
mots formés sur les expressions latines a priori et a
posteriori, posées en référence au champ de l'expérience. Les
idées formées a priori le sont sans preuve d'expérience, ou sont
introspectivement formées en dépit du manque de preuve d'expérience. À
l'encontre, les idées formées a posteriori arrivent sur la preuve
d'expérience, ou découlent et s'appuient sur de telles preuves. Il est
important de remarquer qu'il ne s'agit nullement d'implications
chronologiques, mais de complémentation dans les aspects du même à servir
l'intellection. Cependant que le constat de cela qui arrive stochastiquement
de cause à effet participe d'un savoir établi sur l'état du déjà réalisé
depuis une origine supposée et statuant le principe de transformation.
Disposition qui entraîne pour
contrepartie des preuves téléologiques et téléonomiques reposant sur
l'aperception complémentaire d'une finalité arrivant suite à des effets
attendus depuis ce qui reste à réaliser pour épuiser le potentialisé au
monde.
![]()
apsychoblepsie. on nomma acyanoblepsie
l'aberration de la vision faisant que l'absence de la vue du bleu entraîne
celle du violet et du vert. Le rouge prenant dès lors la place du bleu et du
violet, de sorte que le mélange du bleu au jaune, au lieu du vert,
communique la vue de l'orangé. Dans ce monde-là, le ciel est rose et la
végétation verte prend des teintes automnales allant du jaune au rouge. Il
est évident que cette vue du monde est aussi cohérente que celle qui
correspond au standard, en raison qu'il s'agit physiologiquement d'une
transposition appropriée différente des phénomènes physiques réels dans la
frange du domaine visible des radiations électromagnétiques. De même avec
une apsychoblepsie, on fait référence à la “vision” mentale
correspondant aux déviations du regard qu'on porte sur la nature par suite
d'aberrations psychologiques. En ce sens, la vision matérialiste, considérée
comme norme contemporaine standardisant le regardé, autorise bien une
représentation du contenu cosmique en elle-même tout à fait cohérente,
mais aberrante en ce que basée sur des
concepts réducteurs pour qui ne
rejette rien des aspects spirituels et psychiques complémentaires.
D'où une transposition, à propos des
représentations contamporaines adaptatives, dans l'adaptation
apparentable à l'acyanoblepsie.
![]()
archétypologie. Étude du domaine de l'archétypal,
comme caractère de l'archétypéité :
cela qui se prête à modélisation des archétypes. Par archétypons
on entend ce qui sert de moule (pattern) pour l'encours réalisateur
passant par des instances métamorphiques performatives. Si les types,
dans l'enchaînement des choses advenant à la suite les unes des autres
durant l'encours métamorphique de l'instance performative du monde, marquent
la progression effectuée en direction de la coïncidence d'état entre la
chose de la transformation et son projet, alors l'archétype se distingue du
type en ce que seul le type passe par une instance de réalisation
spatio-temporelle, quand l'archétype dépend d'un processus réputé
indépendant du principe de localisation,
en ce que ce processus antécède l'instance performative de réalisation. À
l'encontre, il semble qu'un type, même parvenu à son acmé, est
toujours tenu à localisation dans le temps et l'espace. L'ectypal
désigne le résultat intermédiaire actualisé, dans le sens qu'en donne Berkeley,
d'activité réflective, réflexive, et réfléchie, du processus de formation
métamorphique des archétypons. La réminiscence de ce processus cosmique se
retrouve dans la nature humaine avec la faculté, animée de volition, de
projeter et d'imaginer l'instance de réalisation avec effet attendu, avant
de passer à l'acte. On conçoit ainsi les niveaux cocréatifs des êtres au
travers des moyens de réalisation selon des occasions qui dépendent des lois
naturelles physiques, psychiques, spirituelles, comme de multiples
atténuations processuelles conditionnées
d'une inconditionnelle créativité divine (la création divine
subabsolue consistant en la constitution des archétypes
et la potentialisation de l'Univers). Durant l'instance de
réalisation performative de l'Univers, on considère que l'état de
réalisation des corps, des mentalités et des esprits manque en proportion de
ce qui reste potentialisé jusqu'à coïncidence à des archétypes
intemporellement prédéfinis. C'est de cette disposition
qu'on peut donner l'architectonique
comme la discipline du discours sur ce qui “est” d'inlocalisable en
deçà l'origine de toute instance transformatrice orientée par quoi dérive le
devenir du monde. La notion archétypale peut être rendue avec l'imago Dei
(image de Dieu) en chaque être, qui fut développée par Philon le juif. On a
ici l'évocation d'une relation créative archétypale (l'agent de la
potentialisation), aux transformations métamorphiques (l'encours réalisateur
du potentialisé depuis tout agent de la modalisation qualificative).[2]
Pour saisir l'incidence de cette disposition, notons que l'inconscient
collectif contient aussi des archaïsmes maintenus en l'état comme
autant de réalisations provisoires, ou avortées, que les formulations
mentales retrouvent sous forme de symboliques. Ces archaïsmes paraissent
représenter des archétypes psychiques en cours de re-présentation, à
permettre des réalisations préalablement potentialisées. Dans Le gène
égoïste, R. Dawkins fait
à ce propos le parallèle entre l'information codée dans les gènes au niveau
du somatique et les informations codifiées en tant que mimèmes dans
l'inconscient collectif des états métamorphiques individuellement
mentalisés. Tout comme les gènes se propagent depuis un pool génétique, ces
mimèmes pourraient se transmettre d'une mentalité à l'autre par les échanges
culturels qui sont à mimer les archaïsmes spécifiques de l'espèce. Il
pourrait y avoir là un semblable processus génératif conduisant, entre le
somatique et le psychologique, deux
courants circulant en sens contraire. Ce qui vient de l'avers à rencontrer
l'envers, et de l'obvers, ce qui arrive au-devant la face du même. Tout cela
est à discriminer entre le niveau
des transformations du donné à malléabilité métamorphique, le
substraté en substance depuis le pôle impersonnalisé et impersonnalisable,
d'une part, et le niveau génératif par dissémination d'étants depuis les
ex-sistés — le personnalisé et du
personnalisable —, d'autre part pôle
de la créativité, en tant que production de l'esprit depuis des essences,
comme pouvoir de réalisation passant par l'action sur des substances, le
produit matérialisé.
![]()
aséité (latin aseitas, par soi) :
caractère d'être par soi, indépendamment de la moindre cause, donc de toute
éternité et sans origine (l'inconditionnement de ce qui ne peut pas ne pas
être, en opposition à cela qui a possibilité conditionnée de devenir en se
trouvant accidentellement causé, ou encore déterminé étant voulu
relativement à une durée de réalisation performative). Autrement dit, à
l'encontre du perséitique et de l'abaléitique, le continuum de
ce qui existe d'aséitique n'a pas et ne peut avoir de localisation
spatio-temporelle. Cf. ontologie.
![]()
asorité. Dans la logique formelle, le sorite
sert de marqueur au raisonnement, justement pour ne pas recourir
systématiquement à l'enchaînement pouvant être sans fin dans le mode du
syllogisme. Le terme vient du grec sôrités, mis en morceaux, et
sôros, tas (de morceaux). Le sorite rappelle qu'un tas fait de grains
reste un tas de grains pour autant qu'on en retire des éléments (ou qu'on en
ajoute, fût-ce indéfiniment, c'est-à-dire à le maintenir contenant), alors
que c'est seulement une ultime opération qui montre qu'un seul grain ne
représente pas un tas. Transposé au niveau de la conclusion dans le
raisonnement syllogistique opérant sur des choses limitées, la conclusion
conserve aussi son caractère provisoire, même à se trouver indéfiniment
opérable. En sorte qu'à l'exemple du dernier grain à n'être pas de la
nature du tas, on commet une erreur de
raisonnement. C'est par exemple celle qui advient en considérant que
l'infini se situe au terme de l'accroissement du fini. Constatons déjà pour
relativiser les déductions que le moindre raisonnement a pour
conclusion des éléments eidétiques qui
se fondent sur des prémisses appartenant à une nature semblable, ou
apparentable. C'est-à-dire que ces prémisses sont censées avoir été
antérieurement l'objet, aussi, d'arrêts transitoires du jugement. Cependant
qu'avec le sorite, on considère que le principe de fragmentation de
ce qui se prête à composition est disjoint du continu qui est à
l'encontre complémentairement unicitaire.
Le concept faisant référence au sophisme hellénique sur le tas de
grains de blé, a une portée considérable
en métaphysique. Expliquons-nous. Le fait que la
prédiction événementielle basée sur la
reconduction des événements causalement chaînés ne peut rendre compte
rationnellement de nouvelles réalités cosmiques, a pour incidence majeure de
ne pas distinguer ce en quoi la contingence de devenir associe la condition
d'être aux conditions de non-être dans les apparences d'être, quand celle
d'acquérir associe semblablement avoir et non-avoir dans les apparences
d'avoir, cela depuis les relativités de faire. Or les langues naturelles ne
discriminent pas les attributions faites aux devenirs et aux acquisitions,
qui pourtant devraient se concevoir dans une catégorie différente de celles
qu'on peut accorder au statut du réalisé
dans la compétence d'être et d'avoir. Il est aisé de comprendre que
c'est par manque de rigueur sémantique que l'on déclare sur le chantier, ou
bien à l'atelier : «ceci est un
bateau, cela est une voiture». Comme pour toute activité participant de
l'instance performative de réalisation de l'Univers selon des occasions, il
s'agit en effet d'une insuffisance du langage, puisqu'on désigne sous les
aspects de ce qui est ici manifesté aux sens, les caractères afférents aux
fins depuis l'état de ceux qui sont propres aux moyens. En l'occurrence, des
objets transformés depuis des activités de meulage, de découpage, de
soudage, etc., toutes opérations faites sur des carcasses, quand les fins
concernent des attributs de locomotion,
discriminables, pour l'exemple en référence, entre les fonctionnements du
bateau et ceux de la voiture. On comprendra qu'en réalité, l'activité
du chantier ne reflète pas celle de la réalisation, mais l'activité
contractuelle d'un faire-être et d'un
faire-avoir. Transposant l'exemple sur l'instance de réalisation de
l'Univers, la pensée close sur l'enchaînement
indéfini des causes est comme atteinte
de cécité vis-à-vis du devenir qui a fonction de faire-être de
manière contractuelle à des attributions performatives. Il est pourtant
évident que, sémanalytiquement, ce qui devient, puisque possédant des
caractères se prêtant à variation performative, est délimité entre une
origine, précisée ou ignorée, et une fin concevable au moins en tant qu'elle
est à rendre compte du passage de la catégorie des performances à celle des
compétences par épuisement des
potentialités de perfectionnement. Pour
l'essentiel, donc, les événements qui
assurent le passage du devenant à l'étant sont d'une
autre nature que ceux qu'on applique aux états d'être en devenir. Et
c'est ici qu'intervient la force de vérité du raisonnement asorite, à
l'encontre des déductions basées sur l'abduction du raisonnement ne retenant
dans son champ que les chaînes réactives particulières à l'encours des
événements performatifs de l'Univers.
![]()
assurectif :
déclaratif d'assurance en tant que certitude, soit dans la modalité
assertorique, soit dans celle de l'affirmation. On distingue
en effet la disposition qui consiste à asserter, de celle consistant
à affirmer, en ce que l'assertion (énoncé d'un jugement posé
comme vérité de fait) peut être donnée pour plus ou moins vraie, si l'affirmation
postule le préjugement d'opinion donné uniquement comme proposition
s'opposant à la négation. Cette distinction se pose afin de discriminer
entre le jugement assertorique invoquant de facto des raisons, et
jugement affirmatif qui invoque des raisons de jure. Voir
apodictique (jugement de droit).
![]()
ataxie : du
grec ataxia, désordre. Hors cet aspect privatif d'ordre
par rapport aux individuations
diversifiées et ordonnées, sont contradictives — à
titre d'exemple non limitatif —, la
taxie, la syntaxie, l'eutaxie, la taxiarchie, qui
représentent des dispositions variées d'arrangements ordonnés dans chacun
des domaines que différencient significativement les préfixations
correspondantes.
![]()
athéopsie.
On désigne depuis ce terme la maladie de l'âme touchant plus
particulièrement les matérialistes, en ce qu'ils sont privés de la capacité
d'apercevoir le divin par-delà ou en amont la physique du monde. Le jeu
n'étant pas exclu de l'âge adulte, et dans l'attente d'une médecine de
l'esprit, il ne s'agit que d'un trait d'humour à ne pouvoir qu'en établir le
constat. Le terme étant de nouveau formé
dans une équivalence à l'acyanopsie, qui représente une
infirmité de la vue caractérisée par l'impuissance de distinguer la couleur
bleue parmi d'autres couleurs ;
kuanos : bleu, opsis :
vue). Théopsie : voir Dieu, ou
plutôt le voir au travers ce qu'on aperçoit de sa divinité.
![]()
attribut. L'attribution forme un contenu de tout ce
qu'on peut nier ou affirmer de la multiplicité quasi indéfinie des
variations individuelles appréciées comme objets, sujets, choses et êtres.
De façon la plus générale, elle représente l'appropriation nouménale
représentative des états de réalisation entre celui qui pense et cela qui se
prête à intellection. Ce qui s'affirme ou se nie d'une individuation est
ainsi abstrait étant en partage avec son altérité et se traite par
appréciation depuis la mesure analogique relative à d'autres. L'estimation
quantitative depuis des nombres[3]
ne diffère pas de l'appréciation propriative, qualitative ou valorielle
formant attribution à n'être pas en soi
dans l'individuation qu'on examine, mais en rapport
de présupposition dans la séparation
d'avec son altérité. Pour présupposé, rien de relatif, de variable et
de limité n'est intrinsèquement par soi ceci ou cela, de cette grandeur ou
en telle taille, puisque, pour être et avoir dans le moindre attribut et la
capacité minimale, il faut un rapport
implicatif à l'environnement, une relation de l'individué à son
altérité passant par le perçu à l'exocosme, ou l'apercevable à l'endocosme.
Dans cette disposition, le caractère, la caractérisation,
consistent en toutes marques, traits, signes distinctifs, ou manières d'être
à permettre de distinguer le sujet ou la chose examinée depuis des
particularités relevant de compositions spécifiques ;
donc analyser ce qui est également en
partage avec d'autres, au travers la synthèse constitutive sous-jacente
de telle individuation en particulier. Un ensemble composite des
signes distinctifs
représente comme une formulation particulière, distincte de la
distribution atomique du possédé en commun avec d'autres. C'est depuis cette
disposition que les catégories représentent les classes les plus
généralisatrices en relation avec ce qui forme l'appréhendement
conceptualisé du monde. Ce sont les catégories qui permettent la
classification des êtres et des choses en genres, espèces, collections,
ordres, embranchements…, que subsument des caractères particuliers. Elles
sont au nombre de 10 avec Aristote, de 12 chez Kant. Comme expression de
systèmes, les catégories reconnues peuvent être plus ou moins abondantes.
Aussi retiendrons-nous ici les trois catégories irréductibles de Port-Royal
représentées par : 1) volence :
l'organisation des substances sustentant le voulu depuis le pouvoir dans le
temps, spécificité du continuum
spirituel ;
2) mens :
l'organisation de la substance du pensé (le savoir-faire
spatio-temporellement devenir et acquérir propre au contenu du continuum
psychique) ; 3) materia :
l'organisation des substances sustentant le réalisé depuis les puissances
spatiales du continuum physique. Avec l'élément, on considère toute
chose qui, étant combinée avec une autre, a pour conséquence de constituer
un nouvel assemblage surdéterminant ceux de la composition et du
rapprochement dans un rapport à d'autres qui leur sont apparentables. De
cette disposition, et au contraire de l'individuation, la
séparation d'un élément ne se considère
pas en soi :
elle est consécutive des relations de l'élément à d'autres dans
l'ensemble. Avec l'espèce, on fait normalement référence au biotope
pour désigner l'ensemble des individus qui répondent à des species
héritables étant féconds entre eux (species naturalis), et qui
occupent une niche écologique particulière de la biosphère. Le genre
subsume l'espèce en reliant des
caractères communs, sans qu'il y
ait interfécondité. Les variétés et les races sont des
ramifications répondant à des caractères spécifiques, dont le tronc
commun est une espèce. Notons que, par extension, on use aussi des termes
pour désigner les éléments d'une classification d'objets depuis des
particularités. Car dans un sens plus général des
species artificialis,
l'espèce et le genre logique représentent la classification
hiérarchisée des species qui relient rationnellement les
particularités de l'individué depuis des artifices. Par classe, on
entend ce qui fait référence au classement et à la classification raisonnée
de la répartition des différentes caractéristiques, par exemple avec les
embranchements divisant les formes de vies, ou encore des catégories
sociales.
![]()
autoesthésie :
sensibilité à soi-même par laquelle se construit une
ouverture conscientielle sur sa propre
nature d'être, indépendamment de la perception de son altérité
d'être. Cf. affects + esthésie.
![]()
axiologique et axiogénie: sont deux termes
qui concernent la théorie des valeurs,
donc afférentes aux déterminants du vouloir, et, avec A. Alberini
(1919), la branche supérieure de la psychologie qui traite de la genèse des
valeurs. On connaît plus communément en logique le sens spécial de son
appropriation scientifique par lequel on fit de l'axiomatique le
recueil, formalisé sous formes d'axiomes, des vérités évidentes et
indémontrables, qui ne sont donc plus à viser le principe de valeur, mais la
seule efficacité des qualifications. C'est toutefois en commun aux deux
contextes qui précèdent, qu'avec l'axiomatico-déductivité,
on convient que chaque terme signifiant d'un discours est apprécié
selon des définitions précisées, et tel que toutes les propositions
afférentes se construisent suivant des règles préalablement fixées depuis
des critères véridictifs de valorité. Le formalisme en est dit complet
(nécessaire et suffisant) ou consistant
(cohérent ou incontradictoire). À l'encontre, un axiome reste
dans ce système une proposition de vérité indémontrable — qu'elle
soit à viser des valeurs d'action ou des espérances qualificatives —,
admise pour vraie en raison de ce qu'elle apparaît évidente à la raison.
[4] Exemple
d'axiome : «le tout ne peut que
contenir plus que la partie», ou «quelque chose ne peut provenir de rien,
donc advient à l'encontre de la contradiction au néantaire :
une plénitude in extenso dans l'infini et l'absolu». En commun à
l'axiologique et à l'axiomatique, différentes sortes de propositions
sont distinguées. Pour l'essentiel, ce sont :
1) les apophantiques qui ont pour but de “faire voir” mentalement et
consistant en des moyens de procurer l'intellection du sens. Le
résultat peut en être affirmatif,
négatif, possible, contingent. Ce sera par exemple la proposition
prenant la forme affirmative :
“l'Univers est immense” ; 2) les
assertoriques, avec les propositions données pour vraies depuis des
faits d'expérience ; 3) les
apodictiques, qui sont les seules propositions avancées comme étant
vraies par évidence de la raison depuis le recours au travail d'induction et
de déduction primant sur la preuve d'expérience. C'est le cas d'une loi
générale formulée à propos des triangles rectangles, ou sur la suite
indéfinie des nombres finis, puisque dans les deux cas, la preuve
spéculative reste seule valide, dans l'impossibilité d'en avancer la
preuve d'expérience. La preuve d'expérience est impossible à réaliser
pour raison de l'impossibilité exhaustive d'actualiser le démontré (tous les
nombres en mathématique, ou tous les triangles rectangles en géométrie).
Mais c'est également le même cas et pour de mêmes raisons qu'une surnature
se pose en prolongement de la nature, et le divin en prolongement des êtres.
Pour conclure, si de jure la vérité en science est déléguée au
protocole de preuve d'expérience, de facto, rien ne s'y fait sans
énoncés apodictiques. Se trouvent consécutivement cognoscibles autant
ce qui relève de la physique, que de la métaphysique, les deux domaines
pouvant être spéculativement connus. Déléguer à l'expérience sensible le
critère de vérité ne vise en pratique que du savoir-faire, domaine des
seules technosciences. Cf. doxa versus épistème.
![]()
bijectivité :
caractère des rapports bijectifs qui consistent, dans la théorie des
ensembles, à associer chaque élément d'un ensemble de départ à chaque
élément d'une ensemble d'arrivée.
![]()
biunivocité :
désigner plusieurs objets distincts, mais de même genre, ou d'un même sens.
![]()
causalité. À lire les épistémologues de la
technoscience, rien n'a plus ralenti le “progrès” que la fausse doctrine sur
le déterminisme qui régna d'Aristote
à Bacon. Au regard des
technoscientifiques, la Science est
heureusement émancipée de spiritualisme, ne prenant en compte dans
son concept du déterminisme que la causalité stochastiquement réactive, sans
quid proprium. Mais voilà — il
faut bien vivre — aussi même le plus
savant d'entre eux, une fois sorti de son laboratoire, abandonne pour son
usage quotidien cette logique si bien
doctrinalement dégraissée. Poursuivant une distanciation diachronique
entre savoirs de la technoscience et ce qu'on a en vue avec une connaissance
métascientifique, tentons une représentation moins restrictive, ou
susceptible d'entraîner une moindre schizophrénie.
En pratique, le constat de causalité dérive de la
représentation qu'on se fait de l'activité dépendante de forces, d'efforts
et de luttes, qui ne vont pas sans des agents répondant spécifiquement à des
conditions d'être et d'avoir, en ce que ce sont ces agents qui sont les
détenteurs du pouvoir et des puissances de devenir et d'acquérir dans
l'aléthique de possibilité, de la logique
modale. Aussi, pour n'être
pas équivoque dans ce propos,
discriminons différentes catégories de causes au sens d'une
solidarité contractuelle de faisabilité agent-patient, en remontant à la
surface, à défaut de mieux, le vieux concept aristotélicien de
causalité. D'accord !
La plus évidente en raison de preuves d'expérience sont les causes
matérielles qui s'enchaînent en
produisant des effets physiques par réaction. Déterminées
stochastiquement au hasard des circonstances environnementales,
elles sont non orientées. Mais dans une
logique moins restrictive que celle qu'on pratique dans les
technosciences, cette disposition ne
pouvant se considérer autrement que comme cas d'espèce, exige la
participation d'une autre sorte de
causation sans laquelle s'étendraient sans origine la régression indéfinie
des causes antécédentes et indéfiniment des effets conséquents
advenant sans raison aucune et sans but.
Autrement dit, les causes matérielles, considérées seules, ne peuvent
s'énoncer que dans un continuum perpétuel :
pas d'origine possible sans déroger à la condition énonciative que rien
n'arrive sans cause, et pas de finalité puisque celle-ci reste inconcevable
depuis le jeu des agitations thermiques livrées au seul hasard. Sauf
obédience doctrinale, la responsabilité d'une série temporellement illimitée
d'agitations aléatoires ne peut être qu'étrangère au constat des événements
spécifiques de la transformation métamorphique du contenu de l'Univers dans
le sens d'une progression réalisatrice. Aussi, même à ne pouvoir les
matérialiser, nous avons besoin, d'évidence, pour
rendre compte des causes matérielles, de
causes finalisatrices
responsables d'effets attendus susceptibles d'expliquer
le processus de progression, lui,
constaté d'expérience. Donc pendantes aux réactions aléatoires
augmentant l'entropie au hasard des collisions, aussi l'action de causes
orientées dont les effets contre-entropiques
opposés arrivent selon des occasions.[5]
Causalité orientée et causalité non orientée sont alors deux aspects
du même. Manque des conditions initiales. Par causation on vise
l'action depuis laquelle une cause détermine un effet. La condition
d'un effet conditionné à une cause entraîne que sa cause le soit également.
Il nous faut donc au moins un concept éclairant également ce qui
permit la potentialité du monde à
l'origine de son instance performative de réalisation. Mais le terme
de potentialité relevant d'un concept
général qui ne discrimine pas usuellement entre puissance
(causalité non orientée), et pouvoir (son complément en tant que
causalité orientée), c'est en référence aux deux sortes qu'on l'introduit
ici. Reste que c'est dans l'épuisement des potentialités, que nous
considérons l'état d'achèvement par lequel l'organisé, ou l'intégré, atteint
sa compétence indépassable d'être, d'avoir et de faire, depuis le processus
réalisateur s'appuyant sur le moyen d'une complexification progressive
allant, pour le mieux connu, de l'électromagnétisme aux particules, atomes,
molécules, cellules, jusqu'aux présents organismes substratant le vivant.
Ces causes orientées et non orientées restant spécifiques d'une instance
performative de réalisation fondée sur des transformations métamorphiques
d'un contenu cosmique donné préalablement en existence, nous avons à
considérer ce qui, existant hors cette instance, existe inconditionnellement
en soi, en tant que surnature naturante, afin d'assurer la génération de la
nature naturée, celle dont on discute les conditions dans le principe de
transformation. À considérer certains des efforts qui furent entrepris au
cours des âges à la suite d'Aristote,
la typologie des causes est loin d'être achevée. Dans le défaut d'une
théorie consistante, c'est finalement depuis l'analogon rapporté à
l'avènement d'une statue pour cause du sculpteur, à la fois son auteur et
son agent de réalisation, qu'il nous est le plus aisé de nous représenter ce
que sous-tend le concept de réalisation avec quid proprium. On
distingue alors mieux la cause efficiente de la statue qui est
ordonnée au fait de l'existence du sculpteur. On a jamais vu une statue
s'ériger d'elle-même, sans que soit son quid proprium à la faire
être. Aussi, si la cause matérielle de la statue est le marbre, cette
cause ne peut être plus. La cause efficiente se pose conséquemment comme le
moteur à permettre des mouvements réalisateurs. Sensément, l'être de notre
continuum des pluralités variatives, relatives et limitées de faire possède
la faculté plus ou moins déprimée dc faire-être et faire-avoir depuis l'Un
(unicité absolue, infinie et immanente du continu dans le continuum
complémentaire). Les êtres de l'Univers, échelonnés en référence à la
systémique, au moins potentiellement entre l'Être suprême n'ayant aucun
superstrat au macrocosme, et la moindre des catégories dans le genre au
microcosme à se trouver insécable pour absence de composition substrative,
apparaissent de cela engagés dans la réalisation du contenu finalisable de
l'Univers depuis ce qui s'y trouve potentialisé, pour chacun, dans le fonds
endocosmique de leur être en devenir. Ensuite vient la cause
instrumentale qui concerne le travail réalisateur. Il s'agit du burin et
le marteau qui, dans les mains de la personnalité du sculpteur, livrent
ainsi sa créativité contenue d'auteur à réalisation. En pratique, dans
l'immensité cosmique, ce sont les forces physiques, efforts psychiques et
luttes spirituelles qui, passant par d'innombrables agents, font la phénoménologie
de l'instance performative réalisant l'Univers. Au substrat
de la statue n'est assimilée que la
cause matérielle. Sans substantialisation, aucune forme ne
saurait être donnée à la statue. Les matériaux étant métamorphiques, ils se
prêtent à recevoir forme (structure et organisation). C'est la cause
formelle. On la conçoit avec son effet tenant à la malléabilité du
substrat : cela qui se prête à la
possibilité d'une indéfinité de formations. Mais ce qui est malléable n'est
pas cause de sa formation. Or, sans forme, pas de statue, en ce sens que si
la possibilité métamorphique de la statue s'applique à la substance, sa
forme vient pour cause d'archétypes :
elle advient conséquemment de la rencontre d'une essence à la faire être,
surajoutée aux possibilités de la transformation métamorphique du
substantialisé. Tandis que la cause finale est reliée à l'intention
originelle d'un dessein hors instance d'accomplissement, tenant à
l'épuisement des potentialités de réalisation dans le réalisé par des
archétypes, les patterns, comme effet attendu. Car peut-on concevoir un
effet attendu sans intention ? Dans la
négative, il faut encore des valeurs qui, par motivation, sustente la
dynamique réalisatrice depuis des raisons, ou la promesse d'un usage. Ce
pourra être, en référence à la statue, de
satisfaire à une esthétique particulière. Disposition covalente de celle qui
prévoit pour l'Univers une raison post-finalitaire.
Est-ce tout ?
Sans doute pas si l'on examine l'incidence de ce que voici. De
manière générale, les dispositions précédentes intègrent les trois fonctions
contractuelles de réalisation depuis un processus transformatif dans la même
individuation, celle du sculpteur. La logique de la théorie des ensembles
éclaire encore l'insuffisance de l'agent transformateur en ce que le manque
en éléments communs à deux ensembles
séparés entraîne l'impossibilité des relations correspondantes en
interface. Comme exemple de ce trait, ce peut être vis-à-vis des
possibilités communicatives, la barrière des langues entre deux communautés
de penseurs. Aussi introduit-on encore en logique depuis le Moyen-âge la
cause privative pour désigner les limites aux possibilités d'échange
entre chaînes de causalités évoluant
parallèlement sans relation entre elles. Elle est assurément tout à
fait patente, et rend compte, par exemple, de ce que l'esprit, pour se
trouver concrètement dans la deixis commune à l'individuation formée du
mixte psychosomatique, n'implique pas d'emblée en soi la possibilité d'une
relation organique à fonction somatopsychospirituelle. La cause privative
tient à la clôture de l'individué sur les restrictions de sa propre nature,
et en tant que degré de fermeture au différent. On en exploite du reste un
exemple en biologie, pour expliquer en quoi un agent pathogène est d'autant
limité dans son expansion qu'il est spécialisé à proliférer dans la
spécificité de son hôte (donc autre
chose que la barrière entre espèces, en référence à l'interfécondité se
limitant aux individus de l'espèce). Les habitudes et constitutions
biologiques qui protègent de l'infection, s'expliquent ici non pas comme
structure biologique de protection dans les défenses immunitaires de
l'agressé, mais par la spécificité de l'agent lui-même, dont la
prolifération se trouve limitée par son haut degré de spécialisation à ne
pouvoir s'étendre. Pour en finir avec le vaste sujet du déterminisme,
remarquons que ce qui dépend d'occasions
dans le moyen de réalisation fondé sur la complexification progressive,
diffère de la cause privative, en sorte que cette dernière ne peut se
substituer à une cause occasionnelle. Cet elle qui fait dire qu'une
condition ne se trouve en situation de s'accomplir
qu'en raison d'un concours de circonstances faisant que certaines
choses doivent être préalablement
réalisées, et que l'étant, elles doivent être de plus localement
in situ pour que certaines autres, encore potentialisées, puissent se
réaliser. La question reste de savoir si causes privatives et causes
occasionnelles sont sans agent, dans une
complémentation oppositive aux responsabilités d'agents, durant
l'instance de réalisation cosmique passant par des métamorphies
intermédiaires. Toujours est-il que cette disposition d'un ensemble homogène
de causes diverses et contractuelles entre elles est uniquement susceptible
de rendre compte des transformations métamorphiques d'être, d'avoir
et de faire conditionnellement de cause à effet. Avec le concept de
causalité, nous tenons la caractéristique première du continuum des
relativités limitées et variatives d'être, d'avoir et de faire, à la fois
dépendantes de potentialités dans
l'individué et de ses conditions relationnelles à l'altérité. Le
concept de causalité est alors particulier au continuum des suites discrètes
d'individuation dans le principe de pluralisation, coordonné aux moyens
relationnels de complexification assurant l'encours performatif de
réalisation. Aussi, distinguer le processus du conditionnement de cause à
effet pouvant s'élaborer au cours des âges à venir, fait qu'il n'en
subsistera pas moins un aspect du problème mettant en cause, non pas la
transformation du contenu cosmique depuis une origine chaotique, mais
l'existence de ce contenu. Pour rendre valide ce qui régit
conditionnellement le principe de transformation, reste à le coordonner au
contexte fondamental de
l'inconditionnalité ontologique (condition et incondition, les
aspects pile et face inséparables du même). Pour l'essentiel, en voici le
procès. Complémentaire du domaine des possibilités discrètes d'être, d'avoir
et de faire, le continuum absolu d'existence unicitaire se pose
nécessairement en toute indépendance du principe conditionnant le causé.
Mais alors comment pouvons-nous concevoir ce continuum absolu
auquel sont complémentairement sous-jacentes les
inconditionnalités ontologiques nécessaires d'existence en soi,[6]
étant tout à la fois hors instance spatio-temporelle de réalisation
performative et source potentialisatrice du continuum des relativités
d'être, d'avoir et de faire ? Car se
pose à l'origine d'une suite de conditions (fut-elle indéfiniment
poursuivable), et en tant que ce qui antécède la première cause distincte de
sa succession conditionnée, la responsabilité non conditionnée qui n'affère
plus au prédicat performatif, mais bien à celui des compétences. Il semble
qu'on puisse en avancer la proposition apodictique, dans le respect des
significations en usage passées par la loi de commutativité entre termes
thétiques et antithétiques.[7]
Par elle, émanation et flux, procession et dissémination, concernent
l'écoulement ex-sisté à l'Univers depuis le continuum de l'Un. Pour
l'apercevoir, il ne s'agit plus de faire intervenir causes et conditions. Le
non conditionnement complémentaire de sa suite conditionnée de cause à effet
ne peut se développer, semble-t-il, que sur base de la logique
multi-ordinale, en ce que par elle on introduit la causation du monde comme
résultat d'une incausation du non-causé.
Conclusion, si toute transformation est soumise à des conditions,
alors pour corollaire, c'est qu'un nécessaire antécédent génératif
inconditionnalisable dispose, indirectement hors instance de réalisation, du
donné à transformation.
![]()
cause des causes (causa causarum), le
causant originel de la suite ininterrompue de cause à effet, donc se tenant
à l'opposé de la cause finale.
![]()
cause efficiente (causa efficiens),
désigne la chose ou l'être générateur de qui ou de quoi procède la
transformation métamorphique résultant d'un enchaînement d'occasions
performatives.
![]()
cause finale :
elle est spéciale à l'enchaînement de causes avec effet attendu, en
coïncidence avec une intention première tenue hors instance de réalisation.
![]()
causes qui causent (causa causam) :
tout effet actuel résulte d'une multitude d'antécédents qui le causent
indirectement. Même à rester implicite, une réunion inexhaustive de ces
antécédents causaux éloignés (causa remota) est nécessaire
pour le produire. D'où la condition de reconnaître inévitablement la même
responsabilité à chaque fait, cependant qu'on ne considère en pratique dans
l'examen de l'actualisé, que la cause directe survenant la dernière, ou
causa proxima. Dans cette disposition, un même principe régit ce
qui arrive par accident à l'environnement dans l'enchaînement des
circonstances, que ce qui arrive comme effet attendu. Comme exemple
d'antécédents causaux, il est clair que la découverte de tel chercheur
participe de circonstances indirectes pouvant relever
d'une multitude d'améliorations
techniques préalablement effectuées, la qualité de ses études et donc
l'éducation reçue, autant que le climat social et les moyens de l'entreprise
d'accueil.
![]()
cénesthésie :
sensibilité d'ensemble considérée en tant qu'impression
générale. Le plus souvent au sens
d'impression interne non spécifique et diffuse dont peut résulter une
sensation d'aise, comme de malaise.
![]()
centro-complexité :
au sens teilhardien, mesure le degré de centréité auquel coïncide un
niveau de complexité, réalisée à l'exocosme, en direction d'un
investissement endocosmique. La centrogénèse procède de convergences
complexificatrices depuis le diversement individué. À l'opposé de la
monadologie visant la connaissance de la diversification
métamorphiquement individualisatrice depuis des caractères particuliers, la
centrologie étudie les relations synergiques et synthétisatrices à
permettre la finalisation constitutive de l'Univers vu ainsi qu'un tout
insécable, unitaire, et non comme le contenant d'une totalité de parties
mises en relation.
![]()
Choses versus êtres. Définissons les
choses comme représentant la transposition dans l'interface idéitive
des individuations dites inanimées que sont les objets matériels, les
sujets mentaux et les subjects de l'esprit. Les choses
se distinguent en tant que représentant des produits qui n'ont pas de
réalité autonome, à l'encontre des êtres qui sont les agents de
telles productions. L'être, comme terme par lequel on transpose dans la même
interface mentale, les individuations dites animées pour la raison qu'elles
ont, ou bien acquièrent, une certaine autonomie dans les trois continuums
contractuels des matérialisations (répondant au prédicat propriatifs de
pouvoir faire), des mentalisations (prédicat de savoir faire
depuis des qualifications) et de spiritualisation (prédicat de vouloir
faire depuis des vertus d'agir). La chose advient du fait d'un avoir
passant par la substantialisation individuée depuis des substrats,
concomitante et interdépendante[8]
au fait qu'être passe par une essentialisation dépendante d'un superstrat.
Le terme de chose peut être avantageusement pris au sens grec de ce
sur quoi portent les actions des êtres, en sorte qu'on infère la notion de
substrat chosifié de ce qui prend forme et structure pour cause de se prêter
aux déterminations artificielles des
êtres (savoir-faire) ou au constat des déterminations naturelles
(savoir ce qui se fait).[9]
Les choses et les êtres se complètent entre l'impersonnel et le
personnalisé. En effet, comme terme général, la chose inanimée et qu'on
anime de l'extérieur, s'oppose à l'être qui anime depuis l'intérieur ce qui
est à l'extérieur. Autrement dit, la
chose en tant que réalité impersonnelle «qui n'est sujet d'aucun
droit…» s'oppose à l'être personnel, personnalisé, ou personnalisable, qui
n'est pas moyen, mais fin, en ce que l'être échappe de jure à la
suite des conditionnements pour joindre une fin de soi contractuellement aux
moyens de ce qui seulement est, au sens phénoménologique. La chose se fonde
sur le préformé dans l'idée à propos du réel, ou comme représentation de ce
qui est susceptible de réalisation métamorphique dans les domaines du
matériel, du mental et de l'esprit. Une chose se discrimine par là des
objets formés à partir des
substances spécifiques à chacun de ces domaines. La chose, simplement
dite sans contexte, peut désigner un pur ceci d'indéfini donné aux activités
d'être. En dernière analyse, sans au moins un être, aucune
chose n'est possible, alors qu'un objet
semble pouvoir advenir depuis les réactions de cause à effet d'un
milieu hétérogène réactivement dynamique, eu égard aux lois des
probabilités. En tant que les choses sont œuvres d'étants ou de devenants,
elles ne reçoivent leur objet que par
degrés extensifs de substantialisation en direction exocosmique de
l'Infinité, dans un même sens que l'essence arrive aux êtres par degrés
intensifs en direction endocosmique de l'Absolu. Depuis son étymologie
pragmata, la chosification est bien représentative des rapports
rencontrés en interface des préoccupations de l'esprit à celles de
l'intellect. Notons que pour la perception du très jeune enfant n'ayant
encore acquis qu'une vague compréhension de son altérité, l'autre n'est
d'abord à ses yeux qu'un objet se chosifiant progressivement jusqu'à aboutir
au concept de l'autre en tant qu'être. Or, on sait que cette phase de
réalisation psychologique peut rester en suspens et constitue dès lors chez
l'adulte la perversion psychologique de sa capacité volitive restée au stade
infantile des conditionnements à réagir. Ce qui entraîne que cet adulte,
pour avoir incomplètement réalisé cette phase d'acquisition psychologique,
regarde encore en tant qu'objet l'autre être, que celui-ci soit animal,
enfant, femme, ou homme…
![]()
cognotopsie :
toujours pour imager plaisamment le parallélisme entre le vu par les yeux et
les “vues de l'esprit”. La cognition concernant le processus de
conscientialisation d'une réalité complexe, ce néologisme démarque la
déficience, voire la carence
intellective (sourire), d'où résulte la difficulté cognitive pour certains
intellectuels à se représenter les aspects contractuellement complémentaires
qui sont nécessaires à la formation de la réalité, c'est-à-dire les trois
fondamentales contractuelles, avec les domaines du physique pour les
propriétés du réalisé, du psychique pour les qualifications réalisatrices et
du spirituel : vertus d'être et
valeurs actancielles de réalisation.
![]()
cogrédience :
dans le vocabulaire de Whitehead,
la “cogrédience” représente ce qui arrive
par composition d'un nexus (ensemble
d'événements abstraits de la chaîne
événementale formant et caractérisant métamorphiquement chaque
individuation), relié par l'“ingrédience”
(succession causale conciliant accidents et occasions réalisatrices
du potentialisé, dans la dynamique actualisatrice). Le résultat se trouve
conséquent des conditions synthétisatrices pour la multitude individuellement
caractérisée et déjà réalisée d'inclure la nature de l'Un, avec la “concrescence”.
![]()
colligation :
opération mentale consistant à réunir des éléments séparés en un concept. Se
distingue de l'induction.
![]()
commensurable :
est mensurable ce qui se prête à la mesure depuis la
comparaison du semblable, ou depuis une unité de mesure convenue à servir
d'étalon.[10]
Par extension, la commensurabilité désigne la possibilité qu'ont des
choses d'être comparables entre elles et conséquemment mensurables.
![]()
communication. En tant qu'échange informant, la
communication reste inséparable des productions de sens. Même à passer par
le canal physique d'une connexion psychosomatique (voix, mimique, écrit…),
elle est essentiellement intersubjective et n'intéresse donc directement que
ce qui relève fonctionnellement de la psychologie, à la différence de ses
extensions instrumentales. Son niveau est limité autant par les défauts de
performance du discours (le référent) et les protocoles d'échange
langagier dans la reconnaissance du contenu des signes (expression),
que par le niveau des significations
acquises aux actants de la communication (représentation).
Le degré performatif du communiqué tient
de cela une certaine compétence
discursive dans la faculté d'énoncer. Passer, par la pensée d'une
chose à une autre en vue d'apercevoir des conséquences, diffère de l'intuition
par laquelle on aperçoit semblablement
des conséquences sans le support de la réflexion. La compétence
discursive semble dépendre autant d'une capacité dans
la pratique intersémiotique des signes (contextualité),
que de l'imagination servant l'interprétation du communiqué depuis
tout moyen approprié. Dans le cas d'une intercommunication au niveau
mental, de tels moyens peuvent consister
en des exemples à illustrer le cas particulier, ou des analogies par
le moyen de significations connexes. Analogon :
signifié sur lequel on s'appuie pour exprimer le sens nouveau en raison de
l'éclairage ressortant d'une ressemblance
à cela qui est évoqué. Par différence à ce moyen de compréhension
épistémique, lorsque la communication vise à évoquer des valeurs actorielles
faisant intervenir l'esprit au niveau intellectif de la qualification
mentale, on use d'allégories, ou de paraboles. Pour cadre de
cette intercommunication des valeurs qui représentent des facteurs de
volition et non plus des significations vectrices de qualification, c'est
d'une racine hébraïque figurant dans
Isaïe, que les juifs médiévaux désignèrent, avec le terme de dimyonie
(dimyon, dimyonité), la capacité d'apercevoir des
messages prophétologiques (l'essentiel de tous les prophètes). La
communication intersubjective peut de ces dispositions concerner les
diversifications sémantiques différenciatrices des propriétés d'objet,
autant que discriminatrices de significations opérant entre les
qualifications couvrant qualitativement des sujets mentaux, ou encore le
discernement via l'esprit des vertus aperçues en référence à des valeurs
d'agir en vue de résultats attendus. En sorte que dans un rapport à
l'esprit, s'ajoute ou se coordonne de plus au savoir apostériorique, le
début d'une clairvoyance de fins destinées à subsumer les moyens
qualificatifs d'obtention. Ce qu'on aperçoit tient dès lors à la liberté
d'obvier à des desseins qui ne nous concernent qu'indirectement depuis des
loyautés à participer pour chacun de son altérité. Ce qui est en effet chose
de la communication ne se limite pas à l'intelligence appréciative des
réalités objectives, subjectives et suggestives :
elle est inévitablement cela, mais en vue
de l'appréciation du rôle personnel dans une participation
personnalisée à des ensembles d'actions qui sont au mieux corrélées au tout.
L'ensemble du jugement depuis la raison, qu'il soit pratique, logique ou
surlogique en ce qui est des valeurs actorielles, trouve en effet son
investissement dans les choix individuels décidant des déterminations
personnelles dans le libre-arbitre en visant l'exercice de talents
personnalisés participant de l'altérité de soi en tant qu'acteur du monde.
Consistance cognitive de ce qu'on sait, congruence intersubjective
et sage choix du juste équilibre des rapports de soi à d'autres (non
équilibre = en porte-à-faux), représentent le champs communicationnel dans
la consonance[11]
entre les différentes dispositions personnelles retenues, qui ont
ainsi à voir directement, à divers niveaux, avec des protocoles de
communication. Aussi avons-nous à les considérer depuis une interface
fonctionnelle reliant la perspicacité mentale du
communiqué, le discernement à hauteur
d'âme des meilleures conduites de soi, et la clairvoyance des valeurs
qui, depuis l'esprit, sont sous-jacentes aux métabolismes ontologiques :
elles visent les essences par lesquelles on devient par soi
(perséité) depuis les “métabolisations” personnalisées de soi, mais en
raison d'autres (abaléité). Ces participations du communiqué intervenant
depuis plusieurs niveaux corrélés de la communication sont habituellement
oblitérées de l'enseignement universitaire, lorsqu'elles ne sont pas
explicitement tenues pour étrangères au propos sur la communication. Il
apparaît pourtant évident qu'on ne comprend ce qui est étranger à soi-même
qu'au prorata des participations de soi à son altérité d'être et d'avoir.
![]()
complétude : caractère de ce qui est complet, soit par suite de l'épuisement des potentialités de réalisation, soit par constitution existentiellement originelle. En référence à l'instance performative de réalisation, la déplétion concerne l'acte de désemplir, qui est remplir négativement par diminution d'un contenu réalisé préalablement ni nul et ni infini, comme actualisation des états entropiques d'être, d'avoir et de faire équilibrant le potentialisé au réalisé. Alors que le contraire, l'acte de compléter un manque représente une réplétion. Dans le présupposé que rien n'émerge de rien, on considère invariable dans l'Univers la quotité formée du réalisé et du potentialisé ; en sorte que le caractère de complétude n'intéresse pas le principe de génération, mais uniquement celui de transformation. Principe par lequel le potentialisé se convertit en réalisation, avec réciprocité du processus au travers toutes altérations, déliquescences, corruptions, mort ou destruction agissant dans le sens déréalisateur.
compossible :
une chose qui peut être en même temps qu'une autre.
![]()
concrescence :
par définition, représente la soudure organique de ce
qui a crû ensemble, étant de nature
semblable, bien que différenciée.
![]()
condition. Pour présupposé, cela qui se produit
sous condition (sub condicione) participe d'une chaîne de
conditions (l'ensemble de même sorte). Il s'agit de cela de potentialisé qui
se produira inévitablement, bien que ce soit au terme des réalisations
intermédiaires du conditionné par lesquelles les événements ont une échéance
incertaine soumise à des occasions durant l'instance de
réalisation performative. Le réalisé
dépendant de conditions survient ainsi du choix des occasions
réalisatrices. Les conditions sont alors suspensives :
il est nécessaire de les actualiser pour que se réalise quelque chose de
potentialisé et à terme l'ensemble complet de cela qui est conditionné.
Depuis cette exigence résolutoire, c'est la réalisation qui anéantit comme
rétroactivement l'obligation des conditions suspensives. Cette disposition
est à comprendre ainsi :
dans l'épuisement local du potentialisé
sanctionnant la suite compétente avec la fin de l'instance
performative de réalisation, et par extension au terme de l'instance de
réalisation du présent Univers depuis
des transformations métamorphiques conditionnées, on ne conçoit plus
aucun conditionnement. Conséquemment, le pouvoir d'agir se trouve émancipé
des puissances dépensées en force, effort et lutte. La réalisation selon des
conditions implique de discriminer les occasions casuelles qui
dépendent du hasard des circonstances réactives, donc de la puissance des
choses en des causes ex natura, d'une part, et les
occasions du voulu procédant de la volonté, dites ex voluntate,
qui dépendent par ailleurs du pouvoir déterminatif des êtres pour la
réalisation (ceux-ci peuvent faire obstacle ou au contraire favoriser
l'échéance de ce qui est potentiellement réalisable sous des conditions),
d'autre part. Étant entendu que la forme des occasions mixtes, tout à
la fois casuelles et voulues, s'établissent entre choses et êtres, étant
indivisiblement dépendantes de circonstances matérielles et de la volonté de
tiers contractants. Pour être
intemporellement déterminé hors instance de réalisation performative, il
paraît important de tenir (sans pouvoir en établir ici la
démonstration), que ce qui résulte de conditions, a une
échéance d'effectuation certaine :
l'époque et la localisation à laquelle survient cette échéance,
autrement dit son inférence déixique, étant seule indéterminée.
![]()
confluer : en
référence aux événements, le terme infère aux circonstances faisant se
joindre en un même cours, comme deux rivières en un fleuve, plusieurs choses
qui tendent vers une seule destination, ou un unique but — que
ce soit par cause motive, ou par effet attractif.
![]()
congruence :
situation d'égalité (nombres et grandeurs), d'identité (sèmes et
significations), ou encore possibilité de remplaçabilité sans incidence pour
le résultat (valeurs d'action et vertus), en référence aux particularités de
ce que l'on compare dans le séparé.
![]()
congruité :
tendre vers l'exactitude ou le convenu depuis des conditions voulues.
Le terme prend également le sens de ce qui arrive à proportion de l'acte
pour accomplir, ou du rapport pour décider de ce qu'on désigne comme la
partie congrue.
![]()
conscience.
Sans doute rien n'est encore objectivement moins aisément
définissable que cette faculté psychique, siège actif des sentiments, des
impressions, des appréciations et du jugement, fonctionnellement reliée à
l'animation du vivant. Le latin conscientia, distinguait d'abord dans
l'antique creuset de l'élaboration des significations, la solidarité entre
plusieurs du seul fait d'être dans la confidence de certains faits (ce qui
met l'accent sur le partage, en
prolongement de l'inconscient collectif, de quelque cordon ombilical
organique avec “la voix intérieure” d'une
conscience cosmique), avant que la
locution ne fasse référence, comme moyen, à la personne
conscientisant en prenant connaissance de son altérité d'être, d'avoir et de
faire. Pour présupposé, un objet n'a pas conscience de son activité à
l'environnement (sinon dans le sens qu'en donne Jean CHaron).
Aussi, dans l'attente de meilleures définitions, abordons la conscience par
cela qui s'établit dans l'instance de la prise de connaissance d'être,
d'avoir et de faire au monde pour animer le vivant, c'est-à-dire englobant
affects et effects : ce que l'individu
retient de ce qu'il subit du monde et de son action au monde pour le guider
dans son libre mouvement. Comme siège
actif des sentiments, des impressions, des appréciations et du
jugement sur fonds du perçu et du conçu, de l'aperçu et de l'intérieurement
entendu, la conscience a donc essentiellement un effet vectoriel dans
l'animation du vivant. Cette disposition a l'avantage de tenir compte de ce
qu'une autoconscience, et par suite l'autoconnaissance,
sont une impossibilité logique. On ne peut se connaître qu'indirectement,
c'est-à-dire à passer par le semblable depuis un
parcours transitif, ou une relation
réflexive. À l'évoquer, nous disons que l'épée ne peut se couper, ni
savoir qu'elle coupe que par ce qu'elle coupe, tout comme l'œil ne peut se
voir, ni savoir qu'il voit que par le vu. La différence entre les
démarches scientifique et métascientifique est que pour parvenir à cette
dernière, il faut passer (transiter), de la conscience d'un état de chose, à
la conscience qui a conscience d'un état de chose. Dès lors, la
conscience de soi peut résulter d'un niveau surconscientiel, dans un
appréhendement autre que s'il advenait du retour sur soi de l'impression
qu'on se fait sur d'autres. Cette disposition est à nous permettre de
discriminer la pénétration introceptive surconscientielle, qui n'est plus
autoconnaissance, en cela qu'on entre ici dans le domaine de second niveau,
dit intensif, par lequel on pose la surconscience allant avec le
procès de qui surpense, depuis une position plus intérieure, le
penseur en train de penser. C'est surconscientiellement, par le cheminement
multi-ordinal du signifié introceptif investi comme moyen d'instrumentaliser
le parcours, qu'on peut avoir la clairvoyance d'une unicité existentielle
endocosmique, avant même d'en pouvoir faire l'expérience aperceptive, pour
peu qu'on tienne celle-ci pour être réalisable dans une disposition
apparentable à la connaissance du contenu de l'exocosme suite à ce
qu'on en perçoit. Le principe
d'information sous-jacent au processus de connaissance exige dans
notre continuum la dualité “sujet penseur / altérité donnée à penser”,
depuis l'interface “pensé /impensé”. Ce n'est qu'en référence au continuum
absolu, ou encore subabsolu, que, pour cause d'ubiquité spatiale et
temporelle, on peut tenir en une même deixis “à la fois le tireur, la cible,
et la flèche”. Peut-on alors à ce niveau évoquer une conscience similaire à
la nôtre ? De façon succincte, la
conscience concerne des états de
conscience s'échelonnant pour
l'humain entre l'inconscience qui est
conscience-non-consciente, et la conscience vigile qui est
conscience-consciente (Cf.
hypostase).
Comme cette conscience vigile croît, mais reste limitée à se trouver
relative, l'attention dépend de l'angle de concentration. Plus
cet angle est fermé, plus l'attention est grande, mais à réduire son champ,
et l'inverse. C'est dans ce sens que l'inconscience représente, depuis une
attention nulle (cas recherché avec l'hypnose), l'angle le plus ouvert sur
le contenu environnemental, et
consécutivement la réminiscence possible d'un bien plus grand nombre
d'événements qu'avec la conscience vigile.
![]()
continu versus discret. Notion
d'abord issue de réflexions sur
l'échelle des nombres en rapport aux grandeurs et aux quantités dans
la mesure du contenu cosmique. Une suite de plusieurs nombres entiers
forment une suite discrète d'entités séparées. Mais entre deux nombres qui
se suivent, s'intercale indéfiniment un nombre
illimité de termes dits rationnels,
fractionnaires et commensurables, tandis que le limité en nombre et en
grandeur dans chaque actualisation à une possibilité d'extension indéfinie.
D'ou l'idée d'une continuité incommensurable existentielle, puisque nombres
et grandeurs représentent une application au contenu cosmique. Nous avons la
notion du discontinu par l'expérience de ce qui est, a et fait de
façon individuée, atomisée en tant que des constitutions séparées,
distinctes mais substrativement semblables, ou apparentables. C'est
l'ensemble réputé par constitution indéfini à indéfiniment agrandissable en
possibilité de telles séparations relatives entre elles d'être, d'avoir et
de faire, qui a pour complémentaire une
nécessaire continuité en existence, puisque dès lors que l'on considère le
bornable, c'est par abstraction de ce dont le
complément est imbornable, en tant que
les deux aspects constituent les caractères opposés du même.
![]()
continuum. Du terme latin désignant le continu,
dans l'idée de ce qui constitue une seule pièce dont les aspects sont
indivisibles entre eux. Dans son acception contemporaine, un continuum
représente le milieu continu constituant le facteur relationnel définissant
les possibilités du rapport de discontinuité entre les parties contenues,
hétérogènes entre elles, mais formant ensemble unité homogène dans
l'interdépendance des quotités individuatrices. Depuis cette idée, on peut
apercevoir l'étendue étant consubstantielle de son contenu atomique. Ainsi
l'espace est de la même nature physique que son contenu matériel, quand
l'esprit, de nature spirituelle,
apparaît consubstantiel du temps, alors qu'on peut montrer semblable
dépendance entre la nature toute psychique du mixte spatio-temporel et le
mentalisé. En théorie, donc, autant de continuums[12]
dont la continuité est liée à la discontinuité du contenu individué de façon
discrète. De manière générale, nous pouvons avancer un continuum pour chaque
niveau contractuel de subsistence discrète,
puisque, par définition, il s'agit, dans
la théorie des ensembles, de la continuité covalente aux discontinuités
contenues. On use aujourd'hui dans ce sens du terme pas seulement pour
rendre compte de continuités concrètes telle que peut l'être par
exemple le continuum espace-temps, mais de plus pour des vues théoriques :
le continuum des méthodes inductives, celui des logiques non classiques… Ce
qui domine dans cette acception est qu'on ne peut considérer une partie en
soi — elle ne peut être ce qu'elle est
qu'en raison de ce qui est autre à l'intérieur d'un tout —,
en sorte que chaque ensemble formé des discontinuités discrètes, nécessite
sa complémentaire inconditionnelle contenant en contrepartie
l'unicitairement continu du même fondant la potentialité de la possibilité
d'extension indéfinie du discontinu.
![]()
contractualité :
spécificité du pouvoir dans l'action avec effet attendu reliant depuis tout
contrat, pouvant être tacite ou implicite, des parties douées de volonté
s'exprimant dans un dessein commun, donc à l'opposé de dépenses arrivant de
façon stochastique, sous forme de puissances réactives. Lorsque l'on
considère le relationnel entre agents dont les actions sont coordonnées en
vue d'effets attendus, l'instance contractuelle marque
l'investissement rapprochant ces contractants visant ensemble un but
commun. On conçoit par conséquent la suite instaurée entre :
1) l'instance contradictive faite d'objections, de contradictions, en
tant que moyens individualisateurs depuis des caractérisations ;
2) l'instance impliquant l'ensemble des contradicteurs, des
contradictoires et des contraires, établissant à un moment donné
le potentialisé à atteindre entre contractants, de récurrence en
récurrence au travers
des faits contractuels.
Disposition qui sustente le processus d'organisation fonctionnelle
depuis la concordance des moyens mis en œuvre. En sorte que l'on puisse
poser, par logique, les deux sens du mouvement de la pensée :
si condition d'éloignement, d'opposition, d'analyse, alors potentialité de
rapprochement et de synergie. Pour illustrer cette disposition, montrons ce
que voici : le processus
du mouvement sémanalytique des variables
sémiotiques, rend possible la sémasynthèse dès lors que la
contradistinction marque la relation d'opposition de laquelle ressort la
thèse par rapport à son antithétie formée de tout autre. Et ce sont ces
différences établies qui permettent des dispositions contractuelles, comme
mouvement sémasynthétique complémentaire visant la synthèse qui est à
surdéterminer le précédemment différencié depuis des singularisations. Le
concept de contractualisation fait toute la différence d'avec la position
philodoxique par laquelle on se suffit d'une opinion prise dans
l'alternative des aspects antithétiques qu'on a de notre expérience à la
réalité, sans souci de ce qui relie les oppositions, de généralisation en
généralisation, et de subsumption en subsumption. De façon la plus générale
qui puisse être, sera dit contratfactuel ce qui est de l'ordre du
fait sous contrat rendant dépendantes les parties à l'obtention d'un tout.
![]()
contuition :
conception ou représentation d'une chose obtenue indirectement depuis
ce qui est connu d'une autre chose.
![]()
corrélationnisme. O. Hamelin
(Essai sur les éléments principaux de la représentation), avait
abordé une façon de considérer le fond de la réalité, non pas en se basant
sur le jeu des substances, mais sur ce qui est tout à la fois contenu et
formes soumis ensemble au principe de relation. Toutefois c'est à Amor Ruibal
Angel (Los problemas
fundamentales de la filosofia y del dogma), qu'on doit l'idée du
corrélationnisme. Après avoir montré que les philosophies et les sciences
fondent la réalité de l'Univers sur les substances, chacun décrivant dès
lors des contenus se trouvant entre eux en contradiction catégorielle, lui
vint l'idée de rendre compte de la
formation des réalités depuis la primauté des relations sur les
substances. À partir de ce retournement à propos du réel, il fonde la
réalisation du contenu de l'Univers sur l'interrelation dynamique de
l'individué dont la réalité tient aux relations d'un substrat organisé, les
produits de sa propre activité participant de réalités superstratives,
contractuelles par l'intermédiaire des relations aux choses de son
altérité. Et c'est cet ensemble de relations entre individuations
d'être et d'avoir, contractuelles au
supertrat, qui constitue la constante tension cosmique formant
médiation entre l'existence personnalisée dans l'Absolu, indéfinie source
d'être en des strates déprimant l'originel, et l'existence impersonnalisable
dans l'Infinité sans attribution, source d'avoir augmentant par
complexification de strate en strate. Autrement dit, ce qui est ainsi formé
découle de la conjonction relationnelle dans les différences d'être et
d'avoir à l'altérité depuis substances
et essences données en partage. L'essence et la substance de la
goutte d'eau individuée par circonstance environnementale restent inchangées
en se trouvant inindividuées dans l'océan. En conséquence, la goutte d'eau
peut être ou n'être pas, et ainsi avoir ou ne pas avoir ce par quoi elle
a et est en telle actualisation de l'écoulement temporel et dans
telle étendue, quand l'eau ne cesse d'exister, qu'elle se trouve dans
la goutte ou dans l'océan. Il n'empêche que ce qui arrive depuis le mode
d'accident à l'environnement, et ce qui
se réalise de façon voulue, sont également individués en tant
qu'occasions dans un rapport de différence à ce qui est autre par relation
de l'individué entre un substrat semblable et un superstrat apparentable.
Ces choses acquièrent leur être des particularités relationnelles :
ce par quoi elles sont. Doit-on nier la réalité de la charpente d'une maison
n'existant pas pour l'insecte qui s'en nourrit et ne considérer
objectivement que sa forme en bois ?
Pour finir, nous avons encore à tenir pour complémentaire l'être qui est par
soi et qui est sans nécessité d'avoir pour être. Cela dans une
présupposition oppositive à ce qui a en soi sans nécessité d'être. C'est à
cette condition que, ontologiquement parlant, l'abaléité a bien pour autre
face l'aséité.
![]()
cosmogonie. Pour l'essentiel, la cosmogonie
concerne la représentation construite qu'on se fait de la réalité en reliant
des connaissances physiques du domaine de l'expérience, à des connaissances
métaphysiques du domaine de l'existence. Ces deux domaines sont
reliés de telle sorte que l'on considère
les objets physiques réagissant
entre eux en puissance, de façon sous-jacente à des pouvoirs d'action
distribués au travers la pyramide des êtres, que surdétermine la proactivité
d'une surnature divine. Aussi, quoique la cosmogonie s'appuie sur la
science, elle n'est pas fondée sur elle :
elle l'est sur une évidente existence première de l'être sur son fait. À
l'encontre des cosmologies physicalistes, une cosmogonie n'est
conséquemment exclusive ni de la physique du monde, ni de sa métaphysique.
La métaphysique fait qu'au domaine de l'être, l'existence est première — une
intemporelle existence, fondement des essences
d'êtres en devenir, ainsi que des
générations d'étants par scissiparité. La physique fait qu'au domaine
de l'avoir (les choses), le formé en substance auquel tient la notion de
lieu et d'étendue (espace) est
indéfiniment malléable depuis des transformations métamorphiques
produites réactivement sans nécessité de quid proprium. Afin de
bien comprendre ce qui différencie la
cosmologie de la cosmogonie, il
importe de ne pas faire l'amalgame et ainsi manquer de distinguer les
présupposés respectifs entre le principe de transformation et celui de
génération. Notons à ce propos que Plotin
(Ennéades II, IV, 6) pose le principe de conservation du transformé avant la
lettre. Pour lui, le principe de transformation implique que ce qu'on
considère dans l'antérieur soit différent de ce qu'on aperçoit avec
l'ultérieur, tel que le transformé ne saurait être anéanti, pas plus que
provenir du néant. Toute transformation ne s'opérant que d'un état
en un autre, ne peut concerner que cela.
D'où le principe de conservation du donné à transformation, sur
lequel il ne faut pas greffer aussi la possibilité génératrice.
Implicitement, le passage du néant au non-néantaire, ne peut se faire en
référence au principe de transformation. Aussi, depuis le principe de
transformation, nous ne saurions rendre compte que du passage du non être et
du non avoir, à ce qui a et est, et son corollaire allant avec
l'annihilation de ce qui déjà était et avait. Si l'on considère le
corruptible comme la décomposition s'appliquant au préalablement composé,
c'est à définir l'engendrement comme tenant à l'individuation advenant
depuis des essences et pour cause de
moyens allant avec sa substratisation procédant des transformations
métamorphiques. Le temps imparti à l'instance transformative de l'individué
est variable quant aux possibilités de se manifester (être et avoir dans un
rapport à l'altérité), tout en conservant
inchangée et en soi son identité
propre. Dans ce rapport des idées à
l'entendement, la méthodologie
synthétique permet de renouer avec l'antique recherche des concepts depuis
l'entendement spéculatif. Nous retrouvons alors de nouveau la
signification, un temps occultée, des rapports entre :
1) ousia ® essentia =
ce qui est individué par essence ; 2)
ousiôsis ® subsistentia
= ce qui n'est en aucun sujet ; 3)
hypostasis ®
substantia = l'acquis individué pour cause des substantialisations,
en tant que les substances de la
stratification individuelle sont également substratives pour l'alter
ego. On distingue ainsi ce qui arrive premier dans ce qui se trouve être
individué, relativement à une altérité d'être, par rapport à ce qui est
second, au sens d'être, comme pour
d'autres, dans l'individué. Bien que les langues naturelles se
prêtent peu au propos, nous pouvons malgré tout dire
que la course n'est pas courir, ni le
courant, course, et qu'il y a semblablement à distinguer en métaphysique le
fait d'être soi, le fait d'être quelque chose, et le fait d'être ici
ou là, à ce moment ou à cet autre. Par
la subsistance, le métamorphiquement formé subsiste ou perdure
sans changement seulement en l'absence d'interaction
environnementale. À l'encontre, avec la
subsistence, le devenant du fait d'un relationnel rendu
possible par le moyen d'une substantialisation
particulière, demeure permanent dans le changement
métamorphique (Cf. corrélationnisme).
![]()
de facto :
implique que la situation visée dans la phrase ou en pensée l'est de fait.
Si elle relève d'un droit, on dit qu'elle est de jure.
![]()
de jure :
implique que la situation visée dans la phrase ou le pensé l'est en droit.
Si elle relève d'un fait, on dit qu'elle est de facto.
![]()
déictique et deixis. Par déixique, on
entend ce qui délimite l'étendue et la durée de toute individuation (le fait
d'occuper tel moment du temps
temporalisé, en telle étendue d'un espace de relation).
Spécifiquement à l'instance performative du monde, la déixique a pour statut
privatif l'adéixique, et pour absence de lieu d'actualisation
performative l'indéixique (elle pose la potentialité relationnelle,
donc la possibilité d'actualisation). Cette disposition telle que
l'ensemblement de l'indéixique au déixique reste subsumable par le
statut unicitaire tenant à la notion
d'existence inlocalisable pour cause d'étendue non bornable (ce qui
existe hors instance spatio-temporelle de relation, donc ubiquitairement de
toute éternité dans l'infinité). Le monde a un
commencement dans le temps et une limite dans l'espace. Ce qui est
complémentaire en tant que source du monde n'a pas de commencement dans le
temps, ni de limite dans l'espace. La potentialisation d'être, d'avoir et de
faire en des agrégats indéfiniment agrandissables de choses bornables
réelles (réelles en tant que passant par une instance de réalisation),
participe d'une infinie et absolue existence non bornable. Comme l'état de
ce qui est dans le temps temporalisé est précédé d'un moment antérieur où
cela n'était intemporellement pas encore, une chose, et par suite la
multiplicité quasi indéfinie des choses possibles, ont une naissance, une
origine et conséquemment aussi une mort, une finalité; aspects prenant leur
source dans ce qui existe d'inconditionnellement unicitaire et de façon
nécessairement éternelle, à n'avoir ni commencement et ni fin. Donc, il peut
bien se faire que les choses
potentialisées au monde se réalisant, adviennent et disparaissent si
c'est selon des occasions à l'environnement. Mais il est inévitable qu'elles
soient depuis une existence sous-jacente sans commencement ni fin dès lors
qu'elles ne peuvent advenir du néant. C'est le même raisonnement qu'on tient
vis-à-vis de l'espace de relation des choses (le rapport spatial des choses
entre elles, et leur rapport à l'espace). Avec l'Infini, on ne se représente
pas une mesure de grandeur. Par suite, son concept doit être étranger au
maximalisable. C'est en rapport à
l'indéfinité qu'une chose de grandeur finie peut être virtuellement
indéfiniment agrandie et que plusieurs sont pour toujours complétables en
nombre. Espace et temporalité ne peuvent précéder la première chose au
monde. Il s'agit alors de déterminations allant avec la nature
relationnellement interdépendante des choses elles-mêmes, telles que durées
et grandeurs (ou distance dans l'espace et éloignement dans le temps du
rapport d'au moins deux choses ou êtres). Entre le continuum de la
multiplicité des choses sensibles et celui d'une unicité existentielle
intelligible, nous concevons des rapports de complémentarité. En sorte que
l'on doive encore concevoir le statut unicitaire co-existentiel aux deux qui
sont le reflet de l'un à l'autre. On distinguera la déixique
de la déictique, ce dernier terme servant à désigner les formants
susceptibles de significativement montrer la singularité d'une chose
advenant comme élément de sa deixis. On discriminera également ces
termes de la diénectique, terme formé sur la racine “dienec”
et qui exprime, dans le langage savant, ce qui est continu, ou continuel,
dans une opposition au discret, ou au discontinu.
![]()
déiesthésie :
mot formé sur base de l'esthésie qui représente le domaine de la
sensibilité. L'opposé est consacré par l'usage avec anesthésie,
depuis un préfixe inapproprié puisque le terme fait référence à une
privation, quand il s'agit seulement d'une opposition aux perceptions d'un
environnement phénoménologique, en tant qu'état d'insensibilité. Le terme
déiesthésie sert à désigner la
“sensibilité” au domaine parallèlement aphénoménique, comme
sensibilité particulière à l'aperception
d'une nature naturante, aperçue par l'intermédiaire des essences dans
l'être qui surdéterminent la nature
naturée perçue, elle, par l'intermédiaire des substances
au travers des propriétés d'objet. C'est
dans ce sens que la déiesthésie se définit comme sensibilité
au divin.
![]()
déitique :
caractère faisant référence à la transcendante surnature du déifié ou
bien à celle des déités elles-mêmes. Mais en tant que c'est en raison
des déités que se pose le déifié, la surnature du déitique relève d'une
supra-sistence intemporellement originelle aux réalités divines qui sont
ex-sistées aux mondes réalisés depuis un statut de perfection par
constitution propre, en opposition de complémentation contractuelle de ceux
qui sont perfectionnés par épuisement des potentialités de perfectionnement.
![]()
déréliction :
latin derelictio, action de délaisser, se dit en référence au
sentiment d'abandon et de solitude de l'être jeté dans le monde étant séparé
(Heidegger) ou délaissé par
les dieux. Les néologismes réliction
et rélictance peuvent exprimer l'attitude consistant à se
sentir à l'encontre accompagné, dans l'amitié du monde et du divin, quand le
rélicteur désigne l'agent ou celui qui aide à relier, dans le souci
de l'encore séparé, tout le temps nécessaire aux transformations par
lesquelles le monde ne devient qu'au travers des relations reliant
l'individué à son altérité en raison du divin. Car, bien que cette
disposition lexicale va à l'encontre du latin relictio, action de
laisser (et non plus de délaisser) et relictor, désignant celui qui
laisse, qui n'aide pas, qui n'a d'égard pour rien, les termes ainsi formés
paraissent plus proches de l'idée de relier, par différence à l'idée
de lier (attacher). Rapprochons la déréliction de l'acédie. Du
grec classique a-kèdia, il s'agit d'une atonie de l'âme, dont le
vague à l'âme et l'abattement sont les prémices. Cette torpeur spirituelle
allant avec une perte du sens de la vie, ou une lassitude éprouvée à la
suite d'adversités, fait que la personne qui en est spirituellement frappée
devient dès lors négligeante de tout par
suite de son sentiment de n'être plus aimée et de ne servir à rien.
![]()
determinum. Mot formé covalent d'une part au
preferendum (le preferendum en tant qu'investissement
du vouloir), et d'autre part au referendum (le referendum
comme investissement modal de la fonction qualificative du savoir en vue
d'un savoir-faire). Le determinum représente l'investissement du
pouvoir agir dans la suite :
[déterminants ® modalités
déterminatrices (les déterminations) ®
déterminés], comme produit ressortant de tout agent coordonnant des
organisations spirituelle, mentale et corporelle, depuis la fonction
assortissant un [vouloir • savoir • pouvoir] particulier (individué). Dans
cette disposition, le preferendum est fondé sur
une organisation tangible, l'esprit, en
tant que sensible à des suggests valoriels, comme le referendum
l'est de manière semblablement tangible
sur la sensibilité des mentalités à des concepts qualificationnels,
quand le determinum l'est semblablement sur une organisation
somatique sensible aux percepts propriatifs. Processus par lequel les
affects valoriels des suggests d'esprit, investis dans le discernement des
valeurs à permettre le travail du classement préférentiel comme formation
des choix personnels, aboutissent à la structure d'un preferendum
assurant le rôle vectorialisateur du travail mental qualifié visant
contractuellement des conceptions propres à assurer la formation d'un
referendum — ce referendum
étant source de qualification en vue du determinum, cela par quoi le
travail de détermination somatisé des propriétés du milieu sont à servir la
participation réalisatrice personnelle au monde des personnes. Dans cette
disposition, les suggests représentent les affects de l'esprit sur le
mental, rôle tenu par les percepts vis-à-vis des affects corporels en
raison du mental, quand les concepts tiennent un rôle semblable en ce
qui est de l'intellection, en raison de son interface entre corps et esprit.
![]()
dictamen : du
latin signifiant dicter, le terme désigne l'impulsion endogène responsable
d'un pouvoir exogène. De façon générale, on infère par là une motilité due à
quelque pouvoir interne, dont le
conditionnement ne doit rien aux puissances sollicitant des réactions
vues en tant que réponse à la dynamique hétérogène du milieu extérieur.
![]()
diénectique :
La racine “dienec” exprime dans le langage savant ce qui est continu,
ou continuel, par opposition à ce qui est discret ou discontinu. Ainsi est
le continuum d'infinité et d'absoluité existentielle,
par rapport à celui des individuations relatives et discontinues
s'étendant en temps et en espace.
![]()
Dieu : peut
être regardé comme l'ultime aboutissement des interrogations personnelles
commençant empiriquement par quoi
(du monde), se poursuivant sur les questions de savoir physiquement
comment et métaphysiquement
pourquoi (le monde), pour
finir sur la reconnaissance de qui
est responsable de son existence. En ce
sens, l'examen physique du monde sensible n'a qu'une fin :
l'interrogation métaphysique
complémentaire permettant l'épanouissement de la personne au monde
des personnes (on distingue avec le
concept de personne autre chose que ce qui définit l'individu)
s'échelonnant de façon hiérarchisée jusqu'à la première :
Dieu. Par rapport à Dieu qui est en relation suprapersonnelle au monde, la
Déité est certainement transcendante à l'effectuation cosmique,
autant qu'au principe de personnalisation, en tant qu'elle existe non
seulement en soi ainsi que Dieu, mais de
plus sans relation au monde (le monde formé d'une multiplicité
séparative d'individuations associables, quand ce qui est divin est
unicitaire, même à pouvoir apparaître sous une infinité d'aspects
consubstantiels). Juger de la surnature du divin depuis l'examen de la
nature du monde peut être digne de
confiance seulement en référence de la relativité intermédiaire du
propos, c'est-à-dire depuis les aberrations du perspectivisme induites pour
cause d'inférences locales qu'il s'agit d'étendre à partout et pour
toujours. Á l'encontre de la science du monde, l'expérience indirecte du
divin depuis des affects spirituels, étant personnelle et endocosmique
(aperceptive) est quasi indicible, au moins dans l'état des langues
actuelles. Cela dit à ne pas passer pour
l'idiot du village des scientifiques dès lors qu'on entreprend une
investigation métempirique. Car, puisqu'elle s'effectue à l'opposé du
senti environnemental, elle est conséquemment complémentaire des
investigations empiriques, et sa véridiction métalogique ne peut que
rester distincte de la logique instrumentale servant à exploiter l'exocosme.
Plus encore inaccessible à l'intellection est le domaine
de la Déité existant, non
seulement par-delà l'ensemble des destinées
individuelles, mais de plus à
surdéterminer celles de l'ensemblement des collectivités synergiques
formant l'Univers des univers. Quoiqu'il puisse y avoir autant de
spéculations à propos de Dieu qu'il y a de personnes, nous pouvons en
définir la charge sémantique depuis des éléments conceptuels les plus
consensuels. Par exemple, que Dieu est à l'origine du monde et, depuis cette
origine, le soutien de ses états performatifs, ainsi que la destination du
devenir personnalisé de tout être passant par l'expérience de l'existence.
Comme il y a dignité de traiter la personne en tant que fin et non comme
moyen, le concept de relation supérieure de l'être personnel à Dieu ne se
suffit pas de la subordination de l'univers des personnes aux fins d'une
suprême réalité superstratique donnée comme évolutive avec l'Être Suprême.
Tout au cours des temps de l'instance performative de l'Univers,
probablement rien ne restera plus
secret, plus endocosmique, qu'une relation d'être au divin. C'est
encore un consensus de reconnaître indirectement la présence du divin dans
l'Univers par un effet, celui de rapprocher, d'unir, d'allier, d'associer et
donc de progresser dans la réalisation du potentialisé, puisque rien ne se
réalise sans complexification relationnelle du sein de chaque état advenu.
Effet divin consistant à relier tout
séparé, bien éloigné de l'activisme prosélyte des autorités
religieuses qui sont institutionnalisées
depuis des dogmes (qu'est-ce qu'un dogme, sinon une doctrine
présentée d'autorité), ainsi que des esprits de chapelle visant
l'enfermement des consciences à propos du divin. Errements du fait religieux ?
Possible, tant, d'évidence, son effet reste de diviser. Notons que le monde
divinisé concerne un plan des réalités mixtes suprapersonnelles reliant
l'unicité de Dieu et l'univers des
multiples séparations entre les êtres, les choses et les actions. Ce
qu'on déclare voie spirituelle conduisant depuis notre présente strate de
réalité au perfectionné par épuisement des potentialités de progresser, peut
s'appliquer à la liberté cocréative de la personne depuis son libre-arbitre
actoriel investi en vue d'indépassables
productions esthétiques, éthiques et aléthiques. Mais comme pour
toute mixité, il y a relativité des appréhendements localisés dans les
coordonnées du beau, du bien et du vrai. Des décentrements opérés en pensée,
chaque fois incomplets, sont dès lors à poursuivre, en rapport avec des
degrés d'objectivation, de subjectivation
et de suggestivation, tant nos appréhendements
intellectifs rendant compte des positions relatives que nous tenons au
sein des réalités ne peuvent qu'être infiniment éloignés des raisons de
l'Univers. C'est ainsi que dans l'Antiquité l'humain pouvait être vu comme
le médium à manifester les émanations d'esprits divins ;
qu'au Moyen Âge, c'est par grâce que la créature de Dieu était élevée à la
dignité d'être divinisée et non en raison de ses d'œuvres ;
et que, pour des contemporains, c'est seulement l'ouvrage collectif
qui est perçu comme susceptible de
participer du finalisé. Mais
l'ensemblement de toutes les raisons possibles, fut-il poursuivi
indéfiniment, ne représentera jamais ce qui surdétermine, dans
l'absoluité divine, la raison de l'Univers à ne pouvoir passer que par des
significations. Par analogie, c'est exactement comme le fait d'ajouter
indéfiniment au nombré ne peut faire qu'on touche à l'Infini, puisque cette
infinité-là est, sauf corruption logique des sémanticités, ce auquel y
ajoutant ou retirant, et cela quelque puisse être l'immensité finie (bornée)
de ce qu'on ajoute ou qu'on retire, ne change pas le contenu.
![]()
différence :
constat du mesuré, résultat d'une opération, etc., différenciant le même du
non même, dans le sens par lequel une différence peut être d'espèce
quantitative, propriative, qualitative, ou
valorielle. Une différentiation
vise plus particulièrement les caractères, ou traits singuliers, qui
sont à servir le processus d'individuation par le principe duquel s'opère le
passage de l'homogène à l'hétérogène. Depuis les aspects différentiels
dans le champs de la varia,
une différence ontologique sépare l'être de son espèce d'étants et
ses genres, quand l'individu tient son origine constitutive du phylum commun
à l'espèce, mais pas ce qui le différencie. Ce qui l'identifie comme être
est sa place individuée dans une hiérarchie
des essences et les limites de son
acquisition en des traits individualisateurs, son vécu. La
différance (J. Derrida)
marque l'action de produire une dissemblance, un écart, une particularité.
Le mot conjoint les deux sens du latin differe (remettre à plus
tard), et avoir des différences, qui ne sont pas nécessairement la source de
différends (conflits et désaccords). Dans cette économie de soi
depuis des moyens qu'on a à soi, il faudrait encore distinguer la
différentiation de l'acte de différer une telle production de
traits individualisateurs dans la soumission à des occasions. En analogie de
l'inné et de l'acquis, on peut dire que la dissimilarité est, pour le
généré, la source de différenciation
depuis des singularisations d'être fondées sur des essences. Elle est
pendante aux acquisitions par la substance des particularités
différenciatrices tenant au principe de transformation. On aperçoit cette
discrimination de sens chez Plotin
tenant, ainsi que dans un miroir, les progressions métamorphiques du cosmos
pour cause de concrétion en substance, symétriquement à la dissémination
progressive des essences d'être dans le multiple depuis l'Un originel.
Autour cette disposition, voir encore :
solipsité.
![]()
dilemmique :
avec la forme du syllogisme disjonctif, en l'absence d'une troisième
hypothèse, on trouve un cas qui diffère de celui du procès de la raison
menant à une conclusion, en sorte que l'alternative
indépartageable ait pour conséquence logique de rompre la possibilité
de choisir en connaissance de cause.
![]()
distributivité :
concerne la répartition opérée dans les parties de ce qui appartient au
tout. Ce qui est au tout, on le retrouve, depuis des relations distributives
et répartitives, dans les parties individuées de
l'ensemble des strates stratifiant
l'organisation réalisatrice de la nature :
attributs, caractères, biens, énergies, pouvoirs d'être et puissances
des choses. En sorte que la dissémination depuis l'Un des essences
d'être dans la substance du monde, fait qu'à l'origine de l'instance de
réalisation métamorphique de l'Univers, rien n'est
réalisé et tout potentialisé, quand au
terme de l'épuisement des potentialités finalisant la réalisation,
rien ne se trouve plus à l'état de potentialisation, tout est distribué.
![]()
divino-humanité,
ou théandrie. Concept reposant sur ce que voici. Comme être en
devenir dans la possibilité de n'être pas moyen mais fin, la personne
humaine hérite par sa substance d'inférences conditionnatrices, base de son
incarnation, fondées sur l'effectué, et par son essence, d'un crédit au
présent de son investissement sur
l'avenir. Ce complément transcrivant au futur la symétrie de l'hérité
du passé , s'aperçoit ainsi qu'un
pré-inconditionnement reposant sur
l'inconditionnalité divine, depuis la faculté de libre-arbitre. La personne
est en cela médiatrice. Elle l'est au travers d'une liberté se
surimposant à la nature naturée naturante des êtres susceptibles de décider,
au niveau de leurs libres mouvements dans le choix des modalités
qualificatives de la détermination des choses. Ce qui suppose qu'à côté des
aspects inconditionnels de son actorialité au monde et ceux conditionnant le
cours du monde lui-même, la personne est détentrice, de droit et de fait,
d'une volonté souveraine pour décider de sa propre détermination. Il s'agit
là d'autre chose que le rôle d'interpréter au mieux de sa personnalisation,
dans les coordonnées du bien, du vrai et du beau, la pièce préalablement
écrite pour l'instance de ce qui se joue sur les chapiteaux du théâtre de
l'Univers, et qui se surimpose au travail réalisateur advenant des dépenses
fonctionnellement reliées d'un corps, d'un mental et d'un esprit. Cf.
Vladimir Soloviev.
![]()
divisibilité :
caractère propre au substrat et à son abstraction mathématique, quand
l'individué, depuis toute formation substrative composée de ce qui sustente
l'individuation, n'est à l'encontre pas divisible, sinon à aliéner sa
réalité individuée. On distingue la divisibilité mathématique (grandeurs et
quantités) qui est sans limites, de la divisibilité du réalisé entre omicron
(la dernière strate d'organisation actualisée au microcosme n'ayant pas de
substrat composé) et omégon (l'ultime
stratification actualisée n'ayant aucun superstrat au macrocosme). En
référence à la logique des classes dans la théorie des ensembles, les
individuations métamorphiques peuvent
être également distribuées (“divisées”) entre genres, espèces,
familles, etc., et cela indéfiniment, depuis des différences
constatées, ou bien conçues, mais à la
condition qu'un même individu ne soit pas classé comme appartenant à
la fois à plusieurs catégories (Cf. omégon, omicron).
![]()
doxa
versus épistème. La doxa forme l'ensemble des opinions
(indifféremment celles qui sont accréditées par le raisonnement personnel,
et celles qui recourent à l'adoption des jugements collectifs faisant
autorité). Ces opinions sont tenues comme autant d'évidences propres à une
culture particulière. La doxographie représente l'assemblage raisonné
des croyances et des savoirs engendrant l'opinion. Est en effet de l'ordre
de la doxique toute opinion considérée dans le sens pragmatique des
incidences de la volonté, par rapport au domaine épistémique assortissant un
ensemble de concepts ressortant de l'expérience du perçu extraceptif et de
l'aperçu introceptif. On distingue par là entre doxa et épistème,
ou entre l'épistémologie comme discipline traitant du savoir depuis
le principe de véridiction (vérité, authenticité, véracité), et la
doxologie en traitant depuis le principe d'opinion. À l'obtention de
l'opinion, le doute peut être sceptique (suspension du
jugement au profit du dogme, c'est-à-dire par adoption de l'attitude
zététique qui consiste au renoncement à chercher par soi-même) ;
il peut être modéré, ou humien (garantie du savoir fondée sur
la certitude des inférences de la raison, n'acceptant plus l'autorité des
institutions religieuses se fondant sur des mythes et des constructions
scolastiques) ;
il peut encore être méthodique (en subordonnant les opinions à
la recherche poursuivie de la vérité, les tenant pour provisoires tout au
long de l'aventure consistant à apprendre depuis
la formation progressive d'une
consistance intellectuelle à propos de la nature du monde). À ce
schéma peut encore être ajouté le doute freudien particulier à la
psychologie. Il concerne en psychanalyse l'aspect obsessionnel des
incertitudes à propos de soi, de la vie et
de la survie, entraînant la peur
d'entreprendre par soi-même. On explique ce défaut d'autonomie individuelle,
comme étant induit par le rapport au père
psychologiquement mal vécu, succédant à
une séparation affective
déficiente d'avec la mère. D'une manière générale, l'opinion use de règles
et de principes. Principe d'exclusion répondant à la règle du tiers
exclu ;
principe de complémentation répondant aux règles de la sémasynthèse
soumises au tiers inclus ;
principe d'analogie, de la procédure algorithmique des
différents cas aspectés ; principe
d'échelonnage depuis des règles
d'importance (classement hiérarchique des événements, des choses et des
êtres); et encore le principe de pertinence, ainsi que celui
d'opportunité. Par ailleurs, on use
de différentes sortes de propositions :
l'apophantique, du grec apophantikos, désignant cela
qui fait apparaître, et qui distingue les
formes affirmative ou négative, nécessaire et contingente (exemple :
la déclaration «l'Univers est immense» est apophantique en faisant
apparaître l'image d'une immensité au
contenu de l'Univers) ;
l'assertorique (latin assertio :
action d'affirmer) est une
proposition communiquant de fait une conclusion d'expérience et
pouvant être plus ou moins possible ou contingente ;
l'apodictique (grec apodeiktikos :
qui prouve) est la proposition avancée pour être nécessairement vraie par
logique. On en use depuis l'induction ou la déduction dans la démonstration,
mais pas comme preuve d'expérience. Ces propositions conduisent à plusieurs
formes dans l'expression. Il peut s'agir de l'axiome (grec axiôma :
ce qui paraît valoriellement juste) :
proposition indémontrée tenue pour vraie par
évidence du travail de la seule raison.
Exemple :
le tout est plus contenant que la
partie. Où du postulat (latin postulare :
demander) :
proposition intermédiaire dans le raisonnement qu'on demande d'admettre sans
démonstration à permettre la suite du communiqué. Et encore de théorèmes :
(pas de singulier) ce qui découle d'un axiome ou d'un postulat. Les
prémisses au sujet traité depuis la suite :
prémisses [majeure * mineure] suivies de la conclusion, ou
la conséquence. La théorie :
assemblage mental abstrait s'appliquant à l'examen de l'expérience du
monde (champ de l'apostériorique), ainsi que la théorétie: assemblage
mental, également abstrait, mais concernant ce qui ne peut être par nature
fondé sur l'expérience, ou qui antécède cette possibilité ultérieure (champ
de l'apriorique). Le projet :
construction mentale en tant qu'assemblage des éléments d'action
susceptibles de conduire à une réalisation. La dénotation :
concept, en référence objective, attaché à la totalité des éléments inclus
dans le mentalement assemblé. Pour exemple, ce peut être un caractère
appliqué à cela dont on parle. La connotation :
concept, en référence subjective, attaché à des éléments particuliers
participant de l'extériorité. Exemple :
chaque humain partage avec les animaux son organisation somatique, et avec
le divin, son libre arbitre relevant de sa personnalité. L'univoque :
à nommer qu'une seule chose de manière déterminée est à l'opposé de ce qui
est équivoque (ambiguïté) :
plusieurs sens pouvant convenir dans le contexte du dit. L'analogique :
comme si…, pour évoquer un cas d'espèce apparentable. Toutes ces
dispositions ont évidemment une importante conséquence pour le raisonnement.
Elle est que dans la disposition
épistémique établie selon des conditions, on articule une relation
temporelle, ou spatiale depuis la forme :
si [… (protase) …], alors [… (apodose) …]. Or on doit tenir
une telle disposition pour incomplète étant prise en elle-même (Cf.
asorité). En sorte qu'il faut, en
situation, la considérer liée à sa complémentaire ensembliste
contenant ce qui existe d'inactualisable, c'est-à-dire ce
qui existe tout autant, mais en étant
intemporalisable et non spatialisable. En pratique, il s'agit du
formalisme inversant comme dans un miroir celui de la proposition.
Syllogisme : discours dans lequel
certaines choses étant posées, quelque chose d'autre apparaît à la raison.
Dans sa forme didactique, il s'agit de trois termes posés entre eux dans un
rapport tel que le mineur soit contenu dans le moyen et le moyen contenu
dans le majeur. Exemple : si l'oiseau
n'est pas mammifère (B\C), et si le rossignol est un oiseau (AÎB),
alors le rossignol n'est pas un mammifère (C®A\C).
Dichotomie :
opération mentale consistant à
discriminer les contradictoires contenues dans un concept, donc
découvrir et faire apparaître ce qui appartient au tiers exclu. Plus
particulièrement, il s'agit de faire référence à l'argument de Zénon disant
que le vide ne pouvant exister, toute
individuation est séparée d'une autre par une indéfinité potentielle
dans le genre. Appliquée aux idées abstraites, une classification, ou
division, est dite dichotomique dès lors que tout caractère distingué dans
l'une des deux parties est absent de l'autre, et tel que la division, ou
classification, ne laisse aucun résidu à l'extérieur. Cf.
axiologique et axiogénie.
![]()
dyade et dualisme :
est dyadique l'aspect binaire consistant en l'ensemblement de deux
sens complémentairement inséparables (fini /infini, relatif /absolu, droite
/gauche, masculin /féminin, bien /mal). La particularité du domaine
d'application logique est que la déclaration en existence d'un aspect
implique celle de l'aspect complémentaire. Dans un rapport répondant à
l'aléthique du nécessaire (relatif /absolu), il est évident que la
considération est étrangère au processus d'actualisation et que les deux
aspects du même ne sont pas alternatifs. Par contre, dès lors que les deux
termes sont soumis à l'aléthique de possibilité, nous pouvons considérer que
quelque chose s'actualise dans l'un ou l'autre des aspects complémentaires
et en opposition, en raison de deixis particulières susceptibles de rapports
environnementaux (exemple : droite
/gauche). Il faut comprendre ici que les deux cas sont également
existentiels, mais que l'un étant actualisé, l'autre ne peut l'être dans la
même deixis. Ce distinguo est ignoré du monisme, en tant que depuis
cette doctrine répondant à des concepts réducteurs, on fait l'amalgame
entre l'existence indépendante du principe d'actualisation et ce qui
est actualisable depuis des manifestations (être, avoir et faire). En sorte
que son adhésion s'oppose à la théorie, dite dualiste, d'une
diversification contractuelle,
potentiellement indéfinie, des fondements
de la réalité. C'est ainsi que pour le monisme physicaliste, la
tangibilité du monde se réduit aux propriétés physiques. Les effets
qualificateurs du domaine de la psyché, ainsi que vertuels du domaine de la
spiritualité tombent dès lors sous le sens des aspects épiphénoméniques de
la matérialité du monde. Le physicalisme est ainsi la doctrine de la
réduction du tangible au substrat physique depuis des présupposés qui sont,
dans son explication pour rendre compte du monde, tout à la fois
autogénérateurs et autotransformatifs (la transposition moderne de l'antique
concept de génération spontanée). Il s'agit d'une attitude épistémique
analogiquement géocentrique. Car, même si cette doctrine ne réduit pas le
principe d'évolution du réalisé, selon le physicalisme, on n'en refuse pas
moins le droit à une réalité tangible — la
réalité en tant qu'effectuée —
à ce qui dépasse le simple usage des matériaux environnementaux servant la
strate des réalités tenant à la nature humaine. L'impasse est ainsi faite
sur ce qui fonde le concept de superstrat d'une manière pourtant inséparable
de la substratisation complexificatrice du monde avérée d'expérience. Avec
la confiance doctrinale dans la phénoménologie pour rendre compte du réel,
c'est à peu près comme vouloir affirmer que seul le côté face d'une pièce de
monnaie existe si c'est cette face là qui se présente aux sens. D'où
l'échappatoire d'une logique sclérosée tentant d'expliquer les progressions
constantes de la nature sans quid-proprium, d'une manière aveugle et
indépendamment de tout but, depuis la possibilité statistique de faire
émerger le nouveau sur base des agitations d'un milieu hétérogène, tout en
maintenant le concept de dégradation entropique irréversible. À noter que le
monisme des mystiques conduit à une
semblable exclusion depuis la doctrine
rendant compte de la réalité du monde
tenant à la seule volonté divine. Depuis cette disposition, rien du monde ne
peut se concevoir comme relevant du fortuit, ni même advenir comme
détermination interne au monde tenant l'effet produit à sa cause
réalisatrice entre le voulu et l'attendu. En sorte qu'on regarde ici la
nature comme étant créée de toutes
pièces, exactement dans une abstraction à l'opposé du monisme
physicaliste, sans tenir compte qu'il est toujours possible d'introduire
volontairement des moyens stochastiques
de réalisation. Au reste, sans ceux-ci, pas de réalisations
progressives tenant à des occasions.
![]()
dyarchique :
double gouvernement. En référence à l'image que «tout du monde comporte deux
anses», en entend par ce terme depuis l'Antiquité que le gouvernement de
quelque chose comme de quelqu'un n'est jamais unilatéral, absolu. S'il
participe toujours d'un aspect visible, palpable, aussi d'un égal aspect à
l'encontre invisible, c'est-à-dire relevant d'un agent tout aussi réel, mais
caché aux sens, occulte. De cela on conçoit que, spécifiquement à notre
continuum des relativités, tout gouvernement comporte une face visible et
une autre cachée, en sorte que les choses sont régies en
partie depuis leur exocosme, et en
contrepartie depuis leur endocosme.
![]()
dynamogénie :
en cosmogonie, la dynamogénèse rend compte de la naissance, de la formation
et des productions spécifiques de l'instance de réalisation performative
dans le cosmos depuis une énergie primordialement ternaire, en tant que
passage de l'état latent, ou potentiel, en un état intermédiaire
métamorphiquement actualisé, suivi d'un processus épuisant les potentialités
de devenir, d'acquérir et de faire, en
sorte que toute chose potentialisée se réalise. Dans le principe de
conservation généralisé appliqué au concept de ternalité à la base des
constitutions métamorphiques dans la formation du contenu de l'Univers,
l'énergie physique est réversible, depuis des conditions, avec les
constitutions matérielles en répondant aux lois de l'entropie, tandis que
l'énergie psychique l'est conditionnellement avec les mentalités qui sont
mortelles, et l'énergie spirituelle, de
même avec les esprits, qui sont alors comme s'ils n'avaient jamais
existé (en référence à l'ex-sisté dans le monde depuis la source
absolue d'existence unicitaire). Particulièrement à
ces trois domaines contractuels,
l'énergie s'exprime encore au travers ce qui tend à modifier les
différents états réalisés des constitutions métamorphiques. C'est à
concevoir qu'en raison du principe de conservation il n'y a pas génération
de forces matérielles, d'efforts intellectuels et de luttes spirituelles. On
appelle effort toute cause capable de modifier l'état de repos
psychique relatif, la motilité d'une mentalité. De même des luttes
inertielles et oppositives dans le domaine spirituel des esprits ne doivent
pas plus être considérées advenir par génération spontanée, que les
forces modifiant des rapports physiques entre les corps matériels.
Autrement dit, pour présupposé, pas de qualification sans effort mental au
travers un travail considérant la dépense en énergie psychique et pas de
vertu sans lutte spirituelle exprimée
dans un rapport semblable. Des
expressions langagières montrent qu'on a déjà l'intuition d'une
énergie mentale sous-jacente aux efforts d'intellection et au pouvoir d'agir
sur la nature malléable des choses, ainsi que la prescience
d'une énergie de l'esprit constituant
l'élément original de notre
volonté accompagnant des délibérations allant avec l'investissement
du voulu dans notre activité qualificative. Forces, efforts et luttes
représentent des capacités de modifier les états de détermination
des agents spécifiques des trois domaines
contractuels de réalisation progressive depuis des occasions.
Leurs compositions peuvent s'annuler, autant que s'additionner dans
les effets, mais ne peuvent être
considérées indépendamment d'agents porteurs d'énergies potentielles
et inertielles spécifiques des domaines
de la transformation
métamorphique sur les plans contractuels physique, psychique et
spirituel de réalisation. Pour conclure, la dynamique instaure la puissance
d'un travail proportionnellement à la quantité d'énergie qu'on y trouve
convertie. Pour un agent quelconque vu
comme système conservatif et transformateur, la somme des travaux
possibles résulte de son énergie
potentielle (facteur interne de
pouvoir), cumulée à l'actualisation de son énergie cinétique (facteur
externe de puissance).
![]()
dysphorie :
Caractère de ce qui trouble et angoisse ;
sens opposé à celui d'euphorie. Euphorie et dysphorie peuvent être à
l'animique ce que sont au somatique la douleur et le plaisir, c'est-à-dire
ainsi qu'une fonction adjuvante.
![]()
eccéité :
(latin ecceitas, voici, voilà) :
terme qui désigne ce qui fait qu'un être se distingue de tout autre comme
présence particulière, relativement à un moment et en un certain lieu. Par
conséquent, marque le rapport d'être à sa deixis. Tandis que l'haeccéité
distingue, plus particulièrement, la faculté d'exister étant individué selon
des caractères propres. Relativement à ces dispositions, voir aussi
aséité, héraclitéisme et ontologie.
![]()
éclectisme :
le terme, en venant du mot grec faisant référence à la
liberté de choisir, désigne en
philosophie la libre composition
synergique des représentations mentales appuyant des conceptions
novatrices sur des formants qui consistent à concilier le meilleur des
différents systèmes d'opinion qui sont en eux-mêmes sclérosés, trop étroits
et exclusifs pour s'ouvrir à ce qui en diffère de figé, pour cause de
clôture doctrinale tenant aux idées reçues.
![]()
ectypal : dans
le sens qu'en donne Berkeley,
représente le résultat des activités réflective, réflexive, et réfléchie,
convertissant des existants archétypaux en des types spécifiques de
la transformation métamorphique dans l'encours performatif de l'univers.
Donc les choses individuées caractérisées par l'impermanence d'une instance
contingente du devenir, associant la condition d'être aux conditions
de non-être, et d'acquérir entre avoir
et non-avoir, dans la relativisation du faire. Cette activité
réflective, réflexive et réfléchie trouve sa réminiscence chez l'humain avec
la faculté, accompagnée de volition, de projeter et d'imaginer. Tandis que
son produit représente le contenu métamorphique de l'encours réalisateur
antécédant l'accompli. Voir aussi archétypal et asorite.
![]()
éduction :
du latin signifiant l'action de conduire hors. En logique,
inférence immédiate. En science,
référence au concept péripatéticien de cause efficiente, vu en
opposition ou à compléter celui tenant à la cause physiquement identifiée.
![]()
efférent /afférent.
Pour l'afférent, action centripète de transmission
(de l'extérieur vers l'intérieur) et plus particulièrement ce qui fait
référence au propos soulevé dans le texte par l'expression évoquant
ce qui conduit à celà que l'on considère
en pensée. Action centrifuge pour l'efférent (du centre vers la
périphérie), ou ce qui porte hors le considéré dans l'idée.
![]()
égomisme :
désigne l'égoïsme collectif. En pratique, il s'agit de la sublimation de
l'égocentricité du moi sous forme d'un altruisme limité à la prospérité
d'une communauté d'appartenance, au détriment de l'épanouissement collatéral
ou apparenté à d'autres groupements. Cela va de soi, il s'agit de l'artifice
par lequel on déplace des pulsions narcissiques irrésolues sur les
collectivités auxquelles on s'identifie depuis des stéréotypes :
la supériorité d'être américain,
catholique, de droite ou de gauche, d'appartenir à tel milieu social…
Depuis semblable identification du moi
projetée sur une collectivité mobilisée autour d'une idéologie
particulière, l'individu peut aller
jusqu'au sacrifice, dans une solidarité des membres autour d'une idée
et la volonté de nuire à ce qui, croissant de façon parallèle étant
différent, ne profite pas au groupe d'appartenance.
![]()
eidétique
(du grec :
forme, essence). À l'origine de l'usage du terme, une disposition à
voir dans l'imaginaire en projetant l'imaginé sans nécessité de s'appuyer
sur le réel. De manière dérivée, aussi, avec E. Husserl,
ce qui concerne l'essence des choses, en opposition à
leur représentation depuis l'expérience.
Son objet est l'eidos :
l'ensemblement des représentations mentales. Comme discipline, l'eidétique
concerne l'étude de la faculté de représentation du réel
en raison de deux moyens complémentaires.
D'une part des abstractions sémanalytiques qui sont à rendre
compte de l'épistémiquement formé depuis
l'analyse faite en considération de la substantialisation de
l'individué au monde et arrivant de la complexification
des substrats. Ce sera par exemple la représentation du cheval et
consécutivement celle des chevaux depuis l'expérience. D'autre part, depuis
une sémasynthèse se fondant sur des essences. En l'occurrence, il
s'agira d'une représentation de la cabaléité, distincte de celle du cheval.
Pour une meilleure compréhension de cette disposition visant à se
représenter différemment la réalité par l'essence et par la substance,
invoquons le rapport analogique du concept des archétypes dans leur
rapport aux types. Un exemple pour éclairer immédiatement le propos :
le concept géométrique de triangle paraît
advenir du rapprochement entre, d'une part, des déductions qui
proviennent de la sensibilité confrontée à des corps (des types) nous
renseignant sur des formes substantialisées, et, d'autre part, des
inductions intuitives à propos de l'essentialité d'un morphisme particulier
aux triangles (leur archétypalité), inductions qui seules sont à permettre
le travail d'intellection dans le sens des
subsumptions. En cette disposition
advenant au niveau du mésocosme entre exocosme et endocosme, rappelons que
le cartésianisme distingue trois sortes parmi les représentations
mentales : les adventices
résultant directement du senti, les factices qui sont artificielles
et mentalement “fabriquées” indirectement à propos du perçu, et les
représentations mentales innées qui sont à ne pouvoir provenir ni
directement, ni indirectement du senti et pouvant, certes, se trouver
héritées d'un inconscient collectif latent, mais aussi en rapport aux
aperceptions endocosmiques.
![]()
elenchus
(elegcoV),
ignoratio elenchi :
paralogisme par lequel on argumente, raisonne et réfute dans l'erreur, mais
qui prouve autre chose que ce qu'on vise. Par exemple, croire qu'on réfute
le déterminisme, alors qu'on réfute le fatalisme.
![]()
émergence :
dans les conceptions sur l'Univers ne faisant pas l'amalgame entre processus
de transformation et celui de génération, conjoint au fait que l'existence
de quelque chose ne saurait sans falsification des sémantisités dont on use
provenir d'une antériorité néantaire, on présuppose que ce qui advient dans
le continuum des pluralisations quasi indéfinies d'être, d'avoir et de faire
émane existentiellement du continuum complémentairement unicitaire
d'existence de l'Un. Dans cette disposition, on distingue bien le processus
d'émergence d'une chose ou d'un être par son semblable,[13]
tel que la première à apparaître puisse être génératrice de la seconde,
d'une façon qui ne doit rien au processus de transformation de cause à
effet, mais qui se surimpose à lui. Ce
concept phanicitaire métaphysique arrive en prolongement du constat
du nouveau dans un phylum. En application du principe des complémentaires
dans la théorie des ensembles, toute possibilité d'existence discrète
(relative, limitée et variant depuis des conditions) ne peut qu'émaner de la
continuité d'une nécessaire existence absolue. Cette disposition est émise
en logique dans un sens disant que si de rien, rien ne peut advenir, alors
c'est à l'encontre du contraire de rien, l'in extenso, que, quelque
puisse être la grandeur qu'on retire ou qu'on ajoute à ce qui, à l'opposé de
rien, est infini, n'en peut diminuer ou augmenter le contenu qui reste en
soi absolu. Adhère à ce concept celui des éons.
![]()
empirie :
élément du domaine de l'expérience du réel, dite empirique, se faisant avec
le soutien conceptuel depuis la théorisation qu'on en peut faire en
assortissant le raisonnement rationnel à la systématique ordonnant les
concepts aux données des sens, mais dans la prérogative du perçu sur le
conçu. C'est le cas de la croissance du savoir scientifique entre
conjectures et réfutations. Le travail métascientifique s'appuyant sur la
pensée spéculative est alors complémentaire.
![]()
empsychose :
union de l'âme et du corps.
![]()
empyrée :
dans l'antique culture grecque, représente le monde supra-matériel
des êtres. Il se caractérise en ce qu'on y échappe aux
accidents du temps, mais simultanément à
la possibilité des métamorphoses internes. Il est possible d'en
devenir citoyen depuis le passage sur Terre par la catachorèse — ce
temps performatif fait du labeur dans les nécessités de la vie poursuivie
entre ascendants et descendants, ainsi
que les obligations sociales consistant, pour une sorte, au
remboursement tenant au crédit reçu en coincidence au degré de civilisation
rencontré — et des anachorèses :
ces moments et périodes de la vie par lesquels on se remet en cause, pouvant
advenir spontanément, mais le plus souvent du fait de vicissitudes, et
qui aiguillent l'âme à se nourrir également spirituellement, c'est-à-dire
pas seulement de l'expérience du vécu, jusqu'à entraîner des
métamorphies intérieures résultant de la
fréquentation endocosmique du divin.
![]()
énantiomorphe :
(du grec enantios, contraire, et morphê, forme). On use du
terme pour désigner ce qui est constitué de parties identiques mais
inversées par rapport à un axe, ou un plan de symétrie formé ainsi que dans
un miroir.
![]()
encratique :
(egkratês, maître de soi) désigne l'émancipation advenant par soi
dans la maîtrise et l'agencement des éléments de sa propre intériorité. Elle
devrait être au mieux parallèle à celle qu'on acquiert dans la maîtrise du
monde extérieur en vue d'une émancipation par rapport au milieu.
® empyrée.
![]()
endocosme. En science, on considère uniquement le
domaine des réalités exocosmiques, pour
cause d'inférences intellectuelles restreintes aux seules
extraceptions d'une interface biologique au monde extérieur. Elle n'autorise
que les conceptions à propos des événements environnementaux depuis des
propriétés matérielles. La métascience advient de ce qu'on relie ce que l'on
considère en science, à un domaine complémentaire de réalité se posant étant
également tangible depuis des effets
spécifiques. Depuis le processus
introceptif passant pareillement par une interface, celle qui est
suprabiologique et spécialisée dans l'aperception des valeurs
d'action, il s'agit de découvrir un environnement intérieur. On rend compte
de cette façon que des effets valoriels sont tout autant réels que des
effets propriatifs, et que sont conséquemment également tangibles les
aperceptions depuis une interface surconscientielle à l'esprit. L'exocosme
représente le domaine des objectivations.
L'objectivé en tant que position prise dans un rapport apostériorique aux
objets du questionnement “quoi”,
quand l'endocosme, représente le domaine des suggestivations posées
aprioriquement à propos des potentialités de réalisation, depuis les
réponses données pour transcender le “qui”
du sujet qui interroge. Car du contact au semblable, nous ne faisons
référence qu'à l'alter ego du milieu mésocosmique reposant sur des
subjections, en tant que ce domaine concerne la position prise par relation
synergique du sujet actualisateur auprès d'autres agents qualificationnels,
en rapport au questionnement médian “comment
/pourquoi”. En ce que la relation d'être, en advenant entre
exocosme et endocosme,
diffère de celle qui se fonde sur l'acquis (prédicat d'avoir) — le
réalisé entre le substraté au
microcosme et sa superstratisation concomitante au macrocosme —,
la logique multi-ordinale est à nous renseigner sur la disposition
topologique particulière aux domaines d'être entre endocosme et exocosme,
dans le sens où il ne faut pas considérer l'endocosme comme une intériorité
relevant de l'espace à trois dimensions spécifique de l'exocosme.
![]()
endo-exocosmique, comme axe d'inférence implicative
entre un endocosme spirituel et un exocosme matériel.
![]()
endogène :
qui prend naissance à l'intérieur de l'organisé, ou qui reçoit sa
détermination depuis au moins une cause interne ne devant rien au manifesté
à l'extérieur. Par le moyen des déterminations internes, l'endophanicité
marque l'apparition phénoménique intérieure du nouveau.
![]()
énergétique.
Le concept d'énergie rend compte d'une capacité dynamique dont le
produit est l'activité pure, en tant qu'il ni a pas lieu d'y conférer
un résultat propriatif, qualificatif et vertuel autrement que nul. De cela,
la dynamique est en soi cause d'effets s'exprimant en forces physiques,
efforts psychiques et luttes spirituelles, mais sans conversion matérielle,
mentale et d'esprit, bien qu'on en considère les lois depuis l'expérience
qu'on acquiert au travers des
transformations qui, elles, sont susceptibles d'attributions. Elles
sont susceptibles d'attributions en ce que le travail résultant peut
correspondre aux investissements de quantités
d'énergies en des transformations
métamorphiques. Avec la dynamique, on considère
l'interface active entre une statique et une cinématique :
la cinématique étant essentiellement constituée des travaux libres
de résistances, d'inerties, de gravités
et de répulsions. La dynamique est corrélativement spécifique des
êtres et des choses de l'instance performative, en ce que l'être finalitaire
est susceptible d'avoir la compétence d'animer et faire se mouvoir les
choses sans entrave (cinématique pure).
Quand par l'énergie on fait référence à l'entropie dans une ergétique
générale, s'impose à la raison l'aspect complémentaire contre-entropique,
comme contrepartie du travail dont résulte une augmentation d'ordre. Virgile
(Énéide VI, 727) écrivit que c'est une pensée cosmique qui meut les
métamorphies de la matière. La pensée humaine est de cette disposition, dans
un mode déprimé, également acteur cognitif, mais non pas de choses
nouvelles. Elle l'est à pouvoir renouveler de nouvelles expressions du même.
Cette disposition entend que l'esprit, lui, a la faculté de former des
réalités surimposant même à l'énergie. Cf. entéléchie.
![]()
énoncement :
encours de l'acte d'énoncer par lequel on exprime le sens de ce qu'on a à
communiquer et dont le résultat représente l'énoncé.
![]()
ensemblement :
qui a trait à la théorie des ensembles, comme résultat de l'action de réunir
des parties apparentables.
![]()
entéléchie :
du grec entelekheia, énergie proactive spécifique de l'esprit, qu'on
distingue de l'énergie réactive propre aux formations matérielles.
L'entéléchie a pour effet de tirer les individuations métamorphiques vers
leur état d'achèvement et de complétude marquant l'épuisement en elles du
potentialisé. C'est en fait l'aspect à compléter la dynamique qu'on pose
d'une façon autonome depuis le concept des choses résultant fortuitement de
cause à effet depuis le hasard des collisions. L'entéléchie se justifie de
ce que le regard physicaliste occulte le fait que les dépenses d'énergie
physiques en des travaux entre individuations matérielles intéressent
strictement la seule motricité. Les changements dont les vecteurs sont
susceptibles d'organisation apparaissant autres que ce qui advient des
seules impulsions réactives. L'expérience montre que la structure d'un tel
milieu livré à lui-même n'a pas la capacité de changer son niveau
d'organisation. Déjà pour Aristote,
l'acte réalisateur est à produire de l'être dans le non-être. L'état de
non-être existant comme réceptacle de l'action, ne peut agir par lui-même,
aussi importante que soit son énergie interne, en référence au seul mouvement.
Cette disposition est à considérer que l'activité de tout agent
actualise le potentialisé pour cause de ce que l'antactant, hors
l'instance performative, est tout à la fois source d'acte et le pouvoir
d'agir sur un état en puissance. Ceci étant avancé dans le même sens que l'actorialité
de l'acteur, en actualisant un rôle, sous-entend un auteur dont la preuve
d'existence est faite indépendamment de la manifestation actorielle des
acteurs. Bien que cela ne soit pas réalisé, il devrait être possible de
poser rationnellement la relation définissant la progression vers son
achèvement depuis le rapport entre le pouvoir entéléchique à l'endocosme du
potentialisé et la puissance à
l'exocosme tenant à l'état métamorphique du réalisé.
![]()
entendement.
Tout comme une énergie cinétique peut être acquise à un corps
matériel depuis sa transmission d'un autre, par définition, l'entendement
communique aux mentalités des connaissances déjà
acquises à d'autres. L'entendement du
communiqué dans le domaine
intellectif, qu'il soit introceptif ou extraceptif, participe d'une
économie. Depuis le raisonnement, un surcroît de savoir découle d'un certain
travail intellectuel dépensé (conversion d'une quantité d'énergie psychique
dans le mentalisé, que minore un coefficient d'efficacité du raisonnement).
Un surcroît de connaissance communiqué par entendement n'implique pas ce
travail, mais une tension, ou intensivité
conscientielle à la permettre. Il faut donc bien considérer avec le
principe de transmission un rapport distinct du parcours réalisateur depuis
l'investissement d'une quantité d'énergie
psychique, dès lors qu'il ne s'agit pas de science infuse, ou sa
génération spontanée. Des cas d'observation valident ce concept. Si les
découvertes simultanées peuvent s'expliquer par un état des connaissances à
les permettre, à l'encontre, la connaissance des plantes médicinales par les
aborigènes apparaît comme innée, ne reposant sur aucune expérimentation
entreprise au sens scientifique du terme, ni sur un quelconque travail
d'intellection.
![]()
entropie :
dans un sens plus universel qu'en physique, on désigne avec ce terme un
mouvement de contrariété propre à la maintenance des choses passant par des
instances individualisatrices de réalisation. L'aspect phanicitaire de
quelque chose est supposé advenir d'activités caractérisatrices distinguant
la chose considérée de son altérité. Cela suppose un processus d'opposition
aux caractères contradictoires qui appartiennent à l'altérité de la chose en
cours de singularisation. Avec le
mouvement contratfactuel, complémentaire du premier, on suppose que ce qui
accompagne la synergie entre un certain nombre d'individuations
exprime un surcroît de réalité
manifestable dans la strate qui suit directement au macrocosme. Dans
cette disposition, on considère un effet contre-entropique (ou encore
néguentropique, selon l'origine anglaise du terme). L'effet entropique,
étant assimilé aux dégradations d'états préalablement organisés, advient
depuis des mouvements contradictoires. D'où l'on conçoit l'effet
néguentropique depuis la disposition complémentaire d'intégration. Cet effet
coïncide à l'acquisition d'un surcroît de réalité advenant au plan
macrocosmique de la strate dans laquelle l'individué agit synergiquement à
d'autres. Notons qu'on invoque parfois la double négation des termes de
néguentropie
et de contre-entropie, en ce sens que la tropie
(tourner ensemble) se pose en référence au mouvement d'ensemble ordonné de
l'élémentarisé. Telle qu'elle nous apparaît depuis son inventeur,
Brandon Carter, l'idée d'un
principe anthropique se réfère à la compatibilité entre ce que nous
apprenons de l'Univers et le fait que nous sommes nous-mêmes actualisés en
lui. De cette disposition, une théorie scientifiquement formulée sans tenir
compte de la nature humaine incluse dans le fonctionnement de l'Univers
tient avec elle la présomption d'incohérence. Entropie et contre-entropie
étant spécifiques de l'instance performative du monde, la phoronomie
se distingue comme discipline traitant des lois de l'équilibre de
l'individué à son environnement dans le statut complémentaire de compétence
et les motilités sous-jacentes. Donc en des milieux libres d'inerties et
d'oppositions de forces, à entropie nulle (tout milieu ayant payé son dû à
l'instance de transformation performative entre substrat et superstrat).
![]()
épigenèse. En métaphysique, l'épigenèse concerne le
concept de génération de l'individu, devant logiquement se surimposer au
principe de transformation à l'intérieur
des espèces depuis l'héritage génétique à permettre l'organisation
somatique. L'épigenèse se pose ici en référence à la naissance de l'individu
depuis l'esprit, en tant que préexistant en germe comme étant unique pour
son générateur spirituel : le substrat
biologique ne faisant que sustenter
métamorphiquement sa vie, c'est le divin habitant dans l'endocosme
qui dispose des archétypes intemporels et non spatialisables du devenant.
L'épigenèse fait encore référence au sens étymologique de faire naître, mais
dans la matrice du monde, formatrice depuis l'expérience d'exister à son
altérité. Cet environnement individué permettant à terme l'être issu du
devenir depuis sa formation en essence est alors semblable au liquide
amniotique dans lequel baigne le fœtus pour sa formation en substance. En
référence à la strate métamorphique de réalisation biologique du vivant, il
semble qu'on ne puisse prévoir que quatre vecteurs :
naissance, croissance, sclérose et corruption, puis mort ou destruction. Par
exemple, certains des éléments de la nature humaine répondent au processus
de sénescence, en raison qu'ils reposent sur l'agencement de substrats pris
dans l'environnement. Mais il peut apparaître tout aussi évident que, de la
naissance à la mort, une expérience personnalisée, biologiquement
intransmissible, à la manière des traits héréditaires, est progressivement
formée. Or, sans la continuité d'une survie, cette personnalité le serait en
pure perte. C'est précisément ce que peut discriminer l'épigenèse de
l'épigénèse. L'épigénétique
fait alors référence à ce que le développement embryonnaire consiste
en une prolifération organisée de cellules reproduisant, de manière
accélérée, l'ensemble des séquences marquant l'évolution morphologique vécue
dans l'espèce depuis une succession ininterrompue de géniteurs. Il s'agit
donc ici, en référence à l'hérité par l'individu, de son moyen de devenir
par expérience à son altérité, quand son
existence personnelle est fin et passe, elle, par le
processus des métempsychoses. Depuis
l'épigénèse, l'individu reprend à son compte, en phase embryonnaire,
la longue suite des développements somatiques réalisés dans la lignée
parentale, quand l'épigenèse concerne la formation subséquente de la psyché
passant par un acquis personnel d'expérience. À ce concept d'épigenèse
adhère celui d'épigone qu'on pose en référence à la descendance des
héros grecs vengeant leurs parents, dans le sens que les descendants
agissent au futur en lieu et place des parents (voir à ce
propos la signification de l'empyrée).
Épigonismes :
aspects de l'individuellement acquis du fait d'une expérience propre
qui, sous forme d'ébauches, forment des traits préfigurant de futurs
développements dans l'espèce. Si l'on remarque que, durant son instance
performative, l'individu hérite du somatique, notion renvoyant à un
acquis apostériorique, quand son domaine
spirituel concerne un complément apriorique en cours d'obtention,
alors des épigonies sont la marque anticipant une filiation
s'instaurant dans le sens d'une ascendance spirituelle énantiomorphe
(voir dissimilarité). Cette ascendance spirituelle via l'esprit
advient conséquemment de manière
complémentaire à la descendance somatique, dans un rapport au concept
d'épiholité.
![]()
épiholité :
désigne la production d'effets organisateurs dont la cause
directe repose sur le principe d'activité
individuée inclinant l'actualisation des états métamorphiques en
direction d'une finalité organisée du monde. En faisant référence aux
strates d'organisation entre les choses depuis des mouvements
contre-entropiques soumis à des
influences entéléchiques qui sont à conduire les états
intermédiaires vers leur
achèvement, on sous-entend leur coordination aux contractualités
entre les êtres vers un même but. En sorte que l'activité épiholitique rend
compte des relations de systémation, qu'on se représente symétriquement
entre: 1) le processus générateur de dissémination depuis l'unicité d'être
un seul par absolu et advenant entre exocosme et endocosme; 2) les multiples
individuations relatives d'être et d'avoir se stratifiant hiérarchiquement
entre microcosme et macrocosme depuis les caractères particuliers de
l'individué à son altérité.
![]()
épiphénomène. Psychologiquement, l'activité peut
être consciente, inconsciente, ainsi que concerner toute proportion du
mixage entre ces deux extrêmes. Pouvant même mentalement agir et réagir sans
en prendre conscience, la conscience de soi en rapport à son altérité est
alors un épiphénomène ajoutant au phénoménologiquement réalisé. Tout comme
les activités du cerveau sont inconsciente à permettre en son sein les
fonctions mentales, l'activité mentale l'est
elle-même à permettre le niveau
endocosmique susceptible de fonctions morontielles préfigurant l'émergence
de proactivités spirituelles plus intérieures (une intériorité dans
le sens relationnel topologiquement non spatial). L'épiphénomènie,
fait conséquemment référence aux phénomènes formateurs d'émergence depuis
les activités concertées dans l'un quelconque des niveaux sous-jacents
préalablement réalisés.
![]()
épistème :
désigne l'ensemble des présuppositions formant l'état des connaissances à
propos du monde, en ce qu'un tel état gère la qualification des acteurs
d'une époque et indirectement les motivations spécifiques de l'époque. Ce
qu'on avance en tant que connaissances
d'un âge donné des instances civilisatrices, présente le résultat
cumulé des phases d'intellection ayant antérieurement formé les mentalités.
Pour présupposé, les congruités relatives d'un contenu savant évoluent en
correspondance aux progressions du domaine épistémique entre des
conséquences apostérioriques et les déterminations
téléonomiques du phylum conduisant les particularités d'une
collectivité donnée. Par définition, l'épistémologue prend pour
objet d'étude l'activité du penseur
pensant en interface au non-pensé. Mais l'épistémologie ne peut tout
viser en établissant son objet dans ces limites circonscrivant les lois
relevant de l'expérience progressive, en
ce que l'existence aphénoménologique ne peut être le sujet que d'une
connaissance dite métempirique. (Cf. noématique,
psychons et métempirique). L'épistématique désigna, au
début des recherches en épistémologie, plus particulièrement l'aspect idéal
du purement rationnel et déductif, qu'on oppose à la pratique
épistémologique induite par l'expérience
— encore
dite épagogique, en ce que cette expérience est soumise au
jugement des arguments scientifiques (arguments réglés sur les phénomènes de
la nature), ou formels (jugement aristotélicien consistant à parcourir
toutes les propositions particulières avant d'adhérer au déduit).
![]()
époque :
en considération du sens non temporel de sa racine grecque, le terme
évoque les circonstances par lesquelles le penseur arrête son jugement, sa
pensée se retrouvant dès lors laissée en suspens un certain temps étant
détachée entre une succession d'épopées passées et l'attente de sa
continuité au futur. L'encours de soi et des autres dans l'époque n'est de
cela pas vu en référence abstractive de
l'activité extérieure, mais de celle qui la donne comme arrêtée sur
elle-même, dans la contemplation de l'acquis, ou l'état du devenu
(le seul actualisé). C'est dans ce sens
que, par extension aux collectivités de penseurs, l'époque se
caractérise par un ensemble paradigmatique cohérent servant de repère pour
évaluer la motilité interindividuelle particulière d'un âge de l'humanité au
travers la progression des cultures.
![]()
équilibre. Dans la dynamique des différents aspects
contractuels de la réalisation
performative du réalisable, l'équilibre marque toute résultante nulle
agissant sur l'individué dans son environnement :
forces sur les corps matériels, ou leurs systèmes (métamorphies physiques),
efforts agissant sur une mentalité, ou sur des
collectivités de celles-ci (métamorphies
psychologiques), et luttes en ce
qui concerne les esprits (métamorphoses spirituelles). La statique
traite des conditions d'équilibre par lesquelles le métamorphiquement
individué se retrouve immobile, dans le milieu ambiant, quand la
thermodynamique traite du libre mouvement individuel distribuant, au
travers des phénomènes d'échanges physiques, psychiques et spirituels, les
énergies libres correspondantes. Par la thermodynamique, on postule que tout
milieu métamorphiquement individué tend à revenir à l'état d'équilibre
depuis des échanges et des compensations
conservatoires, que ces constitutions soient physique, physiologique,
psychologique, ou de composition mixte.
L'état de repos de ce qui se trouve dans le milieu extérieur se distingue
ainsi de ce qui relève des animations et des activités
internes. Dans ce contexte, examinons ce
qu'on entend par équilibre mental. Par cette
expression, il arrive qu'on fasse référence aux considérations d'une “pensée
unique” issue de pouvoirs extérieurement dominateurs se posant comme
artefact du critère de rationalité. En toute logique, l'équilibre mental
devrait désigner l'état par lequel le penseur dispose de lui-même pour
diriger ses opérations intellectives,
c'est-à-dire d'une façon libre d'idées reçues. Ce qui ne peut advenir
à se suffire, pour cause de laxisme, de prêts-à-porter intellectuels. Ces
dispositions entraînent que le sentiment
d'équilibre de l'individu dit sain en référence aux standards sociaux,
s'applique dogmatiquement comme si la société d'appartenance était
exempte de psychoses collectives. Autrement dit, à n'être pas le reflet d'un
état général ressortant des individus la composant. De même du libre-arbitre :
on ne peut concevoir la liberté intérieure
que lorsque la volonté ne se trouve pas
sollicitée par des contraintes extérieures à la conditionner. Le
libre-arbitre n'arrive dès lors que si le choix personnel doit tout aux
déterminations intérieures, même à se trouver en relation avec ce qui
ressort de l'équilibre valoriel en des tiraillements extérieurs allant avec
des luttes sociales. Notons que dans l'intermédiaire portant au jugement du
sens commun le rapport des objets du dehors aux choses du dedans, on
considère deux mouvement : celui qui
est dit impresse (impressions sensibles vers l'intellect patient), et
le recours de l'intellect-agent à des species expresses (elles sont à
l'exprimer au monde). Ces dernières sont alors comme des
primo-manifestations de la communication anticipant sur les possibilités du
langage.
![]()
eschatologie :
réflexion spéculative qui traite de l'épuisement du potentialisé dans les
êtres et les choses, en vue d'une destinée postfinalitaire répondant
à des desseins antérieurs aux instances de réalisation. Est
eschatologique la réflexion sur les destinées du monde, des êtres et de
tout un chacun, en considérant comme étant achevée l'instance performative
de l'Univers.
![]()
esprit. Avec ce terme, j'entends désigner
l'organisation opérée sur des substrats spirituels dont le produit, en tant
que structuration des valeurs personnelles, a pour effet d'orienter la
volonté dans le libre-arbitre. Conséquemment, des valeurs d'action sont
progressivement pour la personne le vecteur de ses activités qualificatives
dont son organisation mentale est
l'agent, au fur et à mesure que ces valeurs remplacent des
conditionnements psychologiques innés (hérités), ou acquis (habitudes).
Disposition qui place à terme l'autonomie de la personne humaine entre une
animation spirituelle et son activité qualifiante au niveau des réalisations
propriativées. Dans la considération d'une réalisation progressive de la
réalité depuis des aspects contractuels de la nature, le domaine des
réalités spirituelles s'oppose
complémentairement à celui des réalités physiques. Tout comme les
corps matériels fondés sur des substances et des énergies physiques sont
spatialement étendus et séparés, la réalité des esprits se fonde sur des
substances et des énergies spirituelles ne pouvant s'interpénétrer depuis
leurs étendues temporelles. L'incorporation matérielle permet la vie, et
donc ce qui sent et ressent. Le somatique, au fur et à mesure du
physiologiquement abouti, permet la mentalisation et donc ce qui pense. À la
suite de quoi le mental, devenant psychologiquement réalisé, représente la
circonstance permettant à la substance spirituelle de se former. Sur ce qui
dans l'être sent, puis pense, arrive par là ce qui veut. Par pur esprit,
on entend ce qui, bien que reposant sur un substrat organisé de nature
spirituelle, n'est pas assujetti ni lié pour son individuation
au temps d'incarnation reposant sur les
seuls processus physico-chimiques. Par analogie à une réflexion ayant
donné le jour à l'alchimie, l'esprit prend un sens plus général de
quintessence, ou substantifique de principe essentiel. On peut dire qu'il
advient de la distillation de substances immatérielles dans le temps depuis
des transmutations passant par l'image de l'esprit de vin à l'esprit du
bois, puis celui des animaux… La notion d'esprit s'appuie par là sur la
marque d'impondérabilité : ce qui, à
l'encontre du matérialisé, ne peut être pesé ni mesuré, et dont l'action,
bien que déterminante, ne saurait s'apprécier ni se prévoir directement
depuis l'actualisé de cause à effet. Par ailleurs, pneuma :
l'air et le souffle, signifiant évoquant un élément impalpable, éthérique,
est le terme par lequel les stoïciens firent référence à un principe de
nature spirituelle, dont est l'esprit, qu'on distingue de la psyché par
laquelle advient la conscience mentale.
![]()
essence. Essences et substances sont données pour
existentielles dans une connectique catégorielle afférente aux
complexifications métamorphiques issues d'assemblages qui sont donnés, eux,
pour potentiellement indéfinis en
devenir, en acquisition et en possibilités
dans les formes d'être, d'avoir et de
faire. Bien qu'unies et sous-jacentes aux transformations métamorphiques,
substances et essences permettent ensemble l'expérience de
l'existence, précisément depuis des états et des statuts d'être, d'avoir et
de faire. À l'encontre des êtres et des choses, essences et substances sont
intemporelles, absolues et infinies, en sorte que leurs compositions
métamorphiques sont indéfiniment actualisables en tant que complexions
finies et relatives. L'essence se concrétise par là dans l'être,
parallèlement à la concrétisation substantielle dans la chose. L'essence
apparaît comme le déterminant ontologique fondamental des êtres ;
ce qui entraîne que la vérité d'être arrive en toute indépendance
des manifestations en des apparences extériorisées :
l'apparence depuis le manifesté ne concerne que l'état distributif entre
tous les êtres des attributions d'être. En raison de quoi cette proposition ?
On peut montrer que si les attributs d'être sont en commun à tous les genres
d'être, l'essence communiquée à un être en particulier arrive dans la mesure
où il progresse en coïncidence existentielle à sa prédestination
archétypale. Par analogie, ce pensé duquel le penseur prend indirectement
conscience d'être penseur se forme depuis son essence propre de penseur, qui
est alors surimposée à la substance du pensé depuis cela qu'il manifeste. En
denier ressort, l'essence dans l'être transcende les changements dans les
apparences d'être depuis des manifestations variables. Ou encore, l'essence
tenant à l'être est endocosmiquement immanente, quand sa manifestation
reposant sur ces essentialisations, en tant que produit métamorphiquement
substantialisé, passe par le crible des accidents, des coordinations, des
rencontres et des relations à l'altérité. Dans une conception du monde
discriminant le processus de génération de celui de transformation des êtres
et des choses depuis des aspects contractuels de la nature, force nous est
faite, en effet, de nous désolidariser du concept contemporain et de tenir
les constitutions métamorphiques en des essences et des substances
également soumises à accident. Le concept
existentialiste de l'existence n'est pas étranger à cette divergence,
puisqu'il semble qu'on ne puisse entendre par son moyen la permanence
sous-jacente aux diversités manifestatives d'être, d'avoir et de faire. Or,
tel homme, dans chacune de ses actualisations, n'est manifestement que
changement, contingente transition, alors que cela n'affecte en
rien ce qui constitue l'identité qui le
fait être constamment lui-même et
nul autre. Notons à justifier cette position que le terme
d'existence, datant des écrits du Moyen-âge pour traduire le grec
ousia, désigna l'être en ce qu'il
est individualisé en essence, avant de rendre compte de ce qui le
substantialise en tant que cela qui le fait être ce qu'il est.
![]()
esthésie :
aptitude des organes sensoriels de donner indirectement à ressentir. Par
extension sémantique, aussi le sentiment esthétique depuis l'ensemblement du
senti.
![]()
esthésistique :
discipline qui traite de la sensibilité. Esthésie :
sensation ;
anesthésie :
insensibilité ;
esthésiologie :
discours sur la sensibilité ;
esthésicratie :
sensibilité au pouvoir ;
protesthésie :
première sensation ;
panesthésie, polyesthésie…![]()
esthétique. L'esthéticité est l'une des
trois composantes du mouvement valoriel
dans l'expression du libre-arbitre. Si le sens du
beau est marqué dans la juxtaposition
harmonieuse du contraste entre, par exemple, magnificence et
rusticité, clair-obscur (opposition en poésie), la laideur s'apprécie comme
disparité (mélange de mauvais goût) des mêmes aspects. Ce sont en effet les
mêmes cas qui peuvent être ressentis
étant harmonieux, ou disharmonieux. Mais l'instant appréciatif est à
recevoir plusieurs sens. Au sens de Kant,
l'attirance pour l'objet de l'œuvre transpose souvent l'admiration qu'on
reporte sur l'artiste. Elle est à constituer l'envoûtement tenant du magique
et passant indirectement par le sentiment de ferveur envers l'auteur de la
pièce qui se joue, ou directement, dans le cas du chanteur qui est adulé
pour donner en spectacle son personnage. Cette façon est à mêler la valeur
esthétique aux effets de la sentimentalité. On la peut cependant distinguer,
tout comme elle peut l'être du fonctionnel et de l'utilitaire, en ce que son
appréciation tient également à la notion d'effet attendu, mais à promouvoir
directement la motilité dans le libre-arbitre actoriel de la personne.
En pratique, l'appréciation esthétique
s'opère depuis un éloignement. Cette prise d'une distance entre l'œuvre et
la jouissance du sujet appréciateur se pose alors ainsi qu'un moyen
terme tenant à la faculté de juger du beau. La distance à permettre
d'embrasser d'un regard (tableau), la persistance de l'entendu (musique),
montre bien que le beau ressort d'une harmonie dans l'ensemblement, que ne
possèdent pas les détails. Il n'y a pas interrogation, mais attente ;
pas dialogue, mais communication
unilatérale, et un effet :
la catharsis. La catharsis représente la marque de la
purification des passions (Aristote).
Une purification effaçant l'empreinte du vécu
inharmonieux au quotidien auquel on a pu
répondre sur le moment, et qui remotive conséquemment la
participation de la personne au monde des personnes. Mais le beau est-il en
cela séparable du bien et du vrai ?
Non, sans doute, puisque depuis l'Antiquité, le sage tient
le beau comme l'une des trois
coordonnées du rapport de soi à autrui, à compléter les
déterminations du meilleur et du plus véritable ?
![]()
étant, être. À suivre Heidegger,
maître incontournable pour aborder ce propos, on peut montrer tout d'abord
la clairvoyance du vocabulaire grec par lequel l'étant distingue l'état
d'être, de l'être lui-même. Depuis d'autres langues, dont le français, c'est
le participe de l'infinitif du verbe qui autorise de ne pas réduire ces deux
catégories qui, s'ajoutant à la
déclaration d'existence en soi, doit antécéder logiquement la
manifestation de soi. On discrimine ici
l'avoir dans l'étant, de l'être posé par jugement prédicatif :
l'être-là en tant que distinct de
tout autre. La perdominance de ce qui s'épanouit depuis ce qui
est physiquement relationnel est pour Heidegger
le processus observable dans l'étant et
tenant à la substance manifestant l'essence dans l'être. L'être même,
grâce auquel l'étant est mis au jour, apparaît de cela hors le latent.
Notons que dans la pensée grecque
jusiV
contient l'idée de commencement dans l'antécédence, que n'a pas le
sens inconditionnel d'origine, donné aux événements physiques dans le
langage contemporain. C'est en raison de cela qu'il échappe si aisément au
penseur contemporain que c'est par-delà la physique de l'étant qu'on
aperçoit l'être métaphysique, et que cette disposition est à toucher le
mixte constitutif de l'étoffe de
l'Univers entre essences potentialisatrices d'être et substances
potentialisatrices d'avoir. Disposition renvoyant à la patence
représentant les états manifestés d'être
ouverts sur sa propre latence, le latent qui est donc lumière
sur l'estance, dès lors que l'étant est ce qui fait l'être-là depuis
ses étances qui sont à discriminer l'entia de l'esse. Quand on
parle de l'être de la chose, c'est à considérer l'étant de la chose privée
d'être, dans la complémentaire réciprocité de l'étant de l'être sans les
choses. Bien sûr, ce langage hérité est encore hermétique de nos jours à
pouvoir plus clairement exprimer ce dont on parle. Un exemple à pouvoir
mieux saisir ce sujet. L'être-là peut être diversement perçu, puis conçu,
selon qu'on est météorologue, médecin, physicien, philosophe, de conviction
athée ou bien religieuse, en ce que
chaque cas rapporte certains aspects qui correspondent à l'être-là de
l'être en soi, par ailleurs insaisissable en référence à son unicité
surdéterminant, au travers le manifesté,
autant sa composition manifestée, sa consomption, que son éviction et
l'interprétation qu'on en peut avoir. C'est que s'il est participatif
depuis la substance l'actualisant, l'être
est par présence de son essence.
Depuis sa position participée, l'être est relatif, limité, variant.
Mais il est également par soi et donc complémentairement invariant, non
limité et par absolu (absence de critères autorisant la comparaison), d'une
façon apparentée à ce que peuvent être les aspects pile et face qui sont
inséparables à rendre compte d'une simple pièce de monnaie. Autre ce par
quoi l'étant est, autre ce par quoi
l'être existe car, pouvant être dans quelque chose, ou par quelque chose, ou
être quelque chose, la déclaration d'existence dans l'être précède
toute condition d'être. On peut montrer cela par le biais
faisant qu'un être ne cesse pas
d'exister en cessant d'être au monde, à l'exemple de l'individu
conscient qui ne dépend pas de ses états de conscience pour être, car
même en l'état non vigil du dormeur, il
ne cesse pas d'être un être
conscient par nature. Eh voilà bien une preuve de son essence d'être. Si
l'être ne cesse pas d'être en ne se manifestant pas dans ce en quoi
il peut être, c'est qu'alors la preuve pséculative qu'il est indépendamment
de ses faits d'être. Avec l'ex-sistentialité, néologisme formé sur le
terme latin sistere (comparaître et se tenir ici ou là) on montre ce
qui se trouve ex-sisté depuis le continuum
d'une absolue continuité, dans celui,
spatio-temporel, des séparations
discontinues de la subsistence
d'être, d'avoir et de faire, sans passer
par le processus de progression, donc complémentaire de l'existant
perfectionné, en tant que parfait par constitution acquise, et conséquemment
complémentaire aussi de son parcours en
tant que devenant passant par son instance
performative réalisatrice. Depuis la
logique multi-ordinale, l'existant
d'ex-sistence est alors supposé dans l'absolu sans origine
existentielle, tout en ayant une origine
dans le continuum des relations spatio-temporelles. Éons :
sub-êtres et sub-choses ex-sistentialisés depuis le subabsolu en
essence et en substance, et dont les épiphanies, ces apparitions, ou
manifestations divines non phénoméniques, font pour la Déité ce en quoi elle
se révèle et s'effuse aux mondes en devenir. Dans la
littérature classique, les éons sont des
individuations portant l'énergie spirituelle. Comme centre
endocosmique éternel d'existence ex-sistée dans l'espace et le temps
de l'Univers, l'éon est un dedans inobservable du dehors.
![]()
étendue, comme champ indéfini du délimité.
L'étendue est intelligible comme caractère du limité, dans le rapport en
temps et en espace, à la possibilité
d'extension indéfinie sans jamais atteindre à la plénitude in
extenso de l'infini et de l'éternité, inséparable de la possibilité
concomitante de diminuer, rétrécir ou indéfiniment contracter, sans jamais
atteindre la dimension nulle en tant que point ou instant. L'espace n'est
certainement pas la marque de l'infini, en ce sens que l'infini, tout comme
le point, n'ont pas de dimension possible. Un seul point, comme une
indéfinité de points qui lui sont ajoutés, restent nuls en étendue.
L'étendue du temps ne représente pas plus le fait de l'éternité, que celui
de l'instant, qui n'a également aucune étendue. Mais un élément quelconque
actuel, potentiel ou virtuel, pour être limité, donc ni nul et ni infini,
alors sa dimension est relation extensive en temps et en espace à d'autres
éléments, et la mesure de son étendue relative reste possible. Restant
impossible sans relation, cette dimension limitante n'est cependant pas sans
dimension, à l'encontre de l'infini et le point, l'instant ou l'éternité. En
sorte que l'étendue existe peut-être en elle-même,
mais du moins elle n'est pas mesurable, sinon dans les écarts du séparé en
état de limitation: la distance en raison de
différences. Mais l'expérience même de
la mesure du limité, cela qui est
ni nul et ni infini, fait prendre conscience de la réalité de
l'étendue. Ce qui entraîne peut-être que la conscience de l'étendue est
inséparable de son expérience: si l'étendue du monde en raison
des limites de son contenu, alors la
conscience qu'on tire de l'expérience de sa réalité.
![]()
éthique. Dès lors qu'on traite de l'institution des
lois et des règles de bonne conduite humaine, le discours s'offre à propos
des vertus dans l'acte, bien que ce réquisitoire là n'en vise pas la
substance en ce que celle-ci dépend de l'éthique. L'éthique n'est
qu'indirectement en rapport avec des
conditionnements individuels selon des morales sociales, aussi
achevées qu'elles puissent être ; même
si, par facilité, souvent, les clercs des institutions conduisant les
destinées sociales occultent la différence, pour se suffire des effets
depuis le carcan moral moulant le libre mouvement collectif sur le
bien-pensant du moment à faire aisément illusion. C'est que lorsque la
morale ne vise que des moyens extérieurement contraignants, l'éthique, elle,
agit en ressortant de libres dispositions personnelles dans l'examen d'âme
et de conscience visant une participation de soi contractuelle
aux fins. Comme cette libre participation
opère dans les seules limites des valeurs dont on a la clairvoyance
introceptive, sa condition se pose en référence à l'anneau ayant la
faculté de rendre invisible Gygès, roi de Lydie. Le cas est révélateur de la
différence entre ce qui est dans la
“vérité” secrète de soi et le fait de paraître comme
“mensonge” à nous manifester. Platon montra par cet intermédiaire
qu'il n'y a pas plus de vertu à ne pas commettre le
mal par crainte du châtiment, qu'il y en
a à s'y adonner en des circonstances nous mettant à l'abri d'éventuelles
sanctions. L'organisation psychospirituelle progressant sur ce
substrat, il convient d'entendre que ce ne sont pas sur des artefacts moraux
de l'éthique que progresse un système de
valeurs. Ces artefacts suffisent
à mouvoir artificiellement l'individu dans une direction attendue, en
l'absence de dispositions matériellement
contraignantes. Qu'en cesse la pression sociale, et cesse ce
comportement souhaité. Aucune contrainte du monde extérieur ne semble
directement cause de vrais progrès spirituels. Pour conclure, l'éthique
traite de la théorie du bien faire, si la morale concerne les règles par
lesquelles on agit en accord avec le consensus collectif, même si les deux
sortes sont à servir une self-maîtrise, distincte de la maîtrise des choses
du monde. Parénèse : partie de
la morale exhortant à la pratique du bien.
![]()
euthénie :
amélioration d'une descendance depuis des modifications du milieu de vie.
Eugénisme :
amélioration par sélection génétique.
![]()
exertion :
caractère de produire un effort pendant un certain temps.
![]()
extemporanéité. Caractère de ce qui arrive
spontanément par absence de délai. Terme qu'on applique par exemple à
l'absence de délai du voulu, qui diffère avec le délai jamais nul de la
réalisation manufacturière. Dans l'exactitude des présupposés tenant à
l'encours performatif du monde, tout se réalise avec un délai non-nul,
puisque arrivant depuis des moyens limités. Le concept d'extemporanéité se
réfère le plus souvent au fait que dans les mouvements de la pensée
examinant des possibilités depuis une certaine durée jamais nulle, la
décision apparaît quant à elle instantanée. Lorsqu'il s'agit de réalisations
sans délai réalisateur, on sous-entend un intervenant occulte disposant
d'une puissance et d'un pouvoir tel que l'effectuation est magique, quasi
miraculeuse. L'instantiation à le sens d'un rapport, non pas à
l'instant, mais à l'instance. Plus
particulièrement au déroulement de la pensée, l'instantiation désigne
en psychologie le fait de prendre du recul, comme une distance par rapport
aux choses que l'on considère.
![]()
extensivité :
propriété appliquée à ce qui produit l'extension (action d'étendre ou de
s'étendre, de porter plus loin, de reculer des limitations).
![]()
extéroception.
On distingue ici l'instance de perception extraceptive
associant des propriétés informantes sur
des événements environnementaux depuis des référents sensoriels
formés dans l'expérience de comparer le mémorisé des perceptions antérieures
au maintenant perçu. Dans ce contexte, on oppose les intéroceptions
en référence aux représentions conscientialisées d'un rapport
endocosmique apparentable. Le concept d'introception
à effets qualifiants pose le rapport complémentaire des effets
propriatifs de l'extraception. Le monisme de la représentation
physicaliste du monde se suffit de cette
dernière disposition. Mais depuis un concept moins restrictif et en
référence au principe de multi-ordinalité appliqué aux relations d'une
organisation septuple de la nature humaine depuis les trois fondamentales
contractuelles d'une réalisation de la réalité (physique, psychique,
spirituelle), on considère la résultante entre l'introception valorielle
venant d'une interface suggestive à des
événements endocosmiques, les mésoceptions qualificatives entre agents d'une
communication médiane aux domaines introceptifs et extraceptifs, et
les extraceptions informant sur les états du réalisé. Il semble que les
événements de la conscience à l'intersection d'un endocosme, d'un mésocosme
et d'un exocosme, ont des temps respectifs qui sont spécifiques de ces
continuums. Nous n'évoquerons uniquement
que les mieux reconnus avec l'appréhendement des événements
exocosmiques depuis : 1) ce qui est
présenté aux sens en tant qu'affects purement physiques ;
2) ce qui est représenté comme mise en forme neurophysiologique et qui
informe la conscience vigile sur les faits de l'environnement ;
3) le re-présenté à la conscience depuis
le travail mental de sémiotisation à rendre signifiantes les
informations. Cela dit, c'est avec la gestalt, qui désigne le
processus d'entendement par lequel les parties et les développements
partiels dépendent d'une primo vision du tout vu comme unité insécable, que
la psychologie aborde l'aspect séquentiel de la contrepartie intéroceptive.
Depuis ces dispositions, il semble qu'on
puisse soutenir qu'une subconscience apparaît réagir passivement, si
la conscience est moteur de ce par lequel on agit. Comme tel, le
subconscient reçoit beaucoup plus d'informations, mais à ne pas faire
l'objet du donné à juger depuis l'étroit faisceau de la conscience vigile.
![]()
extranéité. Marque la condition de ce qui est
étranger, dans le sens qui désigne celui qui est hors son pays, ou cela qui
est porté ou vu hors son contexte.
![]()
extratensif:
l'opposé de l'introtensif. On considérera dans ce rapport
l'opposition tensorielle entre intensions et extensions sur l'axe des
extensivités en expansion extraceptive à l'exocosme, en rapport aux
concrétions organisatrices et intégratives dans l'endocosme depuis l'aspect
intensif opposé. C'est en psychologie ce qui distingue les écarts entre
introvertis et extravertis.
![]()
factitivité :
l'une des modalités du prédicat d'action se définissant comme un faire-faire
(être et avoir), qui est donc l'expression du faire indirect. De cette
disposition, les prédicats sont identiques entre le faire direct et le faire
indirect, mais les sujets dans l'application sont différents (l'un des
sujets fait en sorte que l'autre réalise ce qui est considéré dans l'acte).
Cf. activilogie.
![]()
faculté : en
deux mots, la faculté (pouvoir) et la capacité (puissance)
décident de l'aptitude (disposition).
![]()
finalisme : il
s'agit du perfectionnement indépassable des parties dans le tout, comme
condition nécessaire de ne pas pouvoir ne pas se réaliser ici ou là dans
l'espace, à ce moment ou à cet autre sur l'axe temporel d'actualisation.
Selon cette disposition requérant une
suite ininterrompue de conditions intermédiaires s'instaurant comme
l'ensemble des possibilités circonstancielles, le conditionnement appliqué
au processus de réalisation de l'Univers dépend d'un continuum intemporel
depuis lequel la finalisation du monde se pose étant inconditionnellement
existante (modalité aléthique de nécessité :
ne pas pouvoir ne pas exister).
![]()
fluence, de fluer, se définit par la déformation
fluide de tous les matériaux, inévitable en considération du facteur temps,
dès lors que les structures sont soumises à des tensions. Le substrat n'a
pas nécessité d'être mou. Les ingénieurs connaissent bien le fluage
arrivant même pour le verre et l'acier
depuis des contraintes minimes prolongées dans le temps. En
psychologie, on évoque le rapport d'une
loi semblable des déformations depuis des contraintes extérieures, en
ce que la structuration des mentalités apparaît semblablement malléable à
des conditionnements, proportionnellement
aux durées et intensités des pressions doctrinales. L'influence
est différente en ce que, par opposition,
et même à être temporalisée en regard du processus de transformation
progressive, elle agit quasi instantanément.
![]()
fortuité :
caractère de ce qui arrive du fait de rencontres selon le simple hasard.
Cette formulation est certainement à mettre tout le monde d'accord du fait
de la possibilité qu'on a chacun de faire des rencontres répondant à notre
volonté. Par contre, dès lors que le débat de la responsabilité du hasard
porte sur les événements du monde, il est évident que selon qu'on a une
configuration mentale “géocentrique”,
“héliocentrique”, ou théocentrique, les opinions vont diverger, des
œillères spécifiques de l'ainsi regardé débouchant sur d'incontournables
vérités propres à chacun. En raison de quoi cette disposition? Parce qu'il
apparaît évident que nos représentations sont pragmatiquement axées sur des
préoccupations inscrites dans les limites de nos participations du monde.
Aussi, désirant accorder un égal droit d'existence au vu dans les limites du
regardé depuis ces œillères, occupons-nous d'en diminuer les “aberrations”
(elles sont dues aux positions relatives de tels observateurs), et tentons
d'aborder d'une façon non exclusive le résultat de la fortuité en tant qu'accident,
en la considérant, comme pour nous-mêmes, dans son rapport à ce qui advient
étant voulu, donc en prenant en compte aussi une surnature advenant depuis
le quid proprium de l'avènement cosmique. En référence à l'instance
de réalisation performative de l'Univers, convenons de prendre en compte
autant ce qui résulte de l'accident à l'environnement, ou qui arrive dans le
devenir et les acquisitions comme effet non attendu, que l'effet
attendu ayant pour cause le voulu. Disposition prise dans le respect des
règles de la logique en usage, en ce qu'on reconnaît que ce qu'entreprend le
sujet humain n'est pas toujours dû au seul hasard des circonstances le
conditionnant. Par exemple, le produit résultant d'une expérience provoquée
en laboratoire du fait de l'homme pour cause de curiosité, ne saurait
démontrer l'œuvre du hasard. Or, étant entendu que ce n'est que
dogmatiquement qu'il est possible d'abstraire la nature humaine de celle de
l'Univers, la conséquence en est que la réalisation performative de son
contenu métamorphique implique le concept de finalité. S'il y a un préjugé
durable, c'est bien celui de la responsabilité du hasard dans la formation
du contenu cosmique. Certes, le hasard apparaît bien impliqué dans le
processus, mais vis-à-vis des erreurs, des fautes, des mutations
accidentelles et stériles, et non pas pour ce qui est de sa progression. Par
exemple, non pas dans la duplication de l'adn,
mais à l'encontre, dans les erreurs, les accidents à celle-ci (non des
moindres parmi les biologistes ont l'honnêteté intellectuelle de le
reconnaître, bien que ce soit comme
francs-tireurs). Mais le concept revendiqué par tout
technoscientifique pensant dans l'orthodoxie utilitariste des institutions
desquelles il tire ses subsides dans une concurrence idéologique avec le
domaine du religieux grevé de superstitions tenant au présupposé contraire
est précisément de croire que la progression de la réalité, processus
positif, est l'effet de l'indéfinie continuité d'erreur de copie en erreur
de copie. C'est ni plus ni moins l'adaptation orientée du principe de
dégradation entropique — les réactions
non orientées de cause à effet selon le
hasard —,
dans le but d'ignorer sa contrepartie :
une progression voulue du monde en raison d'occasions. Depuis le principe
d'entropie, on ne peut prévoir qu'une perte en organisation, pas un gain. Ou
du moins un gain en organisation dû au seul hasard reste en théorie possible
depuis le calcul des probabilités, mais à la
condition d'être indéfiniment reconduit
dans sa possibilité d'actualisation.[14]
C'est que, arrivant de cause à effet, le temps qu'il
faut attendre entre deux violations
successives de la loi sur l'entropie rend son observation impossible.
On se trouve donc devant un cas par lequel la conception d'un événement est
possible tout en étant expérimentalement indéfiniment improbable. Peut-on
fonder le concept d'évolution sur une telle axiologie ne retenant qu'un sens
— la dégradation irréversible de
l'état du préalablement formé —, du
fait que l'expérience montre que le réel se fonde sur le processus de
complexification progressive ?
D'évidence, un seul aspect du manifesté aux sens ne peut être abstrait :
il faut les deux à bien concevoir le propos. Rappelons qu'historiquement Platon
distingua jadis ce qui est causé au monde depuis l'action indirecte de la
pensée, de ce qui l'est par accident en raison du hasard des circonstances,
et Aristote aménagea pour la
même raison des discriminants entre la cause matérielle et la cause
efficiente. Ce n'est historiquement qu'en vue de faciliter l'avènement
scientifique depuis son émancipation des autorités religieuses, on évacua
ces discriminants actantiels, jusqu'à ignorer la factitivité, pour ne plus
considérer que l'activité réactive. Pour ignorer la cause efficiente dans
l'observation réduite aux propriétés du monde, Hume
écrivit : «Comme observateur, nous
voyons bien des successions de cause à effet, mais jamais de causation».
Bien évidemment ce n'est qu'en ne faisant
pas abstraction de la nature de l'observateur que, par
relation réflexive à nous-mêmes, ou
transitive, par rapport à d'autres que nous, il devient logique
d'introduire en cosmogonie l'activité qualificative susceptible de fonder le
processus du monde d'une façon qui soit reliée au concept de sa finalité. Il
semble que, sauf
obédience doctrinale, la seule
responsabilité d'une série temporellement
illimitée d'agitations arbitraires ne peut être
qu'étrangère aux événements spécifiques
de la transformation métamorphique du contenu de l'Univers.
![]()
géocentrisme épistémique. Si l'anthropocentrisme
consista jadis dans la projection de notre propre image sur la
représentation des dieux, ensuite sur le cosmos vu ainsi qu'un corps
immense, le géocentrisme épistémique
contemporain en diffère, puisqu'on l'institue en science depuis le
subterfuge consistant à regarder la
nature humaine ainsi qu'une exception remarquable, jusqu'à la
considérer isolée :
cela autour duquel tourne toute réalité cosmiquement subalterne.
Depuis cette locution de géocentrisme épistémique, on évoque la
conformation intellectuelle vraiment
apparentable à ce qui fit en astronomie le débat sur le géocentrisme.
Nous recentrons de nos jours la réalité du contenu environnemental sur ce
qui substrate matériellement la vie, réduisant par là le cosmos à son
contenu matériel, afin de préserver l'image de la nature humaine arrivée au
sommet de la vie sur Terre ainsi qu'une inexplicable exception, le nombril
de la réalité. Notons que ce qui caractérise en cela le vécu paradigmatique
de chaque époque est d'assortir des croyances comme étant représentatives de
vérités incontournables. Avec l'avènement des sciences, ce n'est ainsi plus
l'Univers qui tourne autour de la Terre, mais ce n'en est pas moins
encore sa réalité qui se trouve réduite
aux seules propriétés physiques qui substratent la nature humaine — toute
qualification psychique et toute vertu
spirituelle se trouvent occultées du fonctionnement cosmique. L'idée
d'objectivité contemporaine, de rationalité, de positivisme, ne fait que
confiner l'épistème scientifique dans la logique du politiquement correct,
spécifique de notre époque, depuis des œillères qui consistent à se suffire
de reconnaître l'existence des seules réalités susceptibles de servir de
matériaux aux ambitions humaines. En l'état actuel, la question que nous
pouvons nous poser est celle-ci :
l'acception institutionnelle d'un “héliocentrisme épistémique”,
est-elle possible sans passer par l'adoption d'une attitude intermédiaire.[15]
C'est que, de façon imagée, elle pourrait consister dans la transposition
épistémique de la configuration astronomique adoptée par le plus célèbre des
astronomes de la branche des Brahé. En effet, Tycho
Brahé résolut les
contradictions du 16e siècle en faisant bien tourner les planètes
autour du Soleil, mais le Soleil lui-même restant à tourner autour de la
Terre… tant l'inconvenance était grande encore à cette époque de la déchoir
d'une place royale au centre de l'Univers. Cf. perspectivisme +
anthropocentrisme.
![]()
gnose :
ensemble des concepts logico-spéculatifs sur l'Univers qui sont induits par
le jugement au sens de cohérence globale. Il s'agit d'une forme de
connaissance synthétisatrice, venant conséquemment à la suite ou en
complément du savoir analytique reposant sur l'expérience. L'ensemble
formant une structure délimitable est distincte de la notion de
complémentaire ensembliste, en ce qu'on le sépare par là, même à
généraliser, de tout aspect holistique. Aussi la gignose désigne le
champ du connaissable depuis ce moyen.
Souvenons-nous des distinctions d'Aristote
avec aisthèsis (le senti),
mnémé (le mémorisé), empeiria (l'expérimenté), l'épistèmè
(les méthodes, théories et théoréties de l'intellection), enfin l'éidé
(le travail des idées). Si agnosia représente dans ce contexte cette
absence de vue intérieure, la gnosis désigne l'ensemble des
connaissances fondées sur des apriorités, dans un rapport parallèle à
l'épistème vu comme ensemble du savoir se construisant sur des
apostériorités : le champ de
l'expérimentable. À tout moment du processus, l'état des connaissances
acquises résulte du rapport entre le savoir apostériorique, et l'entendement
des apriorités gnostiques. On fait traditionnellement de la gnoséologie
l'étude critique des connaissances
aprioriques. Plus récemment, cette discipline désigna l'évolution des
théories de l'interprétation tenant à la prise de conscience de la
relativité des meilleures conceptions à propos du monde (perspectivisme
généralisé) ; l'étymologie grecque du
terme faisant référence à l'acte d'expliquer, d'amener à la compréhension,
de traduire. Aux côtés de l'épistémologie et de la gnoséologie, comme études
critiques des savoirs apostérioriques et des apriorités gnostiques, il faut
encore distinguer l'herméneutique, en tant que l'art d'interpréter
les textes révélés, d'origine sacrée ou profane. En dernier ressort, la
gnoséologie peut se distinguer de l'épistémologie si elle consiste dans son
moyen en des énoncés recouvrant les significations telles que nature,
propriétés, valeurs, limites et autres données spécifiques de l'instance de
réalisation relative du statut de connaissant, dans l'expérience tenant à sa
faculté d'apprendre. Ces moyens embrassent donc aussi, mais indirectement,
ceux de la communication des
connaissances (langues, logique, sémiotique…).![]()
harmonie. Ce terme n'est-il pas déplacé à en traiter
ici ? Je ne le crois pas en ce qu'il
s'agit de la plus belle manière, depuis l'actorialité de la personne, de
faire adhérer entre elles des parties séparées qui s'opposent; en ce sens
que, par analogie à la gravité entre les choses, l'harmonie se conçoit comme
le substitut de la gravité entre les êtres se mouvant par différence dans
les coordonnées du plus beau, du plus vrai et du meilleur. En cela,
l'harmonie ne repose pas sur un processus d'égalisation des différences
individuées, mais à l'encontre sur la mise en relation des différences,
jusqu'à satisfaire toute sensibilité d'être. Apparaît conséquemment
disharmonieux, non pas le désordre
structurel, mais le relationnel disparate. L'appréhendement de
l'harmonie semble recourir aux sentiments, dans le même sens faisant que la
raison investit la logique. Depuis l'harmonisation, les ouvriers du plus
beau, du meilleur et du plus vraisemblable, s'initient solidairement, dans
le but de réaliser, par le moyen de l'interprétation personnelle, des
réponses adéquates au libre-arbitre individuel. En tout état de cause,
l'harmonie surajoute par là aux critères du bien, du vrai et du beau.
Comment mieux différencier l'harmonie des rapports ordonnables selon des
critères esthétiques véridictifs et éthiques ?
Le beau, le bien et le vrai ont leurs
agents spécifiques, physiques, psychiques et spirituels, à n'être pas
nécessairement en harmonie. Ce qui suppose que l'harmonie représente le fait
de la personne, comme une gravité progressant par le temps de ce qui
s'effectue dans l'espace depuis de tels agents. Montrer que la personnalité
est au centre de cette “influence à distance dans le temps” est sans doute
exotique, mais l'harmonie peut-elle avoir aussi ses ouvriers ?
Si les toniques de l'amour, de l'amitié et de la sympathie relient pour les
êtres chaque moment présent de l'encours réalisant le monde à son dessein
dans l'éternité, la réponse est sans doute que non. Le contrôle
gravitationnel spécifique de l'espace
peut agir sur des structures corporelles, l'émotion peut satisfaire
aux rapports entre des mentalités agissant sur la matière en raison du plus
beau, et les critères véridictifs peuvent établir des relations entre
l'esprit dans son rapport aux mentalités. Mais l'harmonie s'ajoutant à cela ?
C'est en continuité du savoir en
quoi et comment se
réalise le monde que, comme cocréativité à l'auteur des desseins répondant
aux interrogations visant à connaître
pourquoi cette réalisation,
la personne surajoute son interprétation actorielle dans les
coordonnées du meilleur, du plus vraisemblable et du plus beau. On le sait :
spécifiquement à l'indéfinité des pluralisations d'être, d'avoir et de
faire, le processus de réalisation
repose sur la complexification organique des substrats depuis les
contractualités de moyens entre les agents des domaines du physique, du
psychique et du spirituel, avec son expansion relationnelle arrivant entre
l'esprit, la psyché et le somatique. Mais sur la scène du théâtre de
l'Univers sur laquelle se joue au fil du temps la pièce de l'auteur du
monde, la personnalité surajoute sa propre tonique événementielle.
Dès lors, son actorialité se veut
expression inspirée, euphonique et oblative à son Auteur, sans doute
via la divine présence au noyau des êtres. En passant par le cœur, lien
entre agents qualificatifs et valoriels, l'harmonie représente depuis la
personnalité comme un faire indirect (la factitivité) aussi concret que la
gravité physique pour les corps matériels. Il s'agit d'une hypothèse, bien
sûr. Ainsi que pour la gravité physique, les effets de l'harmonie dans la
motilité psychique et spirituelle est évidente, mais pareillement à ne
pouvoir se toucher du doigt.
![]()
hénades. Pour assurer les fondements métaphysiques
rigoureux d'une théologie systémique non religieuse, Proclus
composa des propositions fondamentales,
formant axiomatique, reposant sur un enchaînement processuel à la manière de
la systématique d’Euclide.
Les degrés de la hiérarchie divine qui en découlent, dégagent la
rationalisation des attributs théologiques et leur procession en neuf degrés :
l’Un, le Premier dieu ; les hénades ;
les dieux intelligibles ;
les dieux intelligibles-intellectifs ;
les dieux intellectifs ;
les dieux hypercosmiques ;
les dieux encosmiques ;
les âmes universelles ; les
anges, enfin les démons et héros. S'ensuivit l'importante contribution de
l'école de Damascius
remontant de plus, par-delà l'Un, à l'indicible. La troisième classe des
processions théologiques formée des hénades constitue le continuum
des déités absolues, coexistantes des évolutions spécifiques du temps qui
passe. Pour ce qui est de l'origine du terme (que nous donnons à titre
indicatif dénué d'autorité), on peut penser à la réunion de hen
(signifiant être d'un an, de l'an, du mois ou du jour précédent) et ade
(fils d'untel, ou dérivé de…). À ne pas confondre avec ennéades,
terme qui désigne la réunion ou la composition servant chez Porphyre
pour désigner les 9 livres de Plotin.
![]()
hénologie :
doctrine de l'Un transcendant la multiplicité quasi indéfinie des uns
et des autres, en ce que l'Un communique sa propre unicité par sa
dissémination d'une façon déplétive au travers le processus d'individuation
allant avec la stratification réalisatrice de l'Univers :
chaque individuation d'être, d'avoir et de faire étant unique, relativement
à son altérité. Dans la lignée des penseurs de l'hénologie, notons que
l'iranien Abû Mo'in Nâsir-e Khosran écrivit
sur une hénologie négative représentant
la contrepartie processuelle allant du multiple à l'Un. Une avancée
sans aucun doute importante en métaphysique.
![]()
héraclitéisme :
fait référence à la continuelle variation des choses, à leur impermanence.
L'héraclitéité concerne le prédicat de variabilité déduit du senti en
référence à l'expression : «nul ne se
baigne deux fois dans la même eau du fleuve». Cf. ontologie.
![]()
hétérogénie :
génération spontanée des variations du vivant depuis l'apparition de
caractères nouveaux au travers des générations
successives. Abiogenèse :
apparition de la vie depuis un substrat matériel sans quid proprium.
Deux concepts prolongeant la représentation autogénérée du monde depuis le
néant, dans l'amalgame du principe de génération (dissémination et
filiation) avec le principe de
transformation (la possibilité de variation métamorphique d'être, d'avoir et
de faire de ce qui préexiste nécessairement par logique).
![]()
holistique.
L'holicité peut avantageusement distinguer l'unité du tout de
la totalité du multiple. C'est depuis une telle disposition que le
fondement des discontinuités discrètes
du monde formant ensemble une totalité de différences
individualisatrices, avant de devenir un tout uni passant par le processus
d'organisation, puis d'intégration, ne peut advenir que d'une existence
continue complémentaire dite holistique :
elle est de la nature de l'Un. Chaque individuation, pour
n'être pas sécable en elle-même (ce qui
peut l'être n'est que son
substrat), reçoit ce caractère d'indivisibilité comme signe holiste. Les
mathématiciens sont en cela premiers à avoir fondé la discontinuité
des grandeurs finies sur un infini
continu. Le fait d'asserter de façon qui se veut cohérente et
incontradictive la réalité des individuations manifestées dans la
séparation d'une altérité plurale, implique le formalisme complémentaire,
apparemment nécessaire et suffisant, qui pose le concept d'existence
unicitaire. Par holicité, on désigne en
pratique l'ensemble formé de la partition de toutes les
individuations discrètes (bornées dans les prédicats d'être, d'avoir
et de faire, mais d'extension
indélimitable), et de la continuité
complémentaire unicitaire d'existence
absolue, infinie et immanente.
Notons que le plérôme représente cette holicité là , mais dont le contenu
est de plus réalisé dans la plénitude expérientielle de l'existence.
L'in extenso est la locution latine faisant référence au concept
d'ensemblement holistique, c'est-à-dire l'ensemblement visant à dépasser
l'examen de la totalité du contenu fini, bornable, à son extension pouvant
être immense à infiniment agrandissable. En ce sens que, la quantité
discrète trouve son champ d'extension indéfini dans le domaine du transfini,
en interface à ce qui existe d'une manière complémentairement infinie,
c'est-à-dire de façon invariative, ou immanente et absolue, susceptible de
générer le contenu de catégorie bornable (le variable, le limité et le
relatif). Rappelons qu'on en rend compte mathématiquement à la suite de
l'axiome disant qu'il existe un élément noté “0” (zéro), tel que pour tout
“x”, x ± 0 = x. Cet élément nul est le seul jouissant de la propriété
d'invariance. En sorte que si l'on ajoute ou que l'on retire
cet élément nul à ce qui est individué
étant borné (c'est la transposition du nombre au domaine du
nombrable), cela n'en change pas le
résultat. Mais cet axiome ne considère qu'une extrémité du nombrable et se
complète, pour définir l'autre extrémité, avec :
il existe un unique élément in extenso noté “Ñ”
tel que l'on peut écrire :
Ñ ± x =
Ñ, signifiant que toute quantité
bornable “x”, et ce, quelle que puisse être sa taille, ajoutée ou retirée à
l'ensemble in extenso “Ñ”,
n'en change pas le terme.
![]()
holomorphisme :
dans l'encours transformatif du contenu de l'Univers, et en référence au
concept d'épigénie, on considère ici la morphologie achevée, ou parfaite
(par épuisement des potentialités de perfectionnement dans le tout), et donc
morphologiquement devenue invariative, comme ultime formation devant
succéder aux formes transitoires de la suite des variations formatrices
tenant à l'encours performateur de
l'univers. homomorphisme :
sont homomorphes de mêmes formes dans la comparaison d'au moins deux
formes entre elles.
![]()
hominisé. Avec la théorie sur l'évolution des
espèces, l'hominisation distingue les attributs spécifiques au
passage du primate à l'humain, mais en ne considérant que des causes
apostérioriques agissant par l'exocosme sur le vivant. Cela pourra se faire
par exemple depuis les raisons avancées avec le néodarwinisme. On en
complétera la signification avec l'examen de ce qui se révèle en sens
inverse et qui descend du divin à l'humain, comme action
humanisatrice
tenant au processus intensif de progression, cette fois mû de
l'endocosme. Par exemple en considération du teilhardisme. Pour bien en
comprendre la signification, il importe d'en saisir la disposition dans son
inclusion comme maillon du phylum plus vaste enchaînant :
proto-matière ® matière
(matérialisation des énergies physiques) ;
matière
®
pré-vie (vitalisation de la matière) ;
pré-vie ® vie (organisation
biologique du vitalisé) ; vie
® pré-spiritualité (avec l'humain :
hominisation de l'animalité) ;
survie ® métamorphies animiques
(spiritualisation de l'hominisé)… On a ainsi l'intuition du fonctionnement
de la réalisation de la réalité ainsi qu'une suite ininterrompue des
transformations progressives du contenu cosmique, dans le sens d'une
évolution épuisant les potentialités de complexification relationnelle selon
des occasions allant avec l'état du métamorphiquement réalisé. Ce qui est
déjà sensément réalisé ailleurs dans l'Univers et le sera inévitablement sur
Terre, sauf accident, peut s'apercevoir en extension des paliers de
l'évolution prévisible en direction de l'épuisement des potentialités de
perfectionnement, passant par des
ascendances suprahumaines. Pour nous représenter la suite des
lignées à investir, nous avons à
prolonger l'enchaînement des paliers d'une stratification ontologique
par lesquels la dernière acquisition surajoute aux acquis antérieurs, depuis
une gestation permanente travaillant à l'échelle de l'Univers, distincte de
l'épiphénomènie des transformations encloses sur elles-mêmes (le
nouvellement formé s'obtenant au détriment de la corruption de l'ancien).
![]()
homologie, cela qui est homologue :
mêmes propriétés, fonctions, etc., bien que de constitution différente, ou
appartenant à des classes disjointes. Sont encore homologues des éléments,
choses et objets qui, dans leurs individuations différentes, correspondent à
des mêmes rapports de figuration.
![]()
hylé : en
grec classique, désigna originellement un arbre avec ses
ramifications. Puis le terme servit à
désigner le bois de charpente,
celui des constructions et des
assemblages. D'où le sens sous-jacent visant cela qui surajoute à ce
qui reçoit forme, faisant que le nouvellement devenu, l'actuellement
réalisé, peut lui-même servir de matériaux métamorphiques pour des
expressions appartenant encore au futur. C'est donc la “matière” de ce qui
est susceptible d'être ouvragé :
objet, poème, sujet dont on traite, en tant que fonds
auquel on communique une forme
particulière. Sa nature est tout à la
fois d'avoir de la substance et d'être
malléable. Aussi cette “matière” peut être physique et, dans ce cas,
le fonds du formé concerne le corporel au travers des objets formés à
l'exocosme. Mais cette “matière” là peut être également psychique. Dans ce
cas le formé et son fonds concernent des matériaux mésocosmiques d'une
nature mentale. Et elle peut encore intéresser l'esprit formé sur fonds de
nature spirituelle depuis l'endocosmique (Cf. ontologie).
![]()
hylotropie :
organisation fonctionnelle des substrats fondée sur le principe de
substantialisation.
![]()
hylozoïque :
substances contrôlées par la vie et comme vitalité se
surajoutant aux énergies et gravités
physiques ne pouvant contrôler, elles, que les structures
matérielles. On peut penser semblablement l'Univers des êtres pensant,
voulant et pouvant (faire être et avoir) comme une extension du même vu
ainsi qu'une ultime organisation en voie de réalisation via l'esprit.
Constituée à l'échelle cosmique depuis l'incommensurable quantité d'êtres
participant en diverses strates d'organisation, cette ultime organisation
serait ainsi organiquement contrôlée, via le continuum spirituel, par et en
vue de l'Être suprême.
![]()
hypostase .
Se pose en tant que cela en l'affirmation de quoi on appréhende ce qui fonde
en raison l'expérience, fait qu'on reconnait l'existence de quelque chose de
nouveau émergeant au travers la réalité d'autre chose. S'il peut y avoir un
concept particulier à la métaphysique, c'est bien celui d'hypostase. Une
hypostase, c'est par exemple reconnaître l'existence des incorporels depuis
l'expérience du corporalisé, ou bien celle d'étendue en rapport à la finité
des discontinuités d'être, d'avoir et de faire (l'existence du temps dans la
mesure où elle est sous-jacente des événements d'être, et l'existence de
l'espace en raison du rapport entre les choses). Dans son acception évoquant
ce qui supporte et fonde intangiblement une chose tangible comme les
deux faces du même, l'hypostase représente ce qui unit en un même et seul
sujet le sous-jacent (intériorité), au donné à percevoir, à concevoir, comme
à apercevoir, pour cause d'extériorisation et d'effectuation; en ce sens que
la possibilité en des aspects exotériques d'être exige complémentairement la
nécessité qu'existe son aspect ésotérique.
Examinons quelques conséquences de cette
disposition. Dans l'antique vision cosmogonique, on rattacha sans
intermédiaire la création de l'Univers au démiurge. Ce n'est qu'après que le
schème de personne émergea de celui adhérant à l'individu qui se suffisait
d'être la créature passive face à
l'omnipotence de son divin créateur, qu'on put considérer
l'actorialité des acteurs du monde en réponse à
son divin auteur. On s'avisa
consécutivement que sans une indéfinité potentielle d'interprètes qui sont
et ont d'une façon limitée et relative, la superpersonnalité
trinitairement absolue dans son infinité de Dieu ne pouvait représenter que
le “dialogue” de soi à soi. Sans cette hypostase seconde communiquant un
visage à l'Univers lui-même, pas d'actorialité: l'activité, soumise aux lois
de la dynamique, subsistant seule à soutenir l'effectuation du monde, une
réalisation dès lors privée de raison d'advenir. Mais depuis ce
degré de compréhension, le logos
démiurgique, issu du divin auteur
du monde, passe par un niveau intermédiaire, depuis lequel,
analogiquement, le procédé narratif ajoute le rôle actoriel aux êtres qui
ont capacité de {savoir*vouloir*pouvoir} faire être et avoir, communiquant
par là une expression personnalisée au processus de réalisation, jusqu'à,
finalement… ne plus faire qu'un de deux. Finalité ne devant manquer
d'arriver après que, par la personnalité
engendrée aux personnes depuis l'inengendré suprapersonnel, l'unité
actorielle ancrera le monde des
personnes. En sorte que la suprapersonnalité unissant
consubstantiellement[16]
dans l'absolu les trois visages du trithéisme Père, Fils, Esprit en un seul
auteur, comme première hypostase théophanique sous-jacente au logos immanent
(de toute éternité) et qui est vie dans le prédicat d'aséité, d'une part, et
sa dissémination indéfinie allant avec la vie des acteurs du monde
instaurant en une même deixis, le corporel,
le
psychique et le spirituel (moyens
contractuels de faire être et avoir
depuis un {savoir*vouloir*pouvoir} personnalisé), d'autre part,
constitue les deux faces du même. Constatons pour finir que c'est
en ne faisant aucun cas de telles
dépendances sous-jacentes au processus d'effectuation, qu'on use
parfois du verbe hypostasier pour rendre l'incompatibilité avec la réalité,
voire l'irréalisme, qu'il y a de penser
les produits que sont l'art sans besoin d'aucun l'artiste, et la
science comme existant en soi sans scientifiques.
![]()
hystérésis :
Par différence à la rémanence, terme désignant le fait
de phénoménologiquement persister après
la disparition du stimulus,
l'hystérésis marque le retard de l'effet sur la cause. Comme effet
retard par lequel l'induction actualisée dépend d'antériorités éloignées des
enchaînements de cause à effet directs, on rend compte en métaphysique de la
perpétuelle différence de contenu du continuum des indéfinies incomplétudes
dans les discontinuités individuées d'être, d'avoir et de faire (le
bornable, le relatif et le variant), par rapport au contenu de la continuité
de plénitudité in extenso en existence :
le continuum absolu, infini et invariant (ce auquel, quelque soit ce qu'on
en retire ou qu'on y ajoute, ne change en rien le contenu).
![]()
iddité :
désigne la permanence sous-jacente aux diversités manifestatives. Par
exemple : un homme, dans chacune de
ses actualisations, n'est que changement, contingente transition. Or, nous
constatons par expérience que cela qui change alentour et en même temps dans
notre substance, n'affecte en rien ce qui constitue pour chacun la source
d'être soi-même et nul autre (Cf. quiddité).
![]()
idéisme, idéalisme. Si l'idée fait référence
au processus d'apparition des formants sémiotiques, l'idéisme se pose
en référence à la doctrine selon laquelle on tient les modalités
déterminatrices d'une fonction qualificatrice du savoir pour prééminentes
dans la formation de la réalité en cours de réalisation. C'est de manière
covalente que l'idéalisme se pose
comme l'affirmation de la prééminence valorielle du potentialisé sur
l'effectué, quand les idéaux représentent les formant des systèmes de
valeur assurant les vecteurs du processus de détermination qualificatrice.
En sorte que la personne humaine, afin de coordonner les raisons de son
savoir-faire à des critères de droiture et de loyauté, a nécessité du
formalisme reliant une science des propriétés exocosmiques à l'entendement
endocosmique des valeurs d'action, également tangible en vertu d'effets
spécifiques. Droiture et loyauté ne
pouvant advenir en réaction à des violences extérieures
conditionnatrices, mais uniquement depuis de libres dispositions jugées en
son âme et en conscience, sont alors seules réputées causes motrices d'une
autonomie des personnes qui sont à édifier leur sophia par l'intermédiaire
de la philosophie. On distingue par là
le philodoxe dont la vérité du raisonnement se suffit
d'opinions prises dans l'alternative
qualificatrice des oppositions antithétiques, du philosophe
dont le champ d'appréhendement se situe au delà ce qui relie les contraires
et les opposés. C'est dans ce contexte que nous nous contenterons de définir
improprement le terme d'idéisme, le posant en tant que représentativité du
principe des formants sémiotiques, et
non pas en référence à la doctrine selon laquelle on tient in situ
les modalités déterminatrices de la fonction de savoir comme étant
prééminentes dans les déterminations de la
réalité en cours de réalisation. Cette
liberté étant prise d'une manière
qui reste covalente de l'idéalisme, qu'habituellement on pose
indifféremment comme l'affirmation doctrinale de la prééminence valorielle
du potentialisé sur le déterminé, ou comme formant des systèmes de valeur.[17]
En référence à son degré d'autonomie mesuré
depuis l'étendue de son libre mouvement
entre des causes extérieures et des raisons intérieures, l'humain a
besoin afin de coordonner les raisons de son action au monde à des critères
de libre participation, d'une gnose susceptible de relier les réalités
exocosmiques à des déterminants endocosmiques qui sont, encore une fois,
tout aussi tangibles par leurs effets valoriels, que le sont les propriétés
d'un environnement exocosmique.
![]()
idéogone :
énoncé qui engendre une signification nouvelle.
![]()
immanence :
présence intérieure, endocosmique, aphénoménique de ce qui permet la
manifestation métamorphique du cosmos. Ce qui
existe par immanence intérieure
complémentaire de l'extérieurement manifesté est absolu, intemporel
(dans une opposition de sens au transitoire). C'est par cette immanence que
la surnature divine, sans se confondre avec la substance du monde, s'y
trouve unicitairement sous-jacente d'une manière inlocalisable. Énergies,
forces, efforts, luttes, intensifications et expansions, transitent de l'une
à l'autre des multitudes individuées à l'Univers et s'y trouvent distribués
dans les limites indéfinies de
l'expérience de l'existence, mais sans jamais atteindre ce continuum
d'immanence existentielle.
![]()
immarcescible :
ce qui ne peut se flétrir ni passer pour raison de
n'être pas d'une nature soumise au cycle
des générations et corruptions.
![]()
imperfectibilité :
caractère de ce qui ne se prête pas à perfectionnement, soit pour être de la
classe des aperfections, soit de celles des perfections par constitution
originelle, ou des perfections par épuisement des potentialités de
perfectionnement.
![]()
impermanence :
ce qui ne dure pas toujours, et qu'on pose comme instance entre une origine
et une fin.
![]()
in extenso :
locution latine faisant référence au concept d'ensemblement holistique.
C'est-à-dire l'ensemblement visant, non pas seulement le contenu
expérientiel fini et bornable qui peut être immense à indéfiniment
agrandissable en ce qu'il caractérise seulement le domaine du limité, du
variable et du relatif, mais cet ensemble là auquel s'ajoute encore le
contenu existentiel complémentairement infini, invariant ou immanent et
absolu, dont la catégorie du bornable ne représente en chaque moment du
temporalisé qu'une manifestation partielle.
![]()
in novo (dans l'œuf et sans suite). Cette
expression marque l'idée de ce qui est voué à n'être pas réalisé. Le
caractère caduque de l'envisagé à dessein rend son entreprise inopérante ou
nulle, vouant à déchéance son fait, tel
que le résultat advient comme si ce dessein n'avait jamais existé.
![]()
in specie :
ce que l'on considère in specie ne se fait pas en référence à son
appartenance en genre, classe, catégorie et autres subsumptions, mais
dans l'identification de son insécable et irréductible individuation,
soit dans la considération d'une chose, soit dans celle d'un être.
![]()
inamissible :
qualité d'inaliénabilité de l'être passant par son devenir.
À l'encontre, l'amissible marque, passant
par une instance d'acquisition, la possibilité de perte des acquis.
![]()
inchoatif : à
l'opposé de l'indépassable réalisation avec le finalisé,
le caractère d'inchoativité marque
l'action commençante. À déclarer l'action commençante du monde depuis
le constat renouvelable en chaque
actualisation entre passé et futur de la progression intermédiaire réalisant
le réalisable par incorporation dans le principe d'ingression,
c'est-à-dire visant une fin d'intégrer, fait que l'entendement d'une
finalité par épuisement des potentialités de progression se pose étant
inévitable par logique.
![]()
individuation :
concerne l'aspect de toute unité séparée de son altérité, c'est-à-dire en
rapport au constat d'être séparé, sans même que soit nécessaire
l'appréciation d'une combinaison de caractères individualisateurs à
différencier l'individué. Condition qui semble entraîner que chaque
individuation est unique depuis son existence, avant même de pouvoir le
devenir depuis son fait d'advenir à son altérité depuis une constitution
particulière et des traits à la singulariser, ne serait-ce que depuis une
deixis impartageable. L'intussusception marque le fait d'au moins
deux individuations en un même existat. Cette possibilité arrive de ce
qu'elles sont non confondables pour cause de caractères différents fondés
sur des substrats dissemblables, et donc en raison de manifestations
séparées. Elle rend compte d'une disposition posant une deixis commune, en
tant que l'interpénétration d'un site spatio-temporel relevant de deux
individuations par ailleurs discriminables depuis des substrats différents.
On peut y voir le principe complémentaire au caractère d'impénétrabilité du
concept d'antitypie dû à Leibniz. L'antitypie considère
l'impossibilité pour deux individuations semblables d'occuper le même lieu
au même moment. Entité: du substantif latin entitas
exprimant la propriété d'être, l'entité
représente quelque chose dépourvu de détermination individuée en
essence et en substance, qui n'est donc pas donné par le perçu, mais l'est
par abstraction de la pensée examinant une solidarité marquant nos
classifications : fleuve, montagne,
homme, atome… Se distingue donc de tel être
individué par essence, comme de telle
chose formée par organisation d'un substrat et ne reposant que sur le
principe de substance.
![]()
inscient-scient :
constitue le caractère mixte de l'activité de savoir, indéfiniment
poursuivable entre les deux bornes invariables que constituent
l'omniconnaissance et sa face privative opposée. Cf. science.
![]()
insémanticité :
l'asémanticité représentant le statut privatif d'existence sémantique comme
des potentialités réalisatrices de sémantisation, ce qui est insémantisé
représente l'état privé de réalisation sémantique, mais non pas aussi des
potentialités de sémantisation, eu égard à l'écoulement temporel.
![]()
intégration
(pour distinguer entre intégration et organisation) :
dans l'organisme, il y a des fonctions différentes visant, depuis une
synergie d'activités différenciées,
l'individuation issue ou manifestée par son organisation substrative.
Ce qui s'organise repose sur l'accordement des différences dans un même
substrat. Ce substrat se prêtant à organisation depuis des
différences individuées sera physique
pour le somatique et il sera psychique pour le mentalisé, ou
spirituel pour l'esprit. Tandis que l'intégration
opère semblablement, mais entre des organisations différentes en
nature et contractuelles entre elles de desseins surdéterminant
l'individuation (on considère ici le rapport surdéterminant la séparation
entre des chaînes de causalités). C'est ainsi que l'on comprend que l'être
en devenir pense, aime, veut et agit en tant qu'unité
physicopsychospirituelle insécable. Tout
ce qui peut s'acquérir depuis le concours de substrats différents en
nature, à savoir le somatiquement organisé par rapport au mentalement
organisé et au spirituellement organisé, participe du devenir de l'être
comme moyen, donc non pas en tant que c'est l'être, mais en tant que c'est
ce qui le fait être. D'une manière pragmatique, l'intégration répond au
critère d'intussusception, quand l'organisation répond à celui d'antitypie.
![]()
intensément :
état intensif (opposé à l'extensif) de l'acte prémédité, volontaire,
et qu'on distingue, bien que trop évasivement, d'intensivement, posé
en tant que réponse tensorielle à ce qu'on subit.
![]()
intention libérale :
dans la recherche de ce qui motive une intention procédant de la
personne, on distingue ce qui suscite l'acte gratuit, le fait par intention
libérale (donationis causa), par rapport à l'intention
arrivant en rapport à ce qui gratifie son promoteur. D'un point de vue
cosmique, on peut penser que toute gratification personnelle entraîne
créance. L'intention peut être suivie d'un passage à l'acte ou pas, et dans
le premier cas avoir ou ne pas avoir d'effet réalisateur. Si elle n'est pas
matérialisée par l'effectuation correspondante en tant que dommages ou
bénéfices acquis, il reste qu'elle subsiste à n'être pas neutre en tant que
réalisation effective au plan spirituel, comme ce qui a eu lieu dans le
domaine des intentions en tant que chaînes de causes formant l'esprit. Ces
conditions sur la responsabilité du spirituellement formé sont à
distinguer de ce qui arrive sans
intention du fait de la personne, et ce qui arrive de son fait à
n'être pas consenti par suite de la faillibilité de son pouvoir personnel,
et encore ce auquel elle participe de bonne foi (ex bona fide).
![]()
intention :
mouvement de la pensée de tendre vers un moyen de
réalisation. L'intention définit l'acte
comme étant réfléchi et volontaire, donc dont dépend un effet
attendu. Dans le parcours, l'intention est la cause décidant d'un effet
attendu: l'intellection produisant seulement le travail devant qualifier
l'acte en vue d'atteindre au but visé dans l'intention; l'acte lui-même
assurant l'instance propriative de réalisation pouvant être modalement
direct ou bien factitif (faire-faire en sorte que…). Entre l'action
entreprise sans escompter le moindre résultat, et la foi donnant le but
attendu comme inévitable, toute disposition intermédiaire est espoir et
croyance plus ou moins grands. Notons
pour éclairer cette disposition que dans la névrose de l'échec, au
contraire, on agit restant en attente de ne pas réussir, quand la boulimie,
elle, inhibe la volonté dans l'acte, allant jusqu'à viser l'opposé de ce qui
s'inscrit dans la dynamique personnelle. Examinons ce sujet dans son
contexte. Les intentions mentales
et les attentions conscientielles représentent, dans la conscience
mentale, le niveau intermédiaire entre l'intensivité par
l'esprit (l'esprit vu ainsi que moteur spirituel productif du vecteur de
l'activité dépensée au niveau de la volonté qualificatrice), et le niveau
des tensions entre corps. Nous avons distingué entre l'état intensif
de l'intensément opposé à l'extensif, comme acte prémédité, volontaire, par
rapport à l'intensivement posé en tant que réponse tensorielle à ce
qu'on subit. L'intension est mobilisatrice dans le genre animé
d'énergies synergiques, au même titre que les tensions décident des
individuations dans le genre inanimé. Les valeurs d'action sont de cela
cause, et non effet, de la volonté participative médiane, à induire la
volition comme faculté. Car le prédicat de volonté
est tension des intentions dans le projet de se mouvoir et de mouvoir ou
faire se mouvoir depuis une capacité qualificatrice. Le dessein de faire
tient à des idées-forces qui représentent les vecteurs des agents
qualificateurs, d'une façon distinguant de l'intérêt pour leur altérité,
autant que ce qui est à les nourrir (trophologie de la psyché). La psyché
ayant pouvoir d'agir sur les réalités
extensives (tenant à l'étendue), tout en étant soumises à des
réalités intensives (elles sont libres du principe d'étendue spatiale, mais
pas de celui de durée), la dimension du vouloir faire être et avoir, suivie
de l'intention de réaliser, forme l'ambiguïté polysémique de ce que le
mouvement volontaire recouvre dans le discours, le concept, l'idée, la
notion et le signifiant du propos.
![]()
interface.
Une interface définit la limite commune entre deux ensemblements dont
les contenus sont en relation de réciprocité. Mais une interface peut être
vide si aucun des éléments qui appartiennent aux deux ensemblements
distingués ne s'y trouve. Il sera contenant dans le cas contraire et, dans
ce cas-là, le contenu associera les
caractères spécifiques des extrêmes au travers de nouvelles réalités
composites susceptibles de significations mixtes.
![]()
intéroception
et introception. L'intéroception représente le fait des
informations propriatives renseignant sur
le soma et provenant
d'intérocepteurs depuis des stimuli internes tels que ceux qui arrivent
depuis des mouvements musculaires,
l'activité des viscères, ou l'inertie du labyrinthe de l'oreille
interne. On distingue ce qui vient d'être précisé d'avec le processus
d'information introceptive renseignant, via l'esprit, sur des événements
endocosmiques, à partir des introcepteurs de l'âme confrontée aux stimuli
valoriels (et non plus propriatifs ainsi qu'avec l'intéroception). Le fait
de poser l'extraception implique de poser aussi l'introception dans le
principe de l'appréhendement de la réalité du monde. En référence au
principe de multi-ordinalité et en relation avec l'organisation septuple de
la nature humaine réagissant
spécifiquement aux fondamentales tripartites de la réalité, on pose
le rapport de l'extraception aux événements de l'exocosme depuis
l'interface perceptive de la personne à son extériorité, tandis qu'on pose
le rapport de l'introception aux événements endocosmiques depuis une
interface suggestive de la personne à son intériorité. Et de même une interface
conceptive aux événements de son mésocosme depuis des
mésoceptions,
comme spécificité des affects médians aux domaines introceptifs et
extraceptifs. Cf. extéroception.
![]()
intussusception :
représente le fait de deux existants, non confondables, en un même existat.
Donc, correspond à l'interpénétration spatio-temporelle entre deux agents
par ailleurs discriminables. On peut y voir le principe d'opposition
contractuellement complémentaire au
caractère d'impénétrabilité du concept d'antitypie dû à Leibniz (Cf.
individuation et antitypie).
![]()
ipséité, ipséitique :
le fait de ce que l'être se manifeste suivant ce qui le caractérise
vraiment, et non selon des apparences trompeuses (Cf. ontologie).
![]()
irréduction (doctrine de l'). Le plus petit commun
dénominateur qui soit cause de la formation performative du cosmos n'est pas
réductible au domaine de la physique, sauf dogme physicaliste. On conçoit à
l'origine trois fondamentales contractuellement complémentaires, dont les
continuums irréductibles peuvent comporter une indéfinité d'interfaces
mixtes. Les trois fondamentales irréductibles et contractuelles, parce que
réalisatrices ensemble de la formation performative du cosmos sont :
le domaine physique pour les propriétés ;
le domaine psychique pour les qualifications réalisatrices ;
et le domaine spirituel pour les valeurs déterminatrices.
![]()
irremplaçabilité :
l'être personnalisé étant fin et non moyen, il est donné pour irremplaçable
dans l'Être suprême, à l'encontre de ses moyens que sont un corps, un mental
et un esprit fonctionnellement reliés.
![]()
isomorphie :
caractère de l'état dont on ne peut distinguer des formes en particulier (Cf.
métamorphie).
![]()
isostrat :
sont isostratiques les choses qui appartiennent à une même strate de
systémicité. En sorte que l'isostrat représente le
milieu, et ses conditions, que partagent
les choses d'une même strate de systémicité pouvant être quelconque
entre omicron et omégon.
![]()
jugement cognitif :
pour n'être pas factice, puisqu'elle tient à la personne, la chose jugée
doit l'être indépendamment de l'autorité doctorale, même à trouver une aide
dans la présomption de compétence d'autres que soi. L'autorité de la chose
consensuellement jugée peut être sans doute rendue collective à bon escient
dès lors qu'elle ne résulte pas d'un abus de pouvoir. En agissant de son
propre chef, la personne met en action un droit qui lui est propre, sans
lequel le principe de responsabilité serait inapplicable. Mais si la chose
jugée ne saurait se déléguer pour la personne au profit comme aux bons soins
d'une d'autorité extérieure, il n'en reste pas moins qu'un processus de
coréflexion (il participe probablement d'un inconscient collectif)
accompagne le travail communicationnel et conspire à réaliser une communion
intersuggestive de la chose jugée.
![]()
justice.
Tenant aux relations imparfaites entre les êtres, la justice des
sociétés, diversement distributive, attributive et répartitive depuis
honneurs, biens et avantages, tend à
corriger équitablement, mais
depuis l'application de lois contraignantes, des inégalités tant
naturelles qu'artificielles. Compte tenu
de cette disposition, la justice ne représente vraisemblablement, sur
l'axe des progressions performatives entre une origine imparfaite et une fin
perfectionnée, que le moment singulier agissant au travers d'une autorité
sociale palliant le manque de maturité
et le défaut des déterminations de soi
tenant au libre engagement des
personnes au monde des personnes.
![]()
kénose :
représente le vide attributif de l'existence-non-existante (l'infinité
inconditionnée). Se pose par rapport au plérôme (voir ce terme) qui
désigne l'état de plénitude existentielle-expérientielle de
l'existence-existante, réputée achevée en réalisation à la fin des temps de
l'encours performatif de l'Univers des univers. La kénose
figure logiquement le complément
privatif du plérôme, si le plérôme se définit comme l'ensemble de
toute existence à toute expérience.
![]()
libre-arbitre. Le domaine à en traiter est complexe.
D'abord reconnu comme privilège royal, il représentait l'arbitraire du bon
plaisir ne dépendant d'aucune contingence, d'aucun ordre établi et pas plus
de raisons normatives. Cette origine historique représente bien ce dont on
parle aujourd'hui avec le libre-arbitre maintenant
démocratisé jusqu'à devenir le souverain
privilège de toute personne à
disposer d'elle-même pour ne plus reconnaître que le libre
gouvernement de soi. Que ce soit au nom du don par dame nature, ou celui de
Dieu, remarquons que la souveraineté s'octroie de jure. Sur fond de
self-arbitre (Luther), on
s'accorde sur le fait que, pour être indépendante, la volonté humaine doit
être libre de domination d'un quelconque semblable (en l'occurrence, libre
de toute autorité temporelle), même si
elle dépend d'une surnature pour son existence
et sa légitimation. C'est qu'une telle
liberté n'est pas ontologiquement appropriable. Elle est don gratuit
(grâce) de Dieu-Père à ses enfants par l'esprit, lorsqu'on la pose en raison
du divin, et reçue sans raison par accident lorsqu'on la pose comme
résultant de la nature. Dans les deux cas, qu'on déclare la légitimité de la
souveraineté de la personne au nom de Dieu, ou bien qu'on la déclare au nom
de la religion laïque portant l'humanité à régner sur la nature, il ne
s'agit en pratique que d'une liberté vis-à-vis des seuls moyens, en ce que
le pouvoir d'opter entre différents choix se limite à des moyens de
réalisation. En raison de quoi nous posons cette limite ?
Depuis un appréhendement matérialiste ne regardant l'avenir qu'en continuité
causative du passé, la fin n'est même pas nommable, autrement que comme
fiction. Tandis que dans le cas théiste, la prédestination du
monde échappe à son instance
d'effectuation allant avec l'épuisement des potentialités de
perfectionnement. Même si, avec ce dernier cas, c'est par le biais des
moyens que de plein grès la personne accepte ou refuse de se déterminer à
cette conquête intérieure devant
l'affranchir — restrictivement
au cadre de sa finité —
à l'égal du divin, jusqu'à trouver sa pleine autonomie avec sa
finalité d'être. Au reste, finalité d'être, non pas en raison de soi, ni
même pour cause d'autres que soi, mais tout à la fois les deux, puisque la
fin se doit d'échapper aux contradictions, donc aux oppositions formelles
spécifiques des moyens. Pour ce qui est du matérialiste choisissant
d'établir un protocole d'expérience au motif de savoir si l'humain a la
possibilité d'agir dans le libre-arbitre, il montre ce faisant déjà un degré
de liberté non nul entre le règne de l'inanimé (caillou, astre, atome) et le
règne statuant un début d'autonomie dans l'animation du vivant. Car un
individu dont aucune cause extérieure ne vient modifier le vecteur et
l'intensité de sa motilité devrait ne jamais varier, si sa nature propre
n'ajoutait pas à la nature de l'inanimé, puisque pour un caillou, seulement
une cause extérieure peut modifier l'état de son contenu, comme changer son
mouvement (direction et vitesse relative). Pour le vivant, s'ajoute aux
causes extérieures, des causes intérieures faites de conditionnements, de
préférences, satisfactions et insatisfactions. Aussi on enseigne dans
les sciences humaines le total
conditionnement de l'humain entre des causes extérieures et des
causes intérieures. Entendons toutefois qu'un degré de liberté de mouvement
dans cette disposition reste le moyen diversificateur des comportements.
L'argument est qu'une diversité de possibilités de conduites débouche sur
des différences individuelles. Sans liberté de mouvement, aucune possibilité
de différentiation. Ce qui entraîne la meilleure présomption de trouver la
responsabilité du processus de différentiation avec ce degré de
liberté. Car invoquer le déterminisme
depuis le hasard des rencontres dans la dynamique du milieu de vie,
ne peut différencier entre l'ordinateur même pas libre d'effectuer les
opérations de son choix et l'agent humain libre du choix des moyens. Il
convient de ne pas éluder, au nom d'une
idéologie fondée sur la logique du tiers exclu, des causes intérieures
s'ajoutant aux causes extérieures pour ce qui est du vivant. Une manière
originale de considérer le libre-arbitre est de l'envisager en prolongement
processuel du degré de liberté de mouvement et dans son champ. Cela dit en
ce que cette liberté de mouvement à permettre
la différentiation individuelle n'est pas
encore le libre-arbitre. Il ne l'est pas
en ce que si des causes
intérieures peuvent supplanter, dans les effets, des causes
extérieures, le degré d'autonomie mesuré depuis le critère d'étendue du
libre mouvement de soi est à considérer à l'interface entre des contraintes
par affects extérieurs et des contraintes par affects intérieurs. Bien que
le degré d'autonomie résultant puisse baliser ce par quoi peut passer le
libre-arbitre, nous n'assimilerons pas libre-arbitre et liberté de
mouvement. L'impossibilité de déroger aux lois de la nature pour les choses,
aux lois divines, pour les êtres,
représente toujours une même sorte: le contrôle du libre mouvement de
l'individué à son altérité, que l'individué soit une chose, ou qu'il soit un
être. Le libre-arbitre est à l'encontre dénué de contraintes, bien qu'à ne
pouvoir s'exercer qu'à l'intérieur du degré d'autonomie, au mieux comme
apprentissage du libre choix de participer du devenir cosmique, ou tout le
moins comme libre disposition de soi qui puisse se juger en son âme et en
conscience. Le libre-arbitre n'étant pas
un rapport d'accroissement d'autonomie, on peut
cependant envisager que son exercice
intervient dans la potentialité d'autonomie à conquérir entre des causes
extérieures et des raisons intérieures. Contrôlant nos actions, nous
avons la liberté de choisir. À l'encontre, le plus puissant des ordinateurs
(chose de l'inanimé répondant au seul déterminisme causalement extérieur)
fut-il par programme randomisé, a bien la possibilité de choix, mais pas
librement: il s'agit d'un choix programmé. Au reste,
dès lors qu'on nie ou qu'on regarde
comme fictive cette surérogation accordée à la nature humaine, il
faut en toute logique aussi tenir pour fictive la responsabilité juridique
individuelle. Il y a en effet anbiguïté à poser la responsabilité de
l'individu, tout en méconnaissant simultanément la souveraine liberté du
gouvernement de soi dans les limites du degré de mouvement accordé par les
lois de la nature et celles de la société. En dernier ressort et du seul
point de vue métaphysique assortissant la libre motilité de l'agent d'une
activité qualifiée à sa cocréativité envers le potentialisé, si l'on
considère, depuis un point de vue déterministe, que le contenu du futur
advient en continuité du réalisé au passé, il faut aussi par logique donner
un égal droit d'existence à son contexte oppositivement complémentaire:
l'indéterminisme. Pouvons-nous douter que ne tinssent pas aussi de la nature
du réel la possibilité de réaliser au futur plus que ce qui est à dépendre
de l'effectué par le passé ? Condition
d'opposition complémentaire produite à ne pouvoir être dépassée depuis la
logique du tiers inclus que par le significativement multi-ordinal unissant,
dans un nouveau signifié supramental, l'indéterminé et le déterminé, en ce
qu'ils se posent ainsi que les deux faces du même.
![]()
liminaire, liminairement :
la liminarité fait référence à ce qui est posé au seuil, au
commencement ou à la limite de ce que l'on considère dans l'énoncé.
Liminal : seuil de perception ou
de conscience. Subliminal :
inférieur au seuil de perception, ou du conscientialisable.
![]()
macroprosope :
le corps cosmique du Dieu coexistant à l'évolution de l'Univers, en tant que
son visage, ou le réceptacle de son expression démiurgique suprapersonnelle.
![]()
maïeutique :
terme connotatif du grec signifiant “sage-femme”, pour représenter la
méthode d'enseignement chère à Socrate :
l'art d'aider à l'accouchement des significations :
faire émerger des idées au grand jour, comme faire prendre conscience par le
moyen du questionnement dirigé sous forme de dialogues assurant :
1) l'évacuation des opinions sclérosées; 2) la réévaluation provenant des
efforts d'une pensée personnelle.
![]()
manence : le
fait d'exister ou d'agir dans un continuum spatio-temporel de façon
impermanente, transitive. Acception provenant de la racine man des
langues indo-européennes. Est à l'encontre immanente l'existence dans
l'absolu. Par extension, l'immanente causation qui antécède intemporellement
la suite causatrice du contenu cosmique ne fait pas partie de cette suite
dont la particularité est d'agir entre dehors et dedans. Pour le mieux
comprendre, il suffit, à l'aide des règles sémiotiques de multi-ordinalité
de considérer que c'est une intemporelle non cause du non causé qui est, par
immanence, temporellement causatrice de ce qui répond au principe
d'impermanence.
![]()
matière : dans
l'idée teilhardienne, la matière originellement pure (l'hylé grecque, dans
le sens du questionnement : y a t-il
matière à quelque chose ?) représente
la potentialité indéfinie d'individuation depuis l'Un. Pour le Livre
d'Urantia, le Père Absolu, est l'éternelle Source-centre première de
l'existence physique de l'Univers. En ce sens que l'Univers représente la
tension différentielle entre l'Infinité inconditionnée sans qualification,
d'où sont issues au monde les réalités impersonnelles, quand les réalités
personnalisées procèdent de l'Absolu de la Déité. En pratique et par
extension du sens premier, la matière désigne des substrats de la
réalisation propriative qui sont sous-jacentes aux strates biologiques — matrice
des réalités psychiques —, quand
celles-ci, une fois accomplies dans le principe de récurrence
phénoménologique, deviennent à leur tour
l'investissement de réalités spirituelles depuis des superstratifications
commençant avec l'âme. La matérialisation
est à saisir ce sens d'étoffe du cosmos qui produit l'ensemble des
propriétés manifestatives, en sorte que
dans la doctrine du réductionnisme scientifique, seule la physique du
monde est réelle. Avec la métaphysique, on
considère, depuis le principe de
conversion corrélationnelle et
contractuelle, une transformation métamorphique continue, donnant
la matière comme un aspect
propriativement réalisé dans le potentiellement réalisable selon des
occasions.
![]()
médiastrat :
référence au milieu, entre le substrat et le superstrat, d'une relation dans
la stratification systémique du cosmos. Aussi mésostrat pour désigner
un quelconque niveau de stratification entre l'infime et l'unité du tout qui
est à n'avoir aucune extériorité.
![]()
mêmeté :
l'autre en genre n'est autre que comme séparation individuée et non pas
comme métamorphiquement autre.
![]()
méréologie :
actuel terme pour désigner la théorie des ensembles.
![]()
métamorphie.
Par transformation métamorphique, on entend l'évolution ectypale du
monde en direction de sa coïncidence archétypale. Ce par lequel le contenu
de l'Univers, en chaque moment de son instance performative, représente la
meilleure réalisation actualisée en direction d'une finalisation
épuisant progressivement les potentialités de perfectionnement. Chacun de
ces moments intermédiaires est alors seulement surdéterminable par ceux qui
suivent sur l'axe des progressions. En fait, cette finalisation ne se peut
que localement, en ce que l'ainsi réalisé a pour extension ce qui se propage
entre le continuum d'existence absolue et le continuum de l'infinité
inconditionnée, en conservant conséquemment indéfiniment une frange de
potentialités périphériques de réalisations expansives, au fur et à mesure
des réalisations intensives. Ceci dans le sens de ce que cette expansion du
manifesté ne s'accompagne pas pour autant d'une diminution des potentialités
en extension métamorphique, en raison de ce que le continuum des relativités
et des limitations cosmiques arrive comme
interface active entre un absolu conditionnateur et l'infinité
inconditionnée, source illimitée de ce qui est susceptible de formation.
Aussi, lorsqu'on invoque le statut d'une finalité épuisant les potentialités
de perfectionnement, ce ne peut être qu'en rapport à un contenu
métamorphique spatio-temporellement délimité. Mais de façon telle qu'il
reste possible de considérer la finalisation de l'instance des
transformations métamorphiques de l'Univers des univers, comme la rencontre
du temporalisé et de l'intemporel, et du spatialisé au non spatialisable.
Notons à ce propos la réfutation du monisme matérialiste par la
démonstration du mathématicien Cauchy
(1832) montrant que puisque le nombre
¥
est inactualisable, il est d'un autre continuum que celui de notre
monde fini, limité et variable.
L'instance des transformations métamorphiques propres
à l'encours des réalisations performatives a pour origine un milieu
auquel on concède une isomorphie amorphique. Mais l'isomorphie
distingue aussi ce qui est hors la localisation des formes du formé.
Amorphe : substrat sans structure
possible, ou ne pouvant communiquer la potentialité de la moindre forme ;
isomorphe : même forme entre au
moins deux formations distinctes, d'où découle également l'aspect
sémantiquement négatif qui permet de considérer l'absence de forme en
référence au comparé dans l'abstraction de cela qui est pensé.
Anamorphose, nouvelle conformation s'effectuant sur une précédente
transformation.
![]()
métaphysique :
si la physique du monde progresse de la preuve d'expérience dans l'analyse
du manifesté, la métaphysique progresse essentiellement par déduction et
induction spéculatives dans un sens complémentaire de l'analyse du perçu;
donc depuis l'aperçu formant synthèse et visant une logique d'ensemble
surdéterminant la totalité des parties vues comme étant indépendantes les
unes des autres. Par le biais du questionnement visant un but :
«quelle est la raison qu'a cet être-là d'agir sur cette chose-ci ?»
nous touchons le domaine métaphysique dont on ne saurait, même à l'état
embryonnaire de concrétisation, faire l'économie sans incidence. On y tente
de répondre en visant une construction rationnelle de l'entendement des
raisons du monde. Conséquemment, le discours métaphysique est censé établir
la vérité de nos investissements dans la pérennité
du transcendant. Mais
l'entendement d'un domaine de réalités métaphysiques, en continuité de
l'expérience physique du monde, c'est
encore de plus dans la pratique l'embrassement d'une existence
aphénoménique, celle du domaine
complémentaire de la phénoménologie d'être, d'avoir et de faire du
domaine physique de la réalité, donc à reconnaître et construire une
ontologie.
![]()
métaphyte :
considération de ce qui transcende le fait de croître, de grandir, de
progresser.
![]()
métaxie
(grec metaxu :
intervalle, considéré dans son aspect
transitif). En cosmogonie, le terme de
métaxie concerne toute chose intermédiaire variant comme moyen terme entre
des extrêmes invariables. On
aperçoit par cela qu'une indéfinité de réalités intermédiaires,
relatives entre elles, participent des extrêmes opposées en tant que
constitutions mixtes. Exemple :
apprendre est métaxie entre l'ignorance
et le savoir. Les néoplatoniciens formèrent depuis le concept de
métaxie la possibilité d'une multiplicité de strates intermédiaires en tant
que liaisons d'une continuité organisatrice hiérarchisée entre l'Être
Suprême, auquel est sous-jacente l'intégration à terme de tous les êtres,
depuis une origine de non-être. Méthexie (grec
metecw, meqexw :
participation). Le terme désigne l'intermédiarité des êtres et des choses
participées. Proclus en développe le thème comme participation des hénades
entre elles. Cette disposition entend que durant l'instance performative,
on ne peut être et avoir qu'en raison de rapports d'apparences
passant par toute forme de paraître être et toute forme de paraître avoir à
son altérité. En conséquence de quoi rien ne peut s'y trouver isolé, ou y
exister de façon aséitique. Ce qui sous-entend que l'ensemble des chaînes de
causalités sont progressivement intégrées en un tronc commun, pour accéder à
une réalité finale dans le prédicat de compétence d'être et d'avoir.
![]()
métempirique :
ce qui est au-delà le domaine de l'empiriquement expérimentable. L'existence
étant par nature aphénoménologique, elle ne peut être que le sujet d'une
expérience dite métempirique. En faisant référence à la situation de
l'existence au-delà le champ de l'expérimentation de l'existence — l'existence
comme espèce aphénoménologique de ce qui ne peut être objet d'expérience
n'étant pas, n'ayant pas et ne faisant, mais qui est sous-jacent de ce qui
peut être, avoir et faire —,
l'existence en soi ne peut être reconnue du positivisme.
![]()
modèles et concepts dans la motilité humaine.
L'apprentissage du monde consistant, en situation diacritique, à connaître
son contenu en vue de l'investir depuis une activité qualifiée, représente
inévitablement la situation par laquelle la personne communique l'expression
d'une volonté de participer du monde. Dans cette disposition, le concept est
interne (il particularise chaque entité mentale), tandis que le modèle
est externe, formant le moyen de communication sur base de substrats
linguistiques, entre agents concepteurs, en vue d'une action commune sur
base de cognition collectivement distribuée. En situation, c'est depuis
l'homomorphie proposée pour lier l'analogie du déjà conçu au modélisé
appréhendé en vue de possibles participations, que le percipient d'une
modélisation sociétale cherche justement à saisir l'hétérogénie du modélisé
dans une comparaison à ce qu'il conçoit déjà. Bien que l'aperception des
modélisations communes se fasse de façon inhomogènes en considération des
différences individuelles, le savoir résultant est, dans la motilité de
l'être humain, inséparable de son investissement intentionnel. Or dans ce
contexte du modèle inséparable de l'intentionnalité, nous pouvons avoir une
égalité morphologique entre deux entités mentales par ailleurs
structurellement inidentiques, ou reposant sur des substrats sémiotiquement
différents. Mais aussi pour corollaire, rien n'empêche que de mêmes
substrats sémiotiques identiquement structurés en des formes
conceptualisatrices différentes aient des propriétés hétérogènes en nature,
comme en performance. Pour résultat épistémique, il nous faut bien admettre
que de mêmes raisons exprimant transversalement des volontés
individuellement variables, comme celles qui s'expriment au travers des
systèmes paradigmatiques collectivement diversifiés, peuvent produire des
effets divergents, voire opposés entre eux, autant que des effets identiques
peuvent advenir depuis des raisons différentes. Pour conclure, il apparaît
que ce ne sont pas les concepts et les
modèles qui servent l'animation humaine circonscrite dans le prédicat de
qualification. Ce qui décide vectoriellement du mouvement humain
dépend du principe de volonté. Le
résultat qualificationnel des conceptions et des modélisations affère
seulement à l'étendue de son pouvoir d'agir.
![]()
monde objectif. Ce que nous déclarons objectif du
monde se réduit de fait à l'expérience de ce que nous percevons de
phénoménologique. Il nous est pourtant impossible d'écarter que le caractère
manifestatif qui en découle diffère foncièrement du prédicat d'existence.
Par ailleurs, est-il logique d'opérer la transposition donnant la
manifestation elle-même comme source d'existence, en prolongement de
l'établissement doctrinal de la preuve d'existence sur le manifesté?
N'identifions-nous pas les phénomènes environnementaux en coïncidence à
l'habitude de classer des sensations par différence du senti? Et dans ce
cas, la dynamique des agrégats en différentes strates de complexification,
sur base du rayonnement ondulatoire au niveau atomique, peut-elle être
signifiante en elle-même, ou l'est-elle en raison de ce que nous formons en
conscience à ce propos? Répondant honnêtement à ces questions, il semble
bien que ce sont les images mentales qu'on se fait du monde qui font qu'il
est pour nous, en ce que, en toute “objectivité”, même les atomes
substratant très lacunairement le formé dans notre continuum, sont eux-mêmes
impondérables s'ils se fondent sur un processus vibratoire du seul espace
physique. Comme objet inséparable des états intensifs de représentation
conscientielle en rapport à l'extensivement projeté, il faut bien
considérer, avec le monde et ce qu'on forme à son propos, les deux faces du
même. Le senti reliant la conscience du projeté en étendue, trouve dans le
miroir le projeté de l'aperçu intensivement constitué, en sorte que
les deux participent de la réflexion (réverbération et écho incident) du
double sens enchaînant, comme présence, la puissance de l'acte, au pouvoir
d'être, d'avoir et de faire. Vient alors l'idée que la phénoménologie
représente un niveau de dialogue du perçu à l'aperçu, sous-jacent et de même
nature que la communication verbale ajoutant du signifiant au propriétés du
premier niveau. Le verbe démiurgique n'est pas loin. Évoquons pour conclure
cette ébauche, la modélisation de Whitehead.
Pour l'étendue en extensivité, le processus de concrétion de l'objet et ses
cogrédiences. L'autre face en centration intensive, les ingrédiences du
sujet. En interface, la jonction opérée entre projection et perception, ou
la bifurcation dichotomique depuis l'alternative allant de attention à
l'intention.
![]()
monimon :
dans le vocabulaire de la métaphysique grecque, chaque monimon
est un élément stable et solitaire en référence à la totalité, qui se trouve
dans l'attente d'être au tout en passant par des valeurs
converses tenant à des propriétés
processives. La cause de conversion, venant à ouvrir la voie,
considère, certes, l'individuation comme fait d'être unité finie, relative
et variable, dans l'illimitation du multiple, mais en interface à
l'infinitude existentielle de l'Un. C'est à saisir une vaste amplitude des
choses qui, arrivant par l'Univers, sont à se rejoindre progressivement dans
l'expérience de l'Unifié, mais en tant que le distingué dans les multiples
individuations ne se peut que par dissimilitude depuis la dissémination de
l'Un. La totalité des pluralisations monadiques d'être, d'avoir et de faire
de façon singulière reste par là sous-jacente à la raison d'une symphyse
dans le tout de l'Unifié, pour cause de l'Un.
![]()
morphème :
unité minimale du donné à signifier depuis l'enchaînement phanicitaire dans
le domaine noématique entre : virtuème
® potentème
® noème
® lexème
® sème.
![]()
motifène :
hors le prix qu'on accorde aux choses et les valeurs qui sont à nous faire
agir en raison d'autrui, les motifènes, comme
unités minimales de la motivation,
représentent ce qui fait mouvoir l'intentionnalité, en tant que
satisfactions d'entreprendre et de se déterminer soi-même dans le sens d'une
destinalisation. Pour G. M. Hopkins,
une pression psychique s'exerce (par l'esprit) qui est à concrétiser le
manifesté ontique d'une réalité ontologique. C'est cette réalité qui
appréhende le sujet d'un être ainsi que des impressions statuant le devenir
de tel être, et lui seul. Il nomme intress (intensivité d'impression)
cette pression psychique, et inscape son contenu en motifènes intimes
qui constituent les schèmes valoriels à mouvoir l'étant. Remarquons que la
terminaison “phème” : voix, donne
morphème (le signifié minimal), quand “phène” :
apparition, donne acouphènes :
illusions acoustiques ; morphènes :
illusions visuelles. Le mot motifène pourrait venir de la contraction
entre le latin motivus (motiver, motif, cause motive) et fenus
(intérêt de l'argent, ou capital placé en vue d'un rapport). Distinguons
encore de la cause motive, la motilité, comme faculté de se
mouvoir, et la motion, qui représente l'action de mettre en
mouvement.
![]()
motion, qui représente l'action de mettre en
mouvement (Cf. motifène).
![]()
multi-ordinalité. Il s'agit du concept sémiotique
encore peu connu par le moyen duquel il devient possible de surdéterminer le
niveau des positions référentielles du
travail intellectif de conscientialisation et d'en établir la logique
depuis la loi de commutativité entre termes thétiques en différents niveaux
intensifs et extensifs du principe de multi-ordinalité. Sa découverte vient
du fait que, depuis le travail de la pensée, il nous est possible de prendre
pour objet différents niveaux concentriques de réalité, depuis des
référentiels devenant tour à tour introceptifs et extraceptifs, selon la
strate de référence audit travail de conscientialisation. Par exemple, si
l'homme de science prend pour objet la manifestation extraceptive du monde,
l'épistémologue prend quant à lui pour objet la manifestation du plan de
réalité correspondant au “penseur qui prend pour objet la manifestation
extraceptive du monde”. En d'autres termes, si nous prenons pour objet le
degré extensif de relation à l'exocosme de notre conscience du monde, alors
le premier niveau intensif de relation à l'endocosme concernera la
conscience de notre propre conscience du monde. La loi de commutativité
entre termes thétiques et antithétiques prend en compte le signe vectoriel
du dignifié. Si “s” dans le domaine des inférences psychiques correspond par
exemple à la signification du terme “apprendre”, il définit une progression
[+s], c'est-à-dire l'expression désignant une dynamique de progression
constante et positive dans le signifié consistant à apprendre ;
tel que [Apprendre à apprendre] est alors semblable à [s•s], qu'on note [+s2].
L'expression désigne bien une accélération progressive dans le domaine
mentalisé du sens auquel on fait référence depuis ce signifié, d'une façon
apparentée au principe d'accélération propre au domaine de la physique. Il
s'agit de deux mouvements entraînant également des transformations
métamorphiques, quand l'un rend compte de variations dans le continuum
physique, et l'autre se réfère à celles qui concernent le continuum
psychique. Par extension, “désapprendre” s'assimile à l'expression [–s],
désignant une vitesse de progression constante, mais cette fois négative, en
tant que déterminant actantiel dans la même signification proposée pour
l'exemple. En sorte que, [apprendre à
désapprendre], tout comme [désapprendre à apprendre], modes actifs
notés [–s2], considèrent dans les deux cas un égal résultat
sémantique négatif ou antithétique consistant en la décélération dans la
dynamique sémantisatrice du terme qui est ici [désapprendre]. On voit
immédiatement après le résultat de la dernière modalité que la loi de
commutativité s'applique de la même façon entre termes de la sémantique des
sémies thétiques et antithétiques, qu'entre termes de la mathématique
composés de la suite des nombres positifs et négatifs. Le rapport de deux
termes multi-ordinaux de même signe a pour résultat un terme positif. Il est
négatif dans le cas contraire. Les conditions des résultats ressortent des
rapports [(–n)•(–n)], donnant, après réduction, [+n2], de façon
telle que [antithèse•antithèse], après analyse, indique un produit identique
à la thèse exprimée au second degré de sémiotisation, c'est-à-dire identique
à [thèse•thèse], homologue à [+n2]. Comme [(–n)•(+n)] donne [–n2],
les cas possibles se réduisent à :
[t•t = t2], [`t•t =ú`t
2], [`t •`t
= t2]. Du fait que l'exploration anticipée participe de la
délibération en conscience échappant au défaut d'expérience grâce au travail
congru de la raison, nous abordons ici le champ des transformations
algébriques (le champ indéfini, sans limite, des transformations de
l'actualisable dans les limites du possible) dans une application étendue à
la distribution gouvernée par des lois, d'espèce autant quantitative, que
qualitative et valorielle, couvrant conséquemment le domaine des nombres,
celui des sèmes, et cet autre des fonctions. Extension venant du constat que
ces lois paraissent applicables telles que à viser des relations
d'inégalité, d'inidentité, ou de non interchangeabilité, dans l'édifice des
états d'être, d'avoir et de faire procédant de relations (à l'encontre de ce
qui existe en soi de manière immanente). L'attrait de ces questions, bien
sûr, ne peut satisfaire que la contention du travail d'intellection
imaginant des instruments pour construire les concepts formés sur le
présupposé de progression au travers la complexification relationnelle de
l'élémentarisé, de l'individué et tout ce qui est, a et fait dans la
séparation de son altérité. C'est ainsi que, plus particulièrement
en rapport à la sémiotique, il reste à développer un certain nombre
de considérations parallèles à celles qui furent découvertes depuis des
applications algébriques aux nombres. Quelques exemples pour illustrer ce
propos. Le fait que les “solutions” de l'équation de l'application aux
nombres: x2–4=0, ont des racines de signes opposés +2 et –2
laissant dans l'indétermination la quantification, trouve son exacte
application aux qualifications. Tout comme le fait que l'équation x2+1=0
implique les solutions x2=
–1 et x= racine de –1. La construction de Leibniz
montrant que zéro peut être formalisé n'importe où entre l'indéfiniment
agrandissable et diminuable depuis les signes + et –, comporte de même une
incidence majeure dans sa transposition au domaine de la multi-ordinalité du
signifié entre thèses et antithèses. Dans la corrélation du fini et de
l'infini, d'autres concepts réifiant les schèmes de la pensée en rapport au
relatif et l'absolu sont encore à exploiter depuis ce que Euler
écrivit au sujet du principe des signes quantitatifs, comme possibilité de
définir un infini tangible au delà l'indéfiniment agrandissable qui est
également indéfiniment diminuable. En effet, en tant que x2 est
toujours positif, que x soit de signe négatif ou positif, cela entraîne que
x2+1 est définitivement plus grand ou égal à 1, quel que puisse
être la grandeur donnée à x. De même, quel que puisse être le niveau
thématique dans son signe thétique ou antithétique, ce qu'on associe de
signifiant prend un résultat multi-ordinal de sens ajoutant toujours, qui
montre incidemment l'absoluité sous-jacente en existence.
![]()
nature : la
nature naturante (depuis une transcendance), nature naturée
(choses, objets, outils et instruments), et nature naturante naturée
(intermédiaire propre aux êtres), forment ensemble les trois fondamentales à
rendre compte de la nature. On entend par nature tout ce qui varie, et sa
maintenance, dans l'environnement humain, dès lors que cette variation et
cette maintenance n'ont pas pour cause des déterminations humaines. Mais le
fait que la nature se définisse comme les transformations dans
l'environnement qui n'arrivent pas pour cause de l'humanité, n'implique pas
que la nature s'autoréalise, ni qu'elle soit créée de rien et d'une façon
entièrement déterministe. Le refus en métaphysique d'adhérer au dogme de
l'autogénération des choses et des êtres du monde, pour cause de raisons
suffisantes et de preuves d'expérience l'infirmant (dogme faisant l'amalgame
entre génération et transformation), tout comme le refus d'adhérer à celui
du créationnisme, fait que le concept de nature posé à concilier les écarts
de tels extrémismes, peut s'assortir de prémisses différentes, tout en
recueillant ce que les opposants sont à exclure. D'où le développement du
concept d'une nature-naturante conjointe d'une nature-naturée, calqué sur
l'expérience qu'on a soi-même de pouvoir être successivement actant et acté,
procès singulièrement ignoré de qui conçoit la nature en référence,
implicite ou explicite, du créationnisme, comme de
l'autogénération et de
l'autotransformation du monde. Afin d'éclairer ce propos, notons que
le microprosope désigna le premier visage du monde créé en tant
qu'aspect informel des choses à l'origine des transformations subséquentes,
et en avant duquel se situe l'existence pure (pure en ce qu'elle existe
nécessairement en soi, sans substance autant que sans substrat). Cette
existence pure est bien discriminée chez Hayyim Vital, Averroes, Thomas
d'Aquin, Maître Eckhart, Spinoza, et sans doute d'autres. C'est alors
l'introduction du mode proactif et factitif d'une surnature surdéterminant
les états du conditionnement actantiel des strates d'organisation cosmique
englobant le microcosme et le macrocosme sur l'axe des complexifications
entre substrats et superstrats. Elle peut être regardée comme depuis des
aspects de subjection, ou bien des aspects de subordination et de fidéisme,
selon le type des motifènes susceptibles d'animer les déterminations des
acteurs d'une réalisation de la réalité au sein du processus de
hiérarchisation universelle progressant tout au long de la stratification
systémisée de la réalité. Mais le terme de surnature est plus
particulièrement propre à s'appliquer (déjà par l'étymologie du terme,
ensuite par inférence théologique) au statut déitique qui, dans un continuum
unicitaire d'infinité, d'absoluité, et d'immanence, est censé surdéterminer
la condition de toute individuation finie, relative et variable de cela qui
se prête à intégration. C'est dans un sens complémentaire que le surnaturel,
réputé ni créé, ni généré, est existant en soi, sans assujettissement ni à
l'espace, ni au temporel. La référence au transnaturel, pour désigner
la relation du naturel à l'un des superstrats le conditionnant, apparaît
plus adéquate que la référence au surnaturel, au dire de plusieurs
philosophes, dont est Maurice Blondel,
eu égard aux présupposés de temps et d'espace de relation, impliqués dans le
rapport. Ce qui fait que dans les textes les plus pertinents le
préternaturel désigne l'activité supposée déroger au cours naturel des
lois de la nature, alors que le domaine du transnaturel se pose de
manière concise comme résultat ensembliste des caractères naturels à des
caractères assortis au domaine d'une surnature non concernée, de facto
autant que de jure, par les lois de la nature. Dans cette
disposition, la sempiternité est perpétuité répétitive du même. Pour
Thomas D'aquin, l'aevum (l'âge) désigne l'éternité créée participant
d'une éternité incréée créative. Tenant au rapport d'effectuation au travers
de l'instance temporelle, les dispositions qui précèdent font que nous avons :
a) sur l'axe de l'expérience, un état préexpérientiel et un autre
postexpérientiel ; b) sur l'axe des
individuations en existence, les statuts du préexistentiel et du
postexistentiel.
![]()
néanticité, néantaire, néantité. Le néant, ne
s'oppose pas à quelque chose. À certaines choses s'en opposent d'autres, et
tel qu'en opposition à toutes, nous ne pouvons considérer qu'un ensemble
fini, en ce que le prolongement du même ne peut être différent en nature. En
vertu de ce que nombres et nombrés sont en relation de réciprocité, il
paraît évident que ce n'est que d'un continuum infini d'existence dans le
caractère de complétude in extenso, que nous pouvons tirer un
quelconque existat borné. Corrélativement, pour dire qu'un quelconque
contenu borné en existence peut venir du néant, il faudrait prouver ou bien
démontrer qu'on peut tirer quelque chose de rien. Ce n'est que depuis ce qui
est, et par extension, depuis un continuum in extenso, qu'on peut
rendre compte du principe de génération, discriminé du principe de
transformation. On a mathématiquement les égalités :
x - Æ = x et
¥ - x
= ¥, respectant les conditions d'inclusion
Æ Ì x
Ì ¥. Comme le néant ne peut être producteur sans contresens
sémiotique, on ne peut faire l'économie intellectuelle de son contraire :
le continuum de l'infinitude, de l'absolu et de l'immanence qui contient
alors nécessairement dans un statut inconditionnel et unicitaire l'existence
détenant la potentialité d'être, d'avoir et de faire de façon limitée,
relative et variable selon la possibilité ou l'impossibilité tenant à des
circonstances, quand la notion de néant s'insère comme aléthique marquant la
contingence. Le néant se définit comme le lieu de rien. Aussi de rien,
comment pourrions-nous tirer quelque chose sans adhérer au concept de
génération spontanée ?
![]()
négativistes (théologie négative). Logique par
abstraction consistant à écarter ou retrancher la sémanticité du connu pour
appréhender l'indicibilité d'une infinie et absolue existence immanente
depuis une position relative dans le champ des relativités finies, variables
et relatives d'être, d'avoir et de faire. C'est ainsi que, notamment pour Plotin
et Damascius, le principe
transcendant de l'Un, première hypostase, étant simple (ni ceci ou cela, ni
pensée ni être), ne peut se concevoir depuis les signifiants spécifiques
d'une quelconque position de la seconde hypostase allant avec la
dualisation multiple d'être, d'avoir et
de faire. D'où la métaphysique des négativistes que furent notamment
Denys L'Aréopagite et Maître Eckhart.
![]()
noématique :
l'épistémologue considère la variation de la clôture du pensé et son
élaboration structurée, dans un rapport à la quasi-inépuisabilité du
non-pensé (la somme de l'impensé pensable et de l'impensé impensable) ;
donc concerne l'effet du travail de conscientialisation (la noèse), dans son
application au noème pris sur le noétique: ce champ de la pensée. Le penseur
ne pouvant à la fois penser et que cette pensée soit vide (ne rien avoir à
penser), on sait qu'il ne peut pas y avoir de noèse sans noème. D'autre
part, le noème, cela auquel on pense, ne peut contenir plus que le domaine
du noétique qui est l'ensemblement de l'impensé pensable à l'impensable.
Noèse : l'acte même de penser ;
noème : ce auquel on pense
(phénoménologie de Husserl).
Autrement dit, il ne saurait y avoir de noèse sans noème, en tant qu'on ne
peut penser sans une seule pensée (l'idée de rien est déjà noème), pas plus
qu'il ne peut y avoir de noème sans noèse, en tant que le noème est le
produit d'une noésie.
![]()
nolonté :
latin nolo (non volo), je ne veux pas. Acte de la volonté par
lequel on s'oppose à donner son assentiment, ou se soumettre (vis-à-vis des
contraintes du monde extérieur, autant que celles du monde intérieur, et
encore le monde médian en interface avec les pulsions).
![]()
noosphère :
terme qui considère la localisation concentrique des
strates de la formation de l'entité
terrestre depuis un noyau physique (lithosphère et
hydrosphère), autour duquel se forme un épiderme de vie, la biosphère,
elle-même enveloppée de la noosphère, comme formation en cours
d'advenir et devant superposer le règne
de l'esprit à la continuité qualificative du règne de la vie biologique.
![]()
nouménalité :
le noumène est la transcription du grec “nooumena” (choses pensées) qui
distingue la chose pensée de l'objet de la pensée. Le domaine du nouménal
est intelligible sans pouvoir être, depuis le lieu conscientiel de l'ego
cognitif, également sensible (en raison de ce que cette disposition
correspondrait à une relation réflexive). Pour faire la preuve de la
nouménalité, il faut poser indirectement le rapport depuis l'examen d'une
relation symétrique à d'autres penseurs. C'est-à-dire l'ego cognitif se
mirant dans son altérité depuis le reflet du pensé par l'autre. Alors
seulement le noumène est posé comme sujet du conçu.
![]()
objectivité :
fait référence au degré d'impartialité du sujet dans son processus
d'interprétation de ce qui paraît être. Non seulement le processus de
conceptualisation, lorsqu'il repose sur l'expérience sensible, est grevé par
ce qui parait être au travers de la phénoménologie[18]
et les insuffisances de ce qu'on en perçoit, mais de plus, cette objectivité
ne peut être que relative, n'ayant pas sa cause en toute indépendance d'une
attente concernant des effets attendus. On voudrait transposer par là au
résultat psychosomatique la neutralité qui affère au seul plan des réalités
physiques. Dans les faits, ceux qui revendiquent l'objectivité de leur
appréhendement se satisfont le plus souvent des critères relevant de
l'intersubjectivité entre penseurs mus par des mobiles communs ou
apparentables. Aussi définit-on l'objectal comme la marque d'une
représentation subjectivée de l'événement de l'objet, en ce qu'on surimpose
aux effets propriatifs, des inférences valorielles jamais nulles. Par
exemple, avec les relations mère
/enfant, Dieu /religieux, qui
représentent des rapports objectifs investis des raisons parmi toutes celles
qu'on a d'être, d'avoir et de faire.
![]()
omégon, omicron. La physique a clairement montré que
la réalité du monde est substratée par un certain nombre de stratifications
assurant le rôle de substantialisation
de chaque strate de systémation dans la réalisation matérielle du
cosmos. Sur l'axe du réalisé entre
substrats et superstrats, omicron marque l'ultime degré de division
réalisée dans la substantialisation de notre propre niveau de
réalité. Il caractérise le statut de l'ultime niveau réalisé en direction du
sécable: ce que cherche
expérimentalement à atteindre le physicien.
La démarche complémentaire du
métaphysicien appréhende évidemment un champ en direction opposée
susceptible de compléter le premier,
c'est-à-dire en direction de ce qui se réalise au travers les superstrats
de la strate de systémation spécifique de la nature humaine. Omégon
désigne alors la strate de systémation effectivement réalisée de ce qui se
prête à intégration. Donc le mouvement qui, dans la nature, est
complémentaire de la désintégration du sécable. L'omicron est propre
à représenter aujourd'hui dans la langue
philosophique ce que fut l'atome au sens grec de la plus petite unité
réalisée insécable. Le monadique pourrait être synonyme d'atomicité
si, avec Leibniz, nous
n'appliquions le terme à ce qui est intrinsèquement sans partie constitutive
(sans composition), en rapport avec la nature unicitaire de toute
individuation. Donc, par rapport à ces sens, “omicron” sert à discriminer
l'ultime degré de division effectivement réalisée (individuée), et sur
lequel prennent appui la substantialisation de la stratification systémisée
des choses du monde.
![]()
omniel : l'omnion
désigne la réalité individuée la plus complète, la plus plénière, dont
l'Univers composé est sous-jacent. L'acception est à prendre dans le sens où
l'unité de chaque individuation représente la réflexion de l'Un dans le
multiple. En rapport au caractère d'holicité distinguant l'unité du
tout, de la totalité du multiple et,
depuis cette disposition, que le fondement des discontinuités
discrètes du monde ne peut advenir que d'une existence continue
complémentaire dite holistique (de la nature de l'Un), l'omniel
représente la capacité in extenso du continuum de la continuité
existentiellement absolue et infinie, dans une opposition de réciprocité aux
facultés limitées en capacités, spécifiques du continuum des discontinuités
relatives et variatives d'être, d'avoir et de faire. Le principe d'une
totalité organisée finalitaire du continuum subabsolu pose dès lors une
nature mixte entre l'incomplétude dans le
particulier (choses et êtres) individuellement dissocié, et
l'unicitaire complétude dans l'absolu. Considérant l'ensemblement
contractuel de complémentation transposant le caractère atomique venant de
la configuration dans l'individué de l'Un, un omnion représente
corrélativement dans l'individué un tout indépassable. C'est depuis ces
dispositions que l'Infinité se caractérise par son omnipuissance
(forme intemporalisable de l'énergie prise dans le sens du continu à
permettre les indéfinies discontinuités en puissances discrètes des
individuations de l'inanimé dans le cosmos, ou ce qui est de nature
naturée), alors que l'Absolu se représente par son omnipouvoir (la
dissémination discrète et déprimée du pouvoir dans les êtres), quand, en
interface, l'Univers constitue le lieu d'une omnipotentialité
(omnipotentialité dans le sens que l'Univers n'épuisera jamais, au travers
toutes les actualisations possibles d'être, d'avoir et de faire,
l'expérience de l'existence), et que le subabsolu est omnifonctionnel.
En sorte que le Plérôme unissant l'éternité au temporalisé représente en fin
de compte une holi-expérience de l'omni-existence.
![]()
ontologie :
branche de la métaphysique traitant de ce par quoi existe cela qui devient
et ceci qui est. Il s'agit du Primo occupenti du discours
métaphysique par lequel on distingue le principe de génération d'un donné à
transformation, du principe de transformation lui-même. Est ontologique
ce qui relève de la notion de l'être d'existence et est ontique ce
qui relève du caractère existentiel d'un être en particulier. La
parontologie désigne la nature ontique, ou existentielle, des essences,
qu'on distingue alors de l'encours de ce qui s'essencifie dans l'être depuis
des occasions de devenir à son altérité, parallèlement à sa
substantialisation qui infère à son moyen d'apparaître. L'abaléité
est le terme ontologique à rendre le caractère (générique) de devenir, ou
d'être, à cause d'un autre (dans le sens
latin d'être ab alio). Son prédicat repose sur la cause première
ou sans impulsion (continuum subabsolu), qui antécède la suite ininterrompue
de ce qui advient de cause à effet, spécifique du continuum des
performations. Conséquemment, apparaît ici la réunion du conditionné à
l'inconditionné dans l'être. Pour exemple, l'humain, depuis l'usage de son
libre-arbitre et en tant que celui-ci prend sa source dans
l'inconditionnelle capacité aséitique d'être, possède en effet la
potentialité d'assumer son propre devenir lorsqu'il vise à faire être ce qui
n'est pas encore. Cependant que la potentialité de cette capacité étant
donnée, non seulement son devenir ne saurait se réaliser que dans le cadre
d'un conditionnement au monde, mais encore sa volonté propre ne le peut
conduire à être que comme participant actif d'une finalisation du monde. On
pourrait en rendre compte depuis le
principe par lequel seule l'existence aséitique, source des essences, est
fondamentale à répondre au mode nécessaire, étant unicitaire et
invariable, quand l'aléthique de possibilité coïncide à cela qui
s'essencifie dans les êtres depuis des conditions. Disposition introduite
dans le sens où des interfaces composent une indéfinité de variables en
mélange qui, complémentairement aux extrêmes invariatives, sont soumises à
des conditions. L'aséité représente le fait d'être par soi (a se),
hors toute instance performative, et encore sans cause première, par
absoluité (modalité de nécessité : ce
qui ne peut pas ne pas être). Donc depuis toute éternité, sans origine
possible au temporel; ce qui est autre que l'accidentellement causé, ou
encore autre que le déterminé étant préalablement voulu et attendu,
relativement à son actualisation dans le temporalisé depuis des occasions.
L'eccéité marque le fait d'être présent relativement à un moment et
en un certain lieu. Par conséquent, implique le rapport de l'être à
l'altérité depuis une deixis particulière. L'eccéité peut désigner
aussi (Duns Scot)
ce dont on parle (hæcce res), en référence au principe faisant
que des essences sont individualisables;
ce qui représente le caractère d'être-là, individualisé en des
dispositions particulières, relativement à un temps et un espace de
relation. Souvent synonyme, l'haeccéité (Leibniz)
peut avantageusement distinguer la faculté de l'étant, en ce qu'il est
individualisé selon des caractères distincts. C'est le fait d'exister en soi
et de manière non causée (aséité) qui permet la perséité
particulière au principe d'être soi et en raison performative de soi, dans
le parcours de son abaléité arrivant avec la subsistence et à
laquelle est sous-jacente le mode d'être causé en subsistance. Entre
une sous-nature progressivement naturée des choses du monde, que complète
une divine surnature naturante, se pose ainsi l'interface de la nature
naturée naturante des êtres. En pratique, l'être, qui est susceptible d'unir
le conditionné à l'inconditionné (une puissance à un pouvoir) depuis toute
expression de son libre-arbitre, dispose de sa propre potentialité d'être
prenant sa source dans un aspect déprimé de l'inconditionnelle capacité de
faire être, particulière à la divine présence intérieure, mais de façon
réduite au cadre relationnel des conditionnements du monde (c'est ainsi
qu'en ce qui est du devenir du monde, la volonté personnelle ne semble
pouvoir concerner que des adhésions à participer de desseins préétablis).
Notons encore que durant toute l'instance
performative du monde, l'héraclitéisme fait référence à la
continuelle variation des choses, leur impermanence, quand la déclaration d'ipséité
(soi-même) montre que l'être est ce qu'il est vraiment (compétence), et non
pas ses apparences susceptibles de tromper ou d'induire en erreur (le
paraître de performance), bien que cette compétence se limite au fait d'être
soi, en tant que distingué de l'altérité, autant par essence, que depuis une
distribution relative d'attributs
(modalité de contingence). Prosister répond au terme de la
langue allemande ent-stehen. Devenir signifiant venir à être,
ce terme est à désigner, en référence au devenant, ce en quoi il devient, et
non par son paraître, en raison qu'il faut d'abord être en devenir à son
altérité cela par quoi on participe ayant et faisant, depuis les apparences
de ce qu'on manifeste ;
même si c'est entre être et paraître que s'épanouit et se déploie,
tout en restant en soi, l'étant. Quiddité (du latin quidditas,
qu'est-ce ?) :
référence à l'ensemble des essences individualisant un être en particulier
et par quoi on reconnaît, au travers les variations de ses apparences depuis
les évolutions d'un substrat métamorphique, comme celles de son activité, un
même individu tout au long de sa vie, ou de sa survie. Par rapport à la
quiddité, l'hiléité marque le statut de ce qui est également, mais
dans un aspect attributivement privatif. Le terme tiré de l'arabe “hilia”
désigne en ontologie le pur ex-sisté sans être (forme originelle pour
antérioriser le principe de rapport à l'altérité), mais par qui l'être
arrive formé sur des essences à permettre
de tels rapports. L'hylé primordiale, pur contenu amorphique
malléable, et la composition hylémorphique subséquente,
distinguent ce qui se prête à formation par substantialisation,
que représentent les formations sous-jacentes aux prédicats d'avoir.
Bien que le fait soit occulté avec l'existentialisme, notons que Aristote
distingue bien entre exister et être, lorsqu'il pose l'existant en soi, non
prédicable, par rapport à l'être se manifestant depuis des attributions
quantifiables et qualifiables. Depuis un trait d'union, certains auteurs
discriminent plus aisément ce qui est onto-logique, de la discipline
ontologique.
![]()
organotype :
un organotype est un type fondé sur l'organisation systémique d'un
substrat. C'est-à-dire ce qui, durant l'instance performative de l'univers,
assure la maintenance des formes intermédiaires, dont les transformations,
au travers des perfectionnements, achemine le réalisé en cours de
réalisation vers une coïncidence avec son archétype. Organite :
élément organisé assurant une fonction fondée sur sa différentiation
sous-jacente.
![]()
outre-mots :
l'étude clinique de l'aphasie montre que le mental a un niveau de pensée
indépendant du vocabulaire (le vocabulaire allant sensément avec la fonction
cérébrale). Ce niveau de pensée hors vocabulaire qui peut même aller
jusqu'au raisonnement complexe[19]
est encore endophasique comme la pensée commune, mais l'idée s'y trouve
formée libre de la concrétisation allant avec le moyen d'une parole
intérieure non proférée, dans le sens que cette dernière
forme fait l'économie et antécède son
articulation vocalisée pouvant être silencieuse, ou à haute voix avec
qui pense tout en parlant.
![]()
oxymores :
un oxymoron représente une figure du discours qui consiste à relier
deux termes apparemment incompatibles, afin
d'évoquer un sens nouveau de la seule
coprésence de sens contraires. On dit qu'il y a contraction formelle,
in adjecto. Exemple :
«un silence éloquent ;
le mort bouge encore ;
l'obscure clarté ;
ce qu'entendent les sourds».
![]()
panesthésie :
terme par lequel on considère, dans son entièreté, le champ du sensoriel.
![]()
pantophile :
un amour universel, ou le fait de s'accommoder de toutes sortes de
sentiments en faveur de ce qui est autre que soi.
![]()
paradigme. étymologiquement, il s'agit de dénoter
avec ce terme ce qu'on montre à autrui du regard qu'on porte sur le monde,
en ce que c'est ce regard qui gère, de manière sous-jacente au communicable,
notre modèle de représentation culturelle de la réalité. Ce sens
néoplatonicien s'est conservé jusqu'à nos jours depuis l'antique apodictique
voulant que le véritable monde des êtres n'est pas issu de ce qu'ils voient
et touchent, mais des idées qu'ils acquièrent en prolongement déprimé du
logos créateur par lequel les changements du monde arrivent de ce que
pensent les divinités. Dans son incidence sociale, on considère avec le
paradigme collectif se formant des intercommunications, un effet pragmatique
visant et délimitant l'action collective spécifique d'une époque. Depuis ce
sens, une pensée plus ouverte dans
l'expectative de futures situations
novatrices, ou dont l'attitude moins
enclose considère sous de
nouveaux angles le perçu et le conçu, ne peut que concerner des
paradigmes possibles en vue des
activités concertées des âges futurs.
![]()
parathéties :
est parathétique le sens qu'on “épingle” dans une proximité
synonymique à la thèse.
![]()
parousie. Le mot grec parousia prit pour sens
l'annonce d'un événement considérable tels que peuvent l'être l'arrivée d'un
monarque, ou la manifestation d'une divinité dans un monde fait de
quotidien. Son sens technique considère ce que voici :
à la fin de la temporalisation du temps particulier à l'instance
performative de réalisation dans la matrice cosmique, les potentialités de
réalisation seront épuisées, mais pas la
fin historique se tenant en continuité. En
effet, les réalités de l'Univers,
portées à leur paroxysme, deviendront dès lors cette présence
attendue comme parousie, vue en tant que possibilité de la porter à plus
d'ampleur avec l'Ultime, depuis une intemporelle instance devant
éternellement parachever l'expérience de l'existence dans les plans, ou le
dessein du divin Père — l'Un originel.
![]()
partiellité :
caractère du mixte comme champ indéfini du possible s'insérant entre la
nécessaire complétude in extenso de cela qui ne peut exister de façon
incomplète (ce qui reste absolument inchangeable dans son infinité, quelque
puisse être ce qu'on en retire ou qu'on y
ajoute de partiel), et rien (sa contradiction néantaire contingente).
![]()
patence : à
l'origine, caractère d'ouverture sur le différent où sur les choses
extérieures, le sens prit par la suite celui d'évidence. Le patent désigne
cela d'universellement reconnu et qu'on ne peut remettre en cause :
vérité patente.
![]()
pathos. À n'être pas seul au monde, se pose à
l'individu animant un pouvoir de soi et une volonté propre, une subjectivité
participant de son affectivité endogène
assortie d'affects, dont l'aspect exogène complémentaire correspond à
ses effects : ce que le sujet fait
subir aux autres. Dans la possibilité de chacun d'éprouver les événements
des acteurs du monde, le pathos désigne, pour l'essentiel, ce qu'on endure
sans le vouloir du vécu d'autrui. En fait, la rencontre de sa propre
altérité — cela qui est séparé et qui
se distingue de notre être en dépendance gémellaire au vécu exocosmique —,
consiste à apprendre du monde son propre savoir-faire au monde. En sorte que
le pathos interfère avec l'ithos dans la formation des mœurs que
représentent ces règles comportementales facilitant le côtoiement d'autrui
dans la différence. L'ithos est l'aspect complémentaire du pathos. Il
trouve son effet avec la réponse de soi aux affectations consécutives de
l'acte d'autrui, dans l'entendement et depuis des aperceptions
endocosmiques. Quelle est donc la part du
pathos et quelle est celle de l'ithos ?
On peut dire que le pathos
s'arrête à l'épiderme de l'âme, en ce que sa commotion ne se
transporte pas jusqu'à l'atteindre directement. Autre est d'émouvoir par
résonance des sentiments arrivant entre belles âmes, autre cette charge
émotionnelle dans l'impuissance “pathétique” d'agir sur le vécu non
souhaitable d'autrui. Ne pouvant pénétrer plus avant notre intériorité,
le trouble mental ressenti et donnant lieu souvent à des réponses
passionnelles pouvant être ardentes ou impétueuses jusqu'à entraîner
l'adoration ou le fanatisme, ne sont bien évidemment pas conditionnées par
les événements du monde, mais par l'inadéquation
du gouvernement spirituel de soi. Aussi, l'effet du pathos, considéré
pour lui-même lorsqu'il entraîne souffrance et tourment, reçoit son
investissement dans l'acquisition de la maîtrise de soi, dont l'effet peut
être représenté par l'équanimité des philosophes, cette sereine
égalité d'âme d'où émerge l'ithos.
![]()
percipient :
(réceptacle) l'agent du perçu, celui qui perçoit.
![]()
performation, performé, performateur, performantiel.
Tout comme avec l'activité compétente,
on entend aussi ce qu'on accomplit dans un but attendu en toute
activité performante. La différence est que si l'activité compétente relève
d'une aptitude déjà acquise et reconnue
pour l'obtention du résultat visé, la performance se double dans
cette disposition du dépassement des acquis :
le résultat escompté représente conséquemment la tentative d'atteindre à ce
qui n'est que possible en raisons d'occasions propices. Techniquement, le
terme s'emploie en référence au processus dynamique de transformation
orientée vers un résultat. En référence à la progression des réalisations
toujours plus complexes de l'Univers, ces termes désignent toute l'activité
de devenir dans les apparences d'être et d'acquérir, donc sans encore être
et posséder véritablement. C'est l'instance par laquelle le potentialisé se
réalise progressivement selon des occasions depuis des forces, efforts et
luttes. En ce sens, l'activité
performative représente le constant dépassement d'états réalisés
qu'on optimise en vue d'atteindre à une compétence; son champ s'établissant
entre l'incapacité d'un état d'imperfection originelle et la faculté
indépassablement perfectionnée des fins. Le mot est anglais et servit
d'abord aux parieurs sur les chevaux de course.
![]()
personnalité :
Dans le cadre de la pièce qui se joue sur le théâtre de l'Univers, la divine
présence situable à l'hypercentration de chacun doué de libre-arbitre “est”
l'inépuisable source de personnalité permettant à l'individu, représentatif
d'une personne depuis son personnage, le moyen de son
actorialité. Pour faire court, le
personnage se pose comme faculté de relier des dispositions intérieures,
aux constructions représentatives qu'on a de soi, en rapport à l'image qu'on
se fait des autres, et servant les mobiles de notre participation
personnelle du monde. Mais ce rapport non pas en
soi :
il advient en raison de l'identité existentielle de la personne qui,
par nature, est étrangère au procès de
ce monde. On ne la représente pas moins en celui-ci en raison du
personnage lui communiquant un visage par son actorialité en des
apparences se surajoutant aux activités
individualisatrices depuis l'agencement organisé de substrats
physiques, psychiques et spirituels (corps, mental et esprit dans la même
deixis individuelle).
![]()
perspectivisme :
dans son concept critique d'un certain perspectivisme de la raison, Nietzsche
dénonça les erreurs d'interprétation depuis les perspectives projetées dans
l'essence des choses, de celui qui se situe au centre du sens et de la
mesure du jugé. Le relativisme de la logique accompagne conséquemment autant
les paradigmes opposant entre elles les époques, que les fractures
confessionnelles entraînant une sorte de cécité intellectuelle consistant à
cerner la réalité uniquement dans ses aspects susceptibles de servir des
projets. Ce qui pose que moins importante est la participation de soi à son
altérité d'être, d'avoir et de faire, et plus limité sera l'embrassement du
regard sur la réalité, donc d'autant plus étroite les vues qu'on en peut
avoir depuis cet effet de perspective. En concevant le réel dans les limites
des participations de soi au monde, il est évident qu'on est à faire la part
belle à ce dont on partage l'état et le statut. Dans la présupposition d'un
déploiement indéfiniment complexe de la réalité, les œillères dont on use à
décrire et expliquer son fonctionnement, même dans l'objectivité
scientifique, restent en corrélation avec des raisons d'agir. C'est en cela
que la réponse est pragmatique :
entre savoir et savoir-faire, on ne s'intéresse au réel que dans la mesure
où sa connaissance a pour extension des qualifications à servir nos projets.
![]()
phanicité :
c'est le fait d'apparaître par le moyen de la phénoménologie du monde. Donc
aussi pour l'être le moyen de paraître, ou de manifester — d'actualiser —
des choses. En tant qu'opposé à la déliquescence de ce qui peut
disparaître et finir, le phanicitaire représente ce qui, pour être un temps
actualisable, doit d'abord apparaître. Il s'agit là de métamorphies, et non
d'existence. Cela qui est donné de manifestable au monde reste annihilable.
Alors que si l'existant cesse d'être présent au monde (cesse sa manence)
c'est comme s'il n'avait jamais existé
pour le monde. En ce sens que, dans son indépendance existentielle de
substrats et des manifestations, il ne il peut s'agir du phanicitaire.
Notons que l'épiphanie marque à ce propos plus particulièrement
l'apparition du divin au travers de la phénoménologie du monde.
![]()
phénoménie. Le manifesté est avant tout contraste.
Pour être, avoir et faire ici ou là, à ce moment ou cet autre, la condition
est un substrat séparé contrastant avec son altérité depuis l'activité et
une deixis particulières. Par phénomène, on entendra les manifestations
sous-jacentes des événements entraînant la conscience du séparé de
notre altérité. Au motif de la concision,
nous dirons que la phénoménie représente le fait des
phénomènes, fait auquel se rapporte la phénoménique, dont la
phénoménologie représente le discours en tant que science des
phénomènes. Avec l'épiphénomène,
on évoque une phénoménie connexe accompagnant l'essentiel du
manifesté. Mais le seul fait de poser l'ensemblement de la nature actualisée
depuis des phénomènes et les métamorphies sous-jacentes implique une
contrepartie existentielle par laquelle le
potentiellement phénoménalisable
(en l'état inphénoménique), ne
se distingue pas de l'aphénoménique
(ce qui, existant non seulement en soi, est de plus privé de
potentialité phénoménologique, étant foncièrement autre par nature
intrinsèque). Pour l'essentiel, les phénomènes semblent appartenir à trois
classes irréductibles de relations prédicables susceptibles d'être mixées en
d'innombrables formes. Elles tiennent
toutes les trois dans la possibilité d'expression des personnes :
celle du corps comme rapport de pouvoir aux choses (les propriétés), celle,
qualificative, du mental (les significations), et enfin celle des
dispositions déterminatrices par l'esprit (vertus d'agir).
![]()
philarque :
le fait d'être attiré par le pouvoir de commander. Le terme vient de
phylarque : le commandant d'un
corps de cavalerie romaine.
![]()
philodoxe.
Contraction de philosophie et orthodoxie, le terme désigne celui qui
aborde les croyances depuis des inférences philosophiques, ou dans le
caractère de son propre fait.
![]()
phylum : ce
qui conduit téléologiquement la dynamique des lignées
biologiques. La phylétique en
représente la discipline. Elle consiste en pratique dans l'étude de
la phylétisation, ou orthogenèse, observée comme statistique
orientée en cas et intervalles de durée, des species rendant compte de
l'évolution des spéciations.
![]()
physicalisme :
est la doctrine de la réduction du tangible au substrat
physique depuis des présupposés
autogénérateurs et autotransformatifs. Même si cette doctrine ne
réduit pas le principe d'évolution au réalisé, selon le physicalisme on n'en
refuse pas moins le droit de réalité — la
réalité réduite à l'effectué —, à ce
qui est susceptible de dépasser le niveau de la nature humaine. La nature
humaine tient conséquemment lieu de superstrat dans l'explication du monde
depuis l'abstraction de la nature de l'observateur du fonctionnement du
cosmos. En sorte qu'on y tente d'expliquer les
progressions constantes de la nature
sans quid-proprium, de manière aveugle et indépendamment de
tout but.
![]()
plénipotentialité :
de jure ou de facto, le fait d'avoir plein pouvoir est
plénipotentiaire.
![]()
plérôme :
c'est l'ensemblement in extenso de toute existence à toute
expérience, c'est-à-dire non seulement l'ensemble de l'existence-existante
et de l'existence-non-existante, mais encore l'exhaustion des classes de
relations possibles entre les multiples formes existentialisées d'être,
d'avoir et de faire. En pratique, le plérôme fait référence, hors
temporalité (c'est-à-dire dans l'éternité), à la surnature de l'Un
intégrant, dans le subabsolu, l'indéfinie pluralisation individuée des
relations dans l'Univers. Par antithèse de l'ensemble de tout dans le
plérôme, à la totalité des rapports dans le monde, la kénose désigne
le vide attributif coïncidant au contenu de la partition
[existence-non-existante] d'une Infinité
Inconditionnée. En première évaluation, on peut dire que la
pléromatique traite des partitions existentielles-expérientielles du
plérôme. Dans le vocabulaire teilhardien,
la pléromisation, au niveau de l'être participé, consiste à
atteindre la plénitude à l'image de l'unicité de
Dieu. Comme spéculation métaphysique non
dicible, l'inconcevable union existentielle-expérientielle du
multiple à l'Un est avancée ainsi que le mystère des mystères.
![]()
polyesthésie :
une sensibilité à plusieurs niveaux. Ce pourra être le fait de, tout à la
fois, sentir et éprouver. Mais de plus, sentir et éprouver au niveau
psychospirituel et pas seulement au niveau psychosomatique. D'où le fait
qu'il nous faut considérer à ce propos le
vécu en direction d'une complexification progressive des impressions.
![]()
polymorphique :
ce qui prend plusieurs formes.
![]()
potentiel :
la potentialité se dit de ce qui est d'une capacité réalisatrice dans
les prédicats d'être, d'avoir ou de faire. Par définition, le
potentialisé ne peut pas ne pas se réaliser durant l'instance
performative de réalisation de l'Univers, bien que cette réalisation soit
conditionnée à des occasions réalisatrices et qu'elle réponde, quant aux
formes, à des patterns, archétypes et autres modèles prédéterminés. Pour
distinguer ce qui est en puissance et pouvoir, du
potentialisé, le chêne est potentialisé dans le gland, mais c'est la
puissance environnementale qui décide de sa réalisation selon des occasions,
quand ce pouvoir de réalisation est endocosmique au potentialisé dans
le gland. On peut dire que le domaine du possible appartient au
potentialisé, quand le non potentialisé représente
l'ensemble des impossibilités.
C'est dans ce contexte que, virtualités et potentialités ayant
une même manence, lorsque le potentialisé s'actualise, sa contradictoire
virtuelle n'est ni fait, ni être, ni avoir. Par définition, donc, le
virtuel est quelque chose qui, étant toutefois existant par contingence,
n'est pas réalisable, contractuellement aux conditions d'actualisation du
potentialisé depuis des occasions. Dans la philosophie de l'antique Grèce,
on distinguait ce qui n'est pas, tout en restant possible à terme
d'effectuation (mh), de ce qui ne
sera jamais (ou) pour cause d'être
seulement virtuel, ou non potentialisé. L'aléthique de possibilité apparaît
intuitivement correspondre à la capacité d'être, d'avoir et de faire tenant
à des occasions du préalablement potentialisé, quand l'opposé virtuel du non
potentialisé est représentatif de l'ensemble des impossibilités ;
et tel que les deux sortes se posent à l'intersection des codomaines que
sont le certain et le contingent. À rendre compte du prédicat de
possibilité, le potentialisé se pose alors en sorte que l'aspect
actualisable trouve une réalité dès lors que les aspects contraires, qui ne
sont que virtuels, ont complémentairement
des deixis nulles de réalisation. En fait, cette évidente différence
du virtuel par rapport au potentialisé relève de la notion de
contradictoire, à savoir que ce qui “est quelque chose” (dans le sens de ce
que l'on considère comme être quelque chose articule un devenir) comporte un
antécédent qu'on ne peut assimiler à la notion de privation d'existence, si
c'est l'étant, avec ce par quoi il est, qui surajoute l'expérience de
l'existence à l'existant. Par définition, donc, le virtuel est quelque
chose qui, étant toutefois
contingentement existant, n'est pas
réalisable, contractuellement aux
conditions d'actualisation du potentialisé depuis des occasions.
D'une manière toute relative, on peut encore dire que lorsqu'il y a
investissement d'un aspect dans le réalisé, la contrepartie qui est
simultanément irréalisée s'y retrouve à l'état virtuel. Mais cette
disposition tient à la nature circonstanciellement
actuée du composé mixte associant le thétique et l'antithétique dans le
devenant ou l'acquérant, en ce qu'ils sont susceptibles de manifester
alternativement un caractère dans l'une ou l'autre des formes antagonistes
selon des apparences. Pour compléter le
tableau sans chercher à le pousser jusqu'à l'exhaustion, il faudrait
encore considérer le cas particulier de l'antéthèse (ni la thèse et ni
l'antithèse du signifié avec le potentiel) et, par conséquent marquer
l'impossibilité d'une autre façon. À le tenter, on conçoit que c'est dans le
domaine de l'impermanence que des oppositions se manifestent en des endroits
divers et des moments différents de la continuité individuée, et tel que
l'on puisse toujours en considérer la
contradictoire. Par exemple, si le domaine d'individuation considéré
concerne des réalités matérielles, le contenu de ce domaine n'a de réalité
particulière qu'en tant qu'il est privé de ce qui trouve sa possibilité
d'être, d'avoir et de faire, d'une façon existentiellement contradictoire au
domaine du matériel. Cela est à dire qu'avec l'immatériel nous considérons
des états d'être, d'avoir et de faire qui s'opposent complémentairement au
matériellement réalisable, d'une façon distincte de la déclaration privative
rendue avec l'amatérialité. En sorte qu'on puisse considérer qu'est quelque
chose de réalisé ou de potentialisé en des réalités non matérielles, tout en
ne l'étant pas relativement au domaine du matériel. L'ensemble de ces
présupposés est fondé sur la considération de ce que, si l'un des caractères
est présent par actualisation, ou bien par potentialisation, alors c'est que
sa contrepartie virtuelle n'en existe pas moins étant absente. Encore une
fois, cette non présence représente une notion que nous tenons pour
différente de la privation d'existence. Cela de virtuel en particulier,
existe, mais ne se trouve en aucune deixis. Autrement dit n'est présent en
aucun moment antécédent, et peut-être en aucun des moments futurs de la
suite continue des transformations métamorphiques intermédiaires sur l'axe
des temporalisations. L'évidence de cette disposition reçoit son éclairage à
distinguer entre l'existence et le fait d'être ;
en tant que l'être se surajoute à l'existant depuis des déterminations
actualisatrices. En sorte que la possibilité virtuelle qu'ont les
parties de se mouvoir en des directions circonscrites au degré de liberté
caractérisant la sphère d'activité spécifique d'une instance performative
n'apparaît aucunement contradictoire avec la certitude qu'on a de la
réalisation du potentialisé en raison de
l'existence. En effet, pour peu que l'existence soit intemporellement
déclarable, alors ce qui est ex-sisté au monde relève d'une
potentialisation, donc, est actualisable, ou bien elle est virtuellement
contingente, comme elle peut encore être ni potentialisée et ni virtualisée,
tout autant que les deux à la fois (le formalisme mixte), dans l'examen d'un
ensemblement complet du genre.[20]
![]()
praxiologie. Branche de l'épistémologie
définissant, parmi ce qui motive l'activité qualificative chez les êtres,
les principes pro-actoriels les plus élevés. Mais avec l'hégémonie du
matérialisme dit rationnel, la praxiologie est loin d'être aussi florissante
que le praxisme.[21]
![]()
précellence :
genre d'excellence au-dessus toute comparaison, donc non relative, et qu'on
octroie au finalitaire, en tant qu'aboutissement indépassable.
![]()
prédicament :
formulation d'espèce sémiotique de laquelle il est possible de distinguer ce
dont on parle, relativement à ce qu'on affirme ou nie d'une chose. Avec
l'étude des modalités attributives, on distingue le prédicamenté du
prédiqué, comme le prédicant (ministre du culte chez les
protestants), et la prédictibilité… La prédicativité se
conçoit en référence aux agents de la prédication, en sorte qu'on
entend par son moyen ce qui est prédicable en attributions catégorielles, ou
prédicaments, depuis tout système de références psychologiques. Au sein de
l'application du principe de catégorisation, prédicamenter consiste à
réfléchir sur des significations de plus en plus universelles, depuis la
subsumption consistant à passer d'un genre dit esclave, à un genre maître,
depuis tout présupposé considéré sur l'échelle des significations
progressant au sein de l'application du principe de catégorisation
sémiologique.
![]()
pré-énergétique :
avant l'énergie, comme stade antécédent la dynamique allant avec l'instance
performative de réalisation cosmique. Disposition qui requiert de
concevoir un statut finalitaire post-énergétique (Cf.
dynamogénie).
![]()
prépotence :
du latin præpotentia (le pouvoir suprême), indique ce qui est en
cours d'acquisition d'un pouvoir ou d'une puissance, donc avant d'être
puissant ou de pouvoir effectivement par soi. Le sens du terme peut
démarquer aussi l'abus de pouvoir de qui n'a justement pas de pouvoir
personnel, mais auquel est délégué une charge permettant de l'exprimer (Cf.
activilogie).
![]()
prérequis.
Démontrer, expliquer, déclarer, voire convaincre, s'avance entre
faits et droits des locuteurs à concerner ce qui devient ou est, dans une
participation de ce qui a et acquiert, comme les deux aspects pile et face
du même à ne pouvoir s'exclure mutuellement. Cela dit préalablement à ce qui
suit et qui est sans doute valable autant pour ce qui est des concepts à
propos du physiquement perçu, que des aperceptions métaphysiques, tenons dès
à présent que ce qu'on mobilise ici entraîne les requis d'une
instance consistant précisément à requérir :
c'est d'évidence ce qu'on demande, ou qu'on sollicite en vue d'une instance
avec effets attendus. En tant que moyens d'obtenir des conditions
avantageuses dans le processus d'acquisition des connaissances, les
réquisits ainsi que des circonstances et des conditions,
sont les ingrédients immédiatement présents au raisonnement produit en tant
que vecteur du connaissable. On subordonne dès lors la validité du travail
intellectuel à des effets épistémiques relatifs immédiats qui engagent
l'incertitude au futur de l'actuel arrêt sur
des raisons suffisantes. Dans cette
disposition, un réquisit (ensemble d'expériences, de
définitions, d'hypothèses…) désigne ce qui est demandé ou retenu
préalablement à l'obtention d'un résultat attendu du raisonnement. Mais il
n'advient pas seul. En ce qu'un réquisit ne peut en pratique s'émanciper
d'un ensemble de conditions, celles-ci définissent l'état — à
l'exemple de la condition physique d'un athlète —
de la mise en forme ou de la situation psychique bonne
ou mauvaise, favorable ou non au
raisonnement. Parmi cet ensemble de conditions sont alors aussi les
circonstances paradigmatiques d'époque influençant plus ou moins
adéquatement les conclusions issues des équations formulées pour produire
l'intellectuellement visé.
![]()
prévarication :
Trahison à des engagements, devoirs, intérêts
(prévariquer, prévaricateur).
![]()
proaction :
le fait d'un agent spirituel par lequel se trouve visé, au travers
l'imperfection de l'actualisé au présent, ce qui participe d'une perfection
future (Cf. activilogie).
![]()
proactivités :
on considère ici l'un des trois temps de la détermination actale, opérée
restrictivement au pouvoir d'agir dans le continuum spatio-temporel. Ces
trois temps d'une activilogie prédicable dans le temporalisé se définissent
avec : 1) le principe de réaction
appartenant au domaine physique (l'ensemble des corporéités matérielles) ;
2) le principe d'action spécifique du domaine psychique (l'ensemble
des eidos, comme individuations mentales, le formé par les idées, et donc
les objets du mental) ; 3) le principe
de proaction comme spécificité du domaine spirituel (en référence à
l'esprit). Depuis cette disposition, l'instance proactive pose le produit de
l'agent spirituel comme pouvoir de vectoriser les progressions de la
réalité. En d'autres termes, il s'agit du déterminant vectorialisateur de
l'actant impliqué dans l'actualisation du potentialisé. Postulant sur
l'irréduction des contenus respectifs de ces trois domaines, relativement
aux aspects contractuels de l'avènement réalisant progressivement le
réalisable depuis le potentialisé, il est évident qu'on peut encore faire
ressortir d'autres classes d'activités, auxquelles sont susceptibles de
correspondre d'autres catégories d'individuation, dès lors qu'on peut
soumettre ces précédents aspects irréductibles à des mixages. C'est ainsi
que le principe de rétroaction, qu'on pourrait définir comme l'action
évoluant en tenant compte du résultat des réactions antérieures, s'explique
dans son application au domaine du physiologique, comme la réunion du
domaine physique (réactions) au domaine psychique
(actions), dans un ensemblement
intermédiaire dit psychosomatique. Domaine qui représente le
caractère d'apprentissage par essais
/erreurs et réussites du règne biologique. Avec les effets attendus du
fonctionnement d'un microordinateur, système cybernétiquement rétroactif,[22]
on ne fait ni plus ni moins que transférer sur le
fonctionnement d'un mécanisme
artificiellement réalisé, le signifiant biologique. Nous devons en
considérer la disposition comme résultant des artefacts de nos propres
performances qualificatives, transposées dans le domaine du matériel, en ce
que le processus d'apprentissage par essais /erreurs et réussites, même s'il
peut être artificialisé, reste
biologiquement un acte élicite, en tant qu'il relève de l'acte
volontaire dans le principe de motivation intérieure et non pas de celui des
déterminations agissant de l'extérieur (du latin elicitus, même
sens).
![]()
procès exécutoire :
de façon concrète (in concreto), le procès exécutoire
représente un engagement. À diligenter l'instance de réalisation
intentionnellement projetée, la personne étant douée d'un pouvoir, d'un
vouloir et d'un savoir, décide de son choix entre faire, différer, ou
transférer. “Faire” consiste à accomplir le projeté sans attente. “Différer”
est remettre ultérieurement, par exemple
dans l'attente de circonstances plus favorables. À l'encontre, le choix de
“transférer” peut suivre le
constat de défaillance, ou prendre une forme délibérée à suivre le
dicton : «ne fais pas aujourd'hui ce
que tu peux faire faire par d'autres demain».
![]()
prodition :
acte de trahir en livrant des secrets à l'ennemi. Le proditoire a
caractère de trahison et s'oppose à la probité :
droiture dans l'action (Cf. activilogie).
![]()
prohairétique. Sont des déterminants prohairétiques
les aspects axiologiques formant la logique des préférences (Von Wright).
On y considère ce qui forme le criterium participatif de la personne humaine
entre un devoir-faire, par suite de causes endogènes, et sa capacité à
pouvoir-faire, en tant qu'effets exogènes, au travers des corrélations du
dispositif soumettant ces facteurs de liberté aux modalités :
1) aléthiques (possible, nécessaire, impossible, contingent) ;
2) épistémiques (vrai ou faux, vrai, faux, vrai et faux) ;
3) existentiels (la classe vide en contradiction de réciprocité avec celle
de la plénitudité in extenso depuis les déclaratifs :
il existe…, pour tout…, quel que soit…) ;
4) déontiques (permission, obligation, interdiction, conflictuel).
![]()
proholisme :
en direction d'un épuisement des potentialités d'accomplissement des
transformations métamorphiques entre elles, le terme désigne la priorité de
ce qui est à venir, sur l'actuel. D'un point de vue systémique, le
proholisme marque la préséance de l'accomplissement au niveau superstratique
d'individuation, exactement comme la réalité individuée, dans une strate
quelconque, à préséance sur le non formé vu comme résidu entropique du chaos
originel. Il s'agit ni plus ni moins que ce qui relie des chaînes
d'événements séparées entre elles, ou de la contrepartie coordonnée
au concept de causalité par lequel
l'antécédent entraîne le conséquent dans l'ignorance des autres
réactions de cause à effet.
![]()
proleptique :
du grec prolepsis (Cf. les stoïciens), désigne la connaissance
apriorique obtenue par intuition, entendement, ou tout autres moyens qui
anticipent sur l'expérience. ®
abduction.
![]()
propriatif, propriativé, propriativement :
les propriétés peuvent se définir comme des attributions
caractéristiques des phénomènes de la dynamique au niveau des réactions
physiques ou matérielles. Une même propriété appartient ainsi qu'une
constante à toutes les individuations d'une espèce, si ce qu'on classe entre
espèces répond à des catégories d'attributs spécifiques.
![]()
proprioqualivalorité. Avec ce terme, on désigne le
produit d'une nouvelle réalité advenant de l'organisation fonctionnelle
entre le matériel (propriétés corporelles), le psychique (qualifications
mentales depuis le qualifiable), le spirituel (les vertus dans l'acte, au
travers des valeurs par l'esprit). Étant entendu que ces domaines sont
tangibles depuis des effets spécifiques, le proprioqualivalorisé l'est aussi
comme mixte surdéterminant les fonctions du séparé.
![]()
prosopope, prosopon. Le principe de prosopopée,
dont le terme est dérivé du grec prosopon (personne) et poieîn
(faire), trouve son origine pour désigner le processus actoriel par lequel
l'orateur prête sa voix à un autre acteur, ou lorsque l'écrivain écrit pour
laisser parler des êtres absents, ou bien disparus. De sorte que l'évocation
conduisit naturellement à rendre compte
de la dissémination du divin auteur du monde dans la faculté
actorielle la personne qui, comme raison
d'être à son altérité, agit au nom de Dieu. Semblablement à la
factitivité qui représente pour les êtres un faire indirect (faire-faire en
sorte que…), le concept de prosopopée assimile la compréhension de ce que
Dieu, divin auteur de la pièce qui se joue sur les chapiteaux du théâtre de
l'Univers, délègue aux acteurs du monde sa propre surperpersonnalité,
nécessairement non événementielle, depuis la personnalisation des êtres.
Moyen susceptible d'instaurer un face-à-face endocosmique entre le continuum
de l'unicité divine et le continuum de l'indéfinie pluralité d'être. C'est à
concevoir l'effusion de Dieu comme
présence divine au noyau du fruit des êtres censés détenir ce qui
découle de son unicité en d'innombrables
aspects de personnalisation individuée. Le macroprosope, ou grand
visage du cosmos, s'accomplit avec l'Être Suprême évoluant lui-même comme
évolue l'ensemble des êtres.
![]()
prospective. La prospective représente une façon
propositionnelle dont l'objet vise des actions sociales pertinentes
instaurées sous forme de scénarios projectifs et comme conséquence
historique d'imaginer les cohérences du développement à venir de l'humanité.
Si le scientifique peut être relativement neutre à formuler des
prévisions (prédictives en ce qu'elles se
basent sur l'analyse des
conséquences causales d'un déterminisme physique), le prospectiviste,
depuis l'examen de l'histoire passant par le filtre de ses propres
déterminations psychologiques marquées par son époque, ne peut être bien
évidemment considéré d'une façon aussi neutre.
![]()
psychodynamique :
ce qui promeut le goût d'agir depuis l'anima et qui constitue, pour
Teilhard de Chardin, le fait
que le travail mental requérant une énergie psychique est chez l'humain de
plus soumis à une énergétique spirituelle. Tout comme la thermodynamique
s'occupe des échanges en énergie physique sous forme de “chaleur” et de
“température”, la psychodynamique peut de même
aborder l'évaluation quantifiée d'effets
sociaux depuis l'estimation de la température et de la chaleur au
travers des contenus mentalisés intensifiables et échangeables. Cela est dit
dans le parallélisme entre la dynamique des atomes et des molécules se
traduisant au macrocosme par des effets thermiques, et les effets
macrosociaux des dynamiques individuelles sur l'ensemble de la société.
![]()
psychons :
ils forment les individuations mentales de l'aperception qui, tout en étant
dicibles, ne sont pas encore communicables.
![]()
psychopannychie :
la nuit de l'âme après la mort, comme période de sommeil avant de pouvoir
animer un corps subtil, son nouveau véhicule hyperphysique.
![]()
qualificationnel :
caractère de l'agent des qualifications, en ce que l'effet qualificationnel
consiste à soumettre aux lois de la moindre action ce qui est
performativement réalisé. Lorsqu'on différentie ce qui est d'espèce
inanimée, par rapport à l'animé, depuis tout degré des fonctions
qualificationnelles (les fonctions qualificatives allant en l'occurrence
avec les progressions du vivant), c'est précisément depuis ce critère
qualificatif faisant que se réalise quelque chose par les moyens les plus
efficaces d'arriver au meilleur résultat depuis une économie de moyens
(matière, dépenses d'énergie…). On sait qu'un résultat contre-entropique
peut en théorie être obtenu depuis les agitations aléatoirement livrées à
elles-mêmes d'un substrat dit inanimé. Mais c'est à la condition de prévoir
une quantité innombrable de ces réactions dépendantes du seul hasard.
![]()
quiddité. Répondant à la question quid ?
(qu'est-ce ?), est quidditaire
l'ensemble signifiant caractérisant telle individuation en
particulier, qu'on peut par extension rattacher subsomptivement à d'autres
individuations depuis le concept qu'on s'en fait. Autrement dit ce en quoi
il se dit que telle individuation est et a au monde. On distingue ainsi ce
qui demeure permanent dans l'être ou la chose, en raison d'une essence et
d'une substance données comme pouvoir d'être et puissance d'avoir. Donc
avant et après l'acte manifestant l'individuation dont on parle, et
indépendamment des modifications accidentelles qu'entraînent des rapports
entropiques à l'environnement. Pour exemple, sera quidditatif ce qui
peut se dire pour le cheval de sa cabaléité. Disposition distinguant
concrètement ce qui relève
ontologiquement du principe de génération, et qui est nécessairement
sous-jacent aux considérations pouvant aller avec le principe de
transformation, ® ontologie.
![]()
quid-proprium :
locution latine permettant de démarquer par qui arrive ou se transmet le
donné générateur d'une chose voulue arrivant conditionnellement au
monde. On part sur le raisonnement montrant que le propriétaire de cela qui
se réalise factitivement ne se trouve pas sur le lieu et dans le moment par
lequel on constate ce qui se fait. On en déduit de jure que
l'implication conditionnant la possibilité de faire fait référence à ce qui
se tient hors instance performative de réalisation dans le mode nécessaire
(le mode complémentairement conditionnateur), de ce qui est fait depuis des
conditions. Asserter que des choses répondant à des conditions de
possibilité peuvent s'actualiser fortuitement, sous-entend déjà dans son
présupposé que d'autres peuvent advenir étant subordonnées à des raisons.
Relativement au continuum des transformations métamorphiques soumises à des
conditions de réalisation de la réalité, ce qui subsiste et qui est tour à
tour causé et cause dans une chaîne de
causations, s'investit dans un procès que surdétermine l'existence
de son promoteur, et comme moyen tenant à
des conditions d'advenir en vue des fins coïncidant au reste
potentialisé s'ajoutant à l'état de
l'advenu. En conséquence de quoi, des changements peuvent arriver sans
raison, et donc sans finalité, ou bien avec au moins une raison qui les
promeuvent, et donc avec au moins un effet attendu. C'est cette
disposition qui prévaut en référence au quid-proprium et qui pose
l'existence du déterminateur des déterminants donnés à détermination
(modalité réalisatrice). Sa négation
équivaut à l'absence pure et
simple de toute raison d'advenir spécifique des choses qui sont attendues,
complémentairement à celles qui arrivent de façon fortuite selon le hasard,
ou par accident, dans un milieu à entropie non nulle.
![]()
réattribution. La faculté réattributive dont
on use vis-à-vis des réalités déjà
découvertes par d'autres penseurs consiste à “réfléchir” mentalement
les propriétés, qualités et valeurs déterminées en inférence et au prorata
des événements de notre propre participation aux buts collectifs, ceux d'une
commune appartenance. Une inégalité entre plusieurs attributions, par
ailleurs identiquement identifiées par tous, est constatable déjà entre les
gens issus d'une même culture. Si un technicien réalise un objet technique,
ou qu'un artiste réalise un objet d'art, par exemple un poème, les
informations sur ces réalisations-là faites par un observateur, recevront
des ré-attributions proprioqualivalorielles qui comporteront des
différences (des inidentités) avec les attributions octroyées par leurs
réalisateurs, du seul fait que des dispositions de soi diffèrent. L'être qui
projette et qui à la suite effectue les manipulations transformatives
réalisant le projet, et l'être de la mesure de l'ainsi réalisé, octroieront
des attributs différents à la même chose (sauf, évidemment, le hasard).
L'importance des inidentités est alors à mesurer une différence entre le
savoir-faire du réalisateur et le savoir-être-fait du témoin de la
réalisation. En sorte que les différences en des caractères particuliers
d'un même objet, relativement aux sphères de la perception (les propriétés),
de la conception (les qualités) et de la suggestion (les vertus) propres à
l'agent d'un savoir-faire et celles qui le sont à l'agent d'un
savoir-être-fait, ne peuvent être posées nulles qu'en un état achevé de
leurs relations. Cet achèvement sanctionne l'instance des réticulations du
système de leurs relations. Considérant que l'effectuation du monde ne se
fait pas toute seule, c'est-à-dire sans quid-proprium, donc qu'elle a
aussi ses agents, notre appréhendement
de la réalité apparaît semblablement d'autant plus déviant, gauchi ou
faux, que nous sommes éloignés de
participer des buts de tels agents réalisateurs. En dernier ressort,
en quoi se définit l'objectivité scientifique ?
Le scientifique a, tout comme l'homme primitif, des informations tangibles
face à un récepteur de radio, cependant qu'un aborigène qui n'aura jamais
été confronté à un poste de radio en aura des idées qui ne sont pas
conformes à notre présente culture, mais qui le seront à la sienne.
Est-ce donc cette perception
phénoménique, que nous considérerons identique entre l'aborigène et
ce que peut être celle de l'expérimentateur
scientifique, qui, par extension,
constitue la différence
attributive en propriétés, qualifications et vertus conférées à
l'Univers en tant qu'objet ? Sensément
non! Pour cause d'un appréhendement dénué
de toute participation au processus
d'effectuation de l'Univers, le critère
d'objectivité scientifique qu'on a
du cosmos semble réduit analogiquement à ceci: l'insecte xylophage,
confronté à des pièces ligneuses de la charpente d'une habitation humaine
sera en droit d'énoncer très objectivement que les significations de
l'événement concernant la réalité de cette charpente se limitent strictement
à ses préoccupations nutritives. C'est depuis le principe de limitation de
la réalité aux champs des préoccupations spécifiques de la nature humaine
qu'on peut, depuis l'objectivation scientifique à propos des événements de
l'Univers, déclarer que la réalité tangible du cosmos se limite à ce que
l'humanité est capable d'en exploiter. Pour présupposé, durant toute
l'instance performative des libres
déterminations personnelles d'être et d'avoir, le niveau d'entropie
psychique reste proportionnel au degré
de participation synergique à l'ensemble des acteurs du monde.
![]()
réflexion
et réflectivité. Comme moyen mental, et non son produit, la
réflexion peut être donnée en tant que la faculté de transformer de
l'information en conscience, ce qui diminue d'autant le niveau
d'entropie psychique. Mais pour prendre
la manifestation exocosmique comme objet, la pensée fait du penseur
humain un sujet de réflexion
particulier, comme mandataire intermédiaire de la strate
s'inscrivant dans l'organisation cosmique
entre le matériel et le mental.
Cela dit dans l'intention de garder à l'esprit que la conscience peut
avoir aussi ses continuums spécifiques. La signification de cette
disposition ressort avantageusement du concept adhérant au phénomène de
réflectivité[23]
dans l'Univers, comme activité de mentalisation du cosmos allant avec la
faculté de qualification, parallèle à sa corporéisation matérielle (les
propriétés du cosmos) et sa spiritualisation depuis la co-ingression des
esprits (elle est à viser une fin d'intégrer). Pour advenir de la Source
troisième de la superpersonnalité trinitaire de la Déité absolue, la
réflectivité dans l'Univers présuppose l'omniconscience finalitairement hors
temporalité dans l'Être suprême. En sorte que tout niveau intermédiaire de
réalité mixte, étant à la fois conscient et non conscient, s'inscrive entre
deux extrêmes inatteignables : une
non conscience (présupposé d'entropie
infinie du contenu psychique allant avec l'indépassablement
chaotique) et une omniconscience (son entropie nulle dans le subabsolu).
![]()
réfuter :
acte de pertinence expérimentale et (ou) intellectuelle consistant à prouver
la fausseté d'une interprétation du réel par quelque moyen que ce soit.
![]()
réminiscence :
dans la terminologie platonicienne, le terme se réfère à la croyance que la
psyché, pour avoir tout d'abord vécu dans le monde des idées avant son
incarnation dans celui des propriétés matérielles, conserve depuis les
vagues souvenirs de ce passé une certaine clairvoyance qualitative directe
de ce qui est vrai, sans besoin du témoignage des sens. Or, dès lors qu'on
pose une nature-naturante depuis l'immanence de l'ex-sisté,
symétrique à l'ascension de l'être d'expérience progressant d'une
nature-naturée vers une nature naturante
(cette apparence d'être dans l'expérience et qui va vers
l'existence), le phénomène psychique de réminiscence
peut aussi trouver son explication dans
une suprarelation de l'existant
endocosmique avec l'être devenant par son vécu au monde. Quelque
chose de parallèle à l'intuitionné.
![]()
re-présenté :
On distingue par là l'un des trois temps de la conscientialisation des
événements extraceptifs dans la formation du savoir. 1) ce qui est
présenté aux sens en tant qu'affects purement physiques, 2) ce qui est
représenté, comme mise en forme neurophysiologique informant la
conscience vigile sur les faits de l'environnement (traduction de l'allemand
“vorstellung”), 3) le re-présenté à la conscience depuis le
travail mental de sémiotisation, surajoutant des significations aux
informations provenant du niveau précédent essentiellement informatif
(traduisant la notion de “darstellung”).![]()
science. Entre une origine insciente qui
représente le niveau vide et une fin sciente représentant la
plénitude, une fois réalisée la potentialité du parcours dans le présupposé
de l'acquisition du savoir, chaque instance intermédiaire représente un
mixte inscient-scient, en tant qu'état de l'agent sachant certaines
choses, tout en en ignorant d'autres, qu'on situe entre l'aspect privatif
qui est ascient, et sa contradictoire de plénitudité in extenso.
Ces considérations générales du processus d'acquisition épistémique sont le
plus aisément consensualisable. Ce qui apparaît moins évident dans le
contexte du paradigme contemporain est d'apercevoir que l'acquisition du
savoir scientifique, pour être uniquement apostériorique et de plus encore
limité à la seule instance performative des transformations métamorphiques
du monde, reste déficient étant sans principe de génération à soutenir le
principe des transformations, et est de plus insuffisant pour ne pas inclure
son parcours épistémique dans le processus allant de l'inscient au scient.
En effet, la doctrine scientifique reposant sur un protocole déléguant le
critère de véridiction au manifesté, consistant au mieux en la description
du monde dans l'apparence du senti, n'est dès lors formateur que du savoir
spécifique de la phénoménologie. Un scientisme rarement nul se pose
donc en extension dogmatique, pour cause d'isoler plus
ou moins l'activité scientifique de tout
autre moyen de connaissance, du fait qu'on y soutient la croyance que
la phénoménologie suffit à fonder la pertinence de nos représentations du
monde. Si la science est bien la description du manifesté dans l'apparence
du senti, donc informante comme savoir fondé sur la phénoménologie, alors le
scientisme consiste en l'oubli de ce présupposé d'apparence manifestative,
pour croire que le senti est véricitairement substituable au
réel. C'est en tout cas ce qu'on peut
penser à l'examen des conclusions
de ceux qui promeuvent le scientisme en ne considérant
pas que l'instance de réalisation
performative de l'Univers est, certes, formée pour chacune de ses
actualisations d'une partie métamorphiquement réalisée a posteriori
depuis une origine supposée, mais aussi d'une contrepartie omise: ce qui se
réalise a priori jusqu'à épuisement du potentialisé. Par ailleurs, au
sens de l'interprétation des événements du monde, l'erreur flagrante
soulevée par la sémiotique est de confondre, depuis le seul usage des
langues naturelles, les attributions au monde dans l'apparence de l'instance
performative, avec celles de la compétence du tout (Cf. asorité).
![]()
scissiparité :
ou fissiparité, se dit du processus de génération par scission. Le
présupposé vient — en discriminant le
principe de transformation, de celui de la génération du donné à
transformation —, de ce que la
potentialité quasi indéfinie d'individuation dans les prédicats d'être,
d'avoir et de faire, pour ne pas pouvoir provenir du néant, provient à
l'encontre de la séparation primordiale entre l'Un, d'existence absolue, et
de l'Infinité, de contenu in extenso
sans attribution. Ainsi chaque individuation bornée, relative et
variative propage par génération son essence d'être, exactement comme, dans
le respect du principe de conservation, elle restitue en substance ce qui
affère à son moyen de transformation.
![]()
scolastique :
enseignement d'école fixé (sclérosé) par la dogmatique
des enseignants… en toute époque (et pas uniquement, ainsi qu'on
aime à le dire, ou qu'on voudrait bien
le laisser accroire, en référence au seul Moyen Âge).
![]()
sème :
unité minimale du signifié, non pas en tant qu'atomicité
autonome (morphème), mais dont l'être se
pose uniquement par relation
différentielle dans le champ ouvert du signifiable). Cf.
aphanisémie.
![]()
sémiosis :
fonction sémiotique instaurant une opération productrice de sens depuis les
moyens formels de l'expression et son contenu sémiotique, ou entre le
signifiant et le signifié, dans l'usage des signes. La sémiosis représente
la connexion du réel jusqu'au sujet par
la cognition du relationnel entre le signifiant, l'objet, et
l'interprétant.
![]()
sémiotique :
discipline qui traite de la théorie des significations elles-mêmes, dont la
sémantique est une branche en tant qu'étude des significations réduite aux
systèmes de signes spécifiques des langues. Le domaine sémantique
concerne ainsi l'ensemble potentiel de la possibilité de former des taxèmes
(classe paradigmatique minimale formée de sémèmes) et de les relier par des
relations signifiantes. Sémanalyse :
opération intellectuelle consistant à
décomposer les signifiants en significations mieux caractérisées.
Son but est de faire apparaître les
rapports sémantiques entre termes qui sont tenus, sans ce moyen,
comme étant semblables, voire synonymes, par manque de discrimination.
L'opération sémanalytique consiste donc en une activité discriminatoire de
sens. Elle est complétée par la sémasynthèse dont l'effet attendu est
de conscientialiser de nouvelles significations depuis la synthèse opérant
dans le sens subsomptif des signifiés ressortant de la sémanalyse des cas
particuliers. Un sème est l'élément minimal du signifié correspondant
au phème qui représente lui-même l'unité minimale du signifiant,
spécifiquement à la strate de signifiance multi-ordinale considérée. Une
sémie consiste en un système de signifiés tels que “droite
/gauche” et “feu-rouge
/feu-vert”.
![]()
singleton :
ensemble formé d'un unique élément.
![]()
solipsité :
(du latin solus ipse, seul soi-même) marque le caractère d'être
unique dans la multiplicité individuée des uns et des autres. Ce caractère
adhère à l'insécabilité de l'être, par rapport à la divisibilité de son
avoir. Aussi la solipsité est en chacun, non pas comme séparation pour
raison topologique ou spatiale, mais semblable à l'Un unique qui, de même,
est sans rapport topologique ou spatial à l'Univers des uns et des autres.
C'est cette coïncidence identitaire entre l'Un unique et le fait d'être un
seul entre tous les autres, qu'ont en commun l'Un primordial Dieu, puis les
divinités, ensuite les êtres personnels, et pour finir, les choses
inanimées, qu'on retrouve dans le principe de dissémination avec perte au
travers de la hiérarchie des individuations dans la suite :
Théios
(Déités) ®
théion (divinités)
®
prosopon (êtres personnalisés)
®
chrèma (choses et objets impersonnels). Par construction
progressive du cosmos en substance depuis le principe de transformation, il
nous est possible de nous situer “dans”, aussi bien que “par”. Mais
relativement aux essences distribuées d'être, la déclaration d'existence à
l'être précède toute condition d'être depuis ou en raison de ce qu'on porte
de particulier en soi ou avec soi au
monde. Solipsisme :
principe d'après lequel les seules réalités considérées comme
existantes par le sujet d'un savoir sont entièrement comprises dans l'état
fixé de son système de représentation.
![]()
sophia. À porter des fruits dans la condition d'un
libre-arbitre déterminateur, la sagesse des conduites de soi progresse au
mieux lorsqu'elle relie expressivement toute action qualifiée entreprise sur
des matériaux de la nature naturée environnementale, à l'entendement
valoriel d'une surnature naturante. Pourquoi cette disposition ?
En raison de ce qu'une action d'espèce exclusivement qualificative sera
seulement adéquate au résultat attendu localement ou de façon
séparée du contexte universel ;
c'est-à-dire modalement en référence à son agent ou la clôture de ses
agents séparés d'une édification fonctionnelle à la réalisation du monde.
Par différence, l'expression personnalisée conjoint la conduite actorielle
au résultat qualificatif. Parallèlement à ce qu'on voit du monde et qui
passe au mieux par l'analyse du moyen scientifique (elle est reproductible à
établir une objectivation commune servant ce qu'on acquiert au monde), il y
a le regard différent pour chacun porté sur la scène du monde. Ses
événements là de la scène du monde, dispersés et plus ou moins séparés, sont
à l'encontre reliés comme symphyse surmentale pour
soutenir l'alchimie des progressions
d'être soi-même au monde. D'évidence, ce regard sur l'effectué au
monde ajoute le sentiment personnel au processus intellectif formé sur les
seules sensations. Pour l'agnostique, la pièce cosmique qui se joue sur le
théâtre de l'Univers advient d'elle-même. Pour nombre des acteurs du monde,
elle se joue entre sa réalisation
exocosmique et l'existence endocosmique (aphénoménique) de son divin
auteur. Mais pour toute personne, l'expression actorielle personnalisée peut
advenir comme sophia dans les coordonnées du bien, du vrai et du beau.
Hypostase féminine, la sophia est fille de l'Esprit qui, pour n'être pas
dépendant de l'espace, “communique” à l'infini par communion
au travers de son extension dans le
temps. La sophia se distingue de la religion en ce que cette dernière
se fonde sur la grâce, indépendamment de l'œuvre, quand la première
appréhende la libre participation
actorielle dans une interface qui, avec les êtres comme agents
réalisateurs, constitue l'indispensable chaînon entre l'encours du
métamorphiquement réalisé et les archétypes divins allant avec le
potentialisé à l'Univers. En dernier ressort, la sagesse peut
avantageusement s'exposer comme la suite continue des expressions de la
libre participation personnalisée des acteurs du monde dans les coordonnées
du bien, du beau et du vrai, visant la réalisation finalisée du tout
(le tout vu comme le surdéterminant du concept de totalité, en
référence à la somme des parties séparées du fait de
l'actuel état entropique). Expression
toujours personnalisée, la sophia reste facultative pour chacun à
l'école de la vie, même à pouvoir s'éduquer ;
à l'encontre de l'instruction rendue obligatoire pour les qualifications de
soi dans l'organe social. La personne
humaine, soumise à détermination pour sa génération, mais possédant
le pouvoir de réaliser qualificativement
l'encore potentialisé, instaure par son moyen un art de vivre, comme
interface actorielle tenant à l'instance performative de la réalisation
cosmique entre une nature naturée (la malléabilité morphique du déterminé)
et une nature naturante (le déterminant).
![]()
stochastique :
se dit des phénomènes aléatoires. Ils ne sont pas
prévisibles selon des raisons d'advenir,
mais l'on en peut conjecturer la fréquence d'apparition depuis
l'examen de leur probabilisation.
![]()
stockions :
la stockiotique étudie l'ensemblement des parties les plus
élémentaires assurant la première strate substantivée constituant, au
microcosme, la substratisation
métamorphique de l'Univers en cours de réalisation performative.
![]()
subjection. La subjection indique l'état de
dépendance attributive, ou
prédicamentale, entre sujets ayant la capacité d'attribution.
Condition qui tient dans sa prémisse le principe d'une interrelation
des significations, c'est-à-dire pas
seulement l'application des
signifiés à des objets, mais encore le rapport des significations entre
elles depuis des relations hiérarchisables (relations verticales) et des
relations réticulaires (relations horizontales). Cette disposition est
vis-à-vis d'un principe d'attraction subjective spécifique des sujets de la
qualifications mentales, dans une analogie aux gravités suggestives
satellisant dans le domaine des valeurs des caractères positifs d'allégeance
et de fidélité, ou négatifs de subordination (prédicat de vassalité), en
référence aux hiérarchisants vertuels du domaine spirituel. On concrétise
donc par là un principe d'appartenance selon des critères sémiotiques, ni
plus ni moins comme on en conçoit dans tout autre domaine régi par la notion
d'ordre consécutive d'un degré d'organisation et son principe de maintenance
tensorielle. Plus particulièrement, le
subjectivé représente le résultat des efforts d'assujettissement du
propriativement réalisé, aux mouvements
de l'agent cognitif, qui légitimise par là sa participation du
devenir du monde.
![]()
subjectivisme :
propension à juger d'un point de vue non objectif. Alors que le subjectif
marque ce qui se rapporte ou ce qui appartient au sujet cognitif, comme
moyen d'appropriation qualifiée de l'objet.
![]()
subsidiarité :
fait référence au subsidiaire en tant que le tenu en réserve pour venir au
secours ou à l'appui de ce qui est défectible par nature ou en raison des
limitations en pouvoir représentatif dans un fonctionnement hiérarchisé.
L'application la plus connue de subsidiarité se réfère à celle de l'État
lorsqu'il arrive que l'administration
des villes et des communes deviennent fonctionnellement déficientes.
C'est aussi traditionnellement celle du divin habitant intérieur vis-à-vis
de l'être humain faisant l'apprentissage de sa participation personnalisée
dans la réalisation du potentialisé.
![]()
substrat et superstrat :
on ne connaît rien de réalisé au cosmos qui ne soit tenu à l'organisation
d'un substrat distribué en différentes strates systémiques. Rien donc qui
échappe au principe de stratification substrative pour pouvoir être
individué à son l'altérité d'être, d'avoir et de faire. La subsumption qu'on
fait de ce constat d'expérience permet de concevoir que l'ensemble de la
réalité en cours de réalisation performative est de même espèce. En sorte
que toute strate intermédiaire entre omicron (la réalité individuée la plus
séquée) et omégon (la réalité individuée
opposée ayant pour substrat la
plus grande organisation), comporte à la fois un substrat composé en
direction de l'infiniment diminuable et un superstrat également
composé en direction opposée d'un
infiniment agrandissable. Conséquemment, c'est symétriquement au substrat
que le superstratum désigne l'organisation surdéterminatrice d'un
quelconque médiastrat. Dans cette disposition, l'adstrat
représente les éléments susceptibles de tendre ensemble vers une
identité superstratique. Isostrat :
sont isostratiques les choses qui appartiennent à une même strate de
systémicité. C'est le milieu, et ses conditions, qu'ont en partage les
individuations d'une même strate de systémicité.
![]()
subsumer :
subsumer consiste à penser les caractères identificateurs de l'individué
comme participant d'un ensemblement surdéterminateur. Au premier degré,
c'est par exemple penser un animal dans l'espèce, puis dans un genre, etc.
Pensant un objet ou une chose dans son contexte, c'est aussi par extension
se représenter un attribut quelconque dans une catégorie, ou d'autres moyens
de classification, jusqu'à le concevoir dans un rapport universel. La
subsumption représente l'opération qui consiste à subsumer.
![]()
suggests :
représente ce qui affecte l'esprit, au même titre que les percepts
vis-à-vis des affects corporels et les concepts vis-à-vis des affects
mentaux.
![]()
super (au-dessus, porté à un degré plus élevé) et
supra (porté au degré le plus élevé, le degré indépassable) marquent
ce qui est surdéterminatif par présence, par effet catalytique, par
influence, ou par action. Les termes associés précisent et éclairent la
pensée sondant l'organisé au delà l'infime et en deçà l'immense. Pour
exemples non limitatifs :
surâme et superâme, supra-animique, surpersonnel, suprapersonnel,
supercontrôleurs, superespace,
superindividuel, superpersonnalisé, supra-activité, supra-attributions,
supracosmique, supradéterminisme,
suprafonctionnel, supra-humain,
supra-matériel, supramental, suprapersonnalité, suprapsychique,
suprasémantique, suprasémiotique, supra-sens, supraspirituel,
suprathèse, surcompréhension, surconception.
![]()
supraconscience :
s'il y a une préconscience qui est antécédente des états de
conscience dont nous faisons l'expérience, aussi une
supraconscience postérieure ou dépassant
de tels états de conscience.
![]()
surérogation. Littéralement, ce qu'on fait à
dépasser les simples limites de ce qu'on doit ou ce dont on a l'obligation
de faire. Référence à ce qu'on
entreprend délibérément de bien, par détermination
et effort personnel, d'une manière
discriminée de ce qu'on réalise de
bien pour cause de contraintes extérieures, que celles-ci soient
effectives (devoir faire), ou fictives (croire devoir faire) :
préceptes, lois, obligations religieuses… L'ouvrage surérogatoire représente
peut-être un produit du socius, en tant que réponse à l'apprentissage
de devenir membre actif du corps social
pouvant s'étendre jusqu'à
l'ultime strate d'individuation au macrocosme. Apprentissage, donc,
qui commence avec le plus petit assemblage, la famille, et a pour champs une
potentialité participative de toutes les organisations jusqu'aux confins de
l'Univers. Pour relever du surérogatoire, il faut une disposition tenant à
la raison d'être personnellement au monde des personnes depuis une libre
participation advenant de la faculté de libre-arbitre. Étant entendu qu'on
peut toujours faire plus que ce qui est dû, ou plus que ce qu'on a
obligation de faire, depuis des conditionnements, et non pas comme
disposition personnelle.
![]()
surnature :
la nature-naturée et la nature-naturante peuvent être
regardées comme des aspects de subjection, ou bien des aspects de
subordination entraînant le fidéisme, selon la nature des motifènes de
chacun. En cette disposition, des motifènes particuliers sont susceptibles
d'orienter les déterminations singulières des acteurs d'une réalisation de
la réalité, au sein du processus universel de hiérarchisation du pouvoir
progressant tout au long de la stratification systémique de la réalisation
du cosmos. Mais le sens d'une surnature s'applique, déjà par
l'étymologie du terme et ensuite en référence à la théologie, au statut
déitique qui, dans un continuum unicitaire d'infinité, d'absoluité et
d'immanence, est censé surdéterminer la
condition de toute individuation finie, relative et variative
se prêtant à organisation ;
cette individuation fût-elle numériquement immense à mixer nature
naturée et nature naturante. En ce sens le
surnaturel
est réputé ni créé, ni généré (condition nécessaire antécédente à ce
qui est de l'ordre du possible). Elle se tient par
conséquent hors toute instance temporelle
conditionnatrice, en existant inconditionnellement de toute éternité.
La surnature est en soi, de façon complémentairement intemporalisée et sans
référence limitative à l'espace. Dès
lors, nous avons à considérer des interfaces actives entre nature et
surnature. À cet effet, on fait référence au transnaturel. Il s'agit
ici de désigner la relation du naturel au transcendant, comme chaînon
assurant le rôle d'une surnature-naturante, et qui apparaît, depuis
ce terme, plus pertinente, au dire de plusieurs philosophes (lire notamment
M. Blondel), que la
référence au surnaturel, eu égard aux
présupposés surtemporisateurs
ainsi que surlocatifs avancés dans le signifié. Tandis que le
préternaturel est propre à désigner l'activité supposée déroger au cours
naturel des lois de la nature. Le domaine du transnaturel peut alors être
posé de manière concise comme résultat ensembliste réunissant des caractères
naturels à des caractères appartenant au domaine de la surnature. Cf.
nature.
![]()
sursumer :
mouvement de la pensée se posant complémentairement de celui consistant à
subsumer. On sursume lorsque l'activité mentale consiste à penser
l'individué comme fondé sur un certain composé plus ou moins complexe. Cette
sursomption de quelque chose, qui s'établit en direction d'une
indéfinité sécable, est à l'inverse du
cheminement universalisateur de la pensée subsomptive.
![]()
syllogique :
est syllogique la déduction médiate telle que du rapport
entre deux propositions vraies (prémisses) on en tire une conséquence
logique (la conclusion), si, dans le raisonnement, rien n'est
sous-entendu et si, dans les arguments,
rien n'est exprimé inutilement dans l'intention de tromper (Cf.
doxa /épistème).
![]()
symbole et symbolique. Passant outre la
confusion courante de comprendre le symbole comme l'iconicité du signifiant,
ou le signe de sa représentation, montrons comment la signification du terme
peut avantageusement ressortir de ce qu'il désignait à son origine
greco-romaine, bien que ce soit d'une façon ésotérique. Il s'agissait avec
ce terme de désigner, comme signe de reconnaissance, la manière dont les
fidèles d'une croyance se reconnaissent entre eux. La circonstance a pour
origine l'acte de sceller un pacte en confiant une brisure d'un vase à
chacun des participants d'une délibération. Chaque tesson qu'il est possible
de juxtaposer identifie dès lors les partenaires du pacte liant
complémentairement les uns aux autres. Au fil du temps, le symbole devint
aussi la graphie, tenue secrète vis-à-vis du profane, et susceptible de
fonder des déterminations communes. Ainsi devint, par-delà le sens
psychologique d'évoquer ce qui n'est pas significativement définissable
depuis des associations d'idées, ce qu'on
peut apercevoir de l'esprit d'une cause commune enfuie dans
l'inconscient collectif. La symbolique ayant bien des acceptions connexes — pour
cause d'apparaître en elle-même indicible
depuis le seul assemblage des signes
identificateurs —,
nous en resterons à son étymologie grecque et latine de “mettre
ensemble”, puisque cette disposition évoque bien que si la transmission du
symbolisé passe sous le formalisme des métaphores, d'allégories et de
figures, ce qui est ainsi formé n'a qu'une raison :
édifier l'intelligence des buts communs à rassembler des volontés
dispersées. Ces formes sous-jacentes adhèrent à ce sens au travers des
mythes fondateurs qui scellent les alliances basées sur la complémentarité
des participants en vue des fins (mythes
fondateurs auxquels se mêlent, éventuellement, les mystifications de
meneurs dont le fait reste de rallier d'inauthentiques prosélytes, par là
manipulés). Disposition posée tant il semble incontournable que chaque
personne est semblablement un constituant unique et irremplaçable d'une
réalité suprapersonnelle, si sa personnalité, fragment de Dieu Père, se
considère à l'image du tesson dont la symbolique ne peut être lue qu'au
terme d'un ultime rapprochement réussi de toutes autres ayant scellé le
pacte des surpassements d'elles-mêmes librement consentis. À le dire d'une
autre manière pour éclairer encore le propos, on peut dire que les symboles
sont à l'esprit, siège du vouloir et des animations intérieures, ce que sont
les significations dans le produit rationalisé
entraînant la qualification des
mentalités entre savoir et savoir-faire.
![]()
sympathie :
marque d'attirance, certes, mais aussi le fait d'éprouver une communauté de
sentiments. Il s'agit d'une capacité de subir de l'intérieur le
rapprochement entre deux êtres. Ce rapprochement s'appuie, bien sûr, sur le
manifesté, mais consiste en un non-dit. L'empathie est à l'encontre
tout à la fois agir et pâtir (pathos et ithos), en ce que la
personne porte à l'autre un sentiment reflétant une communauté d'impressions
coïncidant avec sa capacité à pressentir ce qu'autrui ressent, s'identifiant
à cet autre en puisant dans son propre vécu de manière semblable. On
pourrait situer l'empathie dans un rapport des symboles à la sensibilité de
l'esprit et la sympathie dans un rapport aux significations passant par la
sensibilité mentale. Dès lors, c'est une impression mixte, tout à la fois
symbole et signifiant, qui appartient à la sensibilité de l'âme et par
laquelle celle-ci éprouve son engagement.
![]()
symphysaire :
de symphyse, désigne la cohésion de l'uni.
![]()
synaitie :
depuis l'idée d'union ou de concomitance, marque l'effet du temps sur le
contenu dispersé dans l'espace, sous-jacent au
mouvement contre-entropique ordonnateur,
et en tant que le moteur du processus d'organisation. Comme terme
proche, on désigne aussi, avec la synanthie, la soudure accidentelle
de deux organes, ou celle de parties organiques proches. La différence est
que le principe de fonction reste attaché à l'effet synaitique, alors qu'il
manque à la synanthie.
![]()
syncratisme :
est syncratique le gouvernement arrivant ou agissant par l'interface
endocosmique sur l'encours réalisateur. Son régime est supposé transcender
l'administration hiérarchisée agissant au
niveau de l'organisation de l'Univers
depuis l'interface exocosmique. Conséquemment, le syncratisme semble
surdéterminer les effets de la progression exocosmique, depuis des effets
attendus en vue d'un résultat situé hors l'encours performatif réalisant
l'univers. À ne pas confondre, donc, avec le syncrétisme qui, par
évocation de l'union des crétois contre
l'ennemi, représente le pouvoir combinant des entités de même espèce (ce
peuvent être des systèmes philosophiques, ou des doctrines
religieuses) jusqu'à former un ensemble percevable globalement. Notons
encore que la synarchie représente le gouvernement simultané et
synergique de plusieurs détenteurs de pouvoirs particuliers.
![]()
syndérèse :
terme de la scolastique marquant l'état d'attention, sise
au niveau de la conscience morale, venant
d'un retour sur la condition de soi vue comme résultat du volontairement
vécu et entraînant souvent la contrition. La syndérèse représente plus
particulièrement l'instance du travail mental qui est à rapprocher des
valeurs d'action dans la liberté d'agir, en vue de décider du choix des
vecteurs de soi.
![]()
synecdoque :
compréhension simultanée de plusieurs choses, ou figure de rhétorique
donnant à saisir une chose par le moyen d'une autre :
la partie pour le tout, le supérieur par l'inférieur, l'objet par sa
substance…![]()
synéchisme :
du grec sunekheia signifiant la continuité, représente la doctrine
impliquant le principe d'une continuité nécessairement existante,
sous-jacente aux discontinuités d'être et d'avoir, spécifiques de
l'expérience de l'existence. Elle est incluse dans la théorie cosmologique
des catégories holistes classant les réalités dans le
concept d'univers organique (Pierce,
Scientific Metaphysics, volume VI), et accompagne surtout l'induction
métaphysique conduite dans un pragmatisme logique.
![]()
synérèse :
rapprochement en pensée de plusieurs significations susceptibles de former
un concept nouveau. C'est une opération relevant du processus de
sémasynthèse.
![]()
synergie :
d'un point de vue phénoménologique, le principe de synergie caractérise le
travail coordonné entre les choses ou entre les êtres, entraînant des
fonctions au tout. Cela, en ce que l'effet synergique représente l'occasion
réalisatrice du potentialisé en quelque chose d'individué au plan
macrocosmique de la strate de
systémation considérée, auquel sont octroyables des attributions qui
n'appartiennent pas aux simples relations du même contenu
inorganisé dans le substrat. Ce pouvoir
d'action réalisé au superstrat, et dont profitent les parties dans le
tout, est réputé ne pas changer la
puissance d'action au niveau des éléments coopérant à l'obtention de
ce pouvoir afférent au tout. On citera pour exemple
la similitude d'effet entre la synergie
[assimilation-digestion-dépense]
pour l'individu et le rapport [industrie-administration-commerce]
pour ce qui est du “corps social”. Dans ces rapports, il apparaît évident
que l'effet ne se situe pas au niveau des cellules constitutives des
organes, comme il ne se situe pas non plus au niveau des individus
constitutifs des organisations sociales,
sinon indirectement. Il parait important de souligner que la somme
des puissances individuelles ne varie
pas entre l'organisé et l'inorganisé, seule la quantification du
pouvoir distingue entre plusieurs degrés d'intégration organisatrice.
![]()
synesthésalité. La synesthésie représente la
sensibilité causée par la synergie entre plusieurs sensations, comme
l'audition d'un son entraînant de plus chez certains sujets la sensation
visuelle d'une couleur correspondant au
timbre perçu. Distinguée de la synesthésie en ce qu'on désigne avec
ce terme comme on vient de le voir la faculté de ressentir depuis la fusion
en une seule sensation des perceptions parvenant par au moins deux organes
sensoriels différents, la synesthésalité représente, vis-à-vis des
conceptions, et non plus des perceptions, ce qui apparaît à la conscience de
la réunion sursignifiante résultant de la sémasynthèse (union entre au moins
deux états du préalablement sémanalysé).
![]()
synopsie :
vue panoramique dans l'examen du monde par la pensée.
![]()
synthétiser :
opération intellectuelle depuis laquelle on assemble des informations
disparates en une vue constituée d'ensemblements conceptuellement cohérents.
Au contraire de la synthèse, avec
l'analyse, on considère les choses au regard des éléments composant
l'individué.
![]()
syntonie :
rapport à la tonique des harmonies dans la division des
tons. Va avec la diatonique et a
pour extension un sens plus abstrait (Cf. adjuvant).
La syntonie représente pour une personne, l'ambiance tout
imprégnée d'unisson psychique et thymique avec son entourage :
être sur la même longueur d'onde, être en accord.
![]()
systémique récursive (démonstration par récurrence
de la stratification complexificatrice des réalités). L'induction érigeant
en loi générale l'émergence progressive de nouvelles réalités au monde
relève du constat de ce que les propriétés acquises au niveau des réalités
d'une strate le sont pour les strates supérieures. On démontre par
récurrence l'existence de superstrats du seul fait que la strate des
réalités humaines repose sur un certain nombre de stratifications
substratives, alors que, comportant encore des potentialités, les
réalités de cette strate ne peuvent être
les dernières. Elles ne peuvent l'être encore, attendu que leur fait
contient des événements dont on ne peut rendre compte depuis ce niveau
médian de réalité, ni comme éléments susceptibles d'advenir depuis le seul
examen du substratif. Dans cette disposition afférente à l'instance de
réalisation progressive, la régression du réalisé ayant une fonction
repotentialisante, s'oppose à la progression potentialisée des
réalités allant avec la complexification des fonctions dépendant de l'organisation
substrative :
particules
®
atomes ®
molécules
®
cellules
® organes
®
organismes
®
superorganismes, ainsi que ce qui est attendu
jusqu'à une ultime réalité réalisée
devant coïncider à l'Univers lui-même vu
dans son unicité et non pas depuis
l'organisation indépassable considérant comme ultime composant un
total de parties.
![]()
systémique. Étymologiquement, le mot évoque
assemblages et constructions composées de parties préalablement dispersées
et différemment réalisées. Donc, tout d'abord une évidence :
il n'y a pas de système possible entre choses individuées à l'identique. En
sorte que, par cohérence, la systémique s'édifie comme discipline étudiant
l'émergeance du nouveau depuis la mise en rapport de choses différentes.
Dans le présupposé stochastique, des résultats progressifs ne peuvent
advenir d'eux-mêmes étant subordonnés aux seules réactions propriatives
afférentes à la maintenance distribuée
des parties. On ne peut d'expérience que constater qu'une progression
générale ou poursuivie dans son effet contre-entropique d'ensemble, sans
possibilité d'en observer in situ le moteur. La raison ne peut que
rester insatisfaite de cet état de chose. Aussi devons-nous rendre compte
des progressions ordonnant lesdites parties vers plus d'organisation depuis
des raisons appartenant à un quid proprium se tenant hors instance de
réalisation, ou pour le moins, dont l'existence n'est pas manifestable en
celle-ci. Dans son acception retenue en métascience, toute considération
relative à un système, en tant qu'assemblement complexe d'éléments
disparates, présuppose que les liaisons fonctionnelles des parties entre
elles sont préalablement conçues et déterminées avec effets attendus par des
agents spécifiques. Autre est ce qui peut résulter du hasard dans
l'assemblage structuré au gré des réactions du milieu livré à lui-même et
conséquemment sans fonction au tout. Étant donné que se trouve sous-jacente
à ce référentiel la notion d'ensemble de parties interdépendantes depuis des
activités conditionnelles, exercées en vue de l'obtention de résultats
attendus, on entend mieux en systémique l'étude des fonctions soumises au
principe de valeur. Dès lors, on étudie restrictivement avec la
cybernétique les dispositifs communicants susceptibles d'assurer des
régulations interactives qui représentent évidemment le fait attendu de
leurs promoteurs. Par conséquent, le terme de cybernétique s'applique aux
mécanismes régulateurs advenant dans les échanges internes aux systèmes, que
ceux-ci soient naturels ou artificiels. La cybernétique vise de fait l'art
de réaliser l'action efficace dans l'économie des moyens. On y choisit,
relativement à chaque situation réalisatrice d'effets attendus, la meilleure
suite d'actions assortissant 1) la finalité attendue, sinon la poursuite de
buts prévus ; 2) les moyens :
ce sont les ressources disponibles circonscrivant le déjà réalisé apte à
servir le projet (c'est depuis semblable instance que le projet anticipe et
prévoit toutes les conséquences actantielles de l'encours réalisateur).
C'est dans cette disposition que nous
considérerons encore la faculté d'apprentissage et la capacité
participante entre : 1) les effets :
la suite de mesures comparatives entre
l'attendu et l'effectué ;
2) le contrôle d'autorégulation par adaptation, opportunément aux
circonstances exogènes et endogènes du systémisé. La théorie de la
cybernétique générale conceptualise pour arriver à cette fin, non pas
l'analyse du principe d'action, mais la synthèse en rapport aux structures
d'activités propres aux systèmes. Au mieux, c'est de l'examen de ce par
lequel nous arrivons ainsi nous-mêmes à nos fins, que nous pouvons concevoir
la modélisation à même de rendre compte du
processus de progression des réalisations
métamorphiques du cosmos avec l'espoir d'une meilleure rationalité
que celle sous-entendant le paradigme
actuel d'autogénération du monde. Rappelons que la discipline
systémique diffère de celle qui affère à la systématique, en ce sens
qu'avec la systématique on étudie la classification des systèmes, ou leur
taxinomie, depuis l'assortiment des
choses apparentables. Encore une remarque, en aparté. Attention à la
dérive sémantique maintenant que le
puissant lobby des producteurs de pesticides agricoles qualifie de
“systémique” sur les notices à l'usage des consommateurs et dans les
rapports d'homologation auprès des administrations, non pas l'action
conjuguée de plusieurs produits chimiques, mais des produits chimiques
endoactifs, en opposition à ceux qui se déposent en surface des plantes.
![]()
taxèmes :
terme de sémiotique désignant le regroupement interdéfinissable de sémèmes
entrant dans la représentation paradigmatique d'un signe (le
sémème comme ensemble des sèmes identifiables dans un signe).
![]()
tectologie :
(A. Bogdanov) étude
expérimentale et spéculative portant sur la stratification de l'être humain
sur trois niveaux complémentaires de réalité, en ce que sa vie est censée
relier à terme l'organisation fonctionnelle entre le somatique, la psyché et
l'esprit, par le biais d'organisations mixtes actuellement plus ou moins
matures, voire encore à l'état embryonnaire, en sorte que
l'intercommunication peut n'être que potentielle.
![]()
téléologie :
la téléologie est à la base du concept du processus de transformation
dirigée à propos du présupposé de nature. Avec ce concept, nous tenons la
possibilité d'une préconnaissance des buts,
en tant que finalisations attendues pour
cause d'intentions et qui sont
susceptibles d'advenir au terme de transformations métamorphiques
intermédiaires. Ce qui dans la nature peut être considéré comme téléologique
est réputé arriver de manière voulue, sans pour autant exclure ce qui arrive
étant stochastiquement transformé (cela qui complémentairement advient sans
être voulu). On y fait référence à une théorie des finalités qui donne des
raisons aux causes et à leurs effets rencontrés dans les événements transformateurs
des états intermédiaires du monde. Prémisses inacceptables pour
beaucoup de scientifiques contemporains se suffisant du seul savoir a
posteriori. Aussi, pour satisfaire
cet appréhendement unilatéral, Ernest Mayer,
puis Jacques Monod
développèrent-ils la notion de téléonomie significativement plus
restreinte. Il s'agit de désigner la finalité en tant que résultat objectif
des événements physiques n'impliquant
aucune qualification du domaine des réalités
psychiques, ni aucune notion de valeur au
sens spirituel du recherché en vue d'un résultat intentionnel. L'idée est
que si l'on ne peut décrire objectivement la motilité du vivant en
occultant la notion d'action avec effet
attendu, il reste toutefois possible d'en considérer l'instance réduite à sa
simple causalité, c'est-à-dire sans la considérer dans son
implication causale et intentionnelle. Il est
amusant d'apercevoir que,
paradoxalement, une telle idée se retrouve inévitablement formée en
vue d'un effet attendu, celui de montrer que le concept d'effet attendu
représente un mythe attaché au passé antérieur au positivisme salvateur.
Autrement dit en occultant que cette idée n'advient elle-même pas sans
intention.
![]()
temps. Leibniz,
que l'on apprécie pour sa rigueur épistémologique, disait que l'espace ne
peut être vide, la spatialité représentant un ordre de réalité spécifique
des coexistences, en ce que celles-ci sont dépendantes des relations dans le
prédicat de relativité, par lequel la durée ne représente que l'ordre des
successions. La considération événementielle du cosmos s'établissant entre
une origine des coexistences à entropie infinie (l'existence en état de
division indépassable) et une finalité par laquelle une indépassable mise en
ordre est consommée comme intégration en un unique existant, semble le seul
concept ne violant pas le principe de raison suffisante susceptible
d'établir la dichotomie entre contenu existentiel et contenant
spatio-temporel d'être, d'avoir et de faire. Si le contenu donné en
existence était annihilé, son conteneur spatio-temporel le serait aussi,
alors que la réciproque n'est pas également vraie. Ce qui conforte la raison
donnant l'existence première et ses continuums seconds. Mais dans la notion
contenu /conteneur du dit devant établir la prééminence de l'existence sur
le temps et l'espace, la problématique se pose seulement à ne pas perdre de
vue qu'il s'agit de considérer des états de l'ordre de la coexistence
s'établissant entre continu et discontinu. L'existence relative qui est
coexistence simultanée dans l'espace et successive dans le temps, tient
intrinsèquement à la discontinuité, tel qu'étant continue et unaire, il n'y
a pour l'existence complémentairement absolue ni simultanéité, ni
succession. Donc aucune spatio-temporalité à fonction limitante. Remarquons
que cette exigence spéculative impliquant de considérer la primauté du
continuum absolu sur des continuums de relation (le relatif), n'est pas à
remettre en question le processus scientifique subordonnant la théorie à la
preuve d'expérience. Ces préliminaires étant posés à considérer la fonction
temporelle, des philosophes de culture persane discriminent, depuis
plusieurs siècles, quatre catégories de temporalisation que sont :
zaman, dahr, sarmad et azal. L'azaléité, définie ainsi
qu'une capacité illimitée d'antécédents et de successions de ce qui est et a
en soi sans nécessité du principe de relation, représente le temps n'ayant
ni commencement, ni terme, spécifique du continuum subabsolu ;
la sarmadéité, avec un nombre illimité d'antécédents et limité de
successions, est durée spécifique des ex-sistés au monde depuis le
continuum subabsolu, donc sans origine dans le statut indépassable d'être
ainsi que d'avoir au monde, mais dont on peut concevoir la fin ;
la dahréité, antécédents limités et successions illimitées de ce qui,
devenant, a bien une origine, mais dont on ne peut ni voir ni concevoir la
fin, en ce que ce devenir atteint une finalité d'être par l'Univers ;
enfin la zamanéité, qui considère des antécédences et des successions
également limitées, donc en référence avec ce qui a un commencement et
également une fin. Ces quatre classes de durée constituent l'exhaustion des
catégories du temporalisé. Ce sont alors les quatre classes logiques de
durée depuis le temps relatif au principe de successivité dans le caractère
d'être fini (sans d'origine /avec une
origine, pas de fin /une fin). Nous
devons appréhender semblable disposition pour concevoir un temps rendant
compte d'une négation du principe de successivité. Ce temps d'une
ubiquitaire éternité, représentative de l'unicitaire existence
absolue, se pose comme effet du statut aséitique d'être et se caractérise,
en tant qu'image en rapport à notre continuum, par un délai nul entre le
voulu et le réalisé. D'où le concept d'omniprésence par plénitude
ubiquitaire d'exister en tout temps, ainsi que d'omnipotentialité depuis une
façon immanente d'être spécifique de l'ultrasistence, par rapport à
l'existence dans la succession indéfinie des moments présents successifs
entraînant la temporalisation en subsistence et des potentialités
limitées. Le temps transtemporel également sans origine et sans fin,
dont la plénitude réalisatrice reste inatteignable depuis les considérations
de finité spécifiques de notre continuum, est également illimité, mais pour
se concevoir dans le mixte constitué de l'intemporel et du temporel. C'est
celui que donne la tradition gnostique à l'univers post-finalitaire (le
plérôme), en tant qu'union entre l'univers des évolutions temporalisées et
le continuum subabsolu des ex-sistés. En effet, c'est en ce continuum
là que peut se trouver vécue une expérience mixte reliant les trois domaines
représentés par l'existence dans l'éternité, l'existence dans le
temporalisé, et également l'extemporanéité particulière au temps nul d'être.
Enfin pour finir, sans doute le temps le plus abstrait, celui de l'ubiquité
limitée d'être sans d'origine, mais avec une fin, autorisant une
durée nulle insérée entre le voulu et le réalisé selon des conditions. On le
conçoit comme spécifique de la perfection d'être par constitution
originelle, caractérisant la présomption des ex-sistés depuis
l'absolu qui, en tant qu'image
symétriquement intemporelle des devenirs du cosmos, sont susceptibles
de former le produit fusionnant l'identité archétypale du préformé hors
instance de réalisation progressive, avec le formé
résultant temporellement de l'épuisement
des facteurs de perfectionnement. Par analogie, nous pouvons
considérer qu'un projet intellectuel advient étant généré hors instance
réalisatrice, mais qu'il trouve sa fin dans l'achèvement en réalisation.
C'est que si le temps d'être par présence ubiquitaire est supposé
spécifique de l'Univers perfectionné conçu comme l'investissement de la
discontinuité amoindrie qui suit l'éphémérité, la capacité de compétence
conjointe au pouvoir finalitaire d'être, coïncidant avec la puissance de
faire réduisant à l'infime la distance temporelle limitante insérée entre le
voulu et le réalisé. Et si pour contrepartie l'éphémérité des états
d'être ne persiste pas suffisamment pour déterminer une existence au-delà
des subsistences, avec ce qui s'insère entre le voulu et le réalisé comme
durée réalisant l'avoir (elle peut être grande, mais reste limitée), alors
il nous faut encore concevoir la péritemporalité caractérisée par un
temps nul en devenir et en acquisition, par suite d'un état en substance
d'avoir et en essence d'être sans potentialisation (cela qui est
énergétiquement privé d'effet
réalisateur). C'est la spécificité continuumique du chaos. Il s'agit
d'un temps isomorphique, sans passé ni avenir, qui se pose comme la source
du contenu donné à transformation métamorphique dans l'instance de
réalisation du cosmos. Il y a bien mouvement en son milieu, mais à entropie
théoriquement infinie, donc sans variation d'état et aucun des événements
concomitants réalisateurs. La péritemporalité s'instaure par suite entre
l'éphémère et l'extemporanéité correspondant à l'ubiquité de n'être
pas,[24]
auquel correspond le fait vide, sans origine et sans fin, distinct de
l'instant s'insérant entre deux événements non vides. Coïncide à ce statut
une durée infinie insérée entre une pseudo-cause et son effet virtuel, qui
représente bien l'aspect contingent à l'éternité spécifique d'une absoluité
inconditionnée. Par rapport au chaos qui contient ce qui n'est pas
temporellement potentialisé, l'infinité inconditionnée, comme
existence-non-existante, reste antithétique de l'éternité, postérieurement à
sa phase d'intemporelle séparation d'avec l'existence-existante, en ce sens
que l'extemporanéité représente la négation de l'ubiquitaire éternité, et
non pas sa privation. En effet, si l'infinité non contenante se pose par
déclaration apophatique privative d'une absolue existence dans l'éternité,
l'éternité peut être déclarée de manière cataphatique en considérant
l'opposition de la kénose au plérôme, non seulement selon le principe du
tiers exclu (la privation attributive au néant de l'un, simultanément à la
plénitude sémiotisée de l'autre), mais de plus en considération d'un tiers
inclus complémentaire et contingent, en référence au mixte tout à
la fois ni niable et ni affirmable. Ceci
est posé en sorte que l'infinité non contenante soit bien, à
l'encontre, la privation propriative correspondant à l'inconditionnelle
anexistence qu'on rapporte au néant intersectif entre l'absolue
existence-existante et l'inconditionnée existence-non-existante.
![]()
ternalité. Nous connaissons la doctrine du
monisme qui explique l'ordre des choses par lequel on rend compte de la
formation du cosmos depuis ses seuls aspects physiques, ainsi que la
doctrine dualiste combinant la responsabilité oppositive de principes
premiers coéternels, matière et esprit. C'est donc une suite logique que de
faire reposer la faisabilité du contenu cosmique sur le concept de
ternalité par lequel on invoque la contractualité entre trois aspects
irréductibles et fondamentaux de la nature. Nous y considérons la
progression parallèle entre les domaines du physique, du psychique et du
spirituel, comme étant irréductibles entre eux. Mais, par analogie aux
possibilités indéfinies de coloration depuis les trois couleurs
fondamentales, les domaines du physique, du psychique et du spirituel sont
susceptibles de former une indéfinité de compositions individuées mixtes. Le
concept est à la base de l'entendement du processus de transformation
métamorphique passant par l'instance performative de réalisation cosmique
depuis le préalablement ex-sisté au monde pour être, avoir et faire.
Du seul point de vue cosmologique, il semble bien que c'est depuis le
concept de ternalité que l'Univers des univers trouve son explication
possible en raison, et qu'une indéfinité potentielle rend toutes choses
possibles en réalisation depuis des occasions d'être, d'avoir et de faire.
![]()
théisme :
doctrine monothéiste montrant l'existence suprapersonnelle de DIEU depuis la
dissémination dans l'Univers des êtres personnalisés. Diffère du déisme
en ce que cette dernière doctrine se réfère à l'existence divine considérée
en soi, indépendamment de l'événement
Univers. Depuis cette disposition, la théodicée représente une
section de la métaphysique traitant des attributs spécifiques de la
transcendance divine, tandis que la théogonie est une branche
traitant de la “filiation” divine, dans le principe de génération
processuelle transcendante, c'est-à-dire parfaite par constitution
originelle (en ce qu'elle n'est pas à passer par une instance de
perfectionnement). Très succinctement, définissons la théologie comme
le discours scolastique ou spéculatif traitant de nos humaines
représentations à propos de DIEU et advenant sur base de révélations
fondatrices, en réaction aux événements religieux vécus depuis l'âme
humaine. On distinguera encore la
théosophie qui représente la
tentative connexe de connaître intuitivement la surnature du divin
par l'examen de notre propre milieu :
la nature-naturée de notre exocosme.
![]()
théorétie. Du grec theôrétikos :
le fait de contempler les événements du monde sans en pâtir, pour cause
d'observer les choses d'une position plus intériorisée. Si en science la
théorie concerne la production de théorèmes — ce
qu'on donne à contempler par la pensée
du champ de la phénoménologie du monde depuis un regard porté sur
l'expérience directe qu'on en a —, est
en métascience théorétique l'action de porter un regard sur cette
pensée du sujet pensant le monde. En référence au principe de
multi-ordinalité gérant des niveaux de conscience, la théorétie subsume le
niveau épistémologique de théorisation. D'où l'activité spéculative exercée
en des paliers de plus en plus intériorisés, ou en des positions chaque fois
plus centrales par rapport aux sphères concentriques déjà reconnues dans
leur processus d'individuation. Depuis cette
disposition, l'appréhendement qu'on fait
de l'inconnu plus intériorisé est à prendre appui sur la tangibilité
du préalablement structuré en position immédiatement extérieure, mais depuis
l'entendement, cet ancien ouïr de
l'intérieurement conversé. La théorétie consiste à prendre en
pratique dans son champ de conceptualisation, essentiellement le discours
philosophique qui commence avec l'épistémologie et qui finit censément avec
l'éthique, puisque c'est à l'appréhender qu'on se trouve à concevoir ce qui
est censé transcender le niveau humain d'organisation réalisatrice du
potentialisé. C'est-à-dire que si la théorie a pour objet l'activité
extérieure du monde, la théorétie subsume cette théoricité en consistant à
s'appuyer sur le constat du pensé depuis
des signifiants multi-ordinaux, pour aborder les constituants du
transcendant. Tout cela est dit à ne pas perdre de vue que la
recherche théorétique, en visant ce qui
se forme dans la considération de la partie au tout, est distincte de
la théorie par laquelle on formalise le rapport de la partie à la totalité.
![]()
thymique. Du grec désignant le cœur, non dans le
sens de l'organe cardiaque assurant la circulation sanguine, mais dans celui
qui, au “cœur” de l'individu, commande son humeur par le biai de
l'affectivité du vécu. Traitant dans ces pages de métaphysique, développons
à plus de profondeur ce sens déjà retenu en psychologie. La racine grecque
Thym servit dans l'Antiquité pour évoquer ce qui est central à
l'esprit ainsi qu'à l'âme, et comme étant susceptible de relier la
conscience tenant au biologique, à l'être qui, par transmutation, se forme
dans le codomaine des réalités supraphysiques, ou complémentaires du
physique. On trouve ainsi à l'évoquer thymel, autel des offrandes, et
thymia, parfum. Le sens que l'on cerne là
diffère bien évidemment de celui qui
désigne en psychologie l'humeur résultant de dispositions affectives
basiques. Cela dit en raison de ce que si le “cœur” somatopsychologique,
qu'on surimpose en psychologie au kardia physiologique, est le centre
reconnu des sentiments et des passions, c'est à ne pas oublier que Platon
fit de thymos un “cœur” qui bat au niveau du mixte psychospirituel
opposé. Comme contrepartie du cœur psychosomatique, siège de l'affectivité,
le mixte psychospirituel irrigue, lui, l'anima depuis le courage et
l'ardeur portant certains aux dépassements d'eux-mêmes par le biais
consistant à viser un bien commun (à l'exemple des héros). Ce qui fait de
thymos le siège des déterminations du “soi” au niveau des transmutations
supraphysiques, comme effet de l'intention gouvernant la structuration du
vouloir au contact des sentiments
d'amour restant inexprimés au niveau psychospirituel, en surmontant
des désirs affectifs ne touchant que le niveau psychosomatique du “moi”.[25]
Disposition assortissant la surimposition des trois aspects contractuels de
réalisation de la réalité, matériel à l'exocosme avec le cardiaque, mental
au mésocosme avec le thymique des psychologues, et vers le spirituel à
l'endocosme depuis l'aspect du thymos antiquement aperçu par Platon.
C'est dans une même acception relationnelle que le mental, qui a en lui le
pouvoir de qualificativement gouverner les transformations métamorphiques du
domaine matériel, est lui-même intérieurement sensible aux suggestions de
l'esprit par le moyen d'une interface semblable au domaine psychosomatique,
l'interface du domaine psychospirituel de l'âme humaine. L'épithymêtikon
peut désigner dès lors la
personnalisation sous-jacente à l'organisation
physicopsychospirituelle de tout être doué d'un [vouloir • savoir • pouvoir]
recevant sa motricité de la divine présence intemporelle au noyau de son
être. En ce sens que c'est elle qui semble soumettre à quelque gravitation
hyperphysique, hyperpsychique et hyperspirituelle, les aspirations et
souhaits, élans de l'âme et dépassements des états de soi, en vue d'un
dessein postfinalitaire. D'une telle organisation peut naître au niveau
surmental la sophia, en ce que la
sagesse est à conjoindre en elle depuis des tempérances de la raison,
les sentiments affectifs de l'interface psychosomatique et les hardiesses de
l'interface psychospirituelle. Ces choses sont encore à entendre l'homakoeion
de Pythagore, en ce qu'il est
fondé sur l'ensemblement de l'areté (vertu), le ponos (effort)
et phylas (l'amitié). Dans un sens métaphysique plus général et à
défaut de vocabulaire plus spécifique, le thymique peut de plus désigner la
substantialisation finalitaire vue en tant que nature mixte issue de la
fusion entre le physique, le psychique et le spirituel, ayant, en rapport à
une deixis locale,[26]
épuisé toute potentialité de réalisation performative. Ce mixte thymique
sustente alors finalitairement la présence divine au centre des êtres. Les
êtres qui, pour être, passent, eux, par des métamorphoses performatives
transsubstantielles arrivant depuis le processus progressif de
transformation depuis des occasions.
![]()
tiers inclus, tiers exclu. La pensée consiste à
élaborer du dicible en puisant le significatif dans l'état du discursif, le
logique dans l'état du raisonnement, et
ses convictions dans l'état de l'ontologique. Dès lors qu'on raisonne
depuis la logique du tiers exclu, notre référentiel est local. Ce qui
entraîne que, dans le champ indéfini du pensable, nos conclusions du moment
font référence au “point de vue” soumis à une déixique particulière. Aussi,
c'est de ne pas apercevoir que ce qu'on trouve bon de croire vrai en chaque
époque ne peut être séparé de ce qu'il est possible de savoir en d'autres,
qu'il advient qu'on tienne nos conclusions suffisantes à coller au contexte
de l'époque, de plus définitives pour toutes, alors qu'elles ne sont
pertinentes qu'en relation à ce qu'on tient dans le moment. Devant ce
constat chaque fois renouvelé, la logique du tiers inclus
considère ce que voici. S'il y a de la
dissimilation, comme processus de distinction de sens afférent aux
signifiés et dont s'est emparée la logique du tiers exclu, aussi le
processus complémentaire inverse. Dans le but de diminuer progressivement la
localisation de nos déductions, la proposition allant avec le tiers inclus
tient à ce que l'indexation des expressions significativement innovantes
passe par l'induction de polysémies
complexificatrices de sens. Notion faisant
référence en sémiotique au concept de
surdétermination des oppositions
entre le thétique et l'antithétique, spécifique de l'instance
contractuelle de l'un à l'autre des termes opposés, depuis des opérateurs
appropriés. Mais tout comme le concept de relativité générale ne porte pas
atteinte aux prédictions établies en physique dans le domaine de la
relativité restreinte, le concept de tiers inclus ne réduit en rien les
avantages du bon usage de la logique établie dans le cadre du tiers exclu.
Pour être issu de considérations spéculatives, le concept de tiers inclus
trouvera certainement dans l'avenir
nombre d'applications logiques dépassant son actuel rapport
sémiotique de multi-ordinalité.
![]()
topique :
qui concerne le lieu, se rapporte à un endroit, une situation
relative, à cela dont on parle.
![]()
topologique :
est topologique un espace de relation, d'ordre, et de position entre
éléments, liant par des propriétés de voisinage qu'on saisit en référence au
principe d'éloignement dans les intervalles qualitatifs, sans inférence, ou
sans subordination au principe d'espace physique par lequel on quantifie
l'éloignement.
![]()
transactivité :
ce qui est sous-jacent à l'activité et qui conditionne
des déterminations contractuelles
pouvant sous-entendre le principe
d'équité en ce qui est des valeurs actorielles, comme de coordination
pour ce qui est des relations qualificatrices, ou encore d'équilibre avec
des relations propriatives.
![]()
transfini :
imaginons qu'une forme sans masse s'éloigne continûment de l'Univers des
univers selon une ligne droite. Du fait que la chose ainsi considérée
s'éloigne sans subir la moindre gravité et progresse sans le moindre
obstacle, elle deviendra d'autant plus distante que le temps s'écoulera. Et
s'éloignant indéfiniment, pour autant que son temps d'être subsiste
perpétuellement, sa distance à l'univers, essentiellement distincte de la
notion de distance infinie, est
indéfiniment finie, puisqu'à toute augmentation limitée d'éloignement
peut être indéfiniment ajoutée un élément quelconque de même espèce.
Ainsi le transfini représente le champs indéfini du
fini, mais on peut entendre cette
transfinition en référence à
l'espace quantifiable à x dimensions, comme à celui, topologique, de
distanciation qualitative. Par exemple comme qualitativité relative
du monde en référence à la nature
qualificativement privative (unqualified) de l'Infinité (Cf.
La cosmologie d'Urantia). Cela dit dans le sens que s'éloignant
indéfiniment de l'absolu en remontant la temporalisation de son effectuation
progressive, le relativement qualitativé au monde ne saurait se réduire à
rien, quelqu'en puisse être l'amoindrissement en direction de l'Infinité
sans qualification. D'une façon générale, on connaît la transfinité comme
interface advenant de la réunion des caractères qui appartiennent au domaine
de l'infinité réelle, à ceux qui sont du domaine de la finité. En effet, si
l'on forme un ensemble constitué de tout ce qui est bornable, alors la
complémentaire contient, dans un ensemble infini, ce qui relève du
transfini. La transfinitude peut se représenter comme le produit mixte de
l'infinité réelle au fini, moins la finité qu'on a constitué depuis
l'ensemblement du fini, mais à la condition de tenir que, tout comme
l'infini, le transfini est adimensionnable (est translimitable). C'est la
condition de pouvoir distinguer l'infinité réelle comme référent du
continuum de ce qui reste inchangé quelque soit ce qu'on en retire, ou qu'on
y ajoute de fini (le bornable), si ce qui est fini se distingue comme
restant lui-même inchangé lorsqu'on lui ajoute ou qu'on en retire une
grandeur nulle.
![]()
transient. La distinction cantorienne entre la
réalité immanente (intrasubjective), domaine d'extension théorique de la
réalité finie, et la réalité transiente (transsubjective), domaine de
la réalité finie, semble avancée par Cantor
pour discerner entre les informations de l'expérience extraceptive et la
connaissance tenant à l'expérience
introceptive. Car, relativement à la réalité transitive, considérée
dans le sens transien de ce qui passe au travers de la
progressivité du dépassement des états actualisés de la réalisation de la
réalité, on conçoit que la capacité d'agir est censée s'épuiser dans son
effet ; quand on tient avec la
réalité immanente le concept d'une capacité d'agir qui ne diminue évidemment
pas avec une production quelconque d'effets. Et dans cette disposition, il
semble clair que c'est la réalité transiente qui est une partie
stricte de la réalité immanente ; le
caractère d'inépuisabilité de l'immanent surdéterminant le caractère
d'épuisablilité du variant.
![]()
trophicité. Relève du trophique, et donc de la
trophologie introduite comme science du processus général de nutrition
par lequel tout organisme, au sens systémique du terme, prend sur le milieu
extérieur substances et besoins métaboliques. Dans le contexte d'une
pluralité de domaines contractuels allant avec la formation métamorphique de
l'instance performative du monde, on distinguera les trophies
spécifiques des organisations physiques (métabolismes matériels), psychiques
(métabolisations mentales), ainsi que
spirituelles (métabolismes de l'esprit). En fait, à côté des
“nutritions” spécifiques de ces trois fondamentales contractuelles sont
encore à considérer les échanges métaboliques spécifiques des constitutions
mixtes qui les interfacent à pouvoir les relier fonctionnellement ainsi
qu'un tout organisé. Ceci étant de la trophicité, la tropicité
représente l'aspect connexe des activités de dépense, relativement aux
directions prises des métamorphies précédemment
organisées depuis des métabolisations spécifiques. Il s'agit des
mouvements physiques, bien sûr, par exemple avec les orbes planétaires, mais
aussi maints aspects réels rendus signifiants depuis des figures de
rhétorique, comme l'orientation d'un libre parcours du voulu sur le plus
prégnant, ou la mise en orbite des mentalités sur le plus probant, ainsi que
des centres d'attractions issus des sentiments. On peut dire que
l'orientation de la volonté, des sentiments, relativement à la
spécialisation des connaissances dans le connaissant et son usage en
dépenses qualificatives, ou la détermination d'un choix de conduite
actorielle formatrice de l'anima (l'anima en tant que matrice de l'âme)
constitue aussi le trophotropisme qui, en définitive, participe du
principe général d'évolution vectorialisée d'une chose autour de ce qui
appartient à une autre chose. En fait, le principe apparaît à la base de
tous les mouvements de structuration qui
précédent l'organisation, en ce sens que l'orientation vectorialisée
de chaque chose autour d'autres plus
attractives en règle progressivement le cours. Depuis ce dispositif, le
processus de satellisation du moindre
sur le plus important, constitue
apparemment la dynamique d'une hiérarchisation
progressive du
systémisé. C'est dans ce cadre qu'avec la
materia matrix on considère dans le teilhardisme la
réalisation matérielle du cosmos comme la matrice de l'esprit cosmique, en
tant que phase de réalisation antérieurement nécessaire à une
spiritualisation ultérieure ;
en raison de ce que toute réalisation est
sous-jacente des progressions soumises au principe de récurrence des
acquisitions.
![]()
tychisme : du
grec tyché (hasard), désigne la doctrine expliquant les causes du
monde depuis le hasard. À ne pas se suffire de cette explication, le hasard
rend compte de l'aspect nécessaire qui adhère au principe d'indétermination
pour rendre compte de la possibilité déterminative. Non pas
l'indétermination du fait de notre ignorance des événements de la nature,
mais en tant que seul l'état primordial d'indétermination permet la
détermination actuarielle d'advenir, si ne peut se prêter à détermination
que ce qui n'est pas déterminé tout en ayant potentiellement la faculté
déterminative.
![]()
ultimaton :
au-delà la plus petite particule découverte, désigne la plus petite
particule physique réelle (cf. Le livre d'Urantia).
![]()
ultrasistence :
le statut d'existence qui est la source inconditionnée et première de tout
autre statut existentiel.
![]()
unaire : de la
nature de l'un.
![]()
unicitaire. Si l'on forme un ensemble de tout ce qui
répond au principe d'individuation tenant au prédicat de séparation de notre
continuum des multiplicités discontinues quasi indéfinies d'être,
d'avoir et de faire, alors il reste la
continuité complémentaire d'existence unicitairement unaire. Depuis
la logique des sémanticités dont on use
ici, l'unicité ne représente pas la limite du processus
d'organisation succédant au stade
susceptible d'épuiser la ségrégation individuée (en tant que c'est
l'intégration qui va au delà le processus d'organisation), mais la
caractéristique du continuum de statut absolu, infini et immanent
d'existence, par rapport à celle du continuum des discontinuités d'être et
d'avoir de ce qui est et a circonstanciellement de façon limitée, relative
et variable. L'ordre des choses dans l'encours organisateur du monde est
réputé advenir des interrelations dans le caractère tenant aux pluralités
d'être et d'avoir (il adhère au principe des ségrégations discrètes du
processus d'individuation). Mais ce qui peut arriver ainsi a pour cause
l'existence de l'Un qu'il nous faut
comprendre étant complémentairement unicitaire et en soi
inindividualisable.
![]()
Univers, cosmos, monde, Ouranos… Bien sûr, chacun
sait ce qu'on donne communément de synonyme entre ces termes. Mais ce qui
suit est à l'encontre proposé afin d'augmenter le niveau de signifiance
depuis une discrimination de sens basée, pour l'essentiel, sur les
étymologies respectives. L'étymologie est en effet d'un secours appréciable
à nous permettre d'élever nos concepts du propos. Ainsi, depuis le latin
universum, terme évoquant l'intégralité en tant que tout indivise
(universus), l'Univers se distingue déjà d'une notion
d'organisation s'accordant mieux au mot grec Cosmos, “ce qui tourne
ensemble” et qui évoque un système bien ordonné des parties, depuis des lois
régissant l'individuation sous-jacente à l'unicité du total des parties
entre elles. Au reste, le fait
d'universaliser reprend bien l'action d'intégrer tout ce qui est séparé,
bien que souvent nous entendions cela dans l'acception du sens restreint
considérant le fait de récupérer ce qui s'avère être étranger à ce dont on
adhère en particulier. Dès lors, ce qui émerge du processus d'organisation
cosmique, en partant d'un substrat originel
métamorphiquement donné à composition
depuis le chaos, est préliminaire comme ensemble des négociations de
l'individuellement séparé. En sorte que l'adéquation signifiante du Cosmos
correspond au lieu des réalisations progressivement acquises par
suite à l'Univers. Pour incidence,
l'Univers est intelligible, bien qu'il ne se prête pas à la mesure
isotes logen, tandis que le contenu cosmique se prête à l'encontre à
mensuration, mais tel que sa réalité ne peut jamais être entièrement
connaissable en référence à une de ces quelconques actualisations, puisque
son étendue dans le temps et dans l'espace reste le domaine et le milieu
d'expérience par lequel les parties individuées (ce qui est, a et fait)
s'ordonnent entre elles dans une
expérience complexificatrice ajoutant continûment de l'existence
comme étant par ailleurs inhérente à l'Univers.[27]
Donc le Cosmos, en correspondance
étymologique au lexème “ordre”, suit le chaos, auquel adhère
le présupposé d'un indépassable désordre, quand l'Univers, cet ensemblement
in extenso du donné en existence, s'oppose au néant (le néant
considéré pour répondre au prédicat privatif d'anexistence qui se pose comme
conjecture de la proposition subordonnée pour faire référence à ce qui est
catégoriellement autre que l'existence). Si l'on convient de ce que c'est
depuis le processus d'une progressive organisation qu'arrive la
complexification de laquelle émergent les réalités, alors le Cosmos peut
nous apparaître ainsi que la matrice par laquelle d'inépuisables
possibilités transformatives fondées sur
des substrats dotent l'Univers en
essence de ce qui, finalement, a, est et fait. Et qu'en est-il du
monde? Notons qu'à l'encontre des précédents termes, on use le plus souvent
au pluriel du mot monde. C'est que, du latin
mundus,
et bien que correspondant au grec cosmos désignant ce qui,
bien ordonné, tourne ensemble, le monde conjoint aux précédentes
significations le sens de parure. Ce même radical que le sanscrit signifiant
ornement connote on ne peut mieux depuis le prédicat d'ornementation
l'habitat des êtres. En communiquant l'idée de monde dans un rapport à ce
qui habille, le terme désigne plus particulièrement le milieu spécifiquement
artificiel composant les artifices depuis lesquels les êtres participent du
Cosmos. Un monde représente ce qui est vu ou bien voulu par l'être pour être :
en tant qu'il résulte de son fait, c'est son œuvre. Plus précisément, l'être
se distinguant par son actorialité ajoutant à l'activité cosmique, le
décorum de son propre théâtre s'inclut ou se surimpose ainsi qu'une
construction artificielle dans la nature des choses du Cosmos. S'il n'y a
objectivement qu'un seul Cosmos, dans le sens que celui-ci se trouve soumis
aux lois homogènes de la nature, on parle d'une
pluralité de mondes en coïncidence à
diverses communautés d'êtres. Par logique, sans idée dans l'être :
pas de monde; alors qu'il n'en est pas de même du Cosmos et de l'Univers qui
peuvent prendre une connotation indépendante des êtres. Et si le
métamorphiquement formé au Cosmos est gouverné par les lois de la nature
afin que sa dynamique réponde à des archétypes divins préalablement créés,
l'architecture des mondes satisfait
semblablement les idéaux des êtres
investis dans la dynamique de leurs propres projets. Par différence
de la chose dans l'objet, l'être trouve ainsi sa parure au regard d'une
surnature naturante. Topologiquement, nous pouvons situer le théâtre des
acteurs du monde comme contenant l'Univers, quand la scène du réalisé à
l'Univers a elle-même pour chapiteau le cosmos, en prolongement duquel on
situe le chaos, lieu touchant à un Infini sans attribution. Depuis
cette disposition et considérant de façon succincte ces termes aujourd'hui,
le cosmos est d'abord physique et interactif ;
l'Univers est le lieu accueillant l'ensemble relationnel du diversement
individué ; et un monde sous-entend
des acteurs, leur complexe événementiel que modalise par son contexte une
époque particulière. Ce propos préfigure peut-être de futurs discriminants
sémantiques entre des termes encore employés ainsi que des synonymes.
Suscitons la représentation qu'on en peut avoir depuis leur instance de
réalisation. Le Cosmos ajoute au contenu conservé d'un chaos originel, la
notion d'interaction ordonnée depuis une suite de transformations physiques :
énergies ® matière atomique
® systèmes planétaires,
galaxies, et ainsi de suite par strates, jusqu'à réalisation du corps
cosmique. l'Univers, bien qu'ensemble également limité, s'achemine vers une
complétude en nature. Tout ce qui peut
être depuis le potentialisé y réside progressivement. Dans ce
contexte, des mondes sont plus particulièrement le produit d'une galaxie
d'êtres voulant et agissant. Mais on ne peut situer la raison du monde dans
le continuum de sa spatio-temporalisation
essentiellement spécifique de son instance performative de réalisation. Il
faut encore qu'adviennent des idées sur une transcendance de la
nature. Autrement dit concevoir l'éternité et l'infinité comme plénitudes à
permettre la temporalité et la spatialisation stigmatisant des limites
d'être, d'avoir et de faire. Arrivés à cette croisée des chemins de notre
parcours, posons-nous maintenant la question: Et dans l'être ?
L'être est-il central, ou seulement le cœur des choses d'un monde, de
l'Univers et du Cosmos ?
Depuis une aperception “géocentrique”, cela est croyable, autant que
dicible. Mais l'est-ce encore dans la considération d'une existence
endocosmique ? Remarquons avant d'y
répondre ce que voici. Avant les
pythagoriciens et jusque dans le christianisme, pour n'évoquer que
l'Occident, un ciel ésotérique (le Ciel des cieux) préfigure le “milieu” du
devenir, dans le sens de ce qui oriente cela qui se meut vers toujours plus
d'être. On peut dire que la gravité unifiante dans chaque être se trouvant
en rapport à son altérité d'être, situe par là sa source et sa fin en l'Ouranos.
L'être ne reposant pas sur des substances comme son avoir, mais sur des
essences, décryptons ce présupposé en grattant quelque peu dessous la
mythologie grecque. Ce qu'on évoque avec Uranie, passe par l'image
d'une tête couronnée d'étoiles, dans l'attribut de gouverner, quand par
l'évoqué avec Uranus, il s'agit de l'un des quatre principes premiers
de la Déité inengendrée créant et procréant sans autre source qu'elle-même
cela qui, hors temporalisation, s'agrège à son existence absolue. Comment ne
pas apercevoir que c'est du Ciel des cieux, Ouranos, qu'émane la lumière
intérieure des êtres: autre aspect
ésotériquement différentiateur entre la lumière physique extérieure
et la lumière intérieure aux propriétés spiritualisatrices? Si l'universel
est d'essence spirituelle, si la substance du cosmos est
matérielle, le lieu entre les deux, ou
ce qui relie en interface ces deux continuums est, avec l'âme,
l'animique, le produit qui concerne des mondes. Or, c'est au delà le cadre
du cosmos, de l'univers et des mondes, que nous pouvons ajouter ce qui
advient de l'Ouranos comme Ciel des cieux et lieu de destinée
post-réalisatoire du plérome. Dans la métaphysique grecque, la dissémination
de l'Un vers le multiple posant le périple de l'individualisation et la
raison du fait de rester chacun unique depuis l'Un comme source, a pour
conversion inverse et compensatrice l'illimitation des possibilités d'être,
d'avoir et de faire allant avec l'expérience de s'unir germant en retour
jusqu'à rencontrer l'absoluité unicitairement existentielle de l'Un. Le
mentalement aperçu rejoint par cela la symphyse intellective venant susciter
des devenirs particuliers en ce que, sans altérité, pas le distingué de
plusieurs autres, et sans le même dans l'autre, pas d'union possible
par-delà la totalité, donc pas d'unité finale réalisant le tout. C'est à
saisir une vaste amplitude des choses qui, arrivant depuis la fonction de
l'Univers, sont à se rejoindre progressivement dans l'expérience de
l'Unifié, mais en tant que le distingué dans les multiples individuations ne
se peut que par dissimilitude depuis la dissémination arborescente et
déprimée de l'Un en ce qui est, ce qui a et ce qui fait. La nuit n'allant
pas sans le jour, les deux sont ésotériquement aussi au ciel des cieux de
l'Ouranos, ce second ordre des intelligibles de l'intellection (Cf.
Cratyle). Depuis semblable disposition, nous avons le moyen de prendre
conscience du statut d'expérience tenant à l'Être suprême — l'Unifié —,
sa propre nature étant médiatrice entre l'Un, Être absolu, et la quasi
inépuisable multiplicité des uns et des d'autres :
les êtres relatifs entre eux, qui ne peuvent être chacun que par relation à
leur altérité d'être (Cf. Parménide). Le tissu ainsi formé en raison
de l'Un a pour chaîne la totalité des pluralisations monadiques d'être et
d'avoir singulièrement, et pour trame la symphyse dans le tout de l'Unifié.
C'est à rendre compte de ce que voici. À l'encontre des choses, les êtres ne
se suffisent pas d'un ordre établi, de lois et de conditionnements, sinon
comme moyens et non comme fin. Mais certains sont comblés de plier leur
environnement aux besoins de leur état stationnaire, fixé, n'évoluant
plus, quand d'autres préfèrent
progresser en eux-mêmes (se changer soi-même) en vue de ce qui est
devant, encore à venir en direction d'une finalité attendue, même à la
situer hors de portée pour des âges encore. Impossible, donc, de cantonner
la nature de ces êtres dans la clôture d'une époque à les maintenir dans
l'inachèvement! De l'Antiquité à nos jours, nombre de penseurs se posèrent
cette question : pourquoi de multiples
difficultés peuvent anéantir des
individus qui bougent localement et dont la motilité s'ordonne à faire
du “sur place”, satellisés qu'ils sont autour ce qui les enchaînent, alors
qu'à l'encontre, pour ceux que l'infini et l'éternité attirent — quelque
point d'Ouranos, leur apex dans le Ciel des cieux —,
ces mêmes difficultés de la vie les galvanisent ?
![]()
universaux. La métaphysique se fonde sur l'existence
nécessairement en soi, en tant que son essence est une, insécable, quand la
physique s'édifie sur les multiples possibilités relationnelles d'être,
d'avoir et de faire, cadre des potentialités quasi indéfinies
d'individuation. Dès lors, l'examen du principe de généralisation qui repose
sur le déduit des cas particuliers (l'examen du composé), se complète de
l'induction des singularités depuis le principe d'universaux
(l'appréhendement de l'Un). Complémentairement, donc, les
universaux conduisent à saisir ce qui
soutient en existence singulière l'insécabilité de l'individué, dont
la diversité manifestative repose sur la complexification substrative. Ainsi
la totalité du séparé par l'espace,
coordonnée au processus de complexification par le temps, tient son
abaléité (caractère d'être ou de devenir à cause d'un autre) surdéterminée
par son complément d'aséité (existence en soi hors toute instance
performative, et donc sans cause première, ni effet attendu). Dans cette
disposition, l'organisation de la totalité de l'individué se prêtant à
généralisation pour ce qui est des lois phénoménologiques, sustente bien le
réel, en considération des strates d'organisation qui constituent le tissu
du Cosmos, mais c'est pour tenir aux
universaux que son existence est complémentairement
aphénoménologique. Par symétrie complétant l'acte scientifique, le chercheur
métascientifique peut avantageusement progresser des universaux aux
singularités dans l'être, guidé par une méthodologie inductiviste visant
l'unicité existentielle transcendant, au delà le
superstrat, l'ensemble des attributions
déléguées au relationnel entre
parties. Si nous remarquons qu'en science l'activité réfléchie consiste à
ordonner des cas particuliers de l'expérience physique du monde,
jusqu'à cerner des généralisations à son propos, c'est alors à une
disposition inverse que s'applique la réflexion métascientifique depuis la
tentative métaphysique par laquelle l'entendement d'universaux
permet la phanicité du sens singulier, rencontré ou composé,
dans le pensé. Pour hypothèse, il s'agit
du double courant traversant la conscience en associant
significativement l'intelligence des choses en rapport à leurs substances et
aux manifestations allant du particulier au général, d'une part, et d'autre
part des attributions distribuées depuis l'universel à permettre le
relationnel en des singularités d'être, d'avoir et de faire. Comment le
montrer ? Bien que l'on puisse voir un
vieillard, puis deux, puis trois, on ne voit jamais la vieillesse, et il n'y
a pas plus de femme ni d'homme dans l'humain considéré en soi. Conclusion,
ce qui renvoie attributivement à la constitution métamorphique de la nature
— substances et manifestations —,
n'est pas aussi de la nature. Pour avoir aperçu cette différence entre les
particularités manifestatives et les singularités relationnelles, déjà Antisthène
remarqua dans Sathon qu'il percevait bien un cheval, mais
n'apercevait pas la cabaléité depuis ce que le cheval manifestait. De fait,
l'idée de cabaléité n'est pas donné aux sens avec le substrativement
manifesté par le cheval (les atomes, cellules, organes, en
raison desquels les matérialistes
déclarent la tangibilité du Cosmos). D'où l'induction de ce que la
conscience mentale résulte pour chaque individuation reconnue,
chose ou être, de la rencontre de ce qui
est hors (l'exocosme
relationnel), et de cela qui se trouve porté de l'endocosme au dehors.
C'est le double flux allant de l'essentia à l'ousia pour
montrer l'individué dans la rencontre du perçu de
l'hypostasis depuis la
substantia
manifestant l'individué. Tel cheval, cas particulier individué depuis
une organisation métamorphique, est perçu en substance en raison de la
phénoménologie de ce qui substrate ses particularités d'être et d'avoir à
son altérité, jusqu'à permettre, par
subsumption, d'en identifier le genre hippomorphe, comme opération de
généralisation. Mais si le principe de généralisation tient à la
séparativité applicable à la totalité de l'élémentarisé en substance, le
principe d'universalité, partant de l'unicité complémentaire posée
en tant que tout ontologiquement
insécable, s'instaure en contrepartie à permettre l'appréhendement
d'une essence singulière donnant à relation l'individué en existence. Pour
être concevable, le perçu extensif du manifesté par au moins un cheval se
trouve confronté a la cabaléité intensivement aperçue comme essence
complémentairement aphénoménique jusqu'à
rendre la singularité de cette
individuation-là. La “dispute” autour des universaux reste inachevée.
Les vingt-trois siècles nous séparant aujourd'hui d'Antisthène
ne représentant quasiment rien devant la durée du développement naturel
encore à venir des potentialités humaines, peu de personnes ont aujourd'hui
comme hier l'intuition de la cabaléité, quand beaucoup d'autres en
contredisent tout simplement l'existence au nom de l'objectivité moderne.
Pourtant, à l'appui du réalisme de cette disposition, mettons en avant ce
que voici :
aujourd'hui, la majorité des individus de notre époque peuvent se
représenter en pensée le genre cheval par généralisation depuis des
subsumptions, quand même les individus les plus évolués parmi les autres
espèces animales ne semblent pouvoir faire l'expérience que de tel ou tel
cheval en particulier, sans possibilité subsomptive. D'évidence, donc, la
cabaléité, comme singularité existentielle, prendra un jour
une réalité conscientielle tout autre
qu'à présent. L'ouverture intellectuelle au différent du
contemporainement clôturé est en attendant, malgré le parcours inconfortable
fait de tâtonnements et le risque de trébucher, pour se trouver mal assuré
en notre époque transitoire, ne peut que
favoriser l'avènement de ce moment attendu. L'apercevoir est à nous
désinstaller d'une complaisance doctrinale au tout phénoménologique, et
retourner à l'école — la vraie —
pas celle du dépassement des autres, mais celle des dépassements de soi. Dès
lors que le fait scientifique, au sommet de son influence sur les
préoccupations contemporaines, appartient déjà au passé pour avoir tissé son
cocon sur le dogme de la preuve d'expérience pour saisir le réel dans la
logique du tiers exclu, son enfermement ne saurait qu'être temps
d'incubation à renouveler les mentalités. Sur la chrysalide que ce temps
recouvre s'articule, dès à présent,
toute tentative de penser l'inachèvement des moyens humains. Grâce à
la structure du grec classique, Aristote
concevait déjà de distinguer entre l'étant et l'existant
lorsqu'il discriminait l'aséitique nature de l'existence (ce qui est en
soi), de la nature abaléitique des êtres (en tant que le fait d'être se pose
depuis des attributions de relation). Il s'agit là de considérations tout à
fait distinctes, en ce que la totalisation des aspects particuliers dans
l'individué vise le généralisable, quand
les singularités multiformes du vécu sont, pour provenir avec les
universaux d'une source universelle, à identifier
l'unicité du tout dans chaque
individuation (ne surtout pas faire
l'amalgame de cette disposition avec le
concept de non séparativité). Les universaux concernent certainement
l'interface entre l'existence aséitique qui, pour exister, est indépendante
de toute altérité, et l'expérience de ce
qui à l'encontre pour être, avoir et faire de manière abaléitique, implique
le relationnel dont les possibilités manifestatives sont sous-jacentes.
Distincte du processus de subsumption conduisant au général,
l'universel, comme source des singularisations du vécu, peut s'apercevoir en
tenant l'insécabilité existentielle
surdéterminant par son unicité le principe de différenciation (donc hors
membres d'espèces, types, catégories
conduisant à généralisation). Autrement
dit, le rapport au particulier depuis des analogisants arrive
d'universaux en raison de ce qu'il n'y a de particulier que par le senti,
comme il n'y a d'universel que par le ressenti tenant à l'assentiment ;
l'un des aspects étant le revers de l'autre sur un axe reliant l'intensivité
introspective, à l'extensivité extraceptive. Cela en tant que le rôle de
l'expérience du particulier dans le
savoir capte intérieurement l'entendement de sens universel,
tout comme la progressive clairvoyance
introceptive des universaux trouve son effet en ce que se révèlent
dans la conscience les singularités du vécu. De manière pouvant être encore
explicite, on peut montrer que la sagacité du scientifique, dans son rapport
au tissu de la réalité exocosmique en cours de formation, se fonde sur un
travail déductif appliqué à l'identification des inférences extraceptives,
dans le but de conjecturer des lois générales visant, depuis des cas
particuliers, l'enchaînement causal des faits considérés en série. Mais sans
de plus rien pouvoir apercevoir par son moyen des liaisons potentielles
entre ces chaînes-là. Tandis que le travail
complémentaire du métaphysicien, usant
d'inductions appliquées aux inférences introceptives dans le but de
circonscrire les conjectures vise les
singularités d'être, d'avoir et de faire depuis des universaux. Or,
qu'apporte à notre conscience du monde cette pénétration endocosmique ?
Déjà ceci : dans l'idée d'une unicité
du tout surdéterminant la totalisation des parties, l'entendement surajoute
la colligation mentale du relationnel potentialisé opérant entre les chaînes
de causalités vues d'expérience séparées (sans rapports) entre elles.
![]()
véricité. Le critère de véricité a trait à la
problématique du modèle général de la véridiction. Quelques aspects
de cette problématique concernent la vraisemblance introduite en tant
que relativité dans l'appréhendement véricitaire. Est évidemment
véridictif ce qui a trait à la vérité. Mais d'une manière
générale, les modalités de la véridiction sont discriminables en fonction de
conditions de subordination à des principes appliqués à ce qu'on examine en
pensée. En tant que ce sont de tels principes qui sont représentatifs des
implications ordonnatrices du donné à penser, il semble important de
souligner que c'est le rapport aux référents d'ordre, de ce qu'on examine en
pensée, qui est soumis à critère de vérité, et non pas le contenu examiné
lui-même (qu'il soit fictif, ou réel). Compte tenu de cette disposition, on
dira plus particulièrement que la véridiction propriative concerne l'authentification
des rapports entre agents du domaine de la nature déterminée ;
que la véridiction qualificative concerne la véracité du rapport
entre agents du domaine des modalités déterminatrices de réalisation ;
tandis que la véridiction de la problématique vertuelle reste un rapport de
vérité entre agents promouvant les déterminants depuis le
potentialisé.[28]
Et comme conséquence de ces discriminés, vérité, aussi, la coïncidence,
voire la simultanéité, entre l'acte par lequel une vérité est aperçue en
esprit, établie par le travail mental lui communiquant sa faisabilité, puis
réalisée comme pouvoir de faire être et avoir. En toute rigueur,
nécessité (la certitude), possibilité, impossibilité et
contingence ne devraient faire référence qu'à l'application logique des
modalités aléthiques, et non à l'opinion qui est croyance. Toute
opinion peut être vraie ou fausse, seulement en rapport à des considérations
strictement particulières.
![]()
vérité (penser par procuration et critère de vérité).
On sait que l'évitement du jugement rationnel va avec l'abandon pour des
mentalités “satellisées” de faire valoir leur droit à l'autonomie
intellectuelle. Notons que cette attitude s'adopte individuellement ou
collectivement, pas seulement depuis la crainte de s'adonner à
d'irrationnelles superstitions, ou de tomber dans l'erreur. Elle s'appuie
encore souvent sur la conviction que, dans le présupposé implicite d'une loi
des additions psychiques, pensant comme le plus grand nombre, on est
d'autant dans le vrai. En fait, c'est assez logique quant au résultat
individuel de l'attidude, mais pour une autre raison: celle qui fait que ne
pensant pas par soi, comment pourrions-nous être sujet à l'erreur ?
Passer de l'idée de vérité collant à l'adhésion du plus grand nombre, à la
notion que le vraisemblable peut accompagner le travail de la pensée
elle-même, n'est à notre époque apparemment pas encore pleinement évident,
si l'on en juge par le nombre de gens faisant leur credo de cette conviction
ancestrale. Comment expliquer une pensée se formant ainsi par procuration?
Historiquement, le critère de vraisemblance se trouvait occulté du temps où
la vérité découlait d'une autorité supérieure: Dieu, monarque ou pontife.
Inertie oblige! Elle l'est encore
maintenant sur un modèle apparentable à ne pas affranchir le
penseur. Ce qui veut dire
qu'entre ces deux époques, la forme seule
change, pas la nature de la
disposition en soi. En effet, constatons qu'à notre époque s'appuyant
au mieux sur des gouvernements démocratiques, la mesure du critère de vérité
devient tacitement l'expression du plus grand nombre, quand on ne la délègue
pas au spécialiste. Ce n'est alors plus
le monarque ou le pontife qui décrète ce qu'il est bon de penser,
mais la vérité n'en passe pas moins par le pouvoir de mandarins qui
détiennent son formalisme. L'abandon des prérogatives personnelles allant
avec des efforts individuels d'intellection, entraîne que le niveau de
vraisemblance du conçu peut toujours se
faire par l'artifice d'une autorité extérieure au raz des pâquerettes.
L'évitement des efforts de penser par soi-même s'opère souvent au
motif de la supériorité du spécialiste, dans la conviction
de l'incapacité accompagnant
l'amateurisme, synonyme de dilettantisme. Mais tout se tient: penser
pas l'intermédiaire d'idées reçues va avec le fait de déléguer la conduite
de soi à des pseudomorales qui nous meuvent depuis le «qu'en dira-t-on de
moi?» réduisant le sens des valeurs dans l'autonomie personnelle à un
épiphénomène, son apparence satisfaisant encore beaucoup d'entre nous à
moindre frais. C'est ni plus ni moins que vivre par procuration. Reste que
c'est pourtant le travail de la pensée qui fait être l'expérience du
penseur, et non pas l'adoption d'idées reçues.
![]()
viduité = état privatif d'au moins un domaine de
réalité et d'au plus tous ; vacuum
= volume presque vide de matière, donc vide mesurable pour cause de vide
relatif. Avec le prédicat de vacuité, le caractère vacuitaire
s'oppose à la plénitudité in extenso. Entre ces
deux extrêmes invariables, tout peut
être relativement plein, comme relativement vide, mais strictement en
référence aux lacunes de ce dont on parle, ou ce qu'on a dans l'idée,
c'est-à-dire contenant de manière bornée, variable et relationnelle ce que
l'on considère ainsi qu'une image mentale déduite ou abstraite de la
complémentaire de plénitudité existentiellement in extenso.
![]()
zététique :
d'une manière générale, désigne le renoncement à chercher par soi-même,
alors qu'il suffit d'adopter cela faisant épistémiquement autorité. D'une
manière spéciale, le terme peut s'appliquer aujourd'hui aux recherches
scientifiques, puisque, pour raison doctrinale, on délègue maintenant si
souvent au perçu depuis l'observé ou l'expérimenté le critère de véridiction
à propos du conçu, en plus de la valeur vérificative initialement
communiquée au procédé. Revenu par là de facto au niveau
historiquement antérieur à l'avènement émancipateur de juridiction
épistémique, la décision à propos du jugé n'appartient plus de nouveau à
celui qui juge, puisqu'on y revendique
une pensée renonçant aux prérogatives de décidabilité du donné à
juger (Cf. doxa versus épistème). Comment expliquer dès
lors que l'élévation des sciences fondée sur l'observation et la
preuve d'expérience dériva par doctrine
jusqu'à assimiler la fonction vérificative, au critère de véridiction
du donné à rationalisation? À lire ce
qu'enseignent les doctorants et autres
diplômés universitaires, aucun
doute ne subsiste sur l'amalgame des deux acceptions. Ce qui est
particulièrement déroutant provient de ce qu'on
présente cette assimilation comme la
supériorité de l'acte scientifique sur la pensée spéculative.
![]()
![]()
[1]. Elle est de cela finalité intermédiaire du psychosomatique épuisant sa puissance de vie (Aristote, De anima, II, 412, a27).
[2]. Discriminons bien ici la créativité archétypale du monde depuis le continuum subabsolu, vue comme instance du travail d'auteur, alors que la pièce ainsi préalablement écrite concerne une représentation sur les chapiteaux du théâtre de l'Univers, le continuum des réalisations, cela qui est événementiellement spatio-temporalisé et qui varie entre des limites relationnelles.
[3]. Il s'agit d'estimer un rapport de grandeurs du préalablement identifié comme caractère attributif commun. La mesure s'effectuant entre deux événements qui manifestent une différence de grandeur d'un même caractère quand l'un est l'étalon arbitrairement avancé.
[4]. En fait, hors des dispositions personnelles à faire confiance, c'est-à-dire à exclure le principe de placer sa foi dans une procédure, il semble bien que c'est un même statut de vérité relative qui échoit à la proposition démontrée, en ce qu'elle contient inévitablement dans les prémices de sa démonstration des indémontrés (pour cause d'une indéfinité de récurrences possibles, même avec la réduction progressive des indémontrés), voire des indémontrables.
[5]. En toute rigueur logique, ne pas coordonner causalité orientée et causalité non orientée pour rendre compte des causes avec effets attendus, exigerait qu'on ne fasse pas référence à une quelconque instance performative pour rendre compte en science de certains processus.
[6]. Dans la discrimination du principe de transformation et celui de génération.
[7]. Afin de minimiser les répétitions sur l'incidence des significations en logique multi-ordinale ® multi-ordinalité.
[8]. Concomitance et interdépendance dans le sens où la chose ne peut advenir sans au moins un être, comme l'être ne peut acquérir que par des choses.
[9]. Dans les langues anciennes, la substantivation neutre servait d'indétermination qualitative à rendre le sens de chose, en désignant par là ce qui est individué à ne pas confondre, par exemple, le beau d'avec une chose belle.
[10]. Rappelons que, dans cette disposition, la mesure est dite aliquote lorsque la grandeur d'une partie représente exactement un certain nombre de fois celle d'une autre.
[11]. Consonance = ensemble des accords obtenus dans l'orchestration environnementale, dissonance = perte d'harmonie à son altérité.
[12]. Dans la préédition des Cahiers, je m'étais conformé au pluriel en “a” (des continua) comme exception en français des puristes du latin. C'est une forme perdant son usage. Aussi j'use maintenant du pluriel en “s” comme cela commence de se pratiquer (Cf. Encyclopédie Universalis).
[13]. Par exemple la dissémination de l'existence in extenso en des existants limités et non pas depuis l'anexistence.
[14]. Voir l'équation de Boltzmann sur l'entropie qui prévoit le phénomène de réversibilité thermodynamique (il fut critiqué à cause de cet aspect paradoxal étant assorti à la croyance moderne de l'autogénération du monde de cause à effet). En référence à la théorie, rappelons de nouveau les termes du débat. On imagine d'introduire dans un demi volume confiné une quantité de gaz en équilibre pour une certaine température et une certaine pression. On libère ensuite le passage donnant accès à l'autre moitié du volume de confinement. Il est bien connu que le gaz occupe dès lors tout le volume à disposition, de manière spontanément irréversible. Or Poincaré montra sur la base de la réversibilité mécanique, et Boltzmann le démontra sur la base de la thermodynamique, que le gaz devait retrouver son état initial au terme d'un délai perpétuellement reconduit. Ce qui entraîne que le laps de temps nécessaire pour cela reste incommensurablement plus important que l'âge qu'on attribue à la formation de l'Univers.
[15]. C'est-à-dire autrement que venant de “francs-tireurs” susceptibles de penser par eux-mêmes.
[16]. Au sujet de cette consubstantialité, notons qu'à la signification de ne faire qu'un par la substance, on peut avantageusement rapprocher le terme grec homo-ousion, établissant l'identité foncière primordiale depuis homos, le même en tant que ce qui est commun à plusieurs, et ousia, considérant l'indivision primordiale entre l'essence d'être et la substance d'avoir.
[17]. Ainsi que l'idéalisme est discriminable du spiritualisme, pareillement l'idéisme peut se discriminer de l'intellectualisme. Cependant que ces discriminants-là ne peuvent encore palier l'insuffisance du vocabulaire à créditer l'usage de tels signifiés dans les formes suffixales distinguant la position doctrinale sclérosant le propos sur l'objet isolé du discours sur la réalité relationnelle à viser des améliorations. En tant que le penseur est inséparable du pensé, pour cause de faire partie intégrante de la réalité, on peut poser aujourd'hui la production des idées dans le logos sur le devenir cosmique, d'une façon avantageusement non séparable des idéaux dans la sophia (la sagesse de participer du devenir cosmique depuis son libre-arbitre). Cela dit dans le sens où la science, après avoir été considérée comme la panacée pour résoudre tous les problèmes de l'humanité au 19e siècle, ressort à présent comme insuffisante à vouloir doctrinalement la maintenir refermée sur elle-même.
[18]. Une partie de ce qui est peut n'être pas d'espèce phanicitaire, ou bien n'être pas en état d'être manifesté.
[19]. Laplane Dominique, La pensée d'outre-mots, la pensée sans langage et la relation pensée-langage, Institut Synthélabo pour le progrès des connaissances, Paris, 1997.
[20]. Cette disposition est à montrer les insuffisances de la logique d'exclusion.
[21]. Partant du constat qu'il ne peut y avoir des valeurs que pour le sujet, que celles-ci sont précaires puisqu'elles peuvent être niées ou adoptées par d'autres, combattues ou défendues, le praxisme du matérialisme dialectique réduit à sa plus simple expression le concept d'activité avec effet attendu en le circonscrivant aux visées utilitaristes du matérialisme. On y considère conséquemment que deux cas dans l'agir : 1) l'action envisagée pour soi-même, 2) l'action opérée par soi sur d'autres. Nous pouvons nous étonner de cette pauvreté, mais assurément pas que cette pauvreté-là n'induisit que des politiques utilitaristes résultant de la simple idée de profit. En raison de ce que l'enfant de 3 ans ne reconnaît, justement, pas autres aspects que ces 2 catégories du résultat actantiel, la praxie dialecticienne pourra être certainement épinglée par le collectionneur de philosophies primaires, avec d'autres luminaires à faire époque.
[22]. On s'accommode en cybernétique du même terme.
[23]. Cf. Le livre d'Urantia.
[24]. C'est-à-dire, non pas le fait de n'être pas au sens néantaire, mais celui d'existence-non-existante.
[25]. Possibilité de concilier l'inévitable mensonge du paraître être depuis le moi, au secret d'être en soi.
[26]. C'est-à-dire ici et maintenant, en raison de cette présente deixis individuelle.
[27]. Au sens désignatif “l'univers des (x)” fait référence à l'ensemble du tenu pour diversifié dans le domaine “x”, et ses relations, quand par “Univers” on se réfère communément à l'objet tangible surdéterminant l'aspect fragmentaire du spatio-temporellement individué actualisant le Cosmos. C'est dans cette disposition que l'Univers des univers peut désigner l'indépassable unicité intégrant tous les univers possibles.
[28]. En ce sens que les déterminations sont susceptibles d'un épuisement des potentialités de réalisation.