
L'épistémologie concerne l'étude des logiques par lesquelles
nous construisons ce que nous tenons pour vrai. La vérité varie selon les
individus, et l'on retrouve des vérités officielles variant dans le temps, comme
au travers de la diversité des cultures. C'est qu'en pratique ce que nous tenons
pour vrai s'édifie continûment dans l'interface intellectuellement active entre
nos projets, et les recettes qui nous permettent d'agir efficacement au monde
pour réaliser nos buts. Or quand nos déterminations, objectifs et desseins
changent, cela entraîne une remise en cause de ce que nous tenions pour vrai
d'une façon abusivement universelle et absolutiste.
L'obscurantisme du
Moyen-âge occidental fut moins redevable au manque de curiosité pour la
continuité de nouvelles connaissances susceptibles de nous qualifier au monde,
qu'à la politique inquisitoriale et répressive jugulant la diffusion des savoirs
contrariant la scolastique de l'officialisé à convenir au pouvoir dans l'époque.
La question est alors celle-ci: vivons-nous semblablement avec les modernes
l’époque d’un interâge obscurantiste à permettre un renouveau de la pensée?
Autrement dit, y a-t-il une vie personnalisable pour la pensée après le
formatage universitaire requérant de regarder le monde avec les œillères
académiques limitant à la preuve du physiquement senti notre critère de
véridiction? Aujourd'hui, des connaissances émergentes pour rendre compte de la
vie mieux que ne le font les savoirs des clercs spécialistes réduisant le vivant
à des substrats physicochimiques, semblent subir un sort semblable aux penseurs
qui ne rentraient pas dans le moule de la scolastique moyenâgeuse. Et cette
nouvelle inquisition advient au motif par exemple de la protection des individus
contre les superstitions. Si ce n'est à partir de la répression des minorités de
conviction par le pouvoir laïque tirant profit du matérialisme
technoscientifique. Mais l'on montre que ce ne peut être pour la vie
intellectuelle que le temps d'une éclipse entre deux époques.
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Réflexions candides sur
l'épistémologie
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Les spécialistes dont la mentalité se reproduit en des hémicycles universitaires, enlisent présentement de vrais progrès scientifiques, entretenant la confusion entre progrès scientifique et progrès technologique. Leur carriérisme constitue les principales œillères à ne plus voir le réel que dans l'expérience confirmant leur dogmatique académiquement fixée.
Comme il y eut une phase de dogmatisation des institutions religieuses à tétaniser les recherches en spiritualité, nous vivons celle des institutions académiques encloses dans une interprétation dogmatique de la matière. Pour s'en faire une opinion dans l'honnêteté épistémique, lire de Pierre LANCE Savants maudits, chercheurs exclus.
On ne remplacera jamais les profondes réflexions qui menèrent
aux grandes découvertes scientifiques, par les théories et opinions des
spécialistes qui, à l'encontre, se succèdent maintenant les unes aux autres au
fur et à mesure du perfectionnement des instruments de mesure.
Pour
exemple flagrant de cette disposition, le cas du réchauffement planétaire par la
faute des consommateurs de l'énergie fossile. Le verdict des spécialistes
rendant le CO2 responsable est pour le moment sans appel. Les
mouvements écologiques (du moins de la sorte ne vivant que grâce aux
médias), s'en empare pour faire pression sur les gouvernements. Par suite, les
principaux gouvernements de la planète en profitent pour lever de
nouvelles taxes. Les décideurs gouvernementaux se réunissent maintenant régulièrement à l'occasion de
grandes réceptions conviviales pour débattre, avec le plus grand sérieux, du
pourcentage de CO2 qu'il convient d'économiser dans les consommations
humaines.
Pour meubler le début du XXIe siècle, voici le genre
de préoccupation à monopoliser les volontés humaines. Pourtant force est de constater qu'à l'exemple de la bourse,
le climat n'a jamais été stable. Le Moyen-âge connut une période de
réchauffement tel que cela permit aux Vikings de coloniser le Groenland. Elle fut
suivie du Petit âge des glaces allant de 1450 à 1850, qui entraîna bien des
misères à cause d'une croissance végétale ralentie dans les pays tempérés.
Depuis, nous assistons au recul des glaciers s'étant formés durant les 400
années qui précédèrent la présente période de réchauffement. Atroce! C'est un
changement insupportable. Pensez, les récoltes sont partout meilleures que
lorsque les froidures étaient moins propices au développement végétal; même si
pour compenser, la densité consécutive des épicéas augmentant, fait que nous ne
pouvons plus reproduire depuis l'excellente sonorité des fameux violons
Stradivarius, du fait que cette espèce d'arbres croît maintenant plus vite.
Sauf erreur de mémoire, Haroun TAZIEFF disait qu'une seule éruption volcanique libérait plus d'énergie et de gaz à effet de serre que l'ensemble des activités humaines pendant une année, mais que le monde scientifique auquel il appartenait dans un refus d'en exploiter les ressorts politiques, pouvait être aussi corrompu qu'un autre dans le but de s'imposer d'autorité.
On trouvera conséquemment depuis les
plus belles déductions savantes ce qui convient plus aux méthodes moyenâgeuses:
la recherche du bouc émissaire approprié à satisfaire le besoin de
sécularisation convenant aux esprits conservateurs. Que coïncide au présent
réchauffement planétaire succédant au Petit âge des glaces de 1450 à 1850 un
réchauffement apparentable dans le système solaire —que dans le même temps Mars
voit diminuer ses calottes glaciaires et que nous enregistrions pour Pluton, la
planète la plus éloignée du système solaire, une température moyenne de surface
augmentée de 3 degrés Celsius pour ce dernier siècle—, voilà qui serait saugrenu de
prendre en compte dans les belles théories des climatologues ayant leur audience
auprès des médias. Bien sûr, c'est certain, tous
les ‘scientifiques’ sont d'accord: si les glaciers fondent, les coupables ne
peuvent être que les consommateurs d'énergie non renouvelable. Une disposition
dont la logique convient à la conclusion de la majorité des gens croyant que: «Le temps n'est plus ce qu'il était!
C'est comme les hommes, il est détraqué!»
Voilà bien les
préoccupations de ceux qui voudraient que rien ne change afin
de ne pas perturber leur propre état venant de sécuriser ce qu'ils possèdent
pour pouvoir être et avoir sans efforts. Mais pour qui choisit de regarder
l'avenir en face sont fort heureusement des données enregistrées dans les
annales météorologiques permettant de réfléchir par soi-même.
Conclusion. Autre est la question de ne pas
gaspiller des ressources mondiales. Mais est-il vraiment urgent que les gouvernements se
réunissent pour prendre des mesures afin que nous puissions revenir au bon vieux
temps? Autrement dit, est-il vraiment devenu impératif de priver la couverture
végétale de la planète de son principal aliment, le CO2
atmosphérique, en espérant que les glaciers reviennent empiéter sur le domaine
conquis par le règne de la vie?
Si, étant parmi les laborieux, vous
croyez en ce prêt-à-porter intellectuel à exprimer l'idéologie d'une pensée
unique contemporaine, alors dormez paisiblement: ne fournissez aucun effort pour
penser par vous-mêmes. Car par vos impôts et taxes vous payez pour que l'on pense
pour vous afin que les choses redeviennent normales. Cependant que vous
pouvez entretenir quelque suspicion vis-à-vis d'éventuelles manipulations, et
vous dire que ces affirmations médiatisées, tout comme les hirondelles, ne font
pas le printemps.
Au titre de l'épistémologie des sciences, ces choses
sont dites à ne vouloir blesser personne, bien que le ton vienne de ce que j'en
ai personnellement assez que l'on dirige par des moyens de pression autoritaires
ne supposant pas d'alternative, ce que je dois faire et penser. Le but de la
science, comme celui de la démocratie, n'est pas en cela.
